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Bordj de Tamentfoust
Bordj Tamenfoust.JPG
Vue sur le bordj de Tamentfoust
Présentation
Type
Destination initiale
Fort militaire de la Régence d'Alger
Construction
Localisation
Pays
Région
Alger
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte d’Algérie
voir sur la carte d’Algérie
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Le Bordj Tamentfoust est un fort ottoman qui date de l'époque de la Régence d'Alger.

Sommaire

HistoriqueModifier

Le fort a été construit en 1661 par Ramdhan Agha sous le règne d'Ismaïl Pacha et a subi des réaménagement à l'époque de Mezzo Morto à la suite des bombardements de Duquesne en 1682 et 1683. La plupart des matériaux utilisés ont été extraits des vestiges de la ville antique.

Le canon de ce fort annonçait aux Algériens l'arrivée du nouveau pacha nommé par la Porte[1].

Ce fut dans une anse voisine que Charles Quint rembarqua son armée sur les débris de sa flotte.

Le Bordj de Tamentfoust, ancien lazaret et ancien fort de la Régence d'Alger, a vu, le 23 juillet 1830 se tenir l'assemblée des chefs et marabouts des différentes tribus berbères réunis pour contrer l'invasion française[2]. La guerre et la résistance furent les seules réponses admises par tous.

Aujourd'hui il abrite en ses murs un musée.

ArchitectureModifier

Vu de l'extérieur, le bordj est de forme octogonale, uniquement en grand appareil, parallélépipédique. Ce qui en fait sa particularité car unique dans toute l'Afrique du nord. La forteresse turque est entourée d'un fossé de 3 m de profondeur; on y accède au sud-est par un pont levis, de 5 m de long sur 1,5 m de large, qui communique entre la poterne et la fin d'affaissement du fossé. La façade principale est dotée d'un oratoire. Les murailles du fort, de 9 m de hauteur, présentent tout le long de petites tours de milieu et d'angle couvertes composées d'archères ou de meurtrières. La terrasse est caractérisée par son large chemin de ronde.

À l'intérieur, le bordj se compose d'un rez-de-chaussée et d'une terrasse. Le vestibule ou sqifa, en labyrinthe, se termine par une cour centrale avec galerie en arcades sur laquelle s'ouvre; une cuisine, une salle de prière, une prison, un hammam et un dépôt d'armes. À droite du couloir, un escalier permet l'accès à la terrasse qui offre une vue panoramique sur le Cap et sur la baie d'Alger; 22 pièces de canon y étaient disposées.

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Feuilles d'El-Djezaïr, Comité du Vieil Alger, tome I, Editions du Tell, Blida, 2003
  2. Charles André Julien, Histoire de l'Algérie contemporaine, P.U.F., Paris 1964, p. 61