Bon Albert Briois de Beaumetz

personnalité politique française

Bon Albert Briois de Beaumetz ou Beaumez est un magistrat sous la monarchie, devenu parlementaire pendant la Révolution, né à Arras, le et mort à Calcutta après mars 1801.

Bon Albert Briois de Beaumetz
Bon Albert Briois de Beaumetz.jpg
Portrait de Bon Albert Briois de Beaumetz
Fonction
Député
Assemblée constituante de 1789 et États généraux de 1789
Biographie
Naissance
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
CalcuttaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

BiographieModifier

Sous l'Ancien RégimeModifier

Bon Albert Briois de Beaumetz est le fils de François Joseph Briois, seigneur de Beaumetz, premier président au Conseil supérieur d'Artois. et de Marie Josephe Albertine Palyart d'Aubigny. En 1775, il épouse à Arras, Marie-Louise de Crény, fille de Louis Robert de Creny, capitaine de dragons, chevalier de Saint Louis, chevalier d'honneur au Parlement de Flandres, et de Marie Louise Bonne Joseph du Beron de Capelle. Elle décède en 1791. Tous deux ont une fille :

  • Bonne Louise Briois de Beaumetz (1775-1848), mariée en 1795 avec Charles Firmin Alexandre du Fresne de Beaucourt (1761-1846). Ces derniers sont notamment les grands-parents de Gaston du Fresne de Beaucourt.

En 1785, Bon Albert Briois de Beaumetz succède à son père comme président du Conseil d'Artois et devient lui-même une éminente personnalité. Chaque semaine, il organisait chez lui un Cercle juridique, sorte de salon réunissant les personnalités les plus importantes du barreau d'Arras pour y évoquer des questions juridiques, telles que la réforme de la coutume.

Sous la RévolutionModifier

Lors des élections aux États généraux, en , Bon Albert Briois de Beaumetz est élu, à la quasi unanimité, député de la noblesse de l'Artois.

À l'Assemblée, il s'oppose tout d'abord à la réunion des trois ordres, avant de se rallier à une tendance plus libérale, et siège parmi la gauche libérale, avec, notamment, Stanislas de Clermont-Tonnerre.

Ses interventions sont nombreuses, il rédige de nombreux rapports, sur des sujets importants, en particulier pour demander à l'abolition de la torture préalable à la procédure judiciaire, ou l'émission de 800 millions de livres en assignats.

Sa perspective est de mettre en place et stabiliser une monarchie constitutionnelle.

Son activité et son entregent lui valent d'être élu président de l'Assemblée constituante le , jusqu'au .

Il siège à l'Assemblée constituante jusqu'à la fin de la session, en . Il devient alors, avec Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord , membre du Directoire du département de la Seine.

La radicalisation du régime le rend impuissant au sein de ce Directoire, où il essaye vainement de mettre un frein à la montée de la violence révolutionnaire

Après la Journée du 10 août 1792, Bon Albert Briois de Beaumetz émigre. Il passe en Allemagne, puis en Angleterre, où il retrouve son ami Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au printemps de 1794.

Tous deux se rendent aux États-Unis. S'étant remarié avec la belle-sœur du général Knox, il prend la nationalité américaine.

En mai 1796, accompagné par son épouse, il se rend en Inde et s'installe à Calcutta ou l'on perd sa trace après une dernière lettre envoyée par lui en mars 1801.

PublicationsModifier

  • Code pénal des jurés et de la Haute-cour nationale ou Recueil de toutes les loix criminelles du Royaume, suivies de l'Instruction sur les jurés, 1792, Paris, Barle-Dubosquet, 2 vol. in 16°, VI+216-187 pp..

SourcesModifier