Boléro cubain

Le boléro cubain - en espagnol : bolero - apparaît à la fin du XIXe siècle, à Santiago de Cuba, dans la Province d'Oriente (es). Il est marqué par la clave, et n'a aucun lien avec la danse espagnole du boléro[1].

Avec Tristeza, composée en 1883 par José Sanchez, il est adopté ensuite par les Mexicains, puis par toute l'Amérique latine. Influencé par la musique de variété américaine, le boléro cubain se transforme progressivement avec des pas proches du son ou du danzón.

Le boléro mexicain le plus célèbre est sans doute Bésame mucho, composé par Consuelo Velásquez en 1941, interprété entre autres par Joséphine Baker, Luis Mariano, les Beatles, Plácido Domingo, Diana Krall, João Gilberto, Cesária Évora, Rosa Passos, Sara Montielwikilien, Sylvie Rodriguez et aussi, dans les coulisses du Festival de Bayreuth, par la basse wagnérienne finlandaise Matti Salminen.

Une fois adapté en français par Francis Blanche en 1945, l'ont repris Tino Rossi, Dalida, Céline Dion, Arielle Dombasle, Michel Petrucciani, Marc Lavoine, Nicole Louvier, Guy Marchand, Lili Boniche.

Quelques boléros connus :

Parmi les interprètes renommés, il y eut María Dolores Pradera, Luis Miguel, Olga Guillot (surnommée « la reine du boléro »), Nana Mouskouri, Nat King Cole, le trio Los Panchos, Néstor Mesta Cháyres (surnommé « Le gitan du Mexique »[2]), Juan Arvizu (surnommé « Le ténor à la voix de soie »)[3], Tito Rodríguez, Daniel Santos, Julio Jaramillo et Gloria Estefan.

Le répertoire de la tuna (groupes folkloriques d'étudiants espagnols) comporte de nombreux boléros.

De nombreux boléros ont été adaptés en salsa romántica.

En République dominicaine est apparu dans les années 1960 la bachata, un genre musical assez proche du boléro influencé par le merengue.

La danse de salon appelée rumba, née aux États-Unis, se danse en fait (contrairement à son nom, la rumba) sur des boléros.

Notes et référencesModifier