Bois-Guillaume

commune française (2014-) de la Seine-Maritime

Bois-Guillaume
Bois-Guillaume
Mairie de Bois-Guillaume.
Blason de Bois-Guillaume
Blason
Bois-Guillaume
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Théo Pèrez
2020-2026
Code postal 76230
Code commune 76108
Démographie
Population
municipale
13 796 hab. (2017)
Densité 1 559 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 41″ nord, 1° 06′ 33″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 173 m
Superficie 8,85 km2
Élections
Départementales Canton de Bois-Guillaume
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bois-Guillaume
Liens
Site web ville-bois-guillaume.fr

Bois-Guillaume est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie.

GéographieModifier

SituationModifier

Bois-Guillaume se trouve sur les hauteurs de Rouen, à cinq minutes du centre-ville et de la gare de Rouen, et à proximité de la forêt Verte, rattachée à la commune d'Houppeville, via le hameau de la Bretèque.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Bois-Guillaume
Houppeville Houppeville Isneauville
Mont-Saint-Aignan   Saint-Martin-du-Vivier
Bihorel
Rouen Rouen
Bihorel
Bihorel

Géologie et reliefModifier

HydrographieModifier

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

Bois-Guillaume est desservie par trois lignes de bus régulières : le F1, le 11 et le 40, les trois lignes allant à Rouen. D'autres lignes comme la 96 ou la 321 desservent les établissements scolaires. Bois-Guillaume est traversée par une voie rapide qui descend à Rouen et passe par le tunnel de la Grand'Mare, et qui va vers Maromme dans l'autre sens.

Réseau routierModifier

Réseau ferroviaireModifier

La gare la plus proche est la gare de Rouen-Rive-Droite, située à 3 kilomètres du centre de la commune et à 600 mètres de la limite communale avec Rouen.

Transports en communModifier

Trois lignes de bus du réseau TCAR desservent Bois-Guillaume : F1, 11 et 40 dont une à haute fréquence (ligne F1). Ces lignes permettent de rejoindre le centre-ville de Rouen ainsi que les autres communes voisines telles Mont-Saint-Aignan, Isneauville et Le Grand-Quevilly.

Le métro de Rouen ne dessert pas la commune de Bois-Guillaume, mais deux de ses stations sont situées à proximité : Gare-Rue Verte et Beauvoisine.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Bosco Willelmi en 1180[1].

Bois-Guillaume est la forme francisée de Bosc-Will[i]ame, forme normande (Bosc-Guérard a par contre conservé son phonétisme normand, la forme française étant Bois-Gérard).

La référence à Guillaume le Conquérant qui aurait apprécié la chasse dans les bois alentour et à sa mère Arlette de Falaise qui y aurait fait bâtir une maison de complaisance en 1040 ne reposent sur aucune preuve sérieuse[1].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Bois-Guillaume était située sur le territoire de la tribu gauloise des Véliocasses. Le site était sans doute habité à l'époque gallo-romaine, puisqu’il y fut trouvé des monnaies de bronze et or, et des monnaies d’or et d’argent romaines. Deux voies romaines traversaient la commune : Rouen-Dieppe par le chemin de Clères et le chemin de la Bretèque et Rouen-Amiens par l'actuelle route de Neufchâtel[2].

Moyen ÂgeModifier

Les seigneurs de Bois-Guillaume figurent dans l’histoire. D’abord lors de la première croisade en 1096. Un Geoffroy de Bois-Guillaume est mentionné dans un procès au Parlement de Paris en 1259[3]. Lors de la guerre de Cent Ans, Mathieu de Bois-Guillaume, écuyer, était l’un des compagnons de Du Guesclin.

Un lieu de culte existait déjà au XIIIe siècle, mais il fut détruit par les Anglais qui donnèrent Bois-Guillaume à Guy Le Bouteiller qui s'était résolu à leur livrer Rouen en 1419.

Temps modernesModifier

Les bois qui avaient donné leur nom au village sont progressivement rasés jusqu'à la limite des communes voisines, comme le montre la carte de Cassini du XVIIIe siècle, où l'on voit déjà la forêt dans ses limites actuelles.

L’église paroissiale de la Sainte-Trinité fut construite à la fin du XVe siècle sur l'emplacement qu'elle occupe actuellement.

Révolution française et EmpireModifier

La loi du 14 décembre 1789 crée la commune de Bois-Guillaume dans les limites des actuelles communes de Bois-Guillaume et Bihorel. C'est à l'époque une commune rurale dévolue à l'agriculture et à l'élevage.

Époque contemporaineModifier

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les parties de la commune situées à proximité de Rouen, dont le quartier de Bihorel, sont rattrapées progressivement par l'urbanisation.

La population augmente et l'église paroissiale devient trop petite. Des travaux sont menés de 1869 à 1871 pour l'agrandir et la désorienter.

Des tensions apparaissent entre les « urbains » et les « ruraux » et, en 1892, les habitants de Bihorel obtiennent la création d'une commune à part entière. Cette scission ampute la commune de Bois-Guillaume de 22 % de son territoire et 38 % de sa population.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'activité économique de Bois-Guillaume reste très centrée sur l'agriculture. On y pratique l'élevage et la culture céréalière, activités toujours présentes mais à une échelle très réduite, ainsi que la culture maraîchère et fruitière. Une variété de pomme y a été inventée à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle que l'on appelle la transparente de Bois-Guillaume. Les fraises de Bois-Guillaume étaient paraît-il exportées jusqu'en Angleterre. La présence de vignobles sur les pentes de Bois-Guillaume est attestée du début du XVIe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle.

 
Bois-Guillaume fut desservie par l'ancien tramway de Rouen dès 1911.

En 2010, les municipalités de Bois-Guillaume et Bihorel engagent un rapprochement en vue d'une fusion, afin de revenir à la commune d'avant 1892. Ce projet provoque des réactions négatives d'une partie de la population des deux communes. Une consultation des habitants est réalisée le 26 juin 2011. 26,8 % des Bois-Guillaumais et 44,7 % des Bihorelais participent au scrutin. Le « non » à la fusion l'emporte dans les deux communes, avec 59 % à Bois-Guillaume et 66 % à Bihorel.

Le maire de Bois-Guillaume, Gilbert Renard, estime alors que « les opposants au projet se sont plus mobilisés que les partisans du oui lors de la consultation. »[4]. Le 4 juillet 2011, le conseil municipal vote la fusion des deux communes sous l'entité de la commune nouvelle de Bois-Guillaume-Bihorel, effective au .

La création de cette commune a été invalidée par le tribunal administratif de Rouen[5], décision contre laquelle ni la préfecture[6] ni la municipalité n'ont fait appel[7],[8]. Les deux communes sont donc recréées le 1er janvier 2014[9].

Politique et administrationModifier

En 2010, la commune de Bois-Guillaume a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[10].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1798 1808 Marin Jonquais    
1808 1810 Le Tellier de Brotonne    
1810 1826 Henri Vatier    
1826 1828 Pierre Périaux SE Imprimeur
1831 1843 Pierre Lecouturier    
1843 1851 Jean de Gonfreville    
1851 1866 Claude-Adrien Vittecoq    
6 juin 1866 30 novembre 1870 Barnabé Legendre (1794-1878)   ancien militaire, ancien juge au tribunal maritime de commerce de Rouen, médaillé de Sainte-Hélène, chevalier de la légion d'honneur (1877)
1872 1876 Louis-Théodore Firmin (1802-1878)    
1876 1888 Alexandre Girot    
1888 1889 Narcisse Loqué (1822-1899)    
1889 1904 Raoul Gloria (1849-?)   Négociant
1904 1908 Jules Chenillé de Bardy (1840-1927)    
1908 1917 Charles Anfry (1870-1934)   Professeur de musique
1917 1920 Alexandre Legrand (?-1928)   Entrepreneur de peinture
1920 21/06/1941 Edmond Blondel (1877-1956)   Industriel, député de 1928 à 1932
1942 1944 Roland Rénier    
1944 1947 Émile Néel (1886-1972)    
1947 31/10/1962 (†) François Codet (1903-1962) UNR Ingénieur des Mines, député suppléant de Roger Dusseaulx
1962 1965 Louis Beignot-Devalmont    
1965 1987 Pierre Quintard (1925-2012) DVD Pharmacien
Conseiller général du canton de Bois-Guillaume (1982 → 1987)
1987 juin 2006 René Seille (1926-2011) DVD puis UMP Commerçant
Conseiller général du canton de Bois-Guillaume (1987 → 2008)
6 juillet 2006 2020 Gilbert Renard (1948- ) UMP-LR Directeur de société retraité
Conseiller général du canton de Bois-Guillaume (2008 → 2015)
2020 mandat en cours Théo Perez (1990- ) Sans étiquette  

Politique localeModifier

La commune de Bois-Guillaume est le chef-lieu du canton de Bois-Guillaume, représenté par le conseiller général Gilbert Renard (UMP), ce canton est intégré à la deuxième circonscription de la Seine-Maritime représentée par la députée Annie Vidal (LREM).

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2017, la commune comptait 13 796 habitants[Note 1], en augmentation de 7,39 % par rapport à 2012 (Seine-Maritime : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7311 6121 8381 8001 9282 0482 1642 3702 465
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7793 1203 5784 0464 2395 0215 4605 5103 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4413 4553 6323 9164 1924 7295 3046 2616 887
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
7 2538 7829 5909 32310 15911 96813 01313 07012 847
2017 - - - - - - - -
13 796--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

La commune dépend de l'académie de Rouen.

Liste des établissements scolaires
Primaire Collèges Lycées
  • École maternelle des Bocquets
  • École maternelle des Clairières
  • École maternelle Germaine-Coty
  • École maternelle Georges-Pompidou
  • École élémentaire Bernanos
  • École élémentaire François-Codet
  • École élémentaire Les Portes-de-la-Forêt
  • École privée Sainte-Thérèse-d'Avila
  • Collège Léonard-de-Vinci
  • Lycée privé Rey

SantéModifier

SportsModifier

Bois-Guillaume héberge plusieurs clubs d'équitation, un club de football, un club de tennis, de volley-ball, de tennis de table, de badminton, de judo, d'aikibudo et un terrain d'entraînement au golf.

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 43 419 , ce qui plaçait Bois-Guillaume au 1 207e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[15].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église de la Sainte-Trinité (fin XVe siècle). Son chœur a changé d'orientation au XIXe siècle[16]. Une partie importante de l'édifice d'origine subsiste, notamment l’ancienne nef et la tour-lanterne. Les vitraux du maître verrier Pierre-Jules Boulanger datent de 1871. Il existe un lien historique avec les chartreux d'Aubevoye (Eure).
  • Chapelle du Carmel : ancienne chapelle de la Purification (fin XIXe) du monastère des carmélites servant aujourd’hui aux manifestations culturelles. Le monastère a été détruit en 1983. On y trouvait un artisanat d’hosties, de livres et d’images.
  • Mairie, construite en 1886 par Louis Loisel.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Bois-Guillaume se blasonnent ainsi :

Parti : au 1er d'azur à la gerbe de blé d'or, au 2e de gueules à deux lions de sable l'un au-dessus de l'autre.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Gabrielle Sueur et Alfred Morel (préf. Jean Fréret et René Seille), Du Bois-Guillaume d'hier au Bihorel d'aujourd’hui : une commune centenaire, au passé millénaire, Luneray, Groupe d'histoire et études de Bihorel, , 334 p. (ISBN 2-86743-129-8, OCLC 463702806)
  • Bois-Guillaume en images (préf. René Seille), Mairie de Bois-Guillaume, , 144 p. (ISBN 2-9520830-1-0)
  • « Bois-Guillaume », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a et b François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  2. Pierre-Côme Duval, « Rouen et les voies antiques de Haute-Normandie », Annales de Normandie, nos 34-1,‎ (lire en ligne)
  3. Olim, t. I, p. 99, XV, Saint-Martin d’hiver 1259
  4. « Fusion Bois-Guillaume/Bihorel : ça chauffe », sur Côté Rouen, (consulté le 2 octobre 2014)
  5. Article 2 du jugement du 18 juin 2013 rendu par le tribunal administratif de Rouen annulant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 août 2011, [lire en ligne]
  6. Florestan, « Annulation de la fusion Bois-Guillaume/Bihorel : la préfecture ne fera pas appel », sur le site du quotidien Paris-Normandie, (consulté le 6 janvier 2014).
  7. Florestan, « Bois-Guillaume- Bihorel: laboratoire du crétinisme territorial? », sur le site du quotidien Paris-Normandie, (consulté le 6 janvier 2014).
  8. « Défusion de Bois-Guillaume-Bihorel : la Ville ne fera pas appel », sur le site tendanceouest.com, (consulté le 6 janvier 2014).
  9. Florestan, « Bois-Guillaume-Bihorel : le maire ne fera pas appel », sur le site du quotidien Paris-Normandie, (consulté le 6 janvier 2014).
  10. [PDF]Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 1er février 2018)
  16. Yvon Pailhès, Rouen : du passé toujours présent… au passé perdu : les églises, les monuments, rues et places, Luneray, Bertout, , 230 p. (ISBN 2-86743-539-0), p. 122-123
  17. « Bernard Émile Pluchet », sur Site de l'assemblée nationale