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Boeing F/A-18E/F Super Hornet

avion de combat multirôle américain
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir F-18 et Hornet.

Boeing F/A-18E/F Super Hornet
Vue de l'avion.
Un F/A-18F Super Hornet en mission au-dessus du Golfe Persique en 2005.

Constructeur Drapeau : États-Unis Boeing
Rôle Avion multirôle
Statut En service
Premier vol
Mise en service
Coût unitaire 70,5 millions de dollars
Nombre construits 500 en avril 2011
Équipage
F/A-18E: 1
F/A-18F: 2 (pilote et officier système d'arme)
Motorisation
Moteur General Electric F414-GE-400
Nombre 2
Type Turboréacteurs à double flux
Poussée unitaire 62,3 kN chacun(à sec)
97,9 kN chacun (avec postcombustion)
Dimensions
Envergure 13,62 m
Longueur 18,30 m
Hauteur 4,88 m
Surface alaire 46,5 m2
Masses
À vide 14 552 kg
Carburant F/A−18E : 6 780
F/A−18F: 6 354 kg
Avec armement 21 320 kg
Maximale 29 937 kg
Performances
Vitesse maximale 1 915 km/h (Mach 1,8, à 12 190 m)
Plafond 15 000 m
Vitesse ascensionnelle 13 650 m/min
Rayon d'action Avec deux AIM−9 Sidewinders : 2 346 km
Endurance Avec 5 réservoirs additionnels de 1 817 litres chacun: 3 330 km
Charge alaire 459 kg/m2
Rapport poussée/poids 0,93
Armement
Interne 1 canon rotatif à six tubes M61A2 Vulcan de 20 mm
(approvisionné à raison de 412 obus)
Externe 11, 8 050 kg de charges (armements air-sol, air-air ou antinavires)
Avionique
Commandes de vol électriques, affichage tête haute, HOTAS, radar Hughes AN/APG-73 ou Raytheon APG-79

Le Boeing F/A-18E/F Super Hornet est un chasseur de combat multirôle américain basé sur le McDonnell Douglas F/A-18 Hornet. Embarqué à bord de porte-avions de l'US Navy, il est également en service au sein de la Force aérienne royale australienne.

Sommaire

ConceptionModifier

Hornet 2000

Au début des années 1990, à la suite de l'abandon de l'A-12 Avenger II et à l'adaptation programmée (abandonnée entre-temps, en 1993) du F-22 Raptor à l'emploi depuis un porte-avions, McDonnell Douglas proposa en remplacement un projet baptisé « Hornet 2000 ». Bien que reprenant la formule éprouvée du McDonnell Douglas F/A-18 Hornet, il s'agissait en fait d'un avion entièrement nouveau, avec :

  • Une structure agrandie, pour augmenter la capacité interne en carburant de 33 % ;
  • Une structure et un train d'atterrissage renforcés, pour permettre d'augmenter la masse maximale au décollage et à l'atterrissage ;
  • Deux pylônes supplémentaires pour l'emport de charges ;
  • De nouveaux réacteurs General Electric F414, offrant 20 % de puissance supplémentaire.
Projet de modernisation avec le radar Anemone

En , la firme McDonnell Douglas prit contact avec Dassault Électronique pour proposer une version de l’Anemone pour l'évolution « Hornet 2000 » du F/A-18 Hornet[1]. La société américaine avait proposé de vendre le Hornet 2000 à la Marine française comme remplacement des Crusaders vieillissants. Au cours de cette année, Dassault Électronique et Westinghouse signèrent un accord d'échange de technologies de traitement du signal et de bus de données systèmes pour les applications électroniques de Défense[1]. Initialement, le marché permettait au processeur 32 bits de Dassault, de technologie macro-hybride, d'être adapté aux standards américains[1].

Développement

Le prototype du Boeing F/A-18E/F Super Hornet a volé pour la première fois le . Il est facilement reconnaissable à ses entrées d'air rectangulaires, et non arrondies comme sur les Hornet de première génération. Son avionique est commune à 90 % avec celle du F/A-18C Hornet, même si le poste de pilotage a été partiellement modifié. Dans la seconde tranche de production (le block 2), l'US Navy a prévu une refonte complète du poste de pilotage et de l'avionique de ses Super Hornet, comme le radar AN/APG-73 qui, bien que modernisé, accusait tout de même près de vingt ans d'existence. Le Super Hornet commence à emporter le nouveau radar AN/APG-79 à antenne active depuis 2007, et les F/A-18E et F livrés après 2004 en sont dotés en rétrofit ; les machines livrées avant cette date n'ayant pas un radôme suffisamment volumineux pour recevoir ce nouveau radar. Les dernières livraisons de Super Hornet étaient prévues pour l'année fiscale 2014, mais vu le retard du F-35C, il sera produit au moins jusqu'en 2018, alors que les premiers exemplaires seront retirés en 2017. Le parc d'avions en ligne est de 550 appareils en 2016[2].

Comparaison rapide entre F/A-18C Hornet et F/A-18E Super Hornet
F/A-18C Hornet F/A-18E Super Hornet
Envergure
(avec missiles)
12,31 m 13,62 m
Longueur 17,07 m 18,31 m
Hauteur 4,66 m 4,88 m
Surface alaire 37,16 m2 46,45 m2
Carburant interne 4 926 kg 6 531 kg
Armement externe 7 031 kg 8 051 kg
Masse à vide 10 810 kg 13 865 kg
Masse au décollage
(en mission d'attaque)
23 541 kg 29 937 kg
Rayon d'action
(attaque, profil hi-lo-hi)
466 km 627 km
Endurance en mission de supériorité aérienne
(à 240 km du porte-avions)
h 15 h 15
 
Prototype de l'E/A-18G Growler en vol. La perche à la pointe avant de l'avion n'est destinée qu'aux mesures et disparaît sur l'appareil de série.
Mise en service

Le Super Hornet a commencé à entrer en service dans l’US Navy en 1999, pour remplacer le F-14 Tomcat. C'est l'un des rares programmes d'armement contemporains à avoir respecté les délais et le budget prévus. En septembre 2010, les commandes américaines pour le Super Hornet se montaient à près de 700 appareils, dont la version de guerre électronique EA-18G Growler, à livrer en plusieurs tranches. Début janvier 2011, 500 exemplaires avaient été assemblés et plus de 440 livrés à l’US Navy[3].

La Royal Australian Air Force a commandé vingt-quatre exemplaires en 2007, pour environ 6 milliards de dollars australiens (3,1 milliards de dollars US)[4], qu'elle reçoit à partir de 2010 avec quinze exemplaires livrés début janvier 2011.

Une version spécialisée pour la guerre électronique, le Boeing EA-18G Growler, entré en service en 2009, remplace le vénérable EA-6B Prowler. Il a été livré à 47 exemplaires début 2011, sur les 118 alors prévus, les dernières livraisons devant avoir lieu lors de l'année 2014. Le 100e a été livré en 2014.

MoteursModifier

Afin de faire face à la prise de poids du Super Hornet par rapport au Hornet, la Navy a demandé le développement d'un nouveau moteur, le F414, afin de permettre au Super Hornet de retrouver la vitesse et la maniabilité qui caractérisaient les Hornets. Ce nouveau réacteur commence à être mis en place sur les chasseurs de la marine américaine et sera livré de série à l'armée australienne. Par ailleurs, depuis 2010, l'industriel General Electric propose une version améliorée du F414 délivrant 20 % de poussée supplémentaire.

Technologies embarquéesModifier

EngagementsModifier

À partir octobre 2014, des Super-Hornet australiens sont également engagés dans la guerre contre l'État islamique[5].

Le 19 juin 2017, un Super-Hornet F/A-18E de l'US Navy abat un Su-22 de l'armée de l'air syrienne, enregistrant la première victoire américaine en combat aérien contre un engin piloté depuis 1999[6].

VariantesModifier

  • F/A-18E Super Hornet : série initiale
  • F/A-18F : version biplace du F/A-18E ;
  • E/A-18G Growler : version du F/A-18F (biplace) destiné à la guerre électronique, 79 livrés en novembre 2012 sur 114 commandes[7]


UtilisateursModifier

 
Un F/A-18E Super Hornet de la Royal Australian Air Force durant l'Opération Inherent Resolve en 2014.

Accidents et incidentsModifier

  États-UnisModifier

  • Le un F/A-18E s'abîme en mer à environ 70 km au large de Virginia Beach, Virginie. Repéré par un plaisancier puis évacué par un hélicoptère des garde-côtes, le pilote, qui s'était éjecté, s'en sortira après avoir été hospitalisé dans un état critique[8] ;
  • Le un F/A-18E Super Hornet de l'US Navy s'écrase en mer de Célèbes alors qu'il est en phase d'appontage sur le USS Carl Vinson. Le pilote s'éjecte.

Culture populaireModifier

CinémaModifier

  • Dans En territoire ennemi (Behind Enemy Lines), film américain réalisé par John Moore et sorti en 2001, un F/A-18 est abattu par un missile sol-air SA-13 « Gopher » (9K35 Strela-10). Bien que l'histoire se passe pendant la guerre de Bosnie (1992-1995), l'avion utilisé est un Super Hornet.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c (en) Radar review : Anemone - Archived 10/97 : Program Review - Background, Forecast International, , 3 p. (lire en ligne [PDF]), p. 2.
  2. « Le Hornet tire sa révérence sur la côte ouest des Etats-Unis », sur meretmarine.com, (consulté le 6 mai 2016).
  3. « Assemblage du 500e F/A-18 Super Hornet », Mer et marine, (consulté le 20 janvier 2011).
  4. Air & Cosmos no 2069, 16 mars 2007.
  5. (en) Lincoln Feast, « Australia authorizes special forces troops to go to Iraq », sur Reuters, (consulté le 7 octobre 2014).
  6. (en) Jeff Schogol, « Navy F/A-18E Super Hornet shoots down Syrian jet after it attacks US allies », sur =http://www.militarytimes.com, (consulté le 19 juin 2017).
  7. (en) Dave Majumdar, « US Navy's transition from Prowlers to Growlers proceeding smoothly », sur Flight Global, (consulté le 15 janvier 2013).
  8. (en) « Update: Pilot listed as stable after Navy F/A-18E Super Hornet crash in Virginia Beach », WTKR, (consulté le 20 septembre 2016).

Voir aussiModifier

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Développement lié

Variantes

Articles connexes