Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir bief.
Boëlle d'Ollainville.

Boëlle (du latin botellum : boyau[1] ou du grec βδαλόϛ : canal[2]) est le nom vernaculaire donné au cours secondaire d'un cours d'eau dans le bassin de l'Orge (Essonne, Hurepoix), par exemple la Boëlle des chevaliers[3] ou la grande Boëlle en aval sur l'Orge, sur l'Yvette à Villebon-sur-Yvette[4]. La boëlle Duparchy à Viry-Châtillon, derrière les lycées ne voit pas son nom mentionné sur les cartes IGN du fait de sa petite taille. Ce terme est à rapprocher du mot Béal[2].

Cette dénomination se retrouve et disparait tout au long des cartes faisant croire à une rivière « fantôme ».

Les habitants de la région pensent en général qu'il s'agit du nom du cours d'eau, comme dans la région aixoise, nombreux pensent que leur rivière s'appelle le Vallat ou Valat[pas clair].

DescriptionModifier

Il s'agit de bief desservant souvent un ou plusieurs moulins datant de la fin du XIXe, début XXe siècle. Ils jouent aussi un rôle drainant dans les marais comme la partie arpajonnaise de l'Orge qui comprend trois cours différents pour une seule rivière. Cette abondance nécessaire lors de la période industrielle nuit à la régénération naturelle et est actuellement remise en cause par le Syndicat Mixte de l'Orge Aval.

Ces Boëlles sont associées à des moulins de type traditionnel mais aussi à des moulins dotés de roues larges entrainées par le bas dans des lits larges à faible pente (Moulin de Bretigny en amont des bassins du Carrouge)

On retrouve ce terme dans le nom du Moulin du Boëlle et la rue du Boëlle attenant à un bief, comme c'est le cas à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) mais aussi dans d'autres lieux, en Normandie, par exemple.

En Normandie, sans rapport avec un cours d'eau, la boëlle désigne une masure en vieux normand, (étymologie.: de l'islandais, boel= maison). Par contre le boel quant à lui y désigne la cour fermée et retrouve l'étymologie latine[5].

PhotosModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et référencesModifier

  1. Monographie de l'instituteur (M Royer, Bruyere le Châtel, ).
  2. a et b Hyacinthe Gariel, Bibliothèque historique et littéraire du Dauphiné, E. Allier (lire en ligne).
  3. geoportail.
  4. « Géoportail - version simple/tablette », sur tab.geoportail.fr (consulté le 15 janvier 2016).
  5. Édélestand Pontas, Alfred et Émile Duméril, Dictionnaire du patois normand, p. 35.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :