Bléré

commune française du département d'Indre-et-Loire

Bléré
Bléré
Mairie de Bléré
Blason de Bléré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Intercommunalité Communauté de communes de Bléré Val de Cher
(siège)
Maire
Mandat
Fabien Nebel
2020-2026
Code postal 37150
Code commune 37027
Démographie
Gentilé Bléroises, Blérois
Population
municipale
5 257 hab. (2019 en diminution de 0,21 % par rapport à 2013)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 33″ nord, 0° 59′ 26″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 112 m
Superficie 30,8 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Tours
(banlieue)
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bléré
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bléré
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Bléré
Liens
Site web blere-touraine.com

Bléré (prononcé [bleʁe] ) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. La ville borde les rives du Cher et est dans l'arrondissement de Loches.

GéographieModifier

Alentours CulturelsModifier

Bléré, au cœur du « Jardin de la France », se situe à 27 km de Tours, à 225 km au sud-ouest de Paris, et est proche des grands châteaux de la Loire. Elle est distante de :

La ville de Bléré se trouve dans la vallée du Cher et dans une région agricole et viticole plutôt boisée.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Bléré.

La commune est traversée par le Cher d'est en ouest (4,413 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 32,55 km, comprend en outre divers petits cours d'eau[1],[2].

Le Cher, d'une longueur totale de 365,5 km, prend sa source à 714 mètres d'altitude à Mérinchal, dans la Creuse et se jette dans la Loire à Villandry, à 40 m d'altitude, après avoir traversé 117 communes[3]. Il constitue la limite séparative nord de la commune. Le Cher présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon du Cher tourangeau[4], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [Pont Saint Sauveur]. Le débit mensuel moyen (calculé sur 53 ans pour cette station) varie de 25,8 m3/s au mois à 192 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 1 000 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 4,96 m le [5],[6]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 1] et 2[Note 2] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [7],[8]. Sur le plan piscicole, le Cher est classé en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[9].

ClimatModifier

Voir Tours

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Bléré est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tours, une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes[13] et 358 316 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,7 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), forêts (8,6 %), zones urbanisées (7,6 %), cultures permanentes (4,1 %), prairies (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentales[Note 5] (1,3 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[19].

TransportsModifier

Axes routiersModifier

L'autoroute A85 passe par le sud de la ville reliant les villes d'Angers et de Vierzon, sa sortie 11 permet de rejoindre la ville.

L'autoroute A10 (ou E60) passe par la ville d'Auzouer-en-Touraine à 30,5 km de Bléré.

Connexions aux liaisons de transports en commun routiers et ferroviaires interurbainsModifier

HistoireModifier

La première mention écrite de Bléré nous est connue par Grégoire de Tours, évêque de Tours à la fin du VIe siècle, sous le nom Briotreide, composé d'origine gauloise désignant le village au pied du pont. Ce nom, latinisé, évoluera et donnera finalement Blere dès le XIIIe siècle. La présence d'un pont signifie que Bléré était sur une voie de passage de première importance. Il s'agissait en fait d'une voie reliant initialement Amboise à Loches - deux des capitales gauloises des Turones - puis par la suite Poitiers à Amboise et enfin grand chemin royal de Paris vers l'Espagne.

PréhistoireModifier

De nombreux témoignages archéologiques ont été retrouvés, notamment en ce qui concerne le néolithique. Un atelier de taille de silex a été découvert aux lieux-dits la Folie et Fontenay (à l'ouest de Bléré, en direction de Tours).

Époque gallo-romaineModifier

Déjà village gaulois, la petite cité s'est développée dès cette époque. D'autres hameaux importants existaient sur les plateaux au sud de Bléré, et les vestiges d'un important village de l'âge de bronze à l'époque gallo-romaine ont été retrouvés sous le bois Gaulpied. Un aqueduc canalisant les eaux des Grandes Fontaines fut construit afin de les conduire jusqu'à la ville de Tours. En 1860, l'abbé Bourassé découvre l'existence, à Athée-sur-Cher, d'une voie romaine qui traverse le Cher à Bléré.

Moyen ÂgeModifier

Une première église est bâtie à Bléré par Saint Brice, un disciple de saint Martin, en 474. En 838, les Normands en route vers Tours qu'ils souhaitent assiéger brûlent et pillent Bléré ainsi qu'Amboise, avant d'être écrasés sur le site actuel du village de Saint-Martin-le-Beau ("le Beau" venant ici du latin "bellum" signifiant donc : Saint Martin le guerrier). L'église de Bléré est incendiée par les Normands.

Le seigneur de Bléré, Pierre Bérard, a fait consolider des fortifications de Bléré en 1449[20],[21], édifiées par l'un de ses prédécesseurs seigneur d'Amboise vraisemblablement à partir de 1118 par Hugue Ier d'Amboise[22]. Les murailles délimitaient le vieux bourg : à l'ouest par la rue des Déportés (anciennement rue des Fossés), à l'est par le cours du Vaugerin et au sud par le mail Victor-Hugo (ancien mail de la Carrière). Le pont faisait partie du dispositif de fortifications et comportait une tour forte à son entrée, côté La Croix appelée tour Bacane, et une tour forte en son milieu avec pont-levis, qui faisait également office de prison de la châtellenie. Le pont, ainsi que la rivière du Cher, étaient soumis à un droit de péage dont devaient s'acquitter les passants et bateliers sur les marchandises transportées, de prérogative seigneuriale. Cette tour fut transformée au XVIe ou XVIIe siècle en un moulin banal à deux meules. Au centre de la ville, se trouve l'église, dans l'axe de l'ancien pont (décalé par rapport à l'actuel) et la place Charles-Bidault, lieu d'un ancien marché très important dans la région. Sur cette place était bâtie la halle, où se tenaient le marché au blé, et à l'étage les audiences de la justice seigneuriale.

Les tablettes de voyage de Philippe-le-Bel indiquent que le roi a dormi à Bléré le . Jeanne d'Arc serait passé par Bléré en 1429.

XVIIe et XVIIIe sièclesModifier

La terre et châtellenie de Bléré appartiennent au XVIIe siècle à la famille de Faverolles, descendante des Bérard. Elle est acquise par adjudication sur Jacques de Faverolles en 1679 par Étienne Guillerault, avocat en Parlement. En 1736, Gabriel Taschereau de Baudry achète la terre de Bléré aux héritiers Guillerault de Bléré. Le domaine passe ensuite à son petit-fils Maximilien de Malon de Bercy, riche famille dans laquelle il reste jusqu'au XIXe siècle. Le domaine est ensuite acquis par la famille Blume. Durant la seconde guerre mondiale, ils seront contraints de quitter la châtellenie du fait de l’arrivée des nazis.

Seconde Guerre mondialeModifier

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bléré était coupée par la ligne de démarcation : le centre ville était occupé tandis que des hameaux au sud se trouvaient en zone libre. Ainsi, des habitants de Bléré sont devenus des passeurs, aidant certaines personnes à passer en zone libre.

HéraldiqueModifier

Les armes de Bléré se blasonnent ainsi :

De gueules à trois boisseaux d'argent[23].


Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1945 Edmond Crespin[24] SFIO Employé de commerce
Conseiller général (1945-1949)
1945 1959 Léon Foussereau    
1959 1970 Jacques Reuillon    
1970 1977 Marcel Andrieu    
1977 juin 1995 Jacques Gentilleau Ind. Médecin
juin 1995 mars 2014 Georges Fortier RPR puis UMP Médecin
Conseiller général (1979-2004)
mars 2014 juillet 2017[25] Daniel Labaronne DVG puis LREM Docteur en sciences économiques, universitaire et écrivain
Député (2017- )
juillet 2017 mai 2020 Lionel Chanteloup[26] DVG Retraité
mai 2020 En cours Fabien Nebel DVC Enseignant chercheur à l'Université de Tours

Les élections municipales du ont été annulées (Lors du 1er tour) et la ville de Bléré placée sous tutelle provisoire de la préfecture d'Indre-et-Loire (3 anciens fonctionnaires préfectoraux font office de maire pour gérer les affaires courantes et organiser de nouvelles élections. Le maire sortant, Georges Fortier, lors du dépouillement du scrutin, invalide la totalité des bulletins de la liste arrivée à la seconde place, menée par Jean-Jacques Reuillon (divers droite), soit 878 bulletins déclarés nuls. Le motif invoqué est qu'un de ses colistiers était d'origine portugaise et que cela n'était pas mentionné sur le bulletin de vote. L'élection est finalement invalidée quand la totalité des nouveaux élus démissionnent à la veille du premier conseil municipal.

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[27].

JumelagesModifier

  Garrel_(Basse-Saxe) (Allemagne) : le jumelage concerne tout le canton de Bléré ; le siège du comité du jumelage se trouve à Bléré.

Logo de la villeModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].

En 2019, la commune comptait 5 257 habitants[Note 6], en diminution de 0,21 % par rapport à 2013 (Indre-et-Loire : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1532 5192 4752 6632 9482 9783 4173 4933 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4313 4773 5613 5103 6753 6883 5993 2723 269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2883 3423 5333 1563 1603 0413 0703 2503 420
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 4503 8324 1134 0574 3884 5765 0245 0485 213
2015 2019 - - - - - - -
5 3125 257-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (34,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 35,5 % la même année, alors qu'il est de 27,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 472 hommes pour 2 778 femmes, soit un taux de 52,91 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,91 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[32]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,4 
90 ou +
4,6 
12,0 
75-89 ans
15,0 
18,2 
60-74 ans
19,3 
20,4 
45-59 ans
19,8 
16,4 
30-44 ans
15,3 
14,6 
15-29 ans
12,5 
17,1 
0-14 ans
13,4 
Pyramide des âges du département d'Indre-et-Loire en 2018 en pourcentage[33]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,1 
7,6 
75-89 ans
10,1 
16,9 
60-74 ans
17,8 
20,1 
45-59 ans
19,3 
18,1 
30-44 ans
17,3 
18,2 
15-29 ans
17,4 
18,2 
0-14 ans
16,1 

EnseignementModifier

Bléré se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription d’Amboise. La commune compte 4 établissements scolaire : l'école maternelle publique Jeanne Lecourt, l'école élémentaire publique Balzac, l'école primaire privée Sainte-Jeanne d'Arc et le collège le Réflessoir.

La ville possède aussi une école de musique "Christian Pommard".

Lieux et monumentsModifier

Chapelle Jehan de SeigneModifier

 
Chapelle de Seigne.

Elle se trouve dans le jardin public, près du monument aux morts, qui a remplacé l'ancien cimetière de Bléré. De ce cimetière subsiste cette chapelle funéraire exceptionnelle, classé monument historique dès 1875. Elle fut édifiée en 1526 par Jehan de Seigne à la mémoire de son père, Guillaume de Seigne, trésorier général de l'artillerie du roi, seigneur de la Lande.

Le Grand LogisModifier

Il s'agit d'un manoir qui était la maison seigneuriale de Bléré et le siège de la châtellenie. C'est Pierre Bérard, chevalier, maître d’hôtel du roi, seigneur châtelain de Bléré, La Croix, Civray et Chissay, qui fit construire le « Grand Logis » vers 1446, à la suite de l'acquisition de la terre de Bléré. Autrefois dénommé château de Bléré, il était initialement plus grand, avec dépendances, colombiers, jardins et portail monumental d'entrée. Délaissé par les seigneurs de Bléré à la fin du XVIIe siècle, d'importants travaux de réhabilitation avaient été entrepris dès 1781 par Maximilien de Malon de Bercy, marquis de Bercy et seigneur de Bléré. Sa mort à peine quelques mois après a arrêté ses projets pour Bléré. D'importantes modifications ont eu lieu aux XIXe et au XXe siècle. La commune a acquis ce lieu en 1950 et a entrepris la destruction de l'ensemble des dépendances et d'une aile en 1960 afin de les remplacer par les cours et bâtiments de l'école publique.

Église Saint-ChristopheModifier

 
Église Saint-Christophe.

Elle se compose de deux édifices distincts : l'église Saint-Christophe (XIe – XIIe siècle) et la chapelle Sainte-Agnès, réunis par une construction du XVe siècle. Elle fut bâtie sur l'emplacement d'une église beaucoup plus ancienne. Des chapelles lui ont été annexées : la chapelle Saint-Jean au XVe siècle sur l'initiative de Gonzalve d'Ars, gouverneur de Bléré, la chapelle Fortier au XVIe siècle où repose Florimond Fortier, seigneur de Resnay, et surtout la chapelle seigneuriale vers 1464, bâtie pour recevoir le tombeau de Pierre Bérard et sa femme Jeanne Chérité et qui abrite une pietà sculptée par Louis Borie.

Logis de BoisraméModifier

Ce logis date du XVIe siècle et fut édifié sur l'emplacement d'un manoir fortifié par Guillaume de Seigne, trésorier de l'artillerie royale, vers 1524. Il appartient ensuite à son fils Jehan de Seigne. Au XVIIe siècle, il était la propriété de la famille Sallier, seigneurs d'Athée puis de Lauconnière, puis celle de la famille Daen au XVIIIe siècle, seigneurs d'Athée au XVIIIe siècle. En 1770, il passa dans le patrimoine de la lignée Lefèbvre.

La CoursicauderieModifier

Également connu sous le nom d'hôtel Lemaître, ce château était la demeure d'Auguste Lemaître et Françoise Gaberot, une riche famille de Bléré ; ils le firent édifier en 1841 par l’architecte parisien A. Panost. Cette propriété, entourée de hauts murs et dotée d'un parc, fut acquise en 1982 par la commune de Bléré, qui après quelques aménagements en a fait le siège de sa mairie.

Château de FontenayModifier

Le lieu et hébergement de Fontenay était la propriété au XVIIe siècle de la famille de Boisgauthier, puis de celle des Dubois de Montmoreau et de Georges Guill. Cette propriété était initialement liée à celle de la seigneurie de l'Arpentil (Herpenty) toute proche. Ces propriétés furent acquises par Gabriel Taschereau de Baudry en 1730 des mains de M. Greffier, receveur général des finances de Poitiers, et réunies au domaine du château de Bléré. Le château avait été bâti au XVIe siècle, mais il fut très endommagé par l'incendie que les Prussiens déclenchèrent en représailles en 1871. Auguste Bucquet son propriétaire d'alors engagea sa reconstruction.

Château de FossembaultModifier

Demeure bâtie en 1832 sur l'emplacement d'un manoir du XVIe siècle qui était la demeure de la famille de la Bretonnière. Au XVIIe siècle, elle était celle de la famille Nau, puis celle d'Étienne Guillerault père, avocat en Parlement, anobli par Louis XIV et au début du XVIIIe siècle habité par ses arrière-petits neveux Étienne et Simon Fremy, héritiers seigneurs de Bléré. Également acquis des mains des Fremy par Gabriel Taschereau de Baudry en 1736 et réuni au domaine du château de Bléré.

Manoir de BeauregardModifier

Gentilhommière du XVIIe siècle, propriété de la famille Haren du XVIe au XIXe siècle.

Le BelvédèreModifier

 
Le Belvédère : Une copie du château de Bagatelle réalisée pour Henry Marcel

Très jolie demeure bâtie en 1832 pour Henry Marcel, c'est une réplique du château de Bagatelle. Elle incarne ce que l'on nomme les "folies", demeures extravagantes bâties pour la grande bourgeoisie, avant tout des résidences secondaires. Cette demeure, sise au 24 rue des Déportés, classée aux Monuments Historiques, est actuellement () une maison d'hôtes.

Manoir de BoispateauModifier

Ancienne maison seigneuriale du XVIe siècle, propriété de la famille de Seigne au XVIe siècle, dont ils avaient obtenu érection en fief par concession accordée par l'abbaye de Saint-Julien.

Manoir de CrespièresModifier

Demeure reconstruite au XIXe siècle sur le lieu d'une maison seigneuriale du XVe siècle dont il reste le colombier, intégré à la construction actuelle, ainsi que deux tourelles d'enceinte. Cette terre seigneuriale était la propriété d'Antoine des Dues, sieur de Crespières, en 1600 et fut vendue à Jacques de Faverolles, chevalier, seigneur de Bléré en 1653 dont ses descendants restèrent propriétaires jusqu'au XVIIIe siècle.

Moulin des AigremontsModifier

 
Moulin cavier des Aigremonts

Le moulin des Aigremonts est situé en bordure de la route de Loches. Il est de type moulin cavier. Construit en 1848 par M. Bergeault, il devient propriété de la commune de Bléré en . Le moulin des Aigremonts a retrouvé son allure grâce à la pose des ailes en . Il est aujourd'hui possible de le visiter sur demande.

Tombe de Nelly Chaumier par Hector GuimardModifier

Jusqu'en , on connaissait par quelques documents conservés au Musée d'Orsay l'existence d'une tombe réalisée par Hector Guimard, représentant majeur de l'Art nouveau en France, que l'on connaît notamment pour les entourages des entrées du métro parisien. Celle-ci a été redécouverte par un correspondant du Cercle Guimard à l'entrée du cimetière de Bléré. Hector Guimard a réalisé plusieurs tombes mais ne faisait aucune publicité sur cet aspect de son travail qu'il jugeait probablement secondaire. Quoique dépouillée, la tombe est de style Art nouveau et comporte l'épitaphe « Ici repose Nelly Chaumier (1839-1897) ».

 
La tombe de Nelly Chaumier par Hector Guimard, située au cimetière de Bléré.

L'écluse et le barrage à aiguillesModifier

Le Cher a été canalisé au XIXe siècle. L'écluse de Bléré est située à proximité d'un barrage à aiguilles. À proximité de l'écluse, on notera le double logement de l'éclusier et du barragiste (destiné à les accueillir avec leurs familles). Les façades indiquent le niveau des eaux lors des précédentes inondations (notamment celle de 1856, la plus importante à ce jour).

 
L'écluse et le barrage à aiguilles

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre Racault (1881-1956). Né à Bléré, où il est enterré, il fonda en 1932 la Fédération des Œuvres laïques d'Indre-et-Loire.
  • Jean-Lambert Tallien (1767-1820). Révolutionnaire français, proche de Marat puis de Danton, il est l'un des responsables de la chute de Robespierre en 1794. Il a passé une partie de sa jeunesse à Bléré alors que son père, maître d’hôtel du marquis Malon de Bercy, lui donne une éducation soignée.
  • Auguste Lemaitre. Maire de Bléré de 1840 à 1847. Il fait construire le château de la Courcicauderie, actuel hôtel de ville de Bléré.
  • Octave Linet (1870-1962). Né à Bléré, Octave Linet a entamé une carrière de peintre, de restaurateur et de collection d'art. En 1888, il expose à la Société des Beaux-Arts puis au Salon d'Automne, il fréquente les artistes Suzanne Valadon, Max Jacob, Raoul Dufy. Il a offert au musée des Beaux-Arts de Tours une série de 38 œuvres du XIVe au XVIe siècle, tous issus des Primitifs italiens.
  • Dominique Dunois, née Marguerite Lemesle (1888-1969). Écrivaine, prix Fémina 1928 pour son roman Georgette Garou. Née à Paris, elle a fait ses études à Tours puis a vécu à Bléré aux côtés de sa mère et son frère, le docteur René Lemesle (1874-1951). Une partie de ses romans ont pour cadre le village de Bléré et ses environs, en particulier Georgette Garou.
  • Paul Delanoue (1908-1983). Né à Sonzay (37), instituteur, il enseigna à Ballan puis à Dierre, membre du parti communiste à partir de 1926. En 1935, il fut délégué du Syndicat Unitaire de l’Enseignement et de divers syndicats ouvriers de Tours au congrès d’Issy-les-Moulineaux de la CGTU et à la séance commune de la Mutualité réunissant délégués CGT et CGTU. Il fut élu Secrétaire du comité de Front populaire du canton de Bléré qui s’affilia en 1938, après Munich, au mouvement Amsterdam Pleyel. EN 1938, il anime un Comité d'entente socialiste-communiste de Bléré. De 1944 à 1946, il fut rédacteur en chef de La Vie ouvrière.
  • Charles Bidault (1851-1917). Homme politique français né à Bléré.Maire de Bléré en 1880. Sénateur d'Indre-et-Loire de 1897 à 1917. Minotier, il s'est surtout intéressé aux questions agricoles au Parlement alors qu'il appartient au groupe de la gauche démocratique.
  • Henri Lemaître (1894-1935). Aviateur né à Bléré dans la demeure familiale (l'actuelle mairie). Il est un descendant d'Auguste Lemaitre, maire de Bléré de 1840 à 1847. As de l'aviation durant la Première Guerre mondiale, il a effectué 120 missions de bombardement. Pionnier de l'Aéropostale, il relie Toulouse à Casablanca en 1919. En 1922, il entame une carrière de pilote d'essai chez Breguet. En 1925, sur un Breguet 19 à moteur Renault de 450 ch, il bat le record du monde de distance sans escale, d’Étampes à Villa Cisneros soit 3 166 kilomètres en ligne droite. En 1927, il part pour la Bolivie où il devient conseiller technique chargé de mettre en place l'aviation bolivienne.
 
Henri Lemaitre
  • Caroline Loisset née Gertrude Caroline Loyo (16.9.1820 Lisdorf, Sarre- 7.12.1892 Paris 10e) Voltigeuse équestre notamment au cirque Loisset dit le Cirque de Paris sis au 23 de la rue Grofthur à Stockholme qui eut peut-être Arthur Rimbaud pour éminent guichetier en 1877. Elle épouse en 1853 à Paris le directeur du cirque Séraphin François Loisset (né en 1821) et liquida l’établissement à sa mort en 1879 avant de se retirer à Bléré. Elle mourut dans la gêne et l’oubli à Paris.
  • Maurice Guillemot. Aviateur français. Il avait tenté, en 1919, de faire la liaison entre Paris et Dakar à bord d'un Farman. Originaire de Paris, il est décédé à Bléré. En 1958, il avait acquis la résidence Le Belvédère à Bléré.
  • François Bertrand (1824-1849). Militaire français, avec le grade de sergent, il s'illustre entre 1847 et 1849 dans une série d'affaires de nécrophilie. En 1847, son régiment stationne à Tours et le sergent Bertrand est envoyé en garnison à Bléré où il commet ses premiers actes nécrophiles au cimetière de la ville. Il est arrêté à Paris, après avoir violé plusieurs sépultures au cimetière du Montparnasse.

BibliographieModifier

  • Carré de Busserolles (Dr.), Dictionnaire d'Indre-et-Loire, Tours, 1879
  • Berbier (M. et Mme), Bléré au cours des siècles, Tours, imprimerie centrale de Touraine, 1979.
  • Gautier (M. et Mme), Bléré des origines à nos jours, Tours, Arrault et Cie, 1914
  • L. Rasplus, J.-J. Macaire et G. Alcaydé, « Bléré : entre Indre et Cher », Carte géologique à 1/50 000, Bureau de recherches géologiques et minières, no 488,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  2. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le ).
  2. « Bléré sur Geoportail », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le ).
  3. « Fiche Sandre - le Cher », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le ).
  4. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19.
  5. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le ).
  6. « Station hydrométrique K6710910, le Cher à Tours [Pont Saint Sauveur] », sur le site de la banque Hydro (consulté le ).
  7. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le ).
  9. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  15. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  19. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  20. Série H.513 (Archives Départementales d'Indre-et-Loire)
  21. Charles LOIZEAU DE GRANDMAISON, ARCHIVES ECCLÉSIASTIQUES ANTÉRIEURES À 1790 Inventaire sommaire de la série H CLERGÉ RÉGULIER H 1 – 987, Tours, , 358 p., p. 201.
  22. (fr + et + la) Louis Halphen et René Poupardin, Les chroniques des contes d'Anjou et des seigneurs d'Ambroise, Paris, Picard, , 434 p., p. 113.
  23. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  24. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article21088
  25. Élu député de la deuxième circonscription d'Indre-et-Loire, il démissionne afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats.
  26. Lionel Chanteloup, élu maire de la ville https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/lionel-chanteloup-elu-maire-de-la-ville
  27. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  32. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Bléré (37027) », (consulté le ).
  33. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département d'Indre-et-Loire (37) », (consulté le ).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Archives départementales d'Indre-et-Loire, E 123, minutes des notaires de Bléré
  • Archives départementales du Val-de-Marne, fonds d'archives Malon de Bercy, cote : 46 J.