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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Les Bienveillantes (homonymie).

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La bienveillance est la disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui[1]. Le terme est calqué sur le latin benevolens qui par la suite, a donné le doublet lexical bénévolence.

Sommaire

BouddhismeModifier

Article détaillé : Maitrī.

Bienveillance est l'une des traductions usuelles de maitrī en sanskrit (metta, en pali), signifiant à l'origine amitié, fraternité [2]. Elle est comptée parmi les quatre incommensurables, la pratique des qualités affectives orientées vers la Bodhicitta dans le bouddhisme Mahāyāna.

Maitreya, le Bienveillant, est le nom du prochain Bouddha attendu.

ConfucianismeModifier

Article connexe : Ren (confucianisme).

Selon Marcel Granet, la "bénévolence" confucéenne signifie la volonté et l'acte de faire du bien et n'a pas la possible connotation condescendante de "bienveillance", ou la gratuité de bénévolat.

Au Japon, la bienveillance (仁 - Jin en japonais) est une des notions fondamentales du Bushido. Inazo Nitobe en donne cette description[3] :

Confucius et Mencius, l'un comme l'autre, l'ont souvent affirmé : la qualité fondamentale d'un chef est la bienveillance. Confucius aurait dit : « Que le prince cultive les vertus et le peuple viendra à lui en masse, avec le peuple viendront les terres, avec les terres la richesse. Cette richesse sera le bénéfice de la rectitude du prince. Vertu est racine, richesse est moisson ». Et encore «Jamais on ne vit de prince bienveillant, monarque d'un peuple qui n'aime pas la vertu ». Quant à Mencius, il mettait ses pas dans les siens en disant : « On peut citer des exemples d'hommes capables d'atteindre un pouvoir suprême dans certaines contrées malgré un total manque de bienveillance mais jamais je n'ai entendu parler d'empires entiers tombant dans les mains de l'un de ceux qui manqueraient de cette vertu. En outre, il est impossible à quiconque de devenir monarque d'un peuple qui ne lui aurait pas fait, au préalable, allégeance de son cœur. » - « La bienveillance, dit-il avec Confucius, fait l'homme ».

ChristianismeModifier

Dans le christianisme la bienveillance est associée à l'amour[4].

La bienveillance est une des caractéristiques principales de Dieu. Comme on peut lire dans l'hymne au début de l'Épître aux Éphésiens[5], Dieu a un « dessein bienveillant » (Ep 1,9), un « dessein d’amour » (Ep 1,5) à l'égard de l'homme. Ce dessein a été mis en œuvre avant même « la fondation du monde », quand le Père a choisis tout être humain dans le Christ (Ep 1,4). Avec la venue de Jésus-Christ les hommes peuvent être fils adoptifs de Dieu (Ep 1,5), c'est-à-dire vivre pleinement « dans l'amour », malgré les limites, les difficultés et les péchés (Ep 1,4.7). En effet, le Christ est l'archétype et le rédempteur de l’homme. Donc, par Jésus-Christ se réalise ce « dessein bienveillant » qui a pour fin d’amener les hommes à « leur plénitude [et à] récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre. » (Ep 1,10)[6].

Dès maintenant, Dieu invite l’homme à choisir la plénitude, c’est-à-dire à vivre dans la bienveillance. Ainsi l’homme qui veut vivre dans la bienveillance « essaie de regarder et de promouvoir en toute circonstance le bien de l’autre »[4]. Comment explique le théologien Luigi Maria Epicoco, il ne s’agit pas simplement de tolérer la différence de l’autre, mais de prendre la décision d’aimer l’autre avec ses divergences ou ses convergences. La bienveillance consiste à vouloir et à rechercher le bien de l’autre en toute circonstance[4].

HindouismeModifier

Article détaillé : Ahimsa.

C'est l'ahimsa, une des cinq observances morales (yama) à pratiquer dans le Raja yoga.

Articles connexesModifier

RéférencesModifier