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Place des Sciences
Belgique - Louvain-la-Neuve - Place des Sciences - 04.jpg
La place des Sciences.
Présentation
Style
Architecte
Construction
1969-1976
Commanditaire
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Ville
Coordonnées
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La place des Sciences est un ensemble architectural de style brutaliste situé à Louvain-la-Neuve, section de la ville belge d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, en Brabant wallon.

L'ensemble constitué par la place des Sciences et l'ancienne bibliothèque des Sciences, édifié de 1970 à 1976, a été principalement conçu par l'architecte belge André Jacqmain et son équipe de l'Atelier d'Architecture de Genval[1],[2],[3].

HistoriqueModifier

 
Millésime et « béton brut » des restaurants universitaires.

Genèse de la ville universitaire de Louvain-la-NeuveModifier

Au cours des années 1960, le nombre d'étudiants de l'Université catholique de Louvain augmente rapidement en raison de l'évolution démographique et de la démocratisation des études supérieures[4]. La loi du 9 avril 1965 sur l'expansion universitaire autorise la partie francophone de l'Université à envisager son expansion à Woluwe-Saint-Lambert et en Brabant wallon, ce qui amène l'Université à acquérir 150 hectares dès septembre 1966 sur le plateau agricole de Lauzelle à Ottignies[4].

Par ailleurs, les tensions entre les communautés linguistiques francophone et néerlandophone deviennent explosives à cause des revendications du mouvement flamand (né dès 1840) qui exige l'homogénéité culturelle de la Flandre[4]. Ces tensions atteignent leur paroxysme en 1967-1968 avec l'affaire de Louvain, crise politique connue sous les noms de « Walen Buiten » (« Les Wallons dehors ») et de « Leuven Vlaams » (« Louvain flamande ») durant laquelle les Flamands exigent le départ des étudiants francophones de Louvain au nom du droit du sol et de l'unilinguisme régional, ce qui amène l'Université à décider le transfert intégral de sa section francophone hors de Louvain et à faire sortir de terre une ville universitaire entièrement neuve à Ottignies à partir de 1970[4],[5].

La loi du 24 mai 1970 institue deux universités séparées, la première pierre de la ville nouvelle de Louvain-la-Neuve est posée le 2 février 1971 et la faculté des Sciences appliquées ainsi que les premiers habitants s'y installent dès 1972[5].

Construction de la place des SciencesModifier

La place des Sciences et l'ancienne bibliothèque des Sciences, qui en orne le côté oriental, ont été construites en 1969-1976 par l'architecte André Jacqmain[6],[7],[8] qui avait déjà eu l'expérience d'un chantier universitaire en 1968 avec l'édification du Restaurant universitaire du Campus du Sart Tilman pour l'Université de Liège[9],[10].

Selon Jean-Marie Lechat, « Jacqmain est alors considéré comme l'un des meilleurs, sinon le premier, architecte belge » et il « obtient carte blanche pour réaliser tout l'ensemble des immeubles entourant la place des Sciences »[11]. « Aucun architecte après lui, sauf Philippe Samyn bien plus tard, n'obtiendra un tel ensemble architectural et urbanistique à dominer » selon Jean-Marie Lechat[11].

Chacun des bâtiments de la place (sauf le café) porte une petite plaque qui indique l'année de la fin de sa construction :

  • 1972 : restaurants universitaires
  • 1973 : ancienne bibliothèque des Sciences, réaménagée pour y accueillir le "Musée L" (Musée universitaire)
  • 1973 : ancienne poste
  • 1975 : bâtiment Pythagore (ancien Centre de calcul, édifice non réalisé par André Jacqmain)
  • 1976 : auditoires des Sciences

Statut patrimonialModifier

L'ensemble des bâtiments de la place des Sciences fait l'objet d'une « inscription » comme « monuments » et figure à l'Inventaire du patrimoine culturel immobilier de la Région wallonne sous la référence 25121-INV-0089-01[3].

UrbanismeModifier

Les concepteurs de Louvain-la-Neuve ont veillé à la mixité entre les bâtiments académiques et ceux destinés à la vie urbaine[12]. Selon Jean Remy « pour préserver un bon équilibre, on proposa de distinguer des places à dominante urbaine par rapport à des places académiques situées à proximité »[12]. Cette dualité se retrouve ici, où la place des Sciences est proche de la place des Wallons, tout comme elle se retrouve dans l'actuel centre-ville où la Grand-Place est entourée de places académiques comme la place Montesquieu et la place du Cardinal Mercier[12].

StyleModifier

Les bâtiments qui entourent la place des Sciences sont très représentatifs de l'architecture brutaliste, caractérisée notamment par des façades de « béton brut » sans revêtement, dont les surfaces présentent souvent une texture héritée du bois de coffrage[13], le béton « brut de décoffrage »[14],[15],[16] gardant la marque des planches de bois qui ont servi au moulage[17], leurs veinures ainsi que leurs lignes de jointure[18].

Tandis que le centre de la ville est construit avec seulement un clin d'œil aux tendances brutalistes[19], le quartier est de la ville, qui constituait la première phase du développement de la ville[20],[21] et qui fut édifié dès le début des années 1970 pour regrouper les tours et bâtiments des facultés des sciences, des sciences appliquées et des sciences agronomiques, présente un caractère brutaliste marqué, qui caractérise le Cyclotron, la place des Sciences, l'ancienne bibliothèque des Sciences, la place Sainte-Barbe et la place Croix-du-Sud.

ArchitectureModifier

Place des SciencesModifier

Entouré de gradins en béton et en bois, le centre de la place est situé en contrebas par rapport aux bâtiments et est revêtu d'un plancher de 700 m2 en bois indigène, fait de chêne du Domaine royal de Ciergnon et de la région de Chimay[8].

Le côté ouest de la place est orné de hauts réverbères prenant l'aspect de colonnes en « béton brut » en forme d'équerre, un motif que Jacqmain utilise sur trois des quatre bâtiments dont il a ceint la place : l'ancienne bibliothèque des Sciences, la Poste et les restaurants universitaires, mais pas les auditoires.

On notera que le pavement de la place n'est pas constitué des pavés de béton blancs connus sous le nom de « Blanc de Bierges » que l'on retrouve dans toute la ville de Louvain-la-Neuve, et en particulier à la Place Sainte-Barbe et à la place Croix-du-Sud, mais de rectangles de carreaux rouges bordés de béton. On retrouve cependant ces pavés « Blanc de Bierges » sur le côté et à l'arrière de la bibliothèque des Sciences.

BâtimentsModifier

La place est bordée de quatre bâtiments réalisés par André Jacqmain, auxquels s'ajoutent dans les angles sud-est et sud-ouest deux bâtiments qui, tout en étant réalisés en « béton brut », sont d'un style différent.

Tous ces bâtiments (sauf le café) portent une petite plaque qui indiquent leur année de construction, et c'est dans cet ordre que nous les présentons ci-dessous.

Restaurants universitaires (1972)Modifier

Le côté ouest de la place est bordé par les restaurants universitaires[11],[22], orientés vers la place Galilée.

Les restaurants universitaires, dont les façades combinent briques et « béton brut » (avec une nette prédominance de ce dernier), sont recouverts de deux toitures en bâtière d'ardoises presque symétriques, dont les eaux s'écoulent dans de puissantes corniches en forte saillie portées par des colonnes en « béton brut » en forme d'équerre.

Le niveau inférieur, situé place Galilée, face à la rue des Wallons, abrite la médiathèque et la bibliothèque de Louvain-la-Neuve.

Le bâtiment fait l'objet d'une « inscription » comme monument et figure à l'Inventaire du patrimoine culturel immobilier de la Région wallonne sous la référence 25121-INV-0072-01[23].

Ancienne bibliothèque des Sciences (1973)Modifier

À l'est, l'ancienne bibliothèque des Sciences et Technologies, qui abrite depuis 2017 le Musée L, est considérée comme une œuvre magistrale et comme un des points d'orgue du patrimoine contemporain en Wallonie[6], ainsi que comme l'un des bâtiments les plus emblématiques de la ville universitaire[24].

Ancienne poste (1973)Modifier

 
Colonnes en équerre de la façade est.

Le côté sud de la place est fermé par un bâtiment qui abritait jadis le bureau de poste et une librairie[3],[22]. Ce bâtiment a abrité ensuite dans les années 2010 le décanat, l'administration et le secrétariat de la Faculté d'architecture, d'ingénierie architecturale et d'urbanisme qui a déménagé en 2018 vers le bâtiment Vinci de la place Sainte-Barbe. Il est actuellement en attente de réaffectation.

Ce bâtiment est celui qui ressemble le plus à la bibliothèque des Sciences : il combine plusieurs toitures en appentis d'orientations différentes, soutenues par des colonnes en « béton brut » en forme d'équerre.

La plupart des murs sont réalisés en « béton brut », comme à la bibliothèque des Sciences, mais quelques pans de murs sont édifiés en briques rouges.

Bâtiment Pythagore (ancien Centre de calcul - 1975)Modifier

Le bâtiment Pythagore (place des Sciences no 4) a été édifié en 1975 pour abriter le Centre de calcul de l'UCL, ainsi que des auditoires[25]. Il n'a pas été conçu par l'architecte André Jacqmain.

Il abrite actuellement le service de Logistique scientifique générale, ainsi que la salle polyvalente "la Salmigondis", gérée par l'AGL (Assemblée générale des étudiants)[26].

Auditoires des Sciences (1976)Modifier

 
Détail de la façade ouest.

Du côté nord de la place se dressent les auditoires des Sciences [22] : le terme « auditoire » désigne en Belgique un amphithéâtre, une grande salle de cours.

Avec ses 600 places, l'auditoire Sciences 10 ou A10 (qui porte maintenant le nom de Georges Lemaître) est le plus grand auditoire du haut de la ville (zone des Sciences et technologies), et le second de Louvain-la-Neuve derrière l'auditoire Socrate 10[27].

Couvert d'une bâtière de tuiles[3], ce bâtiment présente une façade avant percée en son centre des portes d'accès principales aux auditoires. La partie gauche de cette façade présente une galerie qui offre des jeux de volume qui ne le cèdent en rien à ceux des façades de la bibliothèque des Sciences. La partie droite, séparée de la partie gauche par une tour hémisphérique abrite le décanat et le secrétariat administratif de la faculté des Sciences.

La façade occidentale, tournée vers les restaurants universitaires, tout en douceur, est faite de courbes concaves et convexes, qui offre un contraste marqué avec la façade orientale, dont la rigueur rectiligne et polygonale n'est adoucie que par une colonne de cage d'escalier à l'angle arrondi.

Café dit Chez CheopsModifier

 
Les surfaces de « béton brut » à l'arrière du café.

Dans l'angle sud-ouest, un café surnommé Chez Chéops à cause de sa forme pyramidale[11] rompt avec le style des autres bâtiments.

Les maçonneries, trois fois moins hautes que l'énorme toiture pyramidale en ardoises brunes, sont clairement faites de surfaces de « béton brut », mais elles sont tellement petites qu'on les remarque à peine, du moins du côté de la place ; elles sont par contre nettement plus visibles à l'arrière.

Le bâtiment est surmonté d'une petite cheminée ronde en briques dont certaines en saillie.

Le mur aux victimes de l'intoléranceModifier

Un pan de béton incliné appelé « Mur aux victimes de l'intolérance » orne le côté sud de la place, devant l'ancien bureau de poste.

Il est orné d'une plaque de pierre bleue en forme de planisphère portant la mention :

« Les victimes de l'intolérance
Ne sont pas mortes tant que
Les vivants pensent à elles »

Une deuxième plaque précise :

« Réalisé à l'initiative de la Ville d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, l'UCL, la Fondation Woitrin, le Centre Placet, l'Association des Habitants, le CIEE, l'AGL, Amnesty International et le MRAX, ce mur est dédié aux victimes de l'intolérance sur les cinq continents de notre planète. Un registre reprenant les noms des victimes identifiées ayant séjourné dans cette ville peut être consulté aux Halles universitaires, salle des maquettes. »

Art publicModifier

Art public sur la place des SciencesModifier

La place des Sciences est ornée de plusieurs œuvres d'art public, représentant Largo Winch et l'abbé Georges Lemaître, fondateur de la théorie du Big Bang.

Largo WinchModifier

Dans l'angle sud-ouest, un pan de mur est orné d'une peinture murale réalisée par un kot-à-projet[8], représentant Largo Winch[28], héros de la bande dessinée du même nom de Philippe Francq et Jean Van Hamme. Largo Winch est peint à même le béton brut, assis contre un mur, comme beaucoup d'étudiants qui fréquentent cette place.

Cet instant unique qui n'avait pas d'hierModifier

Sous le préau qui précède les auditoires des Sciences se dresse un monument à la mémoire de Georges Lemaître, réalisé en 2016 par l'artiste ottintoise Gigi Warny et intitulé Cet instant unique qui n'avait pas d'hier.

La petite statue en bronze représente Georges Lemaître en train d’enseigner, un morceau de craie dans la main droite, devant un tableau sur lequel est dessiné un diagramme qui indique le point zéro – le Big Bang - le présent et '’évolution possible de l'univers en expansion[29].

L'ensemble s’élève sur un socle sur lequel est gravé un hommage à Georges Lemaître :

« Cet instant unique qui n'avait pas d'hier
Georges Lemaître (1894 - 1966)
Père de la théorie du Big Bang
Gigi Warny 2016 »

Art public aux abords de la place des SciencesModifier

Les environs de la place des Sciences sont également ornés de plusieurs œuvres d'art public.

Au centre de la place Galilée trône la Fontaine Galilée réalisée en 1978 par le sculpteur Jean Willame[30],[31]. Cette fontaine non figurative de douze tonnes en pierre bleue des carrières de Denée[30],[31] est surnommée affectueusement la « Crotte de mammouth » par les étudiants[30],[32],[8]. Elle n'est pas raccordée à l'eau pour des raisons techniques[32], « au plus grand regret de l'artiste »[30].

La fresque Tendre Violette a été réalisée en 2004 par le dessinateur Jean-Claude Servais avec des étudiants du « Kot BD » dans la ruelle Saint-Éloi[33],[34],[35]. La jolie blonde cueille avec insouciance des fleurs des champs[35] en chantant « Aux marches du palais ». En 2013, la fresque est endommagée car le mur s'écaille et, en accord avec l'artiste, le service UCL Culture décide de faire repeindre la fresque à l'identique par des membres de la maison des jeunes de Louvain-la-Neuve[35].

Dans la ruelle Dédale, la fresque Les Baleines publiques de la série Broussaille[28] du dessinateur Frank Pé dans la ruelle Dédale, est une bande dessinée réalisée en 1993 par le « Kot BD » avec le concours de l'Administration des domaines de l'UCL et du comité de gestion des « kots à projets ».

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. (en) Maurizio Vitta, Atelier d'architecture de Genval. Designing the City, l'Arca Edizioni, 2002, p. 41.
  2. Jean-Philippe De Vogelaere, « Une nouvelle page pour le Musée », Le Soir,
  3. a b c et d Bernadette Streel, « Bâtiment facultaire - bibliothèque - place - poste (Bibliothèque des Sciences exactes) », Inventaire du patrimoine culturel immobilier de la Région wallonne,
  4. a b c et d « Mémoires de Wallonie - Création de Louvain-la-Neuve », sur Fondation wallonne
  5. a et b Histoire de Louvain-la-Neuve
  6. a et b Catherine Dhem, Les Cahiers de l'Urbanisme - 73 - Septembre 2009, Service public de Wallonie - Éditions Mardaga, 2009, p. 4.
  7. Faculté d'architecture La Cambre Horta, Clara no 3/2015 : Penser les rencontres entre architecture et sciences humaines, Éditions Mardaga, 2015, p. 181.
  8. a b c et d Place des Sciences sur le site de l'office du tourisme d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
  9. Pierre Frankignoulle, « Ville et université : l’expérience liégeoise », Dérivations pour le débat urbain,
  10. Geert Bekaert, « Béton séduisant », Fédération de l'industrie cimentière belge (Febelcem),
  11. a b c et d Jean-Marie Lechat, Louvain-la-Neuve: Trente ans d'histoires, Academia-L'Harmattan, 2016, p. 38.
  12. a b et c Jean Remy, Louvain-la-Neuve, une manière de concevoir la ville: Genèse et évolution, Presses universitaires de Louvain, 2007, point 43.
  13. Homify : Exemples d'architecture brutaliste
  14. D.F., « L'harmonie du béton brut », L'Est Républicain,
  15. Maison d'architecte : architecture en Belgique
  16. Augustin Manaranche, « Brutalisme – Béton brut », Index Grafik,
  17. Sous l'influence du brutalisme
  18. Danièle Pauly, Le Corbusier: the Chapel at Ronchamp, Birkhäuser, 1997, p. 102.
  19. (en) 13 belgian brutalist gems
  20. Pierre Laconte, Les Cahiers de l'Urbanisme - 57 - Décembre 2005, Service public de Wallonie - Éditions Mardaga, 2005, p. 47.
  21. Pierre Laconte, Les Cahiers de l'Urbanisme - 73 - Septembre 2009, Service public de Wallonie - Éditions Mardaga, 2009, p. 57.
  22. a b et c Ghislain Geron, Catherine Dhem et Geneviève Ruelens, Patrimoine architectural et territoires de Wallonie - Court-Saint-Étienne, Mont-Saint-Guibert et Ottignies - Louvain-la-Neuve, Éditions Mardaga, 2010, p. 171.
  23. Bernadette Streel, « médiathèque - restaurant (Restaurant universitaire) », Inventaire du patrimoine culturel immobilier de la Région wallonne,
  24. « À la découverte du nouveau musée de l'UCL », Vivre Ici,
  25. Mémoires de Wallonie
  26. PSS-archi.eu : Université catholique de Louvain - Bâtiment Pythagore
  27. PSS-archi.eu : Université catholique de Louvain - Bâtiment Sciences
  28. a et b « Un musée à ciel ouvert », La Libre,
  29. « Lemaître, Georges - Monument à Louvain-la-Neuve », Bestor
  30. a b c et d Christophe Dosogne et Wivine de Traux, L'art dans la ville - Promenades à Ottignies-Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, 2009, p. 20
  31. a et b Ottignies-Louvain-la-Neuve - Art dans la ville - Fontaine Galilée
  32. a et b Promenade à Louvain-la-Neuve sur le site de l'office du tourisme d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
  33. L'art dans la ville - Promenades à Ottignies-Louvain-la-Neuve, op. cit., p. 19
  34. Ottignies-Louvain-la-Neuve - Art dans la ville - Tendre Violette
  35. a b et c Quentin Colette, « Tendre Violette a disparu de son mur à Louvain-la-Neuve », L'Avenir,