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Berrouaghia

commune d'Algérie

Berrouaghia

ⵔⴰⴱⵇⵡⴳ

Berrouaghia
Berrouaghia
Noms
Nom arabe البرواقية
Nom berbère ⵔⴰⴱⵇⵡⴳ, (eflediwine)
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Titteri
Wilaya Médéa
Daïra Berrouaghia
Président de l'APC Ali Bouziane[1]
2012-2017 (FLN)
Code postal 26200
Code ONS 2647
Démographie
Population 80 152 hab. (2008[2])
Densité 497 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 40′ nord, 2° 55′ est
Altitude Min. 1 132 m
Max. 1 235 m
Superficie 161,32 km2
Localisation
Localisation de Berrouaghia ⵔⴰⴱⵇⵡⴳ
Localisation de la commune dans la wilaya de Médéa.

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Berrouaghia ⵔⴰⴱⵇⵡⴳ

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Berrouaghia ⵔⴰⴱⵇⵡⴳ

Berrouaghia en tifinagh: ⴼⴻⵔⵡⵏ) , (virwen) est une commune de la wilaya de Médéa en Algérie. Située à 96 km au sud-ouest de la capitale Alger, elle est caractérisée par sa nature agricole.(surtout les Vigne , Cerise)

Sommaire

GéographieModifier

La commune est située dans la région du Tell au nord-ouest de la wilaya de Médéa, à environ 95 km au sud-ouest d'Alger, et à 18 km de Médéa

Berrouaghia, à 939 m d'altitude, est une ville de montagne de l'Atlas tellien, située dans une dépression entre le massif de Titteri au sud et l'Atlas blidéen au nord qui forme dans l'extreme sud-est de cette commune les monts de Bibans.

Distance entre Berrouaghia et...
Alger 94,54 km
Oran 366,39 km
Constantine 408,67 km
Médéa 18,98 km
Blida 47,61 km
Tipaza 81,15 km
Aïn Defla 84,65 km
Chlef 145,86 km
Tissemsilt 152,77 km
Boumerdès 110,37 km
Bouira 104,02 km
Tizi-Ouzou 154,47 km
Djelfa 198,96 km
M'sila 206,88 km

ToponymieModifier

Le nom amazigh «Avarwaq» qui a été arabisé en « Al Berrouagh » désigne l'Asphodèle. Il y aurait eu, au fond de la vallée de Berrouaghia, une fontaine entourée de champs d'asphodèles[3],[4].

HistoireModifier

période antiqueModifier

Aux Temps Romains , Berrouaghia était dénommé " TIRINADI " , supposée être construite en l'an 100 avant J.C., soit 65 ans avant la construction d'Auzia par l’empereur Auguste en l'an 33 avant J.C . Une garnison romaine est fondée à Tanaramusa castra -Tirinadi- par l’empereur Octave entre 27 et 25 av. J.-C.. La ville est citée lors de l'insurrection du chef berbère Firmus, en 375 ; le général romain Théodose a évacué Césarée (Cherchell) pour occuper Tirinadi[5].

Elle a été l'une des grandes cités de la province de Maurétanie Césarienne et siège d'un évêché. Au Ve siècle, avec le déferlement des Vandales, la ville romaine s'effaça avec la plupart de ses monuments antiques Un camp de punition y interne les réfugiés républicains espagnols à la fin de la guerre civile espagnole (voir Retirada), avec un régime spécial punitif. Environ 750 d’entre eux y sont morts en 1941 et 1942[6].

periode arabo-islamiqueModifier

La ville fait partie du territoire des Maghraouas[7]. En 1238, les Hafsides de Tunis soutiennent leurs alliés les Beni Tudjin en possession de la ville et en 1261, ils assiègent la cité. En 1268, le souverain Zianide Yaghmoracen Ibn Zyan tente d’occuper la région de Médéa, Miliana et Berrouaghia(virwen) dans cette époque . La ville ne sera occupée par les rois de Tlemcen qu'en 1308 ; les Abdelwadides imposant leur autorité sur Berrouaghia et sur presque toutes les villes du Maghreb central. Lors de la décadence du royaume Zianide, un prince de cette dynastie s'empare de Berrouaghia, Miliana, Médéa et Ténès en 1438, mais il est assassiné par son fils, El Mostancer qui devient roi de Ténès[8].

En 1517 Arudj Barberousse s'empare de la ville et de la vallée de Chelif et Médéa. Berrouaghia devient caïdat turc sous la region de Titteri Cependant la région connait de nombreux soulèvements contre l'autorité ottomane durant cette période, notamment la révolte de Bouterik, cheikh des tribus Soumata en 1544[9].

pendant la periode colonialeModifier

en 1830 elle était une ville de Beylik du Titteri. a la fin du 19 siècle elle a été mis sous le département de Miliana au 1940 elle a été remis à Médéa jusqu'à présent.

après l'indépendanceModifier

La prison de Berrouaghia a été souvent utilisée par le régime algérien pour incarcérer des opposants politiques souvent sans procès. en 1985 d’éminent figures politique algériens y seront détenus pour avoir entre autres créé la ligue algérienne des droits de l'homme parmi eux: Saïd Sadi, Ferhat Mehenni,Ali yahia abdennour.

« Berrouaghia : peu sont les Algériens à ne pas avoir entendu parler de cette prison, qui renfermait les combattants de l'ombre durant la guerre d'Algérie dans les années 1950, les militants des mouvements amazighs et des Droits de l'Homme dans les années 1980, et les leaders et militants islamistes dans les années 1990. Face à elle, il est impossible de ne pas ressentir un sentiment de peur. Une peur injustifiée, peut-être, mais Berrouaghia est un lieu de légendes, où des hommes ont vécu et sont morts, où des poèmes ont été écrits et des chansons composées.»[10]

Le 13 novembre 1994, a eu lieu le massacre de la prison de Berrouaghia où des dizaines de prisonniers sont morts après une tentative d’évasion.

CultureModifier

Berrouaghia dispose de plusieurs groupes musicaux spécialisés dans différents styles musicaux citadins algériens : musique andalouse, chaâbi et zorna[11]. Elle accueille une manifestation de la musique andalouse, ce festival réunit des musiciens issus des trois écoles algériennes de la musique andalouse, la çan'a d'Alger, le gharnati de Tlemcen et le malouf de Constantine[12]. Berrouaghia est célèbre aussi de ses gâteaux traditionnels(maqroot, tcharek msaker et oryen,baklawa,nakache,arayech,hniwnat,fanid ,maarek , msmen lâali w l jari ...ect) comme toutes les villes turcs Médéa, Cherchell et Miliana. et avec sa cuisine variée des délicieuses recettes traditionnelles (mtwem,couscous, rechta,dolma,bghrir,katâa w ermi,chorba mermez,chorba beyda...ect des recettes de cuisine de région de l'Algérois)

DémographieModifier

à l'époque avant 1980 Berrouaghia avait une population de différentes religions des Musulmans, des chrétiens, et des Juifs. des arabes, des turcs, des andalous et des kabyles.

Évolution démographique
1977 1987 1998 2009 2017
32 08648 01666 04378 68798 678

RéférencesModifier

  1. http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=30860
  2. « Wilaya de Médéa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  3. Hab le Hibou, Hadjoudja Benyoucef, « Berrouaghia, le village des Asphodèles » (consulté le 27 février 2011)
  4. Ali Boumahdi, Le Village des Asphodeles, Paris, Robert Laffont,
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées mil1
  6. Evelyn Mesquida, La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Paris, Le Cherche-Midi, 2011, collection « Documents ». (ISBN 978-2-7491-2046-1), p. 51
  7. Journal asiatique de la Société asiatique (Paris, France), Centre national de la recherche scientifique (France)
  8. Algérie, le passé revisité, p. 61, Chems Eddine Chitour, Casbah Éditions, 2004, (ISBN 9961-64-496-4)
  9. Notice historique de la ville de Miliana au musée municipal Émir Abdel Kader
  10. Smaïl MEDJEBER, La Grande Poubelle:Journal d’un ancien détenu politique en Algérie. (lire en ligne)
  11. Miliana. Associations culturelles localesSous l'impulsion de Cheikh Mohamed Landjerit, El Watan du
  12. Une manifestation qui manque de souffle: 3e édition de la musique andalouse de Miliana, le Midi libre du

Liens externesModifier