Bernard Pierre Magnan

général français

Bernard Pierre Magnan
Bernard Pierre Magnan
Le maréchal Magnan.
Photographie de l'atelier Nadar, années 1860.

Naissance
Paris
Décès (à 73 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service 1809
Commandement 49e Régiment d'Infanterie
armée de Paris
Distinctions Grand Croix de la Légion d'honneur
Médaille militaire
Médaille de Sainte-Hélène
Grand Croix de l'Ordre du Lion de Zaeringen
Commandeur de l'Ordre impérial de Léopold
Grand Croix de l'Ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne
Commandeur de l'Ordre du Christ
Grand Cordon de l'Ordre de Léopold
Grand Croix de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
Grand Croix du Nicham Iftikhar
Autres fonctions Grand maître du Grand Orient de France de 1862 à 1865

Bernard Pierre Magnan, né le à Paris et décédé le dans la capitale française, est un maréchal de France.

BiographieModifier

Guerres d’EmpireModifier

Fils du valet de pied de la princesse de Lamballe et gendre du général François Xavier Roussel, sa carrière militaire commence comme simple soldat au 66e régiment d’infanterie le . Il devient rapidement caporal, et il obtient ses premiers grades dans le même régiment, successivement sergent le , sergent-major le 7 octobre, sous-lieutenant le , lieutenant le , et capitaine le 6 septembre de la même année.

Il a fait avec distinction les campagnes de 1810, 1811, 1812 et 1813 en Espagne, au Portugal, celles de 1814 et 1815 en France et en Belgique. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1813. Passé dans les tirailleurs de la garde impériale (1er régiment), le , il est nommé capitaine adjudant-major lors de la campagne de France et est blessé d'un coup de biscaïen au bas ventre à Craonne, le .

En non activité au retour de Louis XVIII, il revient au 4e régiment des tirailleurs de la Garde pour la campagne de Waterloo.

RestaurationModifier

Après les Cent-Jours, il passe au 6e régiment d'infanterie de la garde royale.

Il est nommé capitaine adjudant-major au 6e régiment d’infanterie de la garde royale le , et breveté chef de bataillon de la ligne le . Le il passe comme chef de bataillon au 34e de ligne, lieutenant-colonel au 60e de ligne le , colonel du 49e le , et maréchal de camp le .

Il fait la campagne de Catalogne en 1823, et est mis à l'ordre du jour de l'armée pour sa conduite au combat d'Espuglas () et est décoré chevalier de Saint-Louis.

Monarchie de Juillet et service en BelgiqueModifier

Il participe à la conquête de l'Algérie, il est cité lors de la bataille de Staoueli ().

Il est promu au grade de général de division le .

En 1830, il réprime la première insurrection de Lyon, mais est temporairement mis en disponibilité pour avoir parlementé avec les insurgés. Mis à la disposition des Belges en tant que général de brigade, il sert du au pour ce pays.

Il est décoré Commandeur de la Légion d'honneur en 1833 et exerce la fonction de commandant militaire du département du Nord de 1839 à 1845.

Révolution de 1848 et Deuxième RépubliqueModifier

Il participe aux événements de 1848 à Lyon où il est blessé dans les opérations [pas clair]. En 1849, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.

Il commande à partir du , la 4e division militaire (Strasbourg), et réunit à ce commandement celui des troupes stationnées dans la première subdivision (Bas-Rhin).

Il est député de la Seine en 1849.

Coup d’État du 2 décembre et Second EmpireModifier

 
Le maréchal Magnan, détail de la toile peinte par Jean-Léon Gérôme, Réception des ambassadeurs siamois par Napoléon III et l'Impératrice Eugénie dans la grande salle de bal Henri II du château de Fontainebleau, le 27 juin 1861 (musée national du Château de Versailles, 1864).

Il est nommé commandant en chef de l'armée de Paris en juin 1851. Il est un des principaux organisateurs du coup d'État du 2 décembre 1851, jour anniversaire d'Austerlitz. Il est nommé par Napoléon III sénateur du Second Empire puis Maréchal de France en 1852. L'Empereur en fait son Grand veneur (1852-1865). De 1855 à 1865, il est conseiller général du canton de Sélestat (Bas-Rhin).

Franc-maçonnerieModifier

En 1862, alors qu'il n'est pas franc-maçon, Napoléon III le nomme grand maître du Grand Orient de France pour écarter le Prince Lucien Murat. Il est initié le 8 février 1862 et reçoit les 33 degrés du Rite écossais ancien et accepté dans la même journée. Il intègre la loge « Les vrais amis inséparables ». Il devient malgré tout un grand maître efficace et protège l'ordre des atteintes administratives ou policières. Il tente d'unir la maçonnerie française, mais échoue face à la résistance notamment du grand-commandeur du Suprême Conseil de France, Jean Pons Guillaume Viennet. Réélu à la quasi unanimité en 1864, l'ordre ayant retrouvé le droit d'élire ses dirigeants, il meurt l'année suivante[1].

DistinctionsModifier

Charles X l'avait créé chevalier de Saint-Louis le .

Il avait également reçu les :

Ainsi que :

  Grand-duché de Bade
  Empire d'Autriche
  Royaume d'Espagne
  Royaume de Portugal
  Royaume de Belgique
  Royaume d'Italie
  Tunisie

Notes et référencesModifier

  1. Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, PUF, (réimpr. 1998), 1359 p. (ISBN 2-13-048639-8), p. 756.
  2. « Cote LH/1685/37 », base Léonore, ministère français de la Culture

AnnexesModifier

Sources partiellesModifier

Liens externesModifier