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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lahire.

Bernard Lahire, né le 9 novembre 1963, est un sociologue français, professeur de sociologie à l'École normale supérieure de Lyon et directeur de l'équipe Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations du Centre Max-Weber (CNRS).

Ses travaux ont porté successivement sur la production de l'échec scolaire à l'école primaire, les modes populaires d'appropriation de l'écrit, les réussites scolaires en milieux populaires, les différentes manières d'étudier dans l'espace de l'enseignement supérieur, l'histoire du problème social appelé « illettrisme », les pratiques culturelles des Français, les conditions de vie et de création des écrivains, l'œuvre de Franz Kafka, l'histoire des rapports entre art et domination en Occident ou encore sur les rêves.

Son travail aboutit à une théorie de l'action à la fois dispositionnaliste et contextualiste[Quoi ?], une réflexion contribuant à spécifier et à nuancer la théorie des champs et la théorie de l'habitus développée par Pierre Bourdieu à partir du concept de « jeu social » et une réflexion épistémologique sur les sciences sociales et leurs fonctions sociales[1]. Il a aussi formulé des propositions d'enseignement des sciences du monde social dès l'école primaire (L'esprit sociologique, 2005).

Sommaire

Parcours universitaireModifier

En 1990, il soutient sa thèse en sociologie sur l'échec scolaire à l'école primaire[2]. Sa thèse intitulée Formes sociales scripturales et formes sociales orales : une analyse sociologique de l'échec scolaire a été rédigée sous la direction de Guy Vincent[3].

De 1992 à 1994, il est maître de conférences en sociologie.

De 1994 à 2000, il est professeur de sociologie à l'université Lumière Lyon 2 et de 1995 à 2000, il est membre de l'Institut universitaire de France.

Il est professeur de sociologie à l'École normale supérieure de Lyon depuis 2000, a été le directeur du Groupe de recherche sur la socialisation (UMR 5040 CNRS) de 2003 à 2010, avant de devenir directeur-adjoint du Centre Max-Weber[4], de 2011 à 2018.

Il dirige la collection « Laboratoire des sciences sociales » aux Éditions La Découverte depuis 2002.

Il a été visiting scholar (Research Associate) à l'université de Californie à Berkeley (Institute for the Study of Social Change), en février-mars 1997, professeur invité à l'université de Lausanne (Suisse), en 1997-1998, professeur invité sur la « Chaire Jacques-Leclercq » à l'université catholique de Louvain (Belgique) en mars 2000, professeur à l'université de Genève (Suisse) en 2002-2003, professeur invité à l’université nationale de La Plata en juin 2008 (Argentine), professeur invité par l'Instituto Universitário de Pesquisas do Rio de Janeiro (IUPERJ)[Quoi ?] et l'université Juiz de Fora (Brésil) en août-septembre 2008 et professeur invité par l'université de Recife (Brésil) en novembre 2009.

Il est lauréat de la chaire Claude-Lévi-Strauss de l’État de São Paulo, à l'université de São Paulo (USP), en novembre-décembre 2011 et en septembre-novembre 2012.

DistinctionsModifier

PublicationsModifier

  • L'« illettrisme » en questions (sous la direction de, avec « Introduction » et « Conclusion » de J. M. Besse, M.-M. de Gaulmyn, D. Ginet et B. Lahire), Lyon, PUL, 1992 (2e impression en 1994).
  • Culture écrite et inégalités scolaires : sociologie de l'« échec scolaire » à l'école primaire, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1993
  • La raison des plus faibles : rapport au travail, écritures domestiques et lectures en milieux populaires, Lille, PUL, 1993
  • Tableaux de familles : heurs et malheurs scolaires en milieux populaires, Paris, Gallimard/Seuil, 1995 (traduit au Brésil)
  • Les manières d'étudier, Paris, La Documentation française, 1997
  • L'Homme pluriel. Les ressorts de l'action, Paris, Nathan, 1998 (traduit en Espagne, au Brésil, au Portugal, en Roumanie, au Royaume-Uni et au Japon)
  • L'invention de l'illettrisme : rhétorique publique, éthique et stigmates, Paris, La Découverte, 1999
  • Le travail sociologique de Pierre Bourdieu : dettes et critiques, Paris, La Découverte, 1999 (traduit en Argentine)
  • Portraits sociologiques ; dispositions et variations individuelles, Paris, Nathan, 2002 (traduit au Brésil)
  • À quoi sert la sociologie ?, Paris, La Découverte, 2002 (traduit en Argentine)
  • Sociologia de la lectura, Barcelona, Gedisa, 2004
  • (2004) La culture des individus : dissonances culturelles et distinction de soi, Paris, La Découverte, 2004 (traduit au Brésil)
  • L'esprit sociologique, Paris, La Découverte, 2005 (traduit en Argentine)
  • La Condition littéraire. La double vie des écrivains, Paris, La Découverte, 2006 (traduit en Allemagne)
  • La raison scolaire : école et pratiques d'écriture, entre savoir et pouvoir, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Paideia », 2008
  • (avec C. Rosental) La cognition au prisme des Sciences sociales, Paris, Éditions des archives contemporaines, 2008
  • Franz Kafka : éléments pour une théorie de la création littéraire, Paris, La Découverte, 2010
  • Ce qu'ils vivent, ce qu'ils écrivent : mises en scène littéraires du social et expériences socialisatrices des écrivains, Paris, Éditions des archives contemporaines, 2011
  • Monde pluriel : penser l'unité des sciences sociales, Paris, Seuil, coll. « Couleur des idées », 2012 (traduit en japonais et en langue arabe)
  • Dans les plis singuliers du social : individus, institutions, socialisations, Paris, La Découverte, 2013
  • Ceci n'est pas qu'un tableau : essai sur l'art, la domination, la magie et le sacré, Paris, La Découverte, 2015
  • Pour la sociologie : et pour en finir avec une prétendue « culture de l'excuse », Paris, La Découverte, 2016
  • L'interprétation sociologique des rêves, Paris, La Découverte, 2018

FilmographieModifier

  • 2012 : Penser Critique, kit de survie éthique et politique pour situations de crise(s) de Thomas Lacoste

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier