Ouvrir le menu principal

Bernard Dufour

peintre français
Ne pas confondre avec un autre Bernard Dufour, né au XXe siècle et mort au XXIe siècle.
Bernard Dufour
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
FoissacVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Bernard I DufourVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Distinction

Bernard Dufour, né le 21 november 1922 à Paris et mort le 21 juilliet 2016 à Foissac, est un peintre, écrivain et photographe français.

BiographieModifier

Bernard Dufour naît le à Paris[1],[2].

Il abandonne rapidement son métier d'ingénieur pour devenir artiste à plein-temps dans les années 1950 après avoir été remarqué et engagé par le galeriste Pierre Loeb[3].

Ses premières toiles sont abstraites puis il s'oriente rapidement vers la figuration[3].

Christer Strömholm et Rogi André sont ses amis[4].

  • 1952, il fait partie des membres fondateurs du Salon d'Octobre, avec Degottex et Alechinsky,
  • 1953 Rencontre avec René de Solier, un historien français, qui écrira sur Dufour, Germaine Richier, André Pierre de Mandyargues avec qui ils feront le livre "La nuit L'amour", Francis Ponge, Georges Lambrichs, Robert Muller.
  • 1955 Rencontre avec Alain Jouffroy à la Galerie Pierre, Pierre Loeb qui le prend sous contrat.
  • 1957 Rencontre avec Marcel Duchamp à New York qui lui montre les valises et les Rotoreliefs.
  • 1959 il commence à s'éloigner de l'abstraction et fait poser des modèles à l'atelier qu'il partage parfois avec Yves Klein et Paolo Vallorz. Expose à New-York chez Albert Loeb. Il participe à la Dokumenta III de Kassel, fréquente le domaine musical de Boulez
  • 1962 Il achète et s'installe au Pradié dans l'Aveyron, d'abord la moitié du temps puis à partir de 1975 complètement.
  • 1963-64 Pierre Loeb expose Fenêtres et Miroirs, A l'automne Pierre Loeb ferme la Galerie gravement malade, "leur amitié tendre et passionnée, leur correspondance, leur voyages tout cela va cesser..tout d'un coup.."
  • Il entre à la Galerie L'oeil, dirigée par Georges Bernier, en avril il expose les femmes routes.
  • 1964 Film sur Dufour pour l'ORTF avec Jean Paulhan, Michel Butor, André Pierre de Mandiargues et Alain Jouffroy.
  • 1966-67 La Galerie L'oeil ferme, jusqu'en 1978, période difficile ou quelques collectionneurs lui restent fidèles, Jean-Claude Weill, Marin Karmitz, Henri Solentes et Emile Papiernik, visite d'André Breton avec Alain Jouffroy au Pradié.
  • 1968 Il découvre la sérigraphie et fait des livres avec Denis Roche en mélangeant, dessin, peinture et écriture. Livre avec Claude Ollier, affiche Ozalid "Aurore" avec Butor, revue Insolations édité par Fata Morgana ou Alechinsky, Herold, Maurice Roche, Jean Pierre Faye et Matta travaillent avec lui.. le numéro 3 porte le titre: " Le seul mot de Liberté est tout ce qui m'exalte encore" citation de Breton, Rencontre avec Pierre Guyotat à qui il propose de participer au n°3 d'insolations, Guyotat lui fait rencontrer Jacques Henric..
  • 1972 En couverture des lettres françaises, de février est reproduit le livre Eloge de la Véhémence, qu'il a fait avec Denis Roche. "Dufour au fur et à mesure", Atelier de création radiophonique de France Culture avec Farabet, Ollier, Guyotat, Denis Roche, Sollers et Teyssédre.. Il travaille dès lors et pendant 10 ans sur toile écrue avec un fusain et de l'acrylique.
  • 1974-75 Alain Jouffroy invite à réfléchir sur ce que pourrait être une nouvelle peinture d'histoire Dufour, Erro, Fromanger, Recalcalti, Velickovic ..Préparationde l'exposition: Topino-Lebrun, au Centre Georges Pompidou
  • 1977 Rencontre Catherine Millet que lui présente Jacques Henric, Exposition Topino Lebrun à Beaubourg, Pierre Nahon et Patrice Trigano, l'expose parallélement à la galerie Beaubourg..
  • 1978 Catherine Millet lui demande des textes sur la peinture pour Art Press, le premier un tombeau de Rubens est publié en janvier.
  • Publication du journal, le Narraté Libérateur, édité par Christian Bourgois reprenant des textes Dufour et ses amis écrivains.
  • Pierre et Marianne Nahon représente Dufour, à la Galerie Beaubourg, qui rachète à la Galerie L'oeil, le fonds Dufour et les tableaux Fenêtres et Miroirs à Albert Loeb qui refuse néanmoins de leur vendre Peintures et dessins vénitiens de 1959.
  • 1981 Blaise Gauthier, au Centre Georges-Pompidou invite Dufour à la Revue Parlée, montage audiovisuel : mon travail de 1960 à 81. A cette occasion , exposition de Fenêtres et Miroirs de 62 à la Galerie Beaubourg.
  • 1983-84 Grand tableau à la peinture exposé à la Galerie Beaubourg en 1984, et acquis en mai 2019 par le Musée d'art Moderne de la Ville de Paris lors d'une vente de Pierre Nahon chez Sotheby..
  • La même année, grand tableau le "Pradié".
  • 1986 Publication d'"En plein dans tout" , monographie de Jacques Henric et exposition au Château de Jau, chez Sabine et Bernard Dauré..
  • 1990 La Belle Noiseuse de Jacques Rivette, d'après Le Chef-d'œuvre inconnu de Balzac, les tableaux du film sont fait par Dufour, et sa main sera celle de Frenhofer Piccoli.

En 1995 sa femme Martine meurt.

  • 1996-97 A la fin du règne de Martine, il s’entoure à nouveau de modèles, rencontre avec Lore, une étudiante en arts plastiques, “très longues et dures séances” , à leur rupture, elle accepte que ses photos soient publiées à condition qu’on ne la reconnaisse pas. Il invente les “photos noires”.. Rencontre avec un jeune couple: Tableau des jeunes amants.
  • 1998 Publication de “Alban Berg: Wozzeck, Lulu et Marion” aux Editions Dumerchez, illustrées de photogravures de Lore. Texte repris et modifié sous le titre “De l’amour, de l’assassinat et de la lune pour la représentation de Wozzeck à l’Opéra Bastille. Exposition “La vie est belle” Galerie Rachlin Lemarié. Il rencontre Laure Sérullaz, elle rédige son mémoire sur Friedrich Nietzsche. Baùbo, la Baùbo nietzschéenne deviendra pour eux deux leur figure mythique. Il donnera ce nom à un recueil de clichés-verre et à un texte de Jacques Henric publié en 2007 par le Centre national des arts plastiques.

Bernard Dufour meurt dans la nuit du 21 au dans sa maison du Pradié, près de Foissac[1].

ExpositionsModifier

  • Il participe au Salon de mai en 1946.
  • 1948 : Galerie Maeght[5]
  • 1949 et 1950, il est invité aux mains éblouies à la Galerie Maeght avec Lanzman, Dimitrienko..
  • 1951, 1952 et 1953[réf. souhaitée] : Galerie Jeanne Bucher[6].
  • 1959 : Albert Loeb, New York[6]
  • 61 exposition" Peintures et dessins vénitiens" chez Pierre Loeb, qui marque le début de la figuration dans sa peinture; Rencontre de Lambrichs, Klossowski avec qui il fera des portraits croisés, Michel Butor, Charles Lapicque et Robert Lebel qui participent tous à la revue Figures dont Dufour a eu l'idée, revue ouvertes aux écrivains et non aux critiques d'art.
  • 64 Représente la France à la Biennale de Venise, avec Bissière, Ypoustéguy et Bro.
  • 70 71 Exposition à Saint Etienne Denis Roche publie à l'occasion, le Territoire des figures.
  • 76 Exposition Galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles.
  • 1978 Exposition Homme et Femme à la Galerie Beaubourg..
  • Exposition de dessins à la Galerie Claire Burrus.
  • 82 Exposition Galerie Beaubourg Autoportraits depuis 1962, réédition de " ma Botanique"
  • 91 Exposition des portraits glacés à La Galerie de France
  • 94 Exposition Dufour avec Dado au Musée Denys Puech à Rodez.Textes du catalogue signés Jacques Henric et Catherine Millet: " Bernard Dufour, postures et étreintes..
  • 1995 : galerie Beaubourg, Vence[6]
  • 1995 : Maison Pompidou, Cajarc[6]
  • 2000 Exposition “le corps dans tous ses états”, organisé par André Gelis à l’Espace Gustave Fayet à Sérignan, il y rencontre Marc Desgranchamps qui lui dit avoir été impressionné par son tableau Holger Meins 75.
  • 2001 Exposition des clichés verre à la maison européenne de la Photo, préfacé par Jean Luc Monterosso, édité par Léo Scheer
  • 2006 : Rétrospective en 40 tableaux au Musée d’art Moderne de Strasbourg[6], organisée par Fabrice Hergott. Invité par Richard Leydier, commissaire à l’exposition, la Force de l’art au Grand Palais[réf. souhaitée].
  • 2008-2010 Une salle lui est dédiée au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Il fait don au Musée du polyptyque Holger Meins 75. Sont également exposés Figures du temps de l’agonie de Martine Dufour, le tableau Autoportrait nu don de Pierre et Marianne Nahon et la série Figures de jeunes femmes, dites Tableaux blancs. Le livre” L’autre jour” une préface “Le talisman” par Fabrice Hergott, directeur du musée, est éditée chez Fata Morgana.
  • 2012 : Manipulations[4]
  • 2015 Exposition à la Galerie Trigano, Paris. Exposition à la Galerie Azzedine Alaia, d’un portrait de Pierre Guyotat nu, dans une exposition consacrée à l’écrivain et ses amis artistes.
  • 2017 Exposition à la Galerie Zürcher, Paris.
  • 2019 Exposition au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Conférence aux Beaux-Arts de Paris sur Bernard Dufour par Marc Desgranchamps.

PublicationsModifier

  • L'Oranger des Osages, Plon, [3]
  • Des Collectionneurs, tel André Breton, Fata Morgana, (présentation en ligne)
  • Au Fur, Christian Bourgois,
  • Exposition La vie est belle, Chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue, 1996
  • Le temps passe quand même, Christian Bourgois,
  • Mes modèles, femmes nues à l'atelier, La Musardine, [3]
  • Les Clichés-verre, Léo Scheer,
  • Mes laissées, Éditions Jannink,
  • La Figure du sexe. De Cro-Magnon à moi, Fata Morgana, , 56 p. (ISBN 9782851946546, présentation en ligne) après un colloque aux Eyzies-de-Tayac invité par Philippe Dagen et Marc Desgranchamps.
  • L'Autre Jour, Fata Morgana, (présentation en ligne)
  • Actualités de la peinture. Articles de presse, Éditions de La Différence,
  • Manipulations, Éditions de Juillet,
  • Bernard Dufour : entretien avec Catherine Millet et Jacques Henric, Imec/Artpress, coll. « Les Grands Entretiens d'Artpress », (ISBN 9782359430110)

Notes et référencesModifier

  1. a et b Philippe Dagen, « La mort de Bernard Dufour, explorateur du sexe et du moi », sur lemonde.fr, 23 juillet 2016, mis à jour le 3 octobre 2016 (consulté le 11 août 2019).
  2. (en) « Bernard Dufour », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)
  3. a b c et d « Bernard Dufour, peintre de la femme, est mort », sur francetvinfo.fr, 23 juillet 2016, mis à jour le 6 décembre 2016 (consulté le 11 août).
  4. a et b « Bernard Dufour, Manipulations », sur culture.gouv.fr, (consulté le 11 août 2019).
  5. « Dufour Bernard », sur universalis.fr (consulté le 11 août 2019).
  6. a b c d et e « Dufour, Bernard », sur ledelarge.fr (consulté le 11 août 2019).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

DocumentaireModifier

  • Mise à nu, de Corinne Espagno, distribué par Zaradoc (Yves Billon).

Liens externesModifier