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Benoît Paire

joueur de tennis français

Benoît Paire
Image illustrative de l’article Benoît Paire
Benoît Paire à Wimbledon en 2017
Carrière professionnelle
2007
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance (30 ans)
Avignon (Vaucluse)
Taille 1,96 m (6 5)
Prise de raquette Droitier, revers à deux mains
Entraîneur Morgan Bourbon
Gains en tournois 7 774 890 $
Palmarès
En simple
Titres 3
Finales perdues 5
Meilleur classement 18e (11/01/2016)
En double
Titres 1
Finales perdues 2
Meilleur classement 84e (05/08/2013)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple 1/16 1/8 1/8 1/8
Double 1/4 1/16 - 1/16
Mixte - 1/8 1/32 -
Titres par équipe nationale
Coupe Davis Finaliste (2018)

Benoît Paire, né le à Avignon (Vaucluse), est un joueur de tennis français, professionnel depuis 2007.

Benoît Paire a gagné trois tournois sur le circuit principal en simple à Bastad en 2015, à Marrakech et à Lyon en 2019. Il a atteint quatre autres finales, à Belgrade en 2012, à Montpellier en 2013, à Tokyo en 2015 et à Metz en 2017. Il a remporté le tournoi de Chennai en double avec son ami Stanislas Wawrinka en 2013. Son meilleur résultat en Grand Chelem est un huitième de finale à l'US open en 2015 et à Wimbledon en 2017 ainsi qu'à Roland Garros en 2019. Il a atteint son meilleur classement en simple le 11 janvier 2016 avec la 18e place mondiale. À l'instar de Nick Kyrgios ou Fabio Fognini, il est l'un des joueurs les plus atypiques du circuit ATP par ses dérapages sur et en dehors des courts. Il fut notamment exclu de l'ėquipe de France lors des jeux olympiques de Rio en 2016 en raison de nombreux manquements.

BiographieModifier

Benoît Paire naît le à Avignon[1], de Philippe et Éliane Paire. Il commence le tennis à l'âge de 5 ans. Le tennis est une histoire de famille car son frère Thomas, de quatre ans son aîné, avec qui il joue parfois en double, a été finaliste des Championnats de France en 2003.

Un joueur atypiqueModifier

Benoît est droitier avec un revers à deux mains. Le revers est son point fort, ainsi que ses services et son toucher de balle de bonne qualité lui permettant d'effectuer de belles amorties. Son coup droit, son point faible, est souvent flottant et ne lui permet pas de faire des points gagnants. Cependant, il a progressé sur ce côté-là ; il le frappe plus souvent à plat, et se révèle plus efficace en général, même si lors de points importants c'est le coup qui le trahit. Chose rare dans le circuit, il fait des décalages revers.

Ce joueur de 1,96 m a un côté atypique, car ce fan de Marat Safin[2] a du caractère, et il reconnaît lui-même ses « pétages de plombs »[2]. Patrice Dominguez voyait en lui « un diamant à l'état brut »[3], « un étalon mal dressé »[2] ou encore « Dr Jekyll et Mister Hyde »[2]. Il est décrit comme un joueur émotif qui manque de confiance en lui : en février 2013, un journaliste note que Benoît Paire est capable d'envisager de ne plus gagner un seul match de l'année alors qu'il vient d'atteindre la deuxième finale ATP de sa carrière[4]. Son alimentation est également inhabituelle par rapport aux autres joueurs professionnels : il reconnaît volontiers qu'il mange régulièrement dans des fast-foods et qu'il boit des sodas durant ses matchs[2].

Un parcours atypiqueModifier

Cet étudiant dans un lycée agricole faisait partie des meilleurs français étant jeune, puis à 15/16 ans il n'eut plus envie d'aller à l'entraînement car il dut choisir entre ses deux passions le tennis et le football qu'il a pratiqué pendant plusieurs années dans le club du Pontet, situé à côté d'Avignon. Pratiqué à la base pour se « détendre », il finira par trancher pour le tennis. Puis un ami de son père lui a payé une année complète d'entraînement à l'ISP Académie de Sophia Antipolis de Nice avec Charles Auffray[5]. Il s'entraîne donc pour la 1re fois quotidiennement et est repéré par la fédération. Il rentre au CNE (centre national d'entraînement) en novembre 2007 avec Jérôme Potier et Jérôme Prigent comme entraîneurs successifs. Mais en octobre 2009 à cause de son fort caractère, Patrice Hagelauer, fraîchement DTN (directeur technique national) releva des soucis de comportement en raison desquels il fit le choix, en 2008, de le renvoyer tout simplement de la structure d'entraînement fédérale et donc de mettre fin à toutes les aides qui vont avec (invitations…).

Cela fut suivi par deux mois de doutes durant lesquels il n'avait plus vraiment envie de jouer, jusqu'au jour où il rencontra Lionel Zimbler, ancien entraîneur de Fabrice Santoro, et qui décida de le prendre en main[6].

Carrière sportiveModifier

2007/2008. Des juniors aux seniorsModifier

 
Benoît Paire aux qualifications de Roland-Garros 2009.
  • 2/6 à seulement 18 ans, il a été finaliste, comme son frère en 2003, des Championnats de France des 17-18 ans en 2007 contre Guillaume Rufin mais ses jets de raquette lui ont coûté de nombreux points de pénalité durant le match[7]. Son parcours sur le circuit junior en 2007 est notamment marqué par deux titres en avril au Cap d'Ail et à Istres, qui lui ont permis d'obtenir son meilleur classement chez les juniors en juin 2007 : 91e mondial.

Arrivé sur le circuit professionnel senior en juin 2007, il remporte son premier tournoi Future dans la foulée en juillet 2007 à Bourg-en-Bresse. En 2008, il participe à son premier tournoi Challenger après s'être extirpé des qualifications à Saint-Brieuc en mars, peu de temps après avoir disputé les qualifications du tournoi ATP de Marseille.

2009. Année de la révélationModifier

En 2009, il remporte le tournoi Future de Koper en Slovénie en juin, et fait quatre autres finales à Felixstowe en Grande-Bretagne en juillet, à Saint-Polten en Autriche en août, à Porto au Portugal et à Hambach en Allemagne en septembre.

Il commence à se faire connaitre à Roland-Garros 2009 en atteignant le dernier tour des qualifications. Revenant de blessure à 20 ans, - 30e au niveau national, 606e mondial, et détenteur d'une invitation, il bat le Russe Mikhail Elgin 133e mondial avant de perdre au 3e et dernier tour contre l'Italien Fabio Fognini, tête de série no 1 des qualifications et 62e mondial[8].

2010. Année de la progressionModifier

 
Benoît Paire aux qualifications de Roland-Garros 2010.

Benoît Paire commence l'année 2010 par un titre dans le future américain de Plantation, puis enchaîne avec un autre à Faro et à Albufeira au Portugal en mars. Il participe également au tournoi de Saint-Brieuc où il battra Marcel Granollers qui est à ce moment-là un top100, il sera en 2012 dans le top20. Tous ces bons résultats se traduisent dans son classement, avec une 216e place à l'aube de Roland-Garros. Il a donc pratiquement gagné 400 places en un an.

Pour son 2e Roland-Garros, il fait mieux que l'année précédente en réussissant à se qualifier. Il bat au 1er tour l'Autrichien Stefan Koubek, tête de série numéro 11 des qualifications, 117e mondial et ancien 20e mondial, en 3 sets. Au second tour, il élimine le Mexicain González en trois sets avant de battre l'Allemand Kindlmann au dernier tour.

Pour son 1er tour dans un tableau principal du Grand chelem, il est opposé au Belge Olivier Rochus, 62e mondial et s'incline en 4 sets 3-6, 7-64, 6-4, 7-5 après avoir conquis le public avec ses amorties, ses revers et sa combativité, un brin de folie[9].

Il enchaîne avec une défaite au 1er tour des qualifications de Wimbledon à Londres contre l'Américain Brendan Evans (6-4, 6-72, 6-3). Il atteint par la suite deux finales en challenger sur terre battue : une à Arad en Roumanie en juillet durant laquelle il s'incline contre son compatriote David Guez, tête de série numéro 1 du tournoi 6-3, 1-6, 6-3, et une autre en août à Saint-Sébastien en Espagne où il perd contre l'Espagnol Albert Ramos sur le score de 6-4, 6-2.

 
Benoît Paire aux qualifications de l'US Open 2010.

Il prend le risque de jouer ce tournoi juste avant de devoir disputer les qualifications de l'US Open pour des raisons financières, car il ne peut pas prendre le risque d'aller à New York et de repartir sans rien, s'il perd d'entrée. Il hésite un temps à aller à l'US Open. Son entraîneur ne veut pas qu'il y aille, mais Benoît est convaincu de pouvoir s'adapter.

Par chance, la pluie lui permet de souffler et décale son premier tour de qualification au jeudi. Grâce à sa finale à San Sebastian (Saint-Sébastien) , il monte au classement ATP à la 163e place mondiale, ce qui lui permet de commencer les qualifications de l'US Open en tant que tête de série numéro 32. Il domine Stadler, Krajinovic et Igor Sijsling pour se hisser dans le grand tableau. Pour ses deux derniers matchs, le Français, énervé après un arbitrage laissant parfois à désirer, laisse filer les premiers sets dans chaque match avant de se reprendre dans les 2e et 3e. Après s'être qualifié pour son 1er Roland-Garros, il se qualifie la même année pour son 1er US Open.

Au 1er tour, il gagne 6-3, 6-3, 4-6, 3-6, 7-62 : après avoir mené deux sets à zéro contre l'Allemand Rainer Schüttler, 91e et ancien 5e mondial, l'Allemand revient à deux sets partout. Moins en jambes et semblant être étouffé par la chaleur, le Français est mené 5-2 dans le 5e set, avant de se réveiller, et d'enchaîner quatre jeux consécutifs pour décrocher un tie-break dans lequel il s'impose 7-2. Pour son 2e tour, l'Avignonnais est opposé à l'Espagnol Feliciano López, 25e mondial et tête de série numéro 23. Après être passé à quelques points de la victoire (il menait 5-4, service à suivre dans le 4e set), Benoît Paire est battu 6-4, 66-7, 5-7, 7-63, 6-2[6].

Revigoré par cette 1re victoire en Grand Chelem, il finit l'année en obtenant une wild-card à Montpellier, où il s'incline au premier tour contre John Isner. Ensuite, il s'extirpe des qualifications à Valence, en battant notamment le Colombien Alejandro Falla, 87e mondial, en qualification mais perd ensuite au 1er du tableau principal.

2011. Année de la confirmationModifier

 
Benoît Paire aux qualifications de l'Open de Nice 2011.

L'année commence par deux défaites en deux tournois contre des joueurs au-delà du top 300 (ou presque). Arrivant avec peu de confiance à l'Open d'Australie, où il a obtenu une wild card grâce aux accords existant entre les fédérations australienne et française, il hérite d'un tirage plutôt favorable avec le qualifié italien Flavio Cipolla, 248e mondial. Il se qualifie pour le 2e tour 6-1, 7-5, 6-1, stade auquel il s'incline de peu contre le Croate Ivan Ljubičić, tête de série numéro 17 et ancien 3e mondial, 6-3, 62-7, 6-4, 7-65[10].

Benoît Paire joue ensuite les qualifications au tournoi de Rotterdam qui débute le 5 février. Il parvient à rentrer dans le tableau final en battant notamment Julien Benneteau, 60e mondial, au dernier tour des qualifications, 4-6, 6-3, 6-4. Le jeune Français hérite de Gilles Simon, 33e mondial, au 1er tour du tableau principal. Malgré ce tirage difficile et leurs cent trois places d'écart au classement ATP, Paire l'emporte en 3 sets et se qualifie pour le second tour, où il perd lourdement contre Ivan Ljubičić, 6-0, 6-4.

La semaine suivante, Benoît Paire est invité à l'Open 13 de Marseille, où il est battu sèchement au premier tour par Jo-Wilfried Tsonga sur le score de 6-1, 6-2.

Après quelques semaines laborieuses et des résultats en dents de scie dans les challengers, le jeune Avignonnais parvient en finale d'un tournoi sur terre battue indoor à Saint-Brieuc, où il n'est battu que par son compatriote Maxime Teixeira. Ce tournoi va relancer la saison du Français alors que la tournée sur terre battue arrive.

Benoît Paire tente les qualifications au Masters de Monte-Carlo à partir du 9 avril, mais il échoue au premier tour contre le Belge Olivier Rochus en trois manches. Il enchaîne avec l'Open de Barcelone, où il passe les deux tours de qualifications puis le premier tour du tableau principal, avant d'échouer devant l'Espagnol Albert Montañés, 27e mondial, 6-7, 6-1, 6-4. Il atteint alors le meilleur classement de sa carrière à la 112e place mondiale.

Il continue sur cette bonne lancée la semaine suivante à Ostrava en République tchèque, dans un Challenger où il a le statut de tête de série no 3. Après s'être défait, toujours en deux sets, de son compatriote Laurent Rochette, de l'Allemand A. Flock et du Russe A. Kudryavtsev (138e mondial), il s'incline 4-6, 7-6, 6-1 en demi-finale contre Stéphane Robert[11]. Grâce à cette demi-finale, Benoît Paire entre pour la première fois dans le top 100 (99e). Il déclare à ce propos : « J'étais aux anges !! C'est un cap vachement important et j'avais dit que je voulais le passer au plus vite pour ne pas cogiter et me dire j'y arrive pas, j'y arrive pas ! »[12].

La terre battue continue à lui sourire quelques jours plus tard pour son entrée en lice dans le tournoi Challenger de Rome (30 000 €) puisqu'il bat le local M. Trevisan en deux sets. Mais il échoue au second tour contre le 119e mondial, l'Allemand Dustin Brown, tombeur d'Arnaud Clément au tour précédent. Il embraye au Tournoi de Bordeaux avec une victoire facile sur Arnaud Clément au premier tour, avant de buter sur le Chilien Paul Capdeville, ancien pensionnaire du top 50. Il est battu la semaine suivante au premier tour à Nice par Victor Hănescu (65e mondial) qu'il retrouvera à Roland-Garros à partir du 22 mai. C'est sa deuxième apparition Porte d'Auteuil, où il bénéficie d'une wild card ; il pourrait rencontrer Novak Djokovic au deuxième tour. Malheureusement, le jeune Français s'incline en 4 manches contre Hanescu (7-5, 4-6, 6-1, 7-64) au terme d'un match marqué par les 58 coups gagnants du Français.

Grâce à son classement, il apparaît d'entrée dans le tableau final de Wimbledon. Il hérite d'un tirage extrêmement compliqué, car il affronte David Ferrer, tête de série no 7. Il perd ce match 6-4, 6-4, 6-4.

Début septembre, Benoît Paire remporte son premier tournoi Challenger à Brașov en Roumanie (30 000 €) après avoir battu Ádám Kellner, Andrei Ciumac, Andreas Beck, Jan Hájek. Il profite de l'abandon, lors de la finale, de son compatriote Maxime Teixeira (6-4, 3-0 ab.).

En novembre, durant le premier tour des qualifications du Masters de Paris-Bercy 2011, l'Avignonnais s'offre le sixième top 100 de sa carrière (après Marcel Granollers, Rainer Schüttler, Alejandro Falla, Julien Benneteau et Gilles Simon) en la personne de l'Ouzbek Denis Istomin, alors 68e mondial. La semaine suivant le Masters de Paris-Bercy, Benoît Paire remporte son deuxième Challenger à Salzbourg (42 500 €) en Autriche. Après avoir passé les trois premiers tours en trois sets et après avoir sauvé 2 balles de match lors du troisième tour, le Français se défait du local Andreas Haider-Maurer en demi, en profitant de l'abandon de ce dernier.

En finale, l'Avignonnais domine le Slovène Grega Žemlja, qu'il bat 66-7, 6-4, 6-4. Cette victoire le fait rentrer à nouveau dans le top 100, à la 94e place mondiale, ce qui le qualifie directement pour l'Open d'Australie qui commence en janvier de l'année suivante.

2012. Première finale ATP en simpleModifier

À Auckland, il sort des qualifications pour se hisser jusqu'en quart de finale, après avoir battu deux top 50 (Juan Carlos Ferrero puis Juan Ignacio Chela), une performance, car c'est la première fois qu'il atteint ce stade de la compétition sur un tournoi ATP. Il est battu de justesse en quart de finale par le Belge Olivier Rochus sur le score 6-3, 65-7, 7-64. Malheureusement, il se fait une déchirure à l'abdomen et se fait sèchement sortir au 1er tour de l'Open d'Australie[13] par Stanislas Wawrinka, 6-1, 6-1, 7-5.

Initialement à l'arrêt pour six semaines, Paire reprend la compétition seulement quatre semaines après l'annonce de sa blessure. Il part en Amérique du Sud pour faire une tournée sur terre battue pendant trois semaines.

Le Français enchaîne avec le Masters d'Indian Wells et est battu dès le 1er tour par l'Argentin Carlos Berlocq, 6-4, 6-2. Il embraye avec le Masters de Miami, où il est battu au dernier tour des qualifications par le Belge David Goffin. Pour son dernier tournoi en Amérique, Paire va jouer au Gosier, en Guadeloupe, pour un tournoi Challenger où il passe un tour avant d'être éliminé.

La saison sur terre redémarre à Casablanca pour le Français. Au premier tour, il bat l'Américain Donald Young, 45e mondial, 4-6, 7-65, 6-2 et s'offre ainsi le 4e top 50 de sa carrière. Pour son huitième de finale, Benoît Paire domine l'Allemand Matthias Bachinger, 63-7, 6-3, 6-2 en plus de h 30 de jeu. Il se qualifie pour la deuxième fois pour un quart de finale dans un tableau du circuit principal, après Auckland en janvier. Il est ensuite battu par l'Italien Flavio Cipolla (6-3, 6-4), mais ré-intègre le top 100 la semaine suivante.

Début mai, l'Avignonnais participe à l'Open de Belgrade en Serbie. Au premier tour, il affronte l'Italien Fabio Fognini, 48e mondial, qu'il domine nettement 6-1, 6-4. Au deuxième tour, Benoît Paire bat l'Espagnol Guillermo García-López, 75e mondial, 4-6, 7-5, 7-5 en h 24, après être passé à un jeu de la défaite (6-4, 5-4 service pour l'Espagnol). En quart de finale, il est opposé à Jarkko Nieminen. Malgré un 1er set catastrophique, il revient et s'impose 0-6, 6-2, 7-5, atteignant sa première demi-finale sur le circuit ATP. Il confirme en se qualifiant pour sa première finale dans un tournoi ATP 250, en battant l'Espagnol Pablo Andújar, 38e mondial, 6-3, 1-6, 6-3. Il est battu en finale par l'Italien Andreas Seppi, 6-3, 6-2. Grâce à cette finale, il atteint son meilleur classement ATP : 67e. Une semaine après sa finale en Serbie, Paire joue le challenger de Bordeaux dans son club de l'époque: la Villa Primrose.

Au premier tour de Roland-Garros, Paire affronte l'Espagnol Albert Ramos, un tirage compliqué (l'Espagnol avait gagné leur match précédent un mois plus tôt à Barcelone, 6-3, 7-5) face à un adversaire mieux classé et spécialiste de la terre battue. Malgré cela, Paire réalise un match plein et l'emporte 7-63, 6-4, 65-7, 6-3 en h 30, avec 81 fautes directes et 69 points gagnants. Son parcours s'arrête au tour suivant, avec une défaite face au 6e mondial, David Ferrer sur le score de 6-3, 6-3, 6-2.

Après quelques jours de repos, le Français démarre la saison sur herbe à l’Open de Bois-le-Duc aux Pays-Bas. Il bat au premier tour le Belge David Goffin, 66e mondial, 6-1, 6-4, et prend sa revanche à la suite de leur affrontement à Miami en mars. Au deuxième tour, il bat le Polonais Łukasz Kubot, 49e mondial, 6-3, 0-6, 6-4. En quart de finale, Paire est opposé au Japonais Tatsuma Ito, 70e mondial. Il l'emporte 6-3, 7-5 en servant brillamment 15 aces, et rejoint pour la deuxième fois une demi-finale sur le circuit ATP. En demi-finale, le Français est battu par David Ferrer, comme à Roland-Garros, mais en lui prenant un set, 7-6, 3-6, 6-1.

Démarre alors le troisième Grand Chelem de la saison : Wimbledon. Paire domine l'Australien Matthew Ebden au premier tour, 6-1, 6-3, 61-7, 6-3 en h 25 avec 53 coups gagnants. Au tour suivant, il bat l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov, no 21 mondial et tête de série no 22, 7-62, 6-4, 6-4. Au troisième tour, Paire affronte le revenant Brian Baker, qui le domine 6-4, 4-6, 6-1, 6-3.

Au cœur de l'été, Paire se lance à l'assaut des États-Unis, où il joue deux tournois pour se préparer au mieux pour l'US Open. Tête de série no 1 à Los Angeles et exempté de premier tour, Paire s'incline dès son entrée en lice contre le vétéran Michael Russell, 7-5, 6-4. Le tournoi qui suit à Washington est également un échec pour lui. Il est battu au premier tour par l'Allemand Tobias Kamke, 6-3, 7-5. Après une pause de deux semaines, Paire joue le tournoi de Winston-Salem où il est défait par le Slovaque Martin Kližan, 6-2 7-64. Vient enfin l'US Open. Opposé à la figure montante du tennis bulgare Grigor Dimitrov au premier tour, le Français gagne en quatre manches, 5-7, 6-3, 7-64, 6-2. Il s'incline au second tour face à l'Allemand Philipp Kohlschreiber 6-74, 6-3, 3-6, 6-2, 7-64 alors qu'il servait pour le match à 6-5 au dernier set.

Il part en Asie pour y jouer deux tournois. A l'Open du Japon, Paire tombe d'entrée sur la tête de série no 2 et 6e mondial Tomáš Berdych et s'incline 6-1, 7-66. La semaine suivante, il joue le Masters de Shanghai. Pour la première fois, il passe un tour en Masters 1000, où il domine l'Allemand Philipp Petzschner, 7-62, 6-4. Il est cependant battu au second tour par le 6e mondial Jo-Wilfried Tsonga, 7-67, 7-5.

Engagé à l'Open de Vienne, Benoît Paire s'incline d'entrée face à Paolo Lorenzi 6-4, 6-4. La semaine suivante, il participe à l'ATP 500 de Bâle où il bat Andreas Seppi, no 22 mondial, 4-6, 6-2, 6-3 au premier tour puis Łukasz Kubot, 6-4, 6-4. Opposé à la légende Roger Federer en quart de finale, il est battu 6-2, 6-2.

Vient ensuite le Masters de Paris-Bercy où il joue pour la première fois dans le tableau principal. Il bat au premier tour l'Espagnol, Pablo Andújar, no 40 mondial, 6-3, 6-4. Il est ensuite battu par le Japonais Kei Nishikori, 16e mondial, 7-6, 6-2.

2013. Premier titre en double et première demi-finale en Masters 1000Modifier

 
Benoît Paire à Roland Garros 2013.

Paire commence sa saison 2013 de façon prometteuse en atteignant, dès son premier tournoi, une demi-finale ATP pour la troisième fois de sa carrière, à Chennai. Il remporte de plus le double de ce même tournoi aux côtés de Stanislas Wawrinka, et gagne ainsi son premier titre ATP. En Australie, il perd d'entrée à l'Open d'Auckland et en simple à l'Open d'Australie, mais réalise un bon parcours en double à ce dernier en y atteignant les quarts de finale avec Thomaz Bellucci.

Début février, il atteint sa deuxième finale ATP, à Montpellier, qu'il perd contre Richard Gasquet en pleine forme. Après un abandon au premier tour au tournoi de Rotterdam, il rejoue à l'Open de Marseille, mais s'incline d'entrée.

Durant sa tournée américaine sur dur, il perd tôt dans ses trois premiers tournois à Acapulco (1er tour), Indian Wells (3e tour) et Miami. À Miami, il est battu d'entrée par son compatriote Michaël Llodra dans un match où Llodra aurait insulté Benoît Paire pour le faire sortir de son match. Paire termine sa tournée américaine en remportant un tournoi Challenger au Gosier, malgré des matchs parfois loin de son niveau.

Sa saison de terre battue débute, comme en 2012, à Casablanca où il est éliminé dès son deuxième match. Il est éliminé au même stade dans ses quatre tournois suivants à Monte-Carlo, Barcelone, Estoril et Madrid. À Rome, Paire atteint pour la première fois une demi-finale de Masters 1000[14] malgré des adversaires difficiles. Il bat son premier top 10 en huitièmes, avec Juan Martín del Potro alors no 7 mondial. Son parcours s'achève en demi-finale face à Roger Federer malgré un bon match du Français.

A Roland-Garros, où il est tête de série no 24, Paire atteint le troisième tour pour la première fois de sa carrière. Il est battu par le Japonais Kei Nishikori (3-6, 7-63, 4-6, 1-6), après avoir subi un point de pénalité, effaçant une balle de set.

 
Benoît Paire au tournoi de Wimbledon en 2013.

Il entame ensuite la saison sur herbe avec les tournois du Queen's et de s'Hertogenbosch où il ne gagne qu'un seul match en tout. Il participe à Wimbledon comme tête de série no 25 et s'y incline au troisième tour face au Polonais Łukasz Kubot en trois sets.

De retour sur terre battue en Allemagne, il est opposé au troisième tour de Stuttgart à Victor Hănescu qui le bat pour la quatrième fois d'affilée. Paire enchaîne avec le tournoi de Hambourg où, au deuxième tour, Juan Mónaco prend sa revanche du Masters de Rome.

De retour en Amérique, Paire est éliminé en huitièmes de finale par Marinko Matosevic au Masters de Montréal dans un match disputé (67-7, 7-610, 3-6), qui lui laisse quelques regrets. Il atteint quand même son meilleur classement ATP le 12 août : 24e. La semaine suivante à Cincinnati, il perd d'entrée. Malgré un retour rapide en France pour passer des examens médicaux, il dispute la semaine suivante Winston-Salem, dernier tournoi de préparation avant l'US Open, où il est éliminé par le futur vainqueur du tournoi, Jürgen Melzer. À l'US Open, alors tête de série no 24, Benoît Paire est sorti dès le premier tour par Alex Bogomolov, 73e mondial. Le Français, blessé et en proie à des problèmes personnels, s'incline après 4h01 de match (7-5, 2-6, 6-4, 5-7, 7-65).

Mi-septembre, Paire reprend la compétition à Metz où il est battu d'entrée par Benjamin Becker. Pour enchaîner les matchs et reprendre confiance, il décide alors de jouer un tournoi Challenger, à Orléans où il perd en demi-finale. Début octobre, il s'incline au deuxième tour du Masters de Shanghai. Il atteint la semaine suivante les demi-finales de l'Open de Stockholm en battant notamment Milos Raonic, alors 11e mondial. Il perd contre le futur lauréat du tournoi, le Bulgare Grigor Dimitrov. Enfin, à Valence et au Masters de Paris-Bercy, Benoît Paire perd dès le premier tour.

La saison 2013 de Benoît Paire est marquée par une irrégularité des performances. Capable du tout meilleur avec un titre ATP en double, une demi-finale en Masters 1000 et un troisième tour à Roland-Garros, il enregistre un bilan de 32 victoires en simple pour 30 défaites.

2014. Année de blessure, progression stoppée et sortie du top 100Modifier

Sa saison débute avec l'Open de Chennai où il atteint les quarts de finale avant de s'incliner contre Marcel Granollers. La semaine suivante à Auckland, il est défait dès le 2e tour par Roberto Bautista-Agut.

 
Benoît Paire au Masters de Madrid en 2014.

À l'Open d'Australie, il élimine d'entrée le Canadien Frank Dancevic en trois sets. Au second tour face à l'Australien Nick Kyrgios, il remonte brillamment un handicap de deux sets à zéro (65-7, 65-7, 6-4, 6-2, 6-2). Il est cependant défait au tour suivant où il ne remporte que sept jeux face à Roberto Bautista-Agut.

Blessé au genou gauche, il ne joue aucun tournoi en février et mars. Il effectue son retour sur la terre battue de Casablanca où il passe deux tours, mais son genou le fait toujours souffrir. Au Masters de Monte-Carlo, il perd dès son entrée en lice, et les semaines suivantes, il abandonne à Barcelone et Madrid. À ce moment, Benoît Paire pense à arrêter sa saison[15]. Il déclare alors forfait pour le Masters de Rome. Il participe néanmoins à Roland-Garros, mais y perd de nouveau prématurément au 2e tour.

Sa saison sur gazon ne lui est pas plus profitable puisqu'il perd ses trois seuls matchs sur cette surface, dont un premier tour à Wimbledon. De retour sur terre battue en juillet, il parvient à ne gagner qu'un seul match en trois tournois.

La tournée américaine sur terrain dur n'est pas moins périlleuse puisque, après une élimination au second tour à Washington, son classement d'alors (98e mondial) l'oblige à passer par les qualifications au Masters de Toronto. Il ne perd alors qu'au deuxième tour du tableau final face à son ami Stan Wawrinka, no 4 mondial et vainqueur de l'Open d'Australie en début de saison. À Cincinnati, il perd au 1er tour après être sorti des qualifications. Pour la première fois depuis avril 2012, il sort alors du top 100 mondial. À l'US Open, son premier tour est prometteur puisqu'il bat Julien Benneteau en cinq sets. Il est néanmoins éliminé au deuxième tour par l'Espagnol Pablo Carreño-Busta.

Sa saison se termine finalement mi-septembre après deux tournois Challenger en Italie, à Gênes puis Biella. En simple, il enregistre alors un ratio de 10 victoires en 29 matchs et termine l'année à la 118e place mondiale. En double, il n'a connu aucune victoire malgré six matchs disputés.

2015. Reconstruction, premier titre en simple et huitième à l'US OpenModifier

 
Benoît Paire à Roland-Garros 2015.

Sa saison commence avec la Hopman Cup où il représente la France avec Alizé Cornet. Bien qu'ayant gagné deux matchs sur trois en double mixte, Benoît Paire n'en gagne aucun en simple et la France, tenante du titre, se classe alors 3e de sa poule composée de quatre équipes[16].

Il participe mi-janvier aux qualifications pour l'Open d'Australie mais s'y incline dès son premier tour face à Elias Ymer, 212e mondial[17]. Pour se relancer, il participe au tournoi Future de Bressuire qu'il remporte en s'imposant en finale contre Maxime Teixeira[18]. En février, il participe au Challenger de Bergame en Italie qu'il remporte en gagnant la finale contre Aleksandr Nedovyesov, se rassurant et engrangent de la confiance pour la suite[19]. Il reçoit une wild card pour participer à l'Open 13[20] où il affronte au 1er tour Paul-Henri Mathieu, qu'il bat sur abandon après avoir gagné la première manche 6-4. Il décide de poursuivre sur le circuit challenger pour remonter au classement et remporte début mars le challenger de Quimper[21].

Pour commencer la saison sur terre battue, il passe avec succès les qualifications de Monte Carlo. Il remporte son premier tour face à l'Américain Denis Kudla, lui aussi qualifié, sur le score de (6-3, 7-65). Au tour suivant, il chute face à Gilles Simon sur le score de 6-4, 7-5 dans un match où il y a eu beaucoup de breaks-débreaks. À Roland-Garros, après un premier tour arraché contre le qualifié Gastão Elias (5-7, 6-3, 4-6, 6-4, 6-2), il réussit une performance en sortant la tête de série n°28 Fabio Fognini en 3 sets (6-1, 6-3, 7-5) mais perd ensuite contre Tomáš Berdych, tête de série no 4 (1-6, 7-6 5, 3-6, 4-6).

Pour l'été, il revient sur la terre battue en participant au tournoi de Båstad. Au premier tour, il bat le local Markus Eriksson en deux sets, puis au tour suivant bat facilement (6-2, 6-3), la tête de série no 1 le Belge David Goffin. En quart, il bat Denis Istomin (6-4, 6-2) et se qualifie en demi-finale, une première depuis octobre 2013, à Stockholm, en Suède déjà[22]. En demi, il affronte la tête de série no 3 et tenant du titre Pablo Cuevas, qu'il bat facilement (6-4, 6-3) et s'offre la troisième finale de sa carrière. Lors de celle-ci, il joue face à un joueur expérimenté, Tommy Robredo. Lors d'un match assez maîtrisé, il gagne le titre (7-67, 6-3) dans un tournoi où il n'a perdu aucun set et était au-dessus de ses adversaires tout au long de la semaine. Grâce à ce premier titre en carrière, il revient dans le top 50 (42e mondial), et cela lui apporte beaucoup de confiance pour la suite[23]. Il réalise également une performance que personne n'a fait depuis Steve Darcis en 2006 : remporter un titre dans les trois catégories de tournois (Future/Challenger/Circuit principal)[24].

À l'US Open, il crée la sensation au premier tour en battant en 5 sets (6-4, 3-6, 4-6, 7-66, 6-4), la tête de série no 4 et finaliste de l'édition précédente le Japonais Kei Nishikori[25]. Au second tour, il bat plus laborieusement Marsel Ilhan (6-3, 3-6, 6-4, 6-3). Le tour suivant le voit affronter l'Espagnol Tommy Robredo, tête de série no 26, un adversaire qu'il a déjà battu deux fois cette saison. Après un premier set assez équilibré où il est mené 3-0 au tie-break mais gagne les sept points suivants pour gagner la manche, Benoît Paire déroule ensuite dans les sets suivants pour s'imposer (7-63, 6-1, 6-1) et se qualifie pour le premier huitième de finale en Grand Chelem de sa carrière[26]. Au stade de la deuxième semaine, il affronte un autre Français, Jo-Wilfried Tsonga, face à qui il perd (4-6, 3-6, 4-6).

Au tournoi du Japon, Benoît Paire bat de nouveau en demi-finale le no 6 mondial Kei Nishikori (1-6, 6-4, 6-2) et retrouve en finale son meilleur ami Stanislas Wawrinka[27]. Il s'incline contre le Suisse en deux sets (2-6, 4-6) en tout juste une heure de jeu mais sera 25e à l'ATP grâce à ce parcours où il a battu Grigor Dimitrov au premier tour et Nick Kyrgios en quart de finale[28]. Il déclare hélas forfait à Shanghai pour une blessure au tendon d’Achille contractée avant la finale[29]. Annonçant quelques jours après qu'il allait mieux pour disputer ses prochains tournois : « Les résultats des examens sont bons, donc après une infiltration dans la cheville et quelques jours de repos, je serai prêt pour Brest, Valence et Paris-Bercy »[30]. Il atteint la finale du challenger de Brest où il est battu par Ivan Dodig alors qu'il menait 5-1 avant de balancer le match (5-7, 1-6).

Le 9 novembre, il entre pour la première fois dans le top 20 mondial et remporte la semaine suivante le challenger de Mouilleron-le-Captif face à Lucas Pouille, (6-4, 1-6, 7-67) dans une atmosphère tendue où Pouille ne serre pas la main de Paire pour son comportement au cours du match[31]. À la fin de la saison, il reçoit l'ATP Award du Come-back de l'année, pour être passé de la 149e place à la 19e place au classement ATP durant l'année 2015[32].

2016 . Saison catastrophique, exclusion de l'équipe de FranceModifier

Le Français commence sa saison par le tournoi de Chennai où il bat successivement Lukáš Rosol 7-5, 7-5, puis le qualifié Thomas Fabbiano 6-4, 7-5 avant de s'incliner en demi-finale face à son ami Stanislas Wawrinka 3-6, 4-6[33]. En double, associé à l'Américain Austin Krajicek, et profitant du forfait des têtes de série no 2, Granollers/Paes, il atteint la finale où il est battu (3-6, 5-7) par les no 3 Fabrice Martin et Olivier Marach. Il enchaîne au tournoi d'Auckland où il passe le 1er tour face à Michael Venus 6-4, 7-64 avant de retrouver Lukáš Rosol face à qui il s'incline cette fois sur le score de 4-6, 65-7. Il débute ensuite le premier Grand Chelem de la saison à Melbourne, plein d'espoirs. Il y est hélas battu au 1er tour (64-7, 66-7, 65-7) par la wild card Noah Rubin, 19 ans[34].

Il participe ensuite au tournoi de Montpellier. Il s'incline d'entrée face à Paul-Henri Mathieu en deux petits sets (3-6, 3-6). Même performance au tournoi de Rotterdam où il s'incline au 1er tour face à Ivan Dodig, issu des qualifications, (3-6, 63-7). Après ses trois défaites au premier tour, il est présent à Marseille la semaine suivante. Il s'impose au 1er tour contre Simone Bolelli (6-4, 7-5) puis bat sur sa lancée le 196e mondial, Vincent Millot, en trois sets (6-3, 1-6, 6-3). Il bat en quart de finale Stanislas Wawrinka, 4e mondial et tête de série no 1, (6-4, 1-6, 7-5) en 1 h 50 de jeu[35]. Il déclare en conférence de presse d'après match avoir retrouvé ses jambes et ses sensations de la saison précédente[36]. Il s'incline face à Marin Čilić en demi-finale (2-6, 7-63, 3-6). Il enchaîne sa 4e semaine consécutive de tournoi en jouant sur terre à São Paulo. Exempté du 1er tour en raison de son statut de tête de série no 1, il s'incline néanmoins face à Dušan Lajović (0-6, 6-4, 3-6).

Il entame la saison américaine par le tournoi d'Indian Wells. Là aussi exempté du 1er tour, il connaît un nouveau revers en s'inclinant dès son entrée en lice face à son compatriote Adrian Mannarino (1-6, 3-6). La semaine suivante à Miami, il s'impose au 2e tour face au Russe Mikhail Youzhny, sa première victoire depuis sa demi-finale à Marseille un mois auparavant. Toutefois, il chute au 3e tour contre Richard Gasquet (3-6, 0-6).

Pour son début sur terre battue, à Monte-Carlo, il s'impose au 1er tour face à Íñigo Cervantes (4-6, 6-2, 7-66), puis au tour suivant face à João Sousa (6-4, 6-3) avant de s'incliner en 1/8 de finale contre le 2e mondial, Andy Murray, (6-2, 5-7, 5-7)[37]. Il qualifie cette défaite comme étant « la plus grande désillusion de sa carrière » puisqu'il a dominé le match à plusieurs moments, passant très près de la victoire. Après avoir en effet mené d'un double break dans le deuxième set (6-2, 3-0), il est entraîné dans une troisième manche, où il sert pour le match à 6-2, 5-7, 5-4, passant à deux points du match, avant de laisser son adversaire remporter les trois derniers jeux[38]. Il joue ensuite au tournoi de Barcelone, où il bat successivement Teymuraz Gabashvili (6-2, 7-5), puis le terrien Pablo Cuevas (6-2, 6-4), et enfin Malek Jaziri (3-6, 7-5, 6-1)[39], avant de s'incliner en 1/2 finale contre Kei Nishikori (3-6, 2-6) en 1 h 07. Il enchaîne alors sa 11e semaine consécutive de tournoi en participant au tournoi d'Estoril. Exempté du 1er tour, il s'impose au tour suivant face à Kyle Edmund (64-7, 6-3, 6-3), puis en 1/4 de finale face à Guillermo García-López (7-62, 6-2) et se qualifie pour sa troisième demi-finale de la saison. Il s'y incline (3-6, 3-6) contre Pablo Carreño-Busta. La semaine suivante, il perd d'entrée de jeu au Masters 1000 de Madrid contre Jack Sock (6-2, 2-6, 65-7). À Rome, il bat pour son entrée en lice Bernard Tomic sur abandon (1-2), puis est battu au 2e tour par son ami Stanislas Wawrinka, 4e mondial, (7-5, 2-6, 1-6)[40]. À Nice, il s'incline dès son entrée en lice contre Adrian Mannarino (3-6, 0-6). On le retrouve la semaine suivante à Roland Garros où il frôle la sortie de piste au 1er tour en battant de justesse le Moldave Radu Albot (6-2, 4-6, 6-4, 1-6, 6-4). Visiblement blessé à la cuisse, il s'incline au 2e tour contre le Russe Teymuraz Gabashvili (3-6, 2-6, 6-3, 2-6).

Il entame sa saison sur gazon par le tournoi du Queen's où il s'incline dès le 1er tour contre Aljaž Bedene (66-7, 7-69, 4-6). À Wimbledon, il bat difficilement au 1er tour Franko Škugor (3-6, 7-62, 2-6, 6-3, 10-8) en quatre heures, avant d'être écarté par John Millman (65-7, 3-6, 6-4, 2-6) au tour suivant.

De retour sur terre battue au tournoi de Hambourg, il perd dès son entrée en lice contre Daniel Gimeno Traver (5-7, 6-3, 4-6), alors 156e joueur mondial. Il entame ensuite la saison américaine estivale par le tournoi de Washington. Tête de série no 4 et donc exempté du 1er tour, il bat au tour suivant Jared Donaldson, issu des qualifications, (6-0, 7-5), puis Gilles Müller (6-2, 3-6, 7-64) avant d'être éliminé par Alexander Zverev en 1/4 de finale (1-6, 3-6). La semaine suivante, il perd dès le 1er tour face à Radek Štěpánek, âgé de 37 ans et issu des qualifications, (1-6, 3-6) au Masters 1000 de Toronto. Il est choisi par la Fédération française de tennis pour remplacer Richard Gasquet, blessé au dos, pour participer aux Jeux olympiques de Rio. Il écarte au 1er tour Lukáš Rosol (3-6, 6-3, 6-4). Au tour suivant, il affronte Fabio Fognini mais perd en 3 sets (6-4, 4-6, 7-65), après avoir mené 5-3 dans l'ultime manche et obtenu une balle de match. À l'issue de cette rencontre, Arnaud Di Pasquale, le Directeur Technique National de la FFT, annonce l'exclusion de Benoît Paire de l'équipe de France pour manquement au règlement et mauvais comportement[41],[42]. Le lendemain, il revient sur ses paroles et s'excuse en regrettant certaines formulations balancées à chaud après sa défaite[43]. Sans coach depuis sa séparation avec Lionel Zimbler en mai, il annonce le 12 août qu'il travaillera avec Thierry Champion à partir de l'US Open[44]. À Cincinnati, il s'incline dès son entrée en lice face à Borna Ćorić (6-1, 3-6, 4-6). Deux semaines plus tard, il est présent à l'US Open où il écarte au 1er tour Dušan Lajović (6-2, 2-6, 3-6, 7-5, 6-1). Il est battu au tour suivant par Márcos Baghdatís (2-6, 4-6, 6-3, 4-6).

À Metz, il est éliminé prématurément par Vincent Millot, 162e mondial, (4-6, 3-6). Il retrouve un temps le chemin de la victoire à Shenzhen en battant au 1er tour Nikoloz Basilashvili (65-7, 7-5, 6-3) avant de perdre face à Janko Tipsarević, 224e au classement, (0-6, 7-65, 5-7), alors qu'il servait pour le match à 5-4 dans le dernier set. Finaliste l'année passée au Japon, il s'incline au 1er tour contre Marin Čilić (0-6, 6-4, 3-6). Présent la semaine suivante au Masters 1000 de Shanghai, il écarte pour son entrée en lice João Sousa (6-3, 5-7, 6-1) avant d'être battu par David Goffin (1-6, 60-7). Il participe ensuite à la première édition du tournoi d'Anvers. Il est éliminé dès le 1er tour par Steve Darcis (7-66, 1-6, 4-6). Même résultat la semaine suivante à Bâle, battu par Florian Mayer (1-6, 7-62, 4-6). Il conclut l'année par le Masters 1000 de Paris-Bercy où, à l'image de sa saison, il perd au 1er tour contre Paolo Lorenzi (4-6, 64-7). Après ce dernier match de la saison, il reconnaît en conférence de presse qu'il n'a pas toujours eu les mots justes au bon moment et déclare « j'ai donné le bâton pour me faire battre, c'est vrai. Cette année, ce qui est ressorti finalement, c'est que j'étais un gros con, pas sympa, mal élevé (en référence à son comportement aux JO et sa suspension par la fédération française de tennis)... Tout ce que je ne suis pas, je pense ». Il termine la saison de justesse dans le top 50 alors qu'il culminait à la 18e place en début de saison[45]. Il décide finalement de s'aligner la semaine suivante au Challenger de Mouilleron-le-Captif, où il reçoit une invitation. Il s'incline en demi-finale face au Russe Andrey Rublev.

2017. Premier 1/8 de finale à Wimbledon et finale à MetzModifier

Benoît Paire commence sa saison par le tournoi de Chennai où il se hisse jusqu'en demi-finale. Après avoir éliminé Konstantin Kravchuk (6-3, 6-4), Yuki Bhambri sur le même score et Aljaž Bedene (6-3, 6-0), il chute contre Roberto Bautista-Agut (3-6, 3-6). On le retrouve la semaine suivante à Sydney où il s'incline dès le 1er tour contre Alex De Minaur (3-6, 6-3, 61-7). Il débute ensuite le premier Grand Chelem de la saison, à Melbourne. Il passe le 1er tour en battant le vétéran et revenant Tommy Haas, sur abandon, après avoir remporté les 2 premiers set (7-62, 6-4, ab.). Il remporte ensuite son duel contre l'italien Fabio Fognini en près de 3 h 30 (7-63, 4-6, 6-3, 3-6, 6-3), dans un match contrôlé et maîtrisé[46]. Il est battu au 3e tour par le 8e mondial, Dominic Thiem, en 4 sets (1-6, 6-4, 4-6, 4-6).

On le retrouve ensuite au tournoi de Montpellier où il bat coup sur coup Karen Khachanov (7-64, 6-4), Feliciano López (6-4, 7-65) et Dustin Brown sur abandon, à 1-0 dans le 1er set. Il s'incline en demi-finale contre Richard Gasquet (2-6, 2-6). Il enchaîne ensuite quatre défaites consécutives : la première au tournoi de Rotterdam, battu par Marin Čilić (7-5, 3-6, 2-6), la suivante à Marseille, éliminé par Daniil Medvedev (7-5, 5-7, 64-7), la troisième au tournoi de Dubaï, s'inclinant face à Roger Federer (1-6, 3-6) et la dernière au Masters 1000 d'Indian Wells contre Taylor Fritz (3-6, 2-6). Il met fin à cette série noire à Miami en battant Martin Kližan (7-64, 6-3), puis Pablo Cuevas (7-5, 6-0). Il s'incline au 3e tour contre Donald Young (62-7, 4-6).

Il commence sa saison sur terre battue par le Challenger de Sophia Antipolis où il s'incline en finale face à Aljaž Bedene (2-6, 2-6). Il enchaîne la semaine suivante avec le tournoi de Marrakech. Il écarte coup sur coup Carlos Berlocq (60-7, 6-3, 6-2), Radu Albot (6-2, 6-2) et Tommy Robredo (6-2, 6-4). Il est éliminé en demi-finale par Philipp Kohlschreiber (2-6, 2-6). Benoît Paire est ensuite battu au 1er tour du Masters 1000 de Monte-Carlo par Tommy Haas (2-6, 3-6). À Barcelone, il bénéficie du forfait de Kei Nishikori pour être exempté du 1er tour. Il bat alors Marcel Granollers (6-3, 7-66) mais s'incline en 1/8 de finale face à Horacio Zeballos (4-6, 6-3, 63-7). Il perd ensuite au 1er tour du tournoi d'Estoril contre Nicolás Almagro (3-6, 2-6). Il enchaîne avec le Masters 1000 de Madrid où il fait sensation. En effet, il bat d'abord sans encombre Pablo Carreño-Busta, 18e mondial, et l'un des hommes en forme du moment, vainqueur 2 jours plus tôt de l'Open d'Estoril, puis réalise sa meilleure performance de l'année en écartant son ami Stanislas Wawrinka, no 3 mondial, dans un match abouti (7-5, 4-6, 6-2). Il chute en 1/8 de finale contre Pablo Cuevas (5-7, 6-0, 1-6). À Rome, il élimine pour son entrée en lice son compatriote Nicolas Mahut (3-6, 4-6) puis retrouve à nouveau Stanislas Wawrinka, qui prend sa revanche (3-6, 6-1, 3-6). Il s'incline ensuite au 1er tour du tournoi de Lyon face à Jordan Thompson (7-63, 65-7, 4-6). En double, il joue aux côtés de son frère, Thomas, et domine au 1er tour Purav Raja et Divij Sharan, spécialistes de la discipline et 30e au classement à la Race. Ils passent tout près de l'exploit en 1/4 de finale, s'inclinant 13 à 11 dans le super tie-break face à Oliver Marach et Mate Pavić. À Roland-Garros, il ne bénéficie pas d'un tirage au sort clément, affrontant au 1er tour Rafael Nadal. En toute logique, il s'incline en 3 sets (1-6, 4-6, 1-6).

Il entame la saison sur gazon par le tournoi de Stuttgart où il écarte coup sur coup Viktor Troicki (6-4, 6-4), Peter Gojowczyk (6-2, 6-4) et Jerzy Janowicz (6-1, 7-64). Il est éliminé en demi-finale par Lucas Pouille (65-7, 5-7)[47]. La semaine suivante, il est battu au 1er tour du tournoi du Queen's par Florian Mayer (0-6, 4-6). Il enchaîne deux nouvelles défaites au Boodles Challenge, un tournoi d'exhibition, contre Thanasi Kokkinakis puis Roberto Bautista-Agut[48]. À Wimbledon, il s'impose au 1er tour contre Rogério Dutra Silva (6-4, 3-6, 7-610, 6-4), puis face à son compatriote Pierre-Hugues Herbert (7-64, 6-1, 6-4) et domine ensuite Jerzy Janowicz (6-2, 7-63, 6-3)[49], se qualifiant pour la première fois de sa carrière en 1/8 de finale du Grand Chelem londonien, la seconde au total après l'US Open, en 2015[50]. Malgré un premier set accroché et un match sérieux, Benoît Paire s'incline en 3 sets et 2 h 21 (61-7, 4-6, 4-6) contre le no 1 mondial Andy Murray[51].

Il revient sur terre battue à Umag mais s'incline dès son entrée en lice contre Kenny de Schepper, 148e mondial, qu'il affrontait pour la première fois (2-6, 6-4, 3-6). Présent la semaine suivante à l'ATP 500 de Hambourg, il écarte au 1er tour Dmitri Toursounov (6-3, 6-2) avant de perdre face à Nicolás Kicker, 96e mondial, (4-6, 67-7). Il entame ensuite sa saison américaine estivale avec le Masters 1000 de Montréal. Il s'impose au 1er tour face à Donald Young (6-3, 5-7, 6-4) et avoue en conférence de presse d'après match qu'il s'agissait d'une de ses « plus belles victoires au niveau mental ». Il s'incline au tour suivant contre Jared Donaldson (2-6, 5-7). Habituellement absent des compétitions de double, il remplace une paire forfait et fait sensation aux côtés de Gaël Monfils. Les deux hommes se hissent jusqu'en 1/4 de finale de la discipline après avoir notamment battu les têtes de série no 3 Jamie Murray et Bruno Soares. On le retrouve la semaine suivante, au Masters 1000 de Cincinnati. Visiblement diminué et se disant « essouflé » tout au long du match, il s'incline dès le 1er tour contre Mitchell Krueger, 244e mondial et issu des qualifications, (2-6, 1-6). Il conclut sa saison estivale par l'US Open où il bat pour son entrée en lice Lukáš Lacko (6-3, 6-2, 7-65). Impuissant face au serveur-volleyeur Mischa Zverev, il s'incline au tour suivant en 5 manches (3-6, 2-6, 6-3, 7-63, 5-7).

Il participe mi-septembre au tournoi de Metz où il bat coup sur coup Stéfanos Tsitsipás (6-2, 6-4), Marcel Granollers (6-1, 6-2), le 12e mondial David Goffin (7-63, 5-7, 7-67) et Nikoloz Basilashvili (6-1, 7-65). Il perd en finale face à Peter Gojowczyk (5-7, 2-6). Il réalise ensuite une très mauvaise saison asiatique avec un abandon au 1er tour à l'occasion du tournoi de Tokyo face à Yuichi Sugita (4-6, ab.) et une défaite d'entrée au Masters 1000 de Shanghai contre Donald Young (4-6, 4-6). Il poursuit sa mauvaise passe avec une élimination prématurée lors du tournoi d'Anvers face à João Sousa (4-6, 7-62, 5-7). À Bâle, il écarte au 1er tour Steve Johnson (6-3, 7-64), puis s'incline logiquement contre Roger Federer (1-6, 3-6). Il clôt sa saison au Masters 1000 de Paris-Bercy où il est battu dès le 1er tour face à Richard Gasquet (6-3, 4-6, 6-4). En double, il fait équipe avec Paul-Henri Mathieu, qui joue son dernier tournoi. Ils perdent d'entrée face à Nicholas Monroe et Jack Sock (3-6, 4-6).

2018. Première sélection en Coupe DavisModifier

Benoît Paire entame sa saison à Pune, en Inde. Alors qu'il devait passer par les qualifications, la faute à son oubli de s'inscrire pour le tournoi, il bénéficie du forfait d'Ivo Karlović et récupère une wild-card lui permettant de rentrer directement dans le tableau principal et même de devenir tête de série no 4. Il écarte pour son entrée en lice Márton Fucsovics en sauvant au total 5 balles de match, puis s'offre en quart de finale Robin Haase. Il est éliminé en demi-finale par Kevin Anderson (7-66, 62-7, 1-6). Il s'envole ensuite pour l'Australie où il dispute le tournoi de Sydney. Incertain d'y participer compte tenu du décalage horaire et de la durée du voyage, il s'aligne finalement et s'impose successivement contre Aljaž Bedene, Leonardo Mayer et Gilles Müller. Il se hisse ainsi pour la deuxième semaine consécutive en demi-finale, où il s'incline face à Alex De Minaur (4-6, 6-1, 6-1). Touché aux abdominaux, il s'incline dès le premier tour de l'Open d'Australie face à Guillermo García-López (0-6, 7-64, 1-6, 4-6).

On le retrouve ensuite à Montpellier où il domine Mischa Zverev, puis John Millman avant d'être battu par Lucas Pouille en quart de finale (1-6, 4-6). Il est contraint de déclarer forfait pour le tournoi de Rotterdam la semaine suivante en raison de douleurs au dos. Il revient à l'occasion du tournoi de Dubaï où il dispose au premier tour de Yoshihito Nishioka avant de s'incliner contre Borna Ćorić (1-6, 4-6), toujours diminuer par cette blessure dans le dos.

Présent 10 jours plus tard à Indian Wells, Benoît Paire est incapable de défendre ses chances tant son mal de dos le fait souffrir. Il s'incline dès son entrée contre Mitchell Krueger (231e) en 3 sets (4-6, 6-1, 4-6)[52]. Cet Américain l'avait déjà battu l'année précédente à Cincinnati. Il parvient à décoincer un peu son jeu à Miami où il domine au premier tour Mischa Zverev, puis écarte l'ancien numéro 1 mondial Novak Djokovic, retombé à la 12e place mondiale et qui peine à retrouver son meilleur niveau depuis une blessure au coude contractée à Wimbledon en 2017. Benoît Paire s'incline au troisième tour contre Filip Krajinović (3-6, 3-6).

Il entame sa saison sur terre battue par le tournoi de Marrakech mais s'incline au premier tour contre Gilles Simon après s'être pourtant procuré une balle de match (2-6, 7-61, 65-7). En double, Édouard Roger-Vasselin et lui rallient la finale mais sont battus par Nikola Mektić et Alexander Peya en 3 sets. À Monte-Carlo la semaine suivante, il est battu d'entrée par Feliciano López (7-5, 65-7, 4-6). En conférence de presse, il déclare : « Je suis un peu fatigué en ce moment. Je ne suis pas forcément très heureux dans la vie et ça se ressent sur le court. Je ne sais pas ce que je vais faire. Est-ce que je vais arrêter jusqu'à Roland ? Jusqu'à Wimbledon ? Il y a d'autres choses que le tennis dans la vie. » Il s'aligne pourtant à Barcelone la semaine suivante où il écarte au premier tour Nicolás Jarry avant d'être éliminé par Pablo Carreño Busta (3-6, 3-6). Deux semaines plus tard, il fait son entrée au Masters 1000 de Madrid où il écarte au premier tour Lucas Pouille avant de s'incliner contre Denis Shapovalov (65-7, 6-4, 4-6). Il enchaîne avec le Masters 1000 de Rome où il domine Richard Gasquet, puis la tête de série no 14 et spécialiste de la terre battue Diego Schwartzman avant de perdre contre Marin Čilić (3-6, 4-6). À Roland Garros, après une victoire accrochée face à Roberto Carballés Baena au premier tour, il chute en 5 sets contre Kei Nishikori (3-6, 6-2, 6-4, 2-6, 3-6).

Il débute la saison sur gazon par le tournoi de Stuttgart en battant pour son entrée en lice Taylor Fritz avant de perdre contre Tomáš Berdych (63-7, 4-6). Il enchaîne avec le tournoi de Halle où il sort au premier tour Steve Johnson. Il frôle l'exploit au tour suivant contre le numéro 1 mondial Roger Federer en se procurant deux balles de match, qu'il ne concrétise et qui lui coûte le match (3-6, 6-3, 67-7). À Wimbledon, il domine le Taiwanais Jason Jung, puis Denis Shapovalov avant de chuter face à Juan Martín del Potro au troisième tour (4-6, 64-7, 3-6).

Il revient quelque temps sur terre battue et dispute le tournoi d'Umag où il perd d'entrée par Márton Fucsovics (1-6, 3-6). Même résultat la semaine suivante à Hambourg contre son compatriote Richard Gasquet (5-7, 3-6). Il commence la tournée estivale américaine sur dur à Washington où il connaît une troisième défaite d'affilée contre Márcos Baghdatís (3-6, 6-3, 2-6). Il écope à la suite de ce match d'une amende de 14 000 € pour avoir fracassé plusieurs de ses raquettes au cours de la rencontre. Il renoue avec la victoire la semaine suivante lors du Masters 1000 de Toronto en battant au premier tour Jared Donaldson. Il s'incline toutefois au tour suivant face au numéro 1 mondial Rafael Nadal (2-6, 3-6). À Cincinnati, il domine facilement David Ferrer avant d'être éliminé au deuxième tour par David Goffin (7-5, 4-6, 2-6). Il subit une nouvelle défaite d'entrée la semaine suivante lors du tournoi de Winston-Salem contre Jan-Lennard Struff (65-7, 3-6). À l'US Open, il domine au premier tour en 4 sets l'Autrichien Dennis Novak avant d'être logiquement battu par le no 2 mondial Roger Federer (5-7, 4-6, 4-6).

En septembre, il est appelé par Yannick Noah pour disputer la demi-finale de Coupe Davis contre l'Espagne. Il joue et remporte son premier match en sélection nationale contre Pablo Carreño Busta (7-5, 6-1, 6-0) et apporte le premier point à l'équipe de France, qui se qualifie le lendemain pour la finale. De retour sur le circuit, il écarte au premier tour du tournoi de Metz Quentin Halys avant de s'incliner contre le 120e mondial Yannick Maden (4-6, 6-3, 3-6). À Tokyo, après une victoire contre Nicolás Jarry, il est défait au deuxième tour par Kei Nishikori (3-6, 5-7). Il conclut sa tournée asiatique par le Masters 1000 de Shanghai. Sorti vainqueur des qualifications, il bat à nouveau Pablo Carreño Busta mais se laisse surprendre au deuxième tour par Alex De Minaur (4-6, 3-6). Il revient en Europe et participe au tournoi de Moscou. Vainqueur de Mischa Zverev au premier tour, le Français est éliminé au tour suivant par le 217e mondial Egor Gerasimov (4-6, 4-6).

2019. Deux titres ATP, 1/8 de finale à Roland-Garros et à WimbledonModifier

Malgré un 1/4 de finale à Pune, où il est battu par Gilles Simon au terme d'un match très serré (6-3, 64-7, 4-6), un 1er tour à rebondissements à l'Open d'Australie face à Dominic Thiem (4-6, 3-6, 7-5, 6-1, 3-6), 8e joueur mondial, et un 1/4 à Rennes où, ayant perdu récemment un proche, il décide d'abandonner [53], Benoît Paire connaît un début de saison mitigé. Mis à part son échec à Melbourne, il chute ainsi sèchement d'entrée à Auckland, à Rotterdam, à Dubaï, à Indian Wells et à Miami, respectivement face à Cameron Norrie (3-6, 2-6), Stanislas Wawrinka (64-7, 1-6), Kei Nishikori (4-6, 3-6), Prajnesh Gunneswaran (65-7, 4-6) et Feliciano López (5-7, 6-4, 4-6). Il est par ailleurs défait au 2e tour à Montpellier par Tomáš Berdych (2-6, 0-6) et à Marseille par David Goffin (2-6, 3-6).

Sa saison prend un nouveau tour avec le commencement des tournois de terre battue, avec une finale perdue malgré l'obtention d'une balle de match à Marbella face à Pablo Andújar, joueur contre lequel il prendra sa revanche en finale à Marrakech (6-2, 6-3), où il obtient donc le deuxième titre ATP de sa carrière, près de quatre ans après le précédent, en ayant notamment battu les Français Pierre-Hugues Herbert (6-4, 6-2), tête de série no 8, et Jo-Wilfried Tsonga (2-6, 6-4, 6-3) sur son chemin.

Il réitère sa performance à Lyon, où il écarte notamment les Canadiens Denis Shapovalov (6-3, 4-6, 7-64), tête de série no 3, et Félix Auger-Aliassime (6-4, 6-3), 28e mondial, cette dernière victoire lui apportant finalement son troisième trophée en carrière.

Classé 38e à l'ATP au début de Roland-Garros, Benoît Paire bat au premier tour le Roumain Marius Copil (6-4, 65-7, 6-0, 6-1). Au tour suivant, il se défait de son compatriote Pierre-Hugues Herbert au terme d'un match à suspense, long de plus de 4 heures 30 minutes, où, après avoir mené de deux manches et un break dans la troisième, il voit son adversaire, pourtant blessé aux adducteurs, reprendre ses esprits et remporter finalement les deux sets suivants, alors que Paire avait à deux reprises servi pour le gain du match dans les troisième et quatrième manches, obtenant même une balle de match dans le tie-break de cette dernière. Devant par deux fois rattraper un break de retard dans le cinquième set, il l'emporte finalement sur le score de 6-2, 6-2, 5-7, 66-7, 11-9. Il atteint ensuite pour la première fois les huitièmes de finale à Roland-Garros, après sa victoire au troisième tour sur Pablo Carreño Busta qui, également touché aux adducteurs, a dû abandonner à la fin de la troisième manche (6-2, 4-6, 7-61, ab.). Il est finalement battu en près de quatre heures de jeu par le septième joueur mondial, Kei Nishikori, sur le score de 2-6, 7-68, 2-6, 7-68, 5-7, même s'il a pu sauver deux balles de match dans la quatrième manche et a servi pour le gain du match dans la cinquième.

28ème au classement ATP lors de son entrée au tournoi de Halle, il tombe au premier tour contre son compatriote Jo-Wilfried Tsonga, battu en deux sets (6-4, 7-5)[54]. Il réalise une performance plus décevante que l'année précédente où il fut battu par Roger Federer au deuxième tour. Il perd alors quatre places au classement et se rend au tournoi d'Antalya, avec le statue de tête de série numéro 1.

Exempté de premier tour, il perd de nouveau dès son premier match, en deux sets très accrochés (7-64, 7-65) disputés face à Victor Troicki[55]. Il réagit ensuite en mettant en avant les conditions de jeu de ce match, qui se déroulait sous une chaleur notable.

Viens alors un autre tournoi du gazon, le plus important de la saison, celui de Wimbledon. Tête de série numéro 28, il rencontre au premier tour l'Argentin Juan Ignacio Londero, qu'il défait en quatre sets (4-6, 6-4, 6-4, 7-64), une victoire qui satisfait le français après ses deux dernières performances[56]. Il bat ensuite, en bénéficiant d'un abandon en cours de match, le Russe Miomir Kecmanovic (7-6, 6-4, 0-0 ab.). De nouveau satisfait de son match et des "nouvelles conditions de jeu", Benoît Paire poursuit le tournoi en étant confiant[57]. Viennent ensuite les seizièmes de finale, qu'il franchit non sans peine en battant en quatre sets le tchèque Jiri Vesely (5-7, 7-65, 6-3, 7-62), avec le sentiment d'avoir "progressé et de mieux gérer ses émotions" comme il l'explique dans le Figaro[58],[59]. Les huitièmes de finale seront néanmoins fatales pour le Français, avec une défaite sèche en trois sets face à Roberto Bautista-Agut (6-3, 7-5, 6-2). Touché par une blessure abdominale pendant le match, Benoît Paire déclarera "observer une période de repos" après ce match[60]. Il réalise une performance nettement plus satisfaisante que l'an passé, avec un tour de plus franchi dans ce tournoi, son meilleur résultat. Il remonte à la 28ème place au classement.

24 jours après ce match, il reprend la compétition au tournoi de Hambourg, face à Jérémy Chardy. Malgré un set remporté, il perd ce match en 2 heures 37 (7-64, 5-7, 3-6). Chardy se dit content de sa victoire face à Paire, ce dernier ayant effectué un "très bon match", avec le sentiment d'avoir mené face à son compatriote une "grosse bataille"[61]. L'Avignonnais perd deux places au classement.

La tournée américaine, qui s'achèvera avec l'US Open, commence par Washington. Tête de série numéro 10, il commence positivement par une victoire en trois sets face à l'Australien Marc Polmans (6-3, 65-7, 7-65), puis enchaîne en battant rapidement la tête de série numéro 5, l'Américain John Isner, en deux sets (7-63, 6-3) et se retrouve en quarts de finale face au Grec Stéfanos Tsitsipás. Ce match, plus problématique pour Paire, sera perdu encore plus rapidement (en deux sets et 1h15) avec une deuxième manche complètement lâchée par le français (7-5, 6-0). Malgré cela, il franchit deux tours de plus qu'en 2018 et remonte d'une place au classement[62].

Le Masters 1000 de Montréal compte également le français dans son tableau, aligné face à Richard Gasquet. Ce dernier vaincra le premier en deux sets (7-62, 6-4), une victoire qui remplira de confiance le Biterrois, tombeur de Nishikori au tour suivant[63]. Un résultat cependant décevant pour Paire, éliminé précocement par rapport à 2018. Son classement ne bouge pas.

Benoît Paire revient ensuite à Cincinnati, où il reste sur une défaite en seizièmes de finale. Il passe le premier tour grâce à un abandon de Fernando Verdasco (6-4, ab.), mais tombe durement en seizièmes, également, face au Russe Daniil Medvedev qui sera le futur vainqueur du tournoi (7-62, 6-1)[64]. Il perd une place au classement.

Paire entamera ensuite une très bonne semaine, atteignant la finale du tournoi de Winston-Salem, où il est classé tête de série numéro 1. Sur son parcours, il fera tomber Prajnesh Gunneswaran (6-3, 7-5), Ugo Humbert (3-6, 7-62, 6-3), Pablo Carreño-Busta (7-6, 1-6, 6-35) et Steve Johnson (1-6, 6-0, 6-0). Il s'inclinera cependant en trois sets face à Hubert Hurkacz (3-6, 6-3, 3-6), perdant la cinquième finale de sa carrière[65]. Il monte à la 26ème place mondiale.

Ainsi, après ces tournois, vient le point d'orgue de cette tournée : l'US Open. Paire, tête de série numéro 29, a 45 points à déféndre. Il vainc rapidement Brayden Schnur au premier tour (6-2, 6-4, 6-4), abordant le tournoi calmement, sans "se mettre de pression"[66]. Le match suivant, beaucoup moins facile, lui sera fatal. Alors qu'il menait 2 sets à 0 face à Aljaz Bedene, il est remonté et finalement battu 3-2 (6-4, 7-63, 2-6, 5-7, 64-7). Outre le caractère "imperdable" de ce match, Paire fait surtout sensation en refusant de serrer la main de son adversaire au terme de la rencontre, en quittant le terrain alors que ce dernier, allongé sur le cours, célébrait sa victoire. Il justifiera ensuite cette réaction en déclarant, à propos de Bedene : "Quand une personne m'insulte dans sa serviette au changement de côté à un set zéro, 6-5 quand je viens de le breaker, que l'arbitre lui dit 'tu n'as pas le droit de lui parler' et que lui il me parle, il me parle, il me parle... je pense qu'à un moment donné il faut mettre des sanctions" (contenu tiré de la source notée), puis mettant en avant la nécessité de sanctionner ce genre de comportement en faisant référence notamment à l'amende de 113 000 dollars dont a écopé Nick Kyrgios précédemment. Il déclare ensuite prendre de la distance avec les cours de tennis dans les jours qui suivront[67].

PalmarèsModifier

Titres en simple messieursModifier

No Date Nom et lieu du tournoi Catégorie Dotation Surface Finaliste Score
1 20-07-2015   Skistar Swedish OpenBåstad ATP 250 439 405  Terre (ext.)   Tommy Robredo 7-67, 6-3 Parcours
2 08-04-2019   Grand-Prix Hassan IIMarrakech ATP 250 524 340  Terre (ext.)   Pablo Andújar 6-2, 6-3 Parcours
3 20-05-2019   Open Parc Auvergne-Rhône-AlpesLyon ATP 250 524 340  Terre (ext.)   Félix Auger-Aliassime 6-4, 6-3 Parcours

Finales en simple messieursModifier

No Date Nom et lieu du tournoi Catégorie Dotation Surface Vainqueur Score
1 30-04-2012   Serbia OpenBelgrade ATP 250 366 950  Terre (ext.)   Andreas Seppi 6-3, 6-2 Parcours
2 04-02-2013   Open Sud de FranceMontpellier ATP 250 410 200  Dur (int.)   Richard Gasquet 6-2, 6-3 Parcours
3 05-10-2015   Rakuten Japan Open Tennis ChampionshipsTokyo ATP 500 1 263 045 $ Dur (ext.)   Stanislas Wawrinka 6-2, 6-4 Parcours
4 18-09-2017   Moselle OpenMetz ATP 250 482 060  Dur (int.)   Peter Gojowczyk 7-5, 6-2 Parcours
5 19-08-2019   Winston-Salem OpenWinston-Salem ATP 250 717 955 $ Dur (ext.)   Hubert Hurkacz 6-3, 3-6, 6-3 Parcours

Titre en double messieursModifier

No Date Nom et lieu du tournoi Catégorie Dotation Surface Partenaire Finalistes Score
1 31-12-2012   Aircel Chennai Open
 Chennai
ATP 250 385 150 $ Dur (ext.)   Stanislas Wawrinka   Andre Begemann
  Martin Emmrich
6-2, 6-1 Parcours

Finales en double messieursModifier

No Date Nom et lieu du tournoi Catégorie Dotation Surface Vainqueurs Partenaire Score
1 04-01-2016   Aircel Chennai Open
 Chennai
ATP 250 425 535 $ Dur (ext.)   Oliver Marach
  Fabrice Martin
  Austin Krajicek 6-3, 7-5 Parcours
2 09-04-2018   Grand Prix Hassan II
 Marrakech
ATP 250 501 345  Terre (ext.)   Nikola Mektić
  Alexander Peya
  Édouard Roger-Vasselin 7-5, 3-6, [10-7] Parcours

Performances en simpleModifier

  • Circuit principal ATP : 3 titres et 4 finales perdues.
  • Circuit secondaire Challengers : 6 titres et 6 finales perdues.
  • Circuit tertiaire Futures  : 6 titres et 7 finales perdues.
  • Demi-finale du Masters 1000 de Rome en 2013.

Parcours dans les tournois du Grand ChelemModifier

En simpleModifier

Année Open d'Australie Internationaux de France Wimbledon US Open
2010 1er tour (1/64)   Olivier Rochus 2e tour (1/32)   Feliciano López
2011 2e tour (1/32)   Ivan Ljubičić 1er tour (1/64)   Victor Hănescu 1er tour (1/64)   David Ferrer
2012 1er tour (1/64)   S. Wawrinka 2e tour (1/32)   David Ferrer 3e tour (1/16)   Brian Baker 2e tour (1/32)   P. Kohlschreiber
2013 1er tour (1/64)   Roger Federer 3e tour (1/16)   Kei Nishikori 3e tour (1/16)   Łukasz Kubot 1er tour (1/64)   Alex Bogomolov
2014 3e tour (1/16)   R. Bautista-Agut 2e tour (1/32)   R. Bautista-Agut 1er tour (1/64)   Lukáš Rosol 2e tour (1/32)   P. Carreño-Busta
2015 3e tour (1/16)   Tomáš Berdych 2e tour (1/32)   R. Bautista-Agut 1/8 de finale   J.-W. Tsonga
2016 1er tour (1/64)   Noah Rubin 2e tour (1/32)   T. Gabashvili 2e tour (1/32)   John Millman 2e tour (1/32)   Márcos Baghdatís
2017 3e tour (1/16)   Dominic Thiem 1er tour (1/64)   Rafael Nadal 1/8 de finale   Andy Murray 2e tour (1/32)   Mischa Zverev
2018 1er tour (1/64)   G. García-López 2e tour (1/32)   Kei Nishikori 3e tour (1/16)   J. M. del Potro 2e tour (1/32)   Roger Federer
2019 1er tour (1/64)   Dominic Thiem 1/8 de finale   Kei Nishikori 1/8 de finale   R. Bautista-Agut 2e tour (1/32)   Aljaž Bedene

N.B. : à droite du résultat se trouve le nom de l'ultime adversaire.

En doubleModifier

Année Open d'Australie Internationaux de France Wimbledon US Open
2009 1er tour (1/32)
  S. de Chaunac
  L. Dlouhý
  Leander Paes
2010 1er tour (1/32)
  J. Eysseric
  Marc López
  Pere Riba
2011 1er tour (1/32)
  A. Mannarino
  T. Gabashvili
  M. Kukushkin
2012 1er tour (1/32)
  A. Mannarino
  A. Dolgopolov
  D. Molchanov
1er tour (1/32)
  P. Lorenzi
  J. Cerretani
  É. Roger-Vasselin
2e tour (1/16)
  É. Roger-Vasselin
  R. Lindstedt
  Horia Tecău
2013 1/4 de finale
  T. Bellucci
  M. Granollers
  Marc López
1er tour (1/32)
  A. Mannarino
  Max Mirnyi
  Horia Tecău
1er tour (1/32)
  P. Lorenzi
  S. González
  S. Lipsky
2014 1er tour (1/32)
  M. Gicquel
  M. Draganja
  Mate Pavić
1er tour (1/32)
  A. Mannarino
  J.-J. Rojer
  Horia Tecău
1er tour (1/32)
  T. Bednarek
  A. Nedovyesov
  D. Toursounov
2015 1er tour (1/32)
  K. de Schepper
  G. García-López
  É. Roger-Vasselin
1er tour (1/32)
  Robin Haase
  M. Daniell
  M. Demoliner
1er tour (1/32)
  S. Darcis
  A. Mannarino
  F. Martin
2016 1er tour (1/32)
  P.-H. Mathieu
  J. Erlich
  C. Fleming
1er tour (1/32)
  P.-H. Mathieu
  Ivan Dodig
  Marcelo Melo
1er tour (1/32)
  D. Brown
  M. Baghdatís
  Gilles Müller
2017 1er tour (1/32)
  P.-H. Mathieu
  Bob Bryan
  Mike Bryan
1er tour (1/32)
  S. Darcis
  Mikhail Elgin
  K. Khachanov
1er tour (1/32)
  D. Marrero
  S. Darcis
  Dudi Sela
2018 2e tour (1/16)
  Hugo Nys
  M. Daniell
  D. Inglot
2e tour (1/16)
  F. Delbonis
  M. Arévalo
  J. Cerretani
1er tour (1/32)
  P. Gojowczyk
  Matthew Ebden
  Taylor Fritz
1er tour (1/32)
  Hugo Nys
  M. Demoliner
  S. González
2019 1er tour (1/32)
  Hugo Nys
  R. Carballés Baena
  Andrey Rublev
2e tour (1/16)
  Leander Paes
  J. S. Cabal
  Robert Farah
1er tour (1/32)
  Leander Paes
  A. Bublik
  M. Kukushkin
1er tour (1/32)
  Mischa Zverev
  Marcelo Arévalo
  Jonny O'Mara

N.B. : le nom du partenaire se trouve sous le résultat ; le nom des ultimes adversaires se trouve à droite.

En double mixteModifier

Année Open d'Australie Internationaux de France Wimbledon US Open
2012 1er tour (1/16)
  P. Parmentier
  Mike Bryan
  Květa Peschke
2013 1er tour (1/16)
  S. Beltrame
  Marcelo Melo
  Liezel Huber
2014
2015 1er tour (1/16)
  Chloé Paquet
  An. Rodionova
  A.-U.-H. Qureshi
2016
2017 2e tour (1/8)
  Chloé Paquet
  G. Dabrowski
  R. Bopanna
2018 1er tour (1/16)
  Chloé Paquet
  A. Hlaváčková
  É. Roger-Vasselin

N.B. : le nom de la partenaire se trouve sous le résultat ; le nom des ultimes adversaires se trouve à droite.

Parcours dans les Masters 1000Modifier

Année Indian Wells Miami Monte-Carlo Madrid Rome Canada Cincinnati Shanghai Paris
2012 1er tour
  C. Berlocq
2e tour
  J.-W. Tsonga
2e tour
  K. Nishikori
2013 3e tour
  G. Simon
1er tour
  M. Llodra
2e tour
  R. Gasquet
2e tour
  Rafael Nadal
1/2 finale
  R. Federer
1/8 de finale
  M. Matosevic
1er tour
  N. Davydenko
2e tour
  F. Mayer
1er tour
  P.-H. Herbert
2014 1er tour
  A. Montañés
1er tour
  G. Simon
2e tour
  S. Wawrinka
1er tour
  S. Johnson
2015 2e tour
  G. Simon
2e tour
  N. Djokovic
2e tour
  G. Simon
2016 2e tour
  A. Mannarino
3e tour
  R. Gasquet
1/8 de finale
  A. Murray
1er tour
  Jack Sock
2e tour
  S. Wawrinka
1er tour
  R. Štěpánek
1er tour
  Borna Ćorić
2e tour
  D. Goffin
1er tour
  P. Lorenzi
2017 1er tour
  T. Fritz
3e tour
  D. Young
1er tour
  Tommy Haas
1/8 de finale
  P. Cuevas
2e tour
  S. Wawrinka
2e tour
  J. Donaldson
1er tour
  M. Krueger
1er tour
  F. Tiafoe
1er tour
  R. Gasquet
2018 1er tour
  M. Krueger
3e tour
  F. Krajinović
1er tour
  F. López
2e tour
  D. Shapovalov
1/8 de finale
  Marin Čilić
2e tour
  Rafael Nadal
2e tour
  D. Goffin
2e tour
  A. De Minaur
1er tour
  M. Fucsovics
2019 1er tour
  Gunneswaran
1er tour
  F. López
1er tour
  Radu Albot
1er tour
  R. Gasquet
2e tour
  D. Medvedev
2e tour
  N. Basilashvili
2e tour
  Gaël Monfils

N.B. : sous le résultat se trouve le nom de l'ultime adversaire.

Parcours en Coupe DavisModifier

# Date Lieu Surface Gagnant(s) Perdant(s) Score
2018 - 1/2 finale (groupe mondial) - France - Espagne 3:2
1 14-16/09/2018   Villeneuve-d'Ascq Dur (int.)   Benoît Paire   Pablo Carreño Busta 7-5, 6-1, 6-0 Parcours

Victoires sur le top 10Modifier

Toutes ses victoires sur des joueurs classés dans le top 10 de l'ATP lors de la rencontre.

Légende
Grand Chelem
Masters
Jeux olympiques
Masters 1000
500 Series
250 Series
Coupe Davis
# B.P. Tournoi Année Surface Adversaire Rang Tour Score
1 no 36   Rome 2013 Terre battue   Juan Martín del Potro no 7 1/8 6-4, 7-63
2 no 27   Montréal 2013 Dur   Stanislas Wawrinka no 10 1/16 6-2, 7-62
3 no 41   US Open 2015 Dur   Kei Nishikori no 4 1/64 6-4, 3-6, 4-6, 7-66, 6-4
4 no 32   Tokyo 2015 Dur   Kei Nishikori no 6 1/2 1-6, 6-4, 6-2
5 no 22   Marseille 2016 Dur (int.)   Stanislas Wawrinka no 4 1/4 6-4, 1-6, 7-5
6 no 52   Madrid 2017 Terre battue   Stanislas Wawrinka no 3 1/16 7-5, 4-6, 6-2

Classements ATP en fin de saisonModifier

Année 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Rang en simple 675   638   333   152   95   47   26   118   19   47   41   52
Rang en double - 1151   1253   793   314   385   91   1127   323   179   172   138

Source : (en) Classements de Benoît Paire sur le site officiel de la Fédération internationale de tennis

Vie privéeModifier

En , il officialise sa relation avec la chanteuse Shy'm[68]. En septembre 2017, leur séparation est annoncée après deux ans de vie commune[69].

Notes et référencesModifier

  1. « Benoît Paire », sur gala.fr (consulté le 3 juin 2019).
  2. a b c d et e « Paire, l'étalon mal dressé », sur RMC.fr, (consulté le 27 février 2013)
  3. « Un diamant à l'état Paire », sur vavel.com (consulté le 27 février 2013)
  4. Christophe Thoreau, « Paire peut-il gagner ? », sur fr.sports.yahoo.com, (consulté le 27 février 2013)
  5. ITW Benoit Paire sur video.eurosport.fr
  6. a et b Paire, l'atypique sur www.lequipe.fr
  7. Rufin, fidèle au rendez-vous sur www.fft.fr
  8. « Benoît Paire : « Je n'avais jamais vécu ça » », sur laprovence.com, (consulté le 18 janvier 2015).
  9. Benoit Paire, un perdant qui gagne à être connu sur www.20minutes.fr
  10. Paire apprend encore sur www.lequipe.fr
  11. « Ostrava (Cha.): Robert en finale », sur ouest-france.fr, (consulté le 21 mai 2013)
  12. http://benoitpaire.skyrock.com/
  13. Paire, « Ça n'allait pas ».
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  68. « Shy'm et Benoît Paire officialisent leur relation », sur 20 minutes,
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