Belval (Ardennes)

commune française du département des Ardennes

Belval
Belval (Ardennes)
Mairie et église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Intercommunalité CA Ardenne Métropole
Maire
Mandat
Michel Normand
2020-2026
Code postal 08090
Code commune 08058
Démographie
Population
municipale
222 hab. (2018 en diminution de 3,48 % par rapport à 2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 38″ nord, 4° 38′ 07″ est
Altitude Min. 145 m
Max. 215 m
Superficie 4,94 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Charleville-Mézières
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charleville-Mézières-1
Législatives 1re circonscription des Ardennes
Localisation
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Belval
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Belval

Belval est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

GéographieModifier

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

DescriptionModifier

Berlval est un village périurbain ardennais situé à 6 km à l'ouest de Charleville-Mézières, 16 km de la frontière franco-belge, à 72 km au sud de Charleroi, 144 km au sud-est de Lille et 70 km au nord-est de Reims.

La commune est desservie par l'autoroute A304

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Belval
Haudrecy Tournes Damouzy
Sury  
This Warcq

HydrographieModifier

La Sormonne, affluent du fleuve la Meuse, draine la commune et en constitue la limite nord-ouest.

Le ruisseau de This, un autre affluent de la Meuse, tangente au sud le territoire communal.

Il existait autrefois un moulin

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Belval est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (82,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (79 %), forêts (9,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,4 %), zones urbanisées (5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Bella-Vallis en 1070[8].

Signification : la belle vallée, le beau vallon.

HistoireModifier

Le village est cité comme secours de la cure de Saint-Prix en 1644 dans le pouillé d'Aliot[réf. nécessaire].

Il existait autrefois deux écarts, le Moulin des Paquis et la Grange aux Bois[réf. nécessaire].

En 1829, Belval fusionne avec Sury pour former la commune de Belval-et-Sury. En 1871 chacune des deux communes initiales a repris son indépendance administrative[9].

En 1925, l'armée aménage un aérodrome de secours sur les communes de de Tournes, Belval et Damouzy, remplaçant le terrain abandonné de Villers-Semeuse qui datait du tout début de l'aviation.

Cet aérodrome est agrandi en 1936 et devient une infrastructure civile. Il ne semble pas qu'il ait eu d'usage militaire pendant la Seconde Guerre mondiale. L’aérodrome de Mézières - Tournes - Belval est ouvert à tous les appareils légers en 1947[10].

Politique et administrationModifier

IntercommunalitéModifier

La ville est membre depuis 2014 de la la communauté d'agglomération dénommée Ardenne Métropole, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé par la fusion de plusieurs anciennes intercommunalités et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1875 après 1876 Raucourt[11]    
1989 1998 Marie Taillardant[12]    
mars 2001 En cours
(au 23 mai 2020)
Michel Normand DVD Vice-président de la CA Ardenne Métropole (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[13]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 222 habitants[Note 3], en diminution de 3,48 % par rapport à 2013 (Ardennes : −3,23 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
180217217216372362343362357
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
360184182183182180168166166
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
166149152156136108122126120
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018
107140156197219222225230222
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

AssociationsModifier

ÉconomieModifier

 
L'aérodrome de Charleville-Mézières-Belval.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • « Belval », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Dans le Cantatorium de st-Hubert, Almanach Matot-Braine de 1879, p125.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. « Atlas DGAC – Mézières – Tournes – Belval », Atlas historique des terrains d'aviation de France métropolitaine 1919-1947, sur https://www.anciens-aerodromes.com, (consulté le ).
  11. Almanach Matot-Braine de 1876, Reims, p197.
  12. « « Le Carnet » », L'Ardennais, no 24383,‎ , p. 27.
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Mirko Spasic, « Lorsque les Ardennes voulaient se donner des ailes : Avant l’autoroute et le TGV, la Chambre de commerce et d’industrie a voulu donner au monde économique un accès à un mode de transport rapide », L'Ardennais,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. « Les fans d’ULM veulent aller plus haut au départ de Belval », L'Ardennais,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. Samuel Thioliere, « À Belval, l’ULM moderne en toute sécurité : Le deuxième club d’ULM de la commune souhaite faire connaître davantage la discipline », L'Ardennais,‎ (lire en ligne, consulté le ).