Beauregard-Baret

commune française du département de la Drôme

Beauregard-Baret
Beauregard-Baret
Vue du village de Beauregard.
Blason de Beauregard-Baret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Christian Cottini
2020-2026
Code postal 26300
Code commune 26039
Démographie
Gentilé Beauregerois, Beauregardois
Population
municipale
854 hab. (2017 en augmentation de 6,22 % par rapport à 2012)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 00″ nord, 5° 09′ 07″ est
Altitude Min. 141 m
Max. 1 292 m
Superficie 23,44 km2
Élections
Départementales Canton de Vercors-Monts du Matin
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Beauregard-Baret
Liens
Site web Mairie-Beauregard-Baret.com

Beauregard-Baret est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Beauregerois ou les Beauregardois.

GéographieModifier

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

LocalisationModifier

Beauregard-Baret est situé à 30 km de Valence, à 10 km de Bourg-de-Péage. Les communes les plus proches sont Jaillans, Rochefort-Samson et Hostun à 4 ou 5 km.

Voies de communication et transportsModifier

ToponymieModifier

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • XIe siècle : De Bello Reguardo / Belregard / Bel Regart (cartulaire de Romans, 78 ; 211 ; 478).
  • 1088 : Mandamentum de Belregat (ibid., 193).
  • 1155 : Mandamentum de Belregart (ibid., 346).
  • 1207 : Belreguart (cartulaire de Bourg-lès-Valence, 32).
  • 1210 : Bellum Reguardum (cartulaire de Bourg-lès-Valence, 38).
  • 1277 : Castrum de Bello Respectu (Inventaire des Dauphins, 8).
  • 1295 : mention de l'église de la paroisse de Beauregard : Ecclesia Sancti Nicholay de Bello Respectu (cartulaire de Léoncel, 273)
  • 1450 : Dominus de Belliregardi (archives de la Drôme, E 2140).
  • XVe siècle : mention de l'église de la paroisse de Beauregard : Cura Sancti Nicollay Belli Respectus (pouillé).
  • 1891 : Beauregard, commune du canton de Bourg-de-Péage.

1920 : Beauregard-Baret[réf. nécessaire].

ÉtymologieModifier

Beauregard : forteresse ou village beau à voir ou disposant d'une belle vue[réf. nécessaire].

La deuxième partie de son nom vient d'un coteau boisé au nord-ouest du village, du gaulois barro, « barre montagneuse, sommet linéaire »[réf. nécessaire].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Les Gallo-romainsModifier

La commune est sur le tracé de l'aqueduc qui va de Valcroissant à Die[2].

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

Le château est cité en 1235[réf. nécessaire].

La seigneurie[1] :

  • Terre du fief delphinal.
  • XIIIe siècle : divisée en trois parts : les Ternieu, les Guélix, les Hostun.
  • XVe siècle : acquise par les Forez-Copre.
  • Fin XVIe siècle : les Du Puy (par mariage).
  • Vers 1736 : les Leriget de la Faye (par héritage), derniers seigneurs.

En 1689, il y a 280 ménages dans la commune[1].

XVIIIe siècle : une tradition populaire associe au village la figure de Mandrin (1725-1755). La légende raconte que sa bande se serait arrêtée à la forge de Beauregard pour y faire ferrer ses chevaux à l'envers, et échapper ainsi aux hussards du roi[réf. nécessaire].

En 1789, il y a 274 chefs de famille dans la commune[1].

Avant 1790, Beauregard était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et du bailliage de Saint-Marcellin, formant, avec celle de Crispalot, trois paroisses du diocèse de Valence : Beauregard, Jaillans et Meymans. La paroisse de Beauregard, en particulier, avait son église sous le vocable de Saint-Nicolas. Ses dîmes appartenaient au curé, et la cure était de la collation de l'évêque diocésain[1].

De la Révolution à nos joursModifier

Comprise en 1790 dans le canton d'Hostun, cette commune fut attribuée à celui du Bourg-de-Péage dans la réorganisation de l'an VIII, et la commune de Crispalot lui a été unie dès 1820[1].

  • La commune de Beauregard est créée en 1792 par le regroupement de 3 paroisses : Beauregard, Jaillans, Meymans[réf. nécessaire].
  • En 1807, la commune de Crispalot (34 habitants) a disparu et une partie de son territoire (Les Matras, Pêcherot entre autres) a été intégrée à la commune de Beauregard. L’église se trouvant sur la rive droite du ruisseau de la Béaure en faisait partie. Par contre, la commanderie des moines s’est retrouvée sur Chatuzange-le-Goubet ; elle est rapidement tombée en ruine, les habitants du secteur prenant les pierres pour construire leurs maisons[réf. nécessaire].

En 1950, le village de Jaillans s'érige en commune indépendante[réf. nécessaire].

HéraldiqueModifier

Le blason de Beauregard-Baret se blasonne ainsi:
D'or au chef émanché d'azur de trois pièces.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 4 adjoints et de 10 conseillers municipaux[3].

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 juin 2005 André Reynaud[4]    
septembre 2005 mars 2008 Jean-Claude Revol    
mars 2008 juin 2020 Lionel Fournat[3] RS Chef d'entreprise
juin 2020 En cours Christian Cottini SE Retraité

Instances administrativesModifier

La mairie est située dans le village de Meymans.

IntercommunalitéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2017, la commune comptait 854 habitants[Note 1], en augmentation de 6,22 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4001 3761 5701 6151 6511 6361 6221 6791 665
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6761 7151 6301 5731 5681 3921 3421 2841 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2501 1701 109944886882816861415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
441364321429504543721745804
2017 - - - - - - - -
854--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution de la pyramide des âges de la commune de Beauregard-Baret, comparaison entre l'année 1990 et 2006[9]
Pyramide des âges en 1990 en nombre d'individus
HommesClasse d’âgeFemmes
17 
75 à plus
11 
22 
60 à 74
30 
43 
45 à 59
35 
69 
30 à 44
62 
52 
15 à 29
51 
56 
0 à 14
56 
Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus
HommesClasse d’âgeFemmes
11 
75 à plus
24 
52 
60 à 74
42 
83 
45 à 59
77 
77 
30 à 44
89 
53 
15 à 29
44 
92 
0 à 14
76 

Vie localeModifier

EnseignementModifier

Beauregard-Baret relève de l'académie de Grenoble. Cette dernière est supervisée par l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

L'enseignement primaire est assuré dans deux sites différents : l'école du village de Beauregard accueille les élèves jusqu'en CE1 et celle du village de Meymans les CE2-CM1-CM2.

  • En 2008-2009, la première accueillait 18 enfants et la seconde 35.

SantéModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : pâturages (bovins, caprins), céréales, carrière[2].

En raison du faible nombre d'emplois proposés dans la commune, la grande majorité des actifs travaille en dehors, notamment dans les villes de Romans-sur-Isère et de Bourg-de-Péage. En sens inverse, des habitants de ces agglomérations sont de plus en plus nombreux à choisir de s'installer dans cette commune et ses voisines et à accomplir des mouvements pendulaires quotidiens vers leurs lieux de travail.

AgricultureModifier

L'agriculture continue d'occuper plusieurs dizaines d'actifs des deux villages. L'élevage de bovins et de caprins se pratique sur les estives du piémont du Vercors, à l'extrémité orientale de la commune. La majeure partie du finage est vouée à la culture céréalière, dans le prolongement de la plaine valentinoise (blé, maïs, orge, sorgho, colza, etc.).

IndustrieModifier

Le village a bénéficié jusqu'aux années 1960 de l'extraction de silice et de kaolin dans les montagnes de Musan. Si celle-ci se poursuit dans les communes voisines d'Hostun et de Rochefort-Samson, le site de Beauregard est devenu une friche industrielle. Depuis quelques années, les projets se multiplient autour de l'ancien espace de stockage et de la carrière à ciel ouvert qui occupent de vastes espaces à proximité directe du village, sans qu'aucun ne se soit concrétisé.

EntreprisesModifier

Le Bulletin[10] édité en janvier 2009 par la municipalité recensait 10 PME, presque toutes des entreprises individuelles. Le secteur du bâtiment et de l'habitat prédomine (maçonnerie, charpenterie, chauffage, aménagements intérieurs). La commune héberge également un taxidermiste, un artisan taxi et un service d'infirmières à domicile.

CommerceModifier

L'unique commerce de la commune est une pizzeria-grill sise à l'entrée du village de Meymans. Le dernier des trois cafés existant dans les années 1950 a fermé il y a quelques années[Quand ?].

Les Beauregardois sont donc contraints de s'approvisionner dans les villages environnants et dans l'agglomération de Romans-Bourg-de-Péage, distante d'une dizaine de kilomètres.

Loisirs et tourismeModifier

  • Fête communale : dimanche qui précède le 24 juin / À Meymans : fête communale (Septuagésime), fête patronale (Sainte-Anne)[2].
  • La fête des Laboureurs est organisée lors du week-end de Rameaux. Un couple de la commune est désigné chaque année pour la présider. Les festivités comprennent une messe le dimanche matin suivie d'un apéritif aux bugnes et au foujou (gourmandises locales) et d'un banquet dans la salle communale de Meymans. Le tout s'achève lors de la soupe à l'oignon du lundi soir.
  • La soupe au lard de la Saint-Jean a lieu chaque année mi-juin.
  • L'Amicale laïque organise divers événements annuels : loto (fin janvier), tombola, etc.
  • Le Club de l'Âge d'or anime la vie des anciens des deux villages.
  • Mey-Beau'S arts en Baret protège et fait connaître le patrimoine local.

SportsModifier

  • Le Tennis Club de Beauregard-Baret gère le court de tennis du village de Beauregard. Depuis 1988, il organise un tournoi inter-membres, des cours d'apprentissage hebdomadaires et des stages découverte.
  • Terrain multi-sport au village de Meymans.

Patrimoine naturelModifier

  • Contreforts de la montagne de Musan[2].
  • De très belles balades à faire après avoir passé la combe (passage étroit dans la montagne qui donne accès à une magnifique petite vallée), dans les contreforts de la montagne de Musan. Visible depuis la vallée du Rhône, le pré de Cinq Sous (somme payée pour y estiver un bovin) est un but habituel de promenade.
  • Flore remarquable : lys martagon, jonquilles, gentiane blanche, grande astrance, aconit vénéneux, nivéole de printemps et surtout nombreuses variétés d'orchidées dont l'ophrys drômois ou "Miroir de Vénus", unique en France.

Lieux et monumentsModifier

  • Vestiges du château de Beauregard (cité en 1235), en bois sur fondations en pierre, qui a brûlé en 1890[réf. nécessaire].
  • Château de la Jonchère : façade Renaissance[2].
    • Porte en tiers-pint, logis flanqué d'une tour au nord[11].
  • Église Sainte-Anne de Meymans : très belle église romane fortifiée au XIVe siècle et surmontée d'un chemin de ronde qui fait le tour du toit de la nef[réf. nécessaire].
  • Eglise du XIXe siècle[2].
  • Cimetière ancien découvert à Meymans en 1960[réf. nécessaire].
  • Un drapeau de l'Ancien Régime en soie peinte, classé Monument historique, est conservé à la mairie. Retrouvé lors de la préparation des fêtes du Bicentenaire de la Révolution française, il porte à la fois les symboles royaux traditionnels (fleurs de lys et dauphins) et une devise révolutionnaire : « Pour la Nation, la Loi et le Roi ».

Personnalités liées à la communeModifier

  • Philippe Jaccottet (1925-) — Ce grand poète suisse a composé en 1981 son texte Beauregard sous l'inspiration du panorama plein d'harmonie et de mystère de la combe du village.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 30
  2. a b c d e et f Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Beauregard-Baret
  3. a et b Beauregard-Baret sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 8 mars 2015).
  4. Démissionne en juin 2005 pour cause de désaccord avec des membres du conseil municipal.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. Recensement de l'INSEE en 2006 ; Recensement de l'INSEE en 1990
  10. Commune de Beauregard-Baret, Infos Villages : Bulletin d'information sur la commune, Valence, E & R,
  11. « Fiche "Beauregard-Baret" du Quid »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • 1998 : Pierre Palengat, La Drôme insolite : Le guide de la Drôme historique, monumentale, anecdotique, légendaire, statistique, culturelle et pittoresque, Valence, E & R, , 621 p., « Beauregard-Baret », p. 57-58.
  • 2009 : Commune de Beauregard-Baret, Infos Villages : Bulletin d'information sur la commune, .

Articles connexesModifier

Liens externesModifier