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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beatnik (homonymie).
Titre d'une couverture du San Francisco Chronicle de juin 1958 à propos d'un meurtre.
Affiche du film The Beat Generation (Les Beatniks) (1959) avec Louis Armstrong.

Le mot Beatnik apparaît pour la première fois le sous la plume de Herb Caen dans le journal San Francisco Chronicle. Il désigne alors de façon péjorative les membres de la génération beat.

Le mot beat désignait depuis le XIXe siècle un vagabond du rail voyageant clandestinement à bord des wagons de marchandises. Peu à peu ce mot a pris le sens que lui ont donné les jazzmans noirs : beat en est venu à signifier une manière de traverser la vie. Être beat devint « être foutu, à bout de souffle, exténué ». Le « beat » (« pulsation ») est aussi le « rythme » en musique (jazz).

Le terme beatnik, forgé à partir du mot beat et du nom du satellite russe Sputnik, était initialement péjoratif en cherchant à faire croire que les beats étaient une communauté de communistes illuminés en pleine période de maccarthysme. Jack Kerouac a toujours rejeté le terme de beatniks qui sera pourtant repris par une partie de la génération hippie[Quoi ?].

HistoireModifier

 
Événement 1959 à Venice (Californie), « Beautés beatnik : devant un échantillon d'art beatnik, des candidates posent pour le titre de Miss Beatnik 1959 qui sera conféré le 12 septembre sous le parrainage du Comité des Arts de Venice... ».

ÉtymologieModifier

StéréotypeModifier

 
Stéréotype d'une femme beatnik.
 
Stéréotype d'un beatnik.

Dans ses mémoires, Personnages secondaires, Joyce Johnson a décrit comment le stéréotype a été absorbé dans la culture américaine :

« "Beat Generation" sold books, sold black turtleneck sweaters and bongos, berets and dark glasses, sold a way of life that seemed like dangerous fun—thus to be either condemned or imitated. Suburban couples could have beatnik parties on Saturday nights and drink too much and fondle each other’s wives[1]. »

Que l'on peut traduire par : « La "Beat Generation" vendait des livres, des chandails à col roulé noir et des bongos, des bérets et des lunettes noires. Elle vendait un mode de vie qui semblait dangereux et amusant, et qui devait donc être condamné ou imité. Les couples de banlieusards pouvaient avoir le samedi des soirées beatnik, où ils pouvaient s'enivrer et caresser les épouses des uns des autres. »

Notes et référencesModifier

  1. (en-US) Joyce Johnson, Minor Characters, Houghton Mifflin, 1987.

Voir aussiModifier