Batik

technique d'impression des étoffes

Le Batik indonésien *
Image illustrative de l’article Batik
Petite usine de batik à Java en 1915
Pays * Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Liste Liste représentative
Année d’inscription 2009
* Descriptif officiel UNESCO

Éducation et formation au patrimoine culturel du batik indonésien à destination des étudiants des écoles élémentaires, secondaires, supérieures, professionnelles et polytechniques en collaboration avec le Musée du Batik de Pekalongan *
Pays * Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Liste Registre des meilleures activités de sauvegarde
Année d’inscription 2009
* Descriptif officiel UNESCO

Le batik (mot javanais) est une technique d'impression des étoffes pratiquée dans des pays tels que le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Togo, la Chine, la Malaisie, l'Indonésie, l'Inde, Maurice, Madagascar, le Sri Lanka, etc. « Le Batik indonésien », à l'origine essentiellement produit sur l'île de Java[1], a été inscrit en 2009 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[2].

Le mot, d'origine javanaise, a la même racine que le mot titik, qui signifie « point ».

ProcédéModifier

 
Fabrication de batik au Sri Lanka.
 
Batik indonésien, de procédé nembok, technique inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
 
Couple européen des Indes néerlandaises portant du batik (1900-1920).

Le principe du batik consiste :

  1. à dessiner sur le tissu le motif final à reproduire (cette opération n'est pas indispensable) ;
  2. à tremper le tissu dans un bain de cire chaude - et à laisser refroidir ;
  3. à enlever la cire avec un stylet aux parties du dessin (réel ou supposé) destiné à recevoir une première couleur ;
  4. à appliquer cette couleur par trempage dans un bain de teinture ou en appliquant celle-ci au pinceau ;
  5. à recommencer les opérations 2 à 4 successivement pour chacune des autres couleurs (de préférence en allant des couleurs claires aux plus foncées) ;
  6. à la fin : à ôter la cire, soit avec un fer à repasser, soit par trempage dans l'eau bouillante.

Le procédé est aussi appelé « en réserve de cire », ou « coloration par épargne ».

Des procédés complémentaires peuvent être utilisés : emploi d'un fer chaud (au motif parfois complexe : dragon par exemple) pour ôter la cire aux emplacements d'une coloration (souvent pour faciliter le copiage de motifs répétitifs), simple brisure de la cire pour obtenir de fines lignes, grattage partiel pour obtenir des dégradés, etc.

Finalement on obtient un tissu où se mêlent différents tons ou contrastes juxtaposés ou superposés, formant toutes sortes de motifs.

HistoireModifier

Les origines du batik remontent à un peu plus de mille ans, et cette technique d'impression, utilisant « l'épargne », se retrouve dans plusieurs communautés d'Afrique de l'Ouest, du Moyen-Orient et d'Asie.

Cette forme de peinture sur textile atteint son apogée dans le batik javanais, le plus élaboré de tous. Les hauts lieux de la fabrication encore très artisanale sont donc à Java, où l'on distingue deux grands styles :

En Indonésie, en dehors de Java, on trouve les styles de Jambi et Palembang, deux régions qui historiquement ont subi une influence javanaise.

Le batik malaisien diffère du batik indonésien par un style plus épuré et des motifs couvrant de plus grandes surfaces de tissu.

Cette technique fut aussi beaucoup utilisée pendant la période Art nouveau et Art déco en Europe, notamment avec Madame Pangon.

La technique est encore utilisée aujourd'hui par des artistes et plasticiens contemporains.- ou pour démonstration à des touristes (mais alors, trop souvent, on se contente d'un petit échantillon, le reste étant simplement imprimé).

GalerieModifier

Batik indonésienModifier

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Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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