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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dungeness.
Bataille du cap Dungeness

Informations générales
Date
Lieu au large du cap Dungeness
Issue Victoire anglaise
Belligérants
Drapeau de l'Angleterre Royaume d'AngleterreDrapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Commandants
Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Thomas Allen (en)
Pavillon de la marine royale française Marine royale française
La Roche-Saint-André
Rabesnières-Treillebois
Forces en présence
25 vaisseaux14 vaisseaux

Deuxième guerre anglo-néerlandaise

Batailles

Lowestoft · Vågen · Quatre Jours · North Foreland · Vliestromm · Cap Dungeness · Medway

La bataille du cap Dungeness est une bataille navale qui a eu lieu fin . Elle oppose, dans le cadre de la deuxième guerre anglo-néerlandaise (1665-1667), une flotte franco-hollandaise à une flotte anglaise supérieure en nombre. Elle s'achève par une victoire anglaise.

Sommaire

ContexteModifier

La bataille du cap Dungeness a lieu pendant la deuxième Guerre anglo-hollandaise (1665-1667). Un court conflit qui oppose le royaume d'Angleterre aux Provinces-Unies, à propos des possessions coloniales des deux pays, qui a lieu en Europe et aux Antilles. La France et le Danemark sont alliés aux Provinces-Unies.

CombatModifier

L'arrière-garde de la flotte française est composée de quatorze navires, dont une petite division hollandaise qui suivait depuis Toulon. Par gros temps, cette escadre vient à rencontrer une escadre anglaise, supérieure en nombre. L'amiral anglais, Thomas Allen, lance la chasse.

Le Bourbon, capitaine de Rabesnières-Treillebois, et Le Mazarin, capitaine Villepars, après un violent combat[1] contre six navires anglais, réussissent, en mauvais état, à décrocher, à fausser compagnie aux Anglais et à regagner Le Havre. Ils y sont rejoints par Le Mercœur, capitaine de Thurelle, et le Prins te Paard, capitaine Verburg. L'Oms et le Roetering sont contraints de se jeter sur la côte. Entouré par trois vaisseaux anglais, Le Dragon, capitaine Préaux-Mercey, réussit à en démâter deux et parvient à regagner Dieppe. Le Triomphant, lui aussi s'en sort bien. Les Anglais parviennent seulement à capturer Le Rubis, capitaine Gilles de La Roche-Saint-André. Ce dernier tient tête pendant sept heures à neuf vaisseaux et fait quarante victimes à bord du HMS Dingby. Ayant lui-même 116 hommes hors de combat, La Roche Saint-André finit par abaisser son pavillon pour épargner les survivants d'un massacre. Les pertes sont importantes des deux côtés.

ConséquencesModifier

Sa belle conduite vaut à Gilles de La Roche Saint-André sa libération immédiate et son rapatriement en France ordonné par le roi d'Angleterre. Le duc d'York lui offre une épée. Pour ne pas être en reste, Louis XIV le fait chevalier de ses Ordres et lui accorde une nouvelle commission de chef d'escadre le . Les autres prisonniers français sont également bien traités. Le chevalier de Carteret deviendra Commissaire général de la Royal Navy.

Notes et référencesModifier

  1. Rabesnières fait tirer 1100 coups à double charge

Sources et bibliographieModifier