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Bataille de Vinchy
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte du royaume franc à l'avènement de Charles Martel (714). Lily Vidal de La Blache, Atlas général d'histoire et de géographie (1912).
Informations générales
Date
Lieu Les Rues-des-Vignes
près de Cambrai
Issue Victoire de Charles Martel
Belligérants
AustrasieNeustrie
Commandants
Charles MartelChilperic II de Francie
Raganfred

Guerre civile des Francs

Batailles



Liste des guerres et des batailles de France
Coordonnées 50° 05′ 43″ nord, 3° 14′ 25″ est

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Bataille de Vinchy

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Bataille de Vinchy

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Bataille de Vinchy

La bataille de Vinchy a lieu à Vinchy, dit également Vinciac, près de Cambrai, dans l'actuel département du Nord le 21 mars 717, dimanche de la Passion[1]. Elle voit s'affronter Charles Martel et les Austrasiens d'un côté et le roi des Francs, Chilpéric II, et le maire du palais, Ragenfred (ou Rainfroi) de l'autre.

Sommaire

ContexteModifier

La bataille de Vinchy s'inscrit dans un double contexte :

  • l'affrontement entre les royaumes de Neustrie et d'Austrasie. La Neustrie dominée par l'Austrasie à l'époque de Pépin de Herstal cherche à secouer le joug de l'Austrasie et envahi celle ci après le décès de Pépin en 714. Après des succès initiaux, la Neustrie vient de perdre en 716 la bataille de l'Amblève et Chilpéric II et Ragenfred sont rentrés en Neustrie.
  • Charles Martel écarté du pouvoir après le décès de son père Pépin cherche à retrouver la charge de Maire du palais des deux royaumes détenue par son père .

BatailleModifier

Après la victoire de l'Amblève, au lieu de suivre immédiatement Chipéric et Ragenfred, Charles se sert de nouveau de la tactique utilisée pendant sa carrière couronnée de succès. Il prend le temps de rassembler une grande armée avant d'attaquer en position de force. Il décide de l'endroit et du moment de la bataille, au printemps 717.

Charles entre donc en Neustrie et ravage le pays jusqu'aux environs de Cambrai. Chilpéric et Ragenfred s'avancent au devant de lui.

Charles leur envoie un émissaire afin de leur faire savoir que la paix ne sera possible que s'il est rétabli dans les fonctions occupées par son père non seulement en Austrasie mais aussi en Neustrie. Chilpéric lui répond qu'à ses yeux son père était un usurpateur qui avait supplanté la famille légitime et que par conséquent il ne pouvait accepter cette demande. L'affrontement est donc inévitable.[2]

La bataille est rude, meurtrière, longtemps incertaine mais finalement Charles inflige aux Neustriens une lourde défaite à Vinchy (le lendemain c'est le dimanche devant Pâques (qui tombe en 717 le 4 avril), en la tierce calende d'avril de l'an 717[3]).

Charles poursuit le roi en fuite et le maire du palais jusqu'à Paris.

ConséquencesModifier

Désormais les Neustriens ne sont plus capables de résister à Charles Martel même si des combats eurent encore lieu jusqu'en 719. Charles Martel disposait du pouvoir pour nommer les souverains des deux royaumes.

Après le succès de Vinchy, il proclame Clotaire IV, roi d'Austrasie, pour l'opposer à Chilpéric, et destitue l'archevêque de Reims, Rigobert, pour le remplacer par Milon de Trèves.

Chilpéric II et Ragenfred alliés à Eudes, le princeps d'Aquitaine, seront à nouveau vaincus par Charles Martel à la bataille de Néry en 719. L'année suivante, Eudes livre Chilpéric II à Charles Martel qui en fera l'unique roi des Francs. Ragenfred continuera à résister à Angers avant de se soumettre définitivement.

SourcesModifier

  • Charles Oman (historien), The Dark Ages 476-918, Londres, 1914.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Anselme de Sainte Marie, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France tome 1, Paris, (lire en ligne), page 13
  2. Charles Théodore Beauvais de Préau, Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français depuis les Gaulois jusqu'en 1792, Paris, C.L.F. Panckoucke, (lire en ligne), pages 252-253
  3. Jean Deviosse, Charles Martel, Tallandier, 1978, p. 93.