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Bataille de Roncevaux (778)

Bataille opposant les Francs aux Vascons
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bataille de Roncevaux.
Bataille de Roncevaux
Description de cette image, également commentée ci-après
La mort de Roland au col de Roncevaux.
Enluminure de Jean Fouquet, Grandes Chroniques de France, Paris, BnF, Département des Manuscrits, XVe siècle.
Informations générales
Date
Lieu Col de Roncevaux, Pyrénées (supposé)
Issue Perte de l'arrière garde de l'armée de Charlemagne
Belligérants
Arrière garde de l'armée de Charlemagnetroupes rassemblées par les fils de Souleiman et les Banu Qassi
Commandants
Rolandvraissemblablement :
fils de Souleiman
Abu Tawr
Pertes
Massacre de l'arrière-garde

Batailles

Guadalete (711) · Narbonne (719) · Toulouse (721) · Covadonga (722) · Bordeaux (732) · Poitiers (732) · Avignon (737) · Narbonne (737) · Berre (737) · Tourtour (973) · Cap Colonne (982)

Coordonnées 42° 59′ 22″ nord, 1° 20′ 02″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Navarre

(Voir situation sur carte : Navarre)
Bataille de Roncevaux

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
Bataille de Roncevaux

La bataille de Roncevaux est déclenchée par l'embuscade à laquelle fait face l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne, de retour de Saragosse, dans les Pyrénées, le [1] L'arrière-garde est commandée par Roland, préfet de la marche de Bretagne, qui meurt au combat. Cette bataille de l'histoire de France a été rendue célèbre par la Chanson de Roland.

Sommaire

Le contexte historiqueModifier

À la mort de Pépin en 768, Charles est élevé à la royauté. Liuba II, duc de Gascogne lui prête serment. L'année suivante il confie à la cour de Charles l'éducation de son fils Sanz, et lui demande de protéger ses biens et ses terres. La Gascogne s'étend de la Garonne jusqu'au sud des Pyrénées, comprenant des villes comme Pampelune.

En 777, au plaid de Paderborn, Charlemagne reçoit l'ambassadeur du gouverneur musulman de Barcelone, Souleiman al-Arabi (orthographié aussi Sulayman) — révolté contre Abd al-Rahman Ier, l'émir de Cordoue — qui demande l'aide des Francs[2] pour tenir la ville de Saragosse.

Peut-être s'offre-t-il en vassal de Charles, souhaitant sa protection contre l'émir qu'il a trahi deux fois. Peut-être offre-t-il à Charles de repousser l'émir en lui prenant des territoires, constituant un État allié tampon, évitant les razzias[3].

Saragosse évoque une certaine grandeur. En effet, la ville fut chantée par Prudence au IVe siècle dans son Peristephanon; elle abrite les tombeaux de nombreux martyrs chrétiens, les reliques de saint Vincent. On peut sûrement déjà trouver en sa cathédrale le pilier miraculeux de la Virgen del Pilar; or Charles est plein de dévotion pour la Vierge dont il porte quelques cheveux en médaillon. Ainsi Saragosse est un antique symbole de chrétienté persécutée et elle est toujours peuplée de chrétiens. Sans compter que la ville est un enjeu stratégique militaire et économique sur l’Èbre.

Mais Charles est moins attiré par Saragosse qu'il n'est inquiet des menées de l'ambitieux clan des Banu Qasi, ancien lignage comtal visigothique islamisé, dirigé par Abu Tawr dont le père était déjà entré dans l’alliance avec l’émir. En effet, depuis leurs fiefs d'Olite et de Tudèle, ils cherchent à prendre le contrôle de Pampelune sous domination franque, mais aussi de Huesca et Gérone qui dépendent de l'émirat.

Charles, s'il part — soutenu par le pape Adrien Ier qui lui souhaite «heureuse victoire» — défendre les chrétiens opprimés, il s'agit de Franci homines de Pampelune, ceux que des Muwallads (musulmans de fraiche date) viennent de soumettre, et cela sur le territoire du royaume franc. Les Banu Qasi ont soumis la ville que Liuba avait placé 9 ans plus tôt sous protection royale. Charles reprend aussi le vieux combat contre ces fils de goths jugés capables de toutes les hérésies (depuis l'homéisme).

Enfin Charles tient aussi à montrer la puissance de ses armées pour dissuader l'éventualité de nouvelles razzias ou invasion du royaume franc.

La campagne et la batailleModifier

C'est avec deux armées que Charles traverse les Pyrénées : l'une, à l'Est, composée de Bavarois, Bourguignons, Austrasiens, Provençaux, Septimaniens et Lombards traverse au col du Perthus. L'armée de l'Ouest, dirigée par Charles est composée de Neustriens, Bretons, Aquitains (territoire nouvellement organisé entre la Loire et la Garonne) et Gascons (du Sud garonnais).

Les portes de Pampelune s’ouvre à la vue de Charles. Abu Tawr lui dit la soumission de ses villes et remet son fils et son frère Abu Talama en otage comme promis, en guise de caution. Souleiman conduit Charles devant Saragosse où la jonction est faite avec l'armée orientale qui vient de soumettre Gérone, Barcelone et Huesca.

Mais à Saragosse, El Hussayn, qui dirigeait la ville avec Souleiman, refuse d'ouvrir et fait décocher quelques flèches. Charles n'est pas venu pour mener un siège et ne veut pas s'attarder à élucider ce complot au risque d'affaiblir son armée et de risquer qu'un piège ne se referme sur lui. Il prend Souleiman en otage. La chaleur, le risque de manquer de nourriture et de laisser le royaume trop peu défendu lui commande de renvoyer l'armée de l'Est.

Charles apprend que les Banu Qasi s'approprient Pampelune et en agitent la population. Charles, avant de traverser les Pyrénées revient alors à Pampelune dont il trouve les portes closes. Mais les Banu Qasi s'attendaient vraisemblablement à la destruction — du moins l'affaiblissement — de l'armée franque au siège de Saragosse ; leur surprise finit par les obliger à abandonner leur ambitieuse acquisition. Charles convainc les Navarii — défenseurs de Pampelune — de ne plus obéir aux Banu Qasi. Ces Navarii lui prêtent serment. Pour éviter que Pampelune ne soit de nouveau ciblée par des ambitieux pour le caractère stratégique de ses défenses, Charlemagne fait raser les murs de la ville — certainement en attendant d'y avoir pu installer une troupe défensive conséquente.

Charles avec ses prisonniers, rejoint les Ports de Cize afin de franchir la chaîne montagneuse. Les fils de Souleiman Al Arabi et les troupes qu’ils rassemblent montent une embuscade pour s’emparer de leur père. Les troupes des Banu Qasi, qui veulent aussi récupérer le fils et le frère (Abu Talama) de leur chef Abu Tawr, participent à l’embuscade le 15 août 778 avec les fils de Souleiman après les avoir guidés dans les Pyrénées. En ce jour de l’Assomption, les troupes musulmanes fondent sur l’arrière garde où sont les prisonniers. Cette arrière-garde dont le commandement général est assuré par Roland, préfet de la marche de Bretagne, comprend aussi les chariots des richesses royales gardés par le comte Aggiard et des chariots d’équipements gardés par le comte du palais Anselme. Aucun des trois n’est épargné.

Controverses concernant l’identification de ceux qui commettent l’embuscadeModifier

L'apport des sources premièresModifier

L’évènement est évoqué de façon fugace dans les annales premières de Metz, les annales de Lorsch ainsi que les Annales royales qui puisent aux mêmes sources que celles, plus anciennes de Metz. Le manuscrit de l’ancienne abbaye Saint-Pierre de Condom recopiant l’épitaphe gravée sur la pierre tombale du comte Aggiard (ou Eggihard) mort à Roncevaux n’évoque pas non plus le détail de la bataille.

La Vita Karoli Magni, chronique d’Eginhard, qui a l'âge de sept ans à cette époque, désigne les Gascons comme ennemi. Mais indique aussi ensuite «puis, ayant pillé les bagages, ils se dispèrsèrent de tous côtés à la nuit tombante […] ce dont on ne put immédiatement tirer vengeance parce que l’ennemi, la chose accomplie, se dispersa de telle sorte que l’on n’en entendit plus parler et que l’on ne sut chez quels peuples le chercher.» (Eginhard, Vie de Charles). Cette chronique postérieure est mal appuyée sur les annales de Metz. Eginhard est un clerc fort savant, apprécié à la cour pendant le règne finissant de Charles puis celui de Louis mais qui ne connaissait pas les confins méridionaux du royaume. Il fait état de rumeurs, de renseignements mal saisis des annales. En sus, il laisse apparaître une certaine lassitude des Francs du Nord pour ces situations emmêlées, ces noms épouvantables qui n’ont pu être qu’estropiés. Par exemple Souleiman Al-Arabi devient Ibinlarbi ou Abinolarbi.

Quant à la chronique de L’Astronome, dans sa Vie de Louis, si elle désigne des sarasins comme ennemis généraux de l’expédition, elle n’évoque pas de Gascons concernant la bataille même.

La chronique andalouse d’Ibn El Atir désigne pour responsables les fils de Souleiman. Elle indique qu’ils sont alliés à El Hussayn, tout comme El Hussayn est allié à leur père à son retour.

Enfin le Cartulario de San Millàn de la Cogolla désigne pour responsables les sarrasins. Le monastère de San Millàn occupe un versant des montagnes cantabriques proche des lieux. L’usage du terme gardingi n’a pas dépassé le IXe siècle en milieu franc ( le texte qui fut recopié au Xe siècle aurait été construit au VIIIe ou IXe comme semble l’attester le vocabulaire employé (eg: l’usage du terme gardingi n’a pas dépassé le IXe siècle en milieu franc).

Différentes positions chez les historiensModifier

Certains historiens estiment que les principales responsables du guet-apens sont des Gascons, commandés par Liuba II (faussement appelé Loup II) ou son fils Sanz.

On peut citer Renée Mussot-Goulard, à l'encontre de cette position :

«Les Gascons de la petite Gascogne née neuf ans plus tôt n'ont sans doute pas oublié et n'oublieront pas de longtemps leurs origines gothiques, mais ils sont avec Charles leur roi sacré, avec les Asturiens leurs parents, et partagent avec tous l'identité chrétienne. Ni Eginhard, ni personne sauf une charte faussée du temps de Charles le Chauve ou le Simple sans cesse augmentée par la suite (Xe-XIIe siècles), la charte dite d'Alaon, ne parle de Liuba comme d'un agresseur, lui, le prince gascon qui a remis sa terre à Charles en 769. Sanz, fils de Liuba, fut élevé au plus près du roi Charles dont il fut un « nourri !». Il a été par la suite revêtu d'un gouvernement en cette même Gascogne et a participé, muni d'un commandement militaire ducal dans l'armée franque, aux campagnes qui ont entouré la prise de Barcelone en 801. Mais on le rencontre bien plus tôt et déjà comte, au moment de la fondation de l'abbaye de Charroux en 786. Huit ans avant, tandis qu'était levé l'ost de Roncevaux, avait-il l'âge de combattre (douze/quatorze ans) ? On ne peut l'imaginer dans les rangs ennemis en 778, mais à sa place, avec Charlemagne. La suite de sa carrière toute carolingienne montre qu'il n'a pas péri à Roncevaux. Son frère Garsi était installé à Dax. Ces Gascons-là ne sont jamais passés dans les rangs de l'Islam, ne sont pas entrés dans le complot. Ils ne sont pas responsables du guet-apens, en revanche leurs proches en furent sans doute victimes. Eginhard a lu diverses sources, il a repéré les Gascons dans les annales et l'on se souvient que le thème de la trahison des Gascons traîne depuis longtemps, depuis Poitiers, dans la chronique de Hildebrand et dans tous les récits qu'elle a inspirés.»[4]

Date de la batailleModifier

Le [5] est le jour de la mort d'Aggiard, telle qu'elle figurait dans son épitaphe dont le texte nous a été conservé par le ms 4841, un manuscrit latin conservé à la Bibliothèque de France[6].

Localisations proposées pour la batailleModifier

Comme aucune trace archéologique n'a jamais été trouvée, le lieu de la bataille reste inconnu. Diverses hypothèses ont été émises et le combat n'a pas seulement été situé à proximité du col de Roncevaux mais tout au long de la chaîne pyrénéenne, depuis le Pays basque jusqu'à la Catalogne. Pour la plupart des historiens, le chemin utilisé aurait suivi le tracé d'anciennes voies romaines. C'est la voie et le lieu où elle traverse les Pyrénées qui diffère selon les auteurs.

Pour la plupart des auteurs, l'action a eu lieu sur la route ab Asturica Burdigalam (depuis Astorga dans le Léon par Pampelune jusqu'à Bordeaux) qui traverse les Pyrénées à Roncevaux. On reconnaît alors dans l'expression porz de Sizer de la Chanson de Roland les cols du pays de Cize. Contrairement à ce qu'affirment la tradition populaire et certains auteurs comme Ramon d'Abadal i de Vinyals[7], la voie ancienne ne traverse pas les Pyrénées au col de Roncevaux même (ou col d'Ibañeta[8]) : en effet la route actuelle n'a été ouverte qu'en 1881 ; quant au nom de Roncevaux (Orria ou Orreaga en basque), il apparaît au XIIe siècle seulement et n'existe dans aucun document d'époque.

Plusieurs auteurs (dont Ramón Menéndez Pidal et Pierre Narbaitz) pensent que le chemin utilisé passe quelques kilomètres plus à l'est. Les cols de Bentarte, de Lepoeder, proches de l'Astobizkar, seraient parmi les plus probables[9].

En 1933, Robert Fawtier, reprenant une hypothèse de Joseph Bédier, pensait que la voie romaine ab Asturica Burdigalam passait par le col de Belate, au nord de Pampelune et à 25 km dans l'Ouest d'Orreaga[10],[11],[12]. Il y situe Roncevaux.

Une autre localisation, proposée par Antonio Ubieto Arteta et retenue par Robert Lafont, utilise cette fois-ci la voie romaine Cæsar Augusta reliant Saragosse au Béarn. Passant par la vallée du rio Gallego, la forêt de Oza (Valle de Hecho, province de Huesca), le col de Pau (puerto del Palo) proche du Somport pour redescendre par la vallée d'Aspe, elle était encore entretenue au IXe siècle. Dans cette optique, le burt Sizaru des géographes arabes et le porz de Sizer de la Chanson de Roland seraient Siresa, où un monastère est signalé dès le IXe siècle, et la « Tere Certeine » de la Chanson serait les monts Gibal-el-Sirtaniyyin mentionnés par un géographe arabe comme lieu de la source du rio Gallego[13].

D'autres hypothèses s'appuient sur l'absence d'un lieu appelé Roncevaux dans les documents d'époque, sur les mentions dans la Chanson de Roland d'un retour de Charlemagne par Narbonne et Carcassonne[14] et de la chevauchée des Sarrasins par la Cerdagne (la « Tere Certaine »[15]) pour soutenir un passage par la Catalogne : les possibilités comprennent la Cerdagne[16] (vallée de Llívia), le col du Perthus[17], voire les ports élevés de l'Andorre[18]. Ces hypothèses ne tiennent pas pour établi que Charlemagne ait emprunté une voie romaine, ni qu'il revenait de Pampelune, et elles considèrent parfois que son arrière-garde n'a pas été confrontée aux Vascons mais bien aux Sarrasins.

Selon Jean Claret, la bataille de Roncevaux n'aurait pas eu lieu à cet endroit, mais plutôt en France, à La Unarde (Ariège) : « Pendant 1200 ans, Eginhard nous a laissé croire que l'expédition était circonscrite au pays Basque et que Roland mourut lors d'un guet-apens mené par des Vascons. Heureusement, quelques faiblesses subsistaient dans ses raisonnements et en les confrontant à ceux des chroniqueurs arabes et d'autres, on a pu rétablir ce qui semble être la réalité des faits. »

 
Les principales routes romaines de la péninsule Ibérique.

[19].

 
Monument commémoratif de la bataille à Roncevaux.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Philippe Sénac, Les Carolingiens et al-Andalus (VIIIe-IXe siècles), Maisonneuve et Larose (ISBN 2-706-816-597), (lire en ligne), p. 55, note 14 de bas de page.
  2. Jean-Pierre Barraqué, Bulletin du musée basque, no 165, 1er semestre 2005, p. 3 à 20.
  3. Pierre Narbaitz, Orria ou la bataille de Roncevaux (15 août 778), éditeur Zabal, 1978 (ISBN 8440049269), 239 pages.
  4. Renée Mussot Goulard, Ronceveaux, 15 août 778, Paris, Perrin, , 146 p. (ISBN 9782262024444), p. 88
  5. Aebischer 1965, p. 849.
  6. Aebischer 1965, p. 865.
  7. Ramon de Abadal i Vinyals, « La expedición de Carlomagno a Zaragoza, el hecho histórico » in Coloquios de Roncesvalles, août 1955. Zaragoza, 1956, p.15. .
  8. Ibañeta se réfère au nom de la montagne proche.
  9. Parmi ces auteurs, on peut citer : Ramón Menéndez Pidal, "La Chanson de Roland et la tradition épique des Francs", A. et J. Picard, Paris, 1960, p. 217-230 ; José María Lakarra, « A propos de la route de Roncevaux et du lieu de la bataille », Annales du Midi, tome 78, no 76, p. 377-389, 1966 ; Pierre Narbaitz, Orria, ou la bataille de Roncevaux (15 août 778), éditions Zabal, 1978, p. 92-105 ; Béatrice Leroy, La Navarre au Moyen Âge, éditions Albin Michel, 1984 ; Jean Dufournet, La chanson de Roland, Paris Flammarion, 1993 ; José María Jimeno Jurío, ¿Dónde fue la batalla de «Roncesvalles»?, Pampelune, Pamiela, 2004.
  10. L'itinéraire envisagé depuis Pampelune passerait par le col de Velate, la vallée de Baztan, le rio Maya, le col d'Otxondo, et suivrait la vallée de la Nive jusqu'à Bayonne (Robert-Henri Bautier, Recherches sur l’histoire de la France médiévale : des Mérovingiens aux premiers Capétiens, Variorum, 1991, p.ii.).
  11. « Bédier se demandait si la défaite de Charles eut lieu dans le défilé de Roncevaux ou dans celui de Velate. » (Ramón Menéndez Pidal, La Chanson de Roland et la tradition épique des Francs, A. et J. Picard, Paris, 1960, p. 217-230).
  12. Robert Fawtier, La Chanson de Roland, Étude historique. Paris, 1933, p. 145-150.
  13. Antonio Ubieto Arteta, La chanson de Roland y algunas problemas historicos, 1985, Zaragoza, Anubar ; Robert Lafont, La geste de Roland, L'Harmattan, 1991, p. 130-132.
  14. Chanson de Roland, vers 3683.
  15. Chanson de Roland, vers 856.
  16. Cette version est présentée dès 1865 par Adolphe d'Avril (La Chanson de Roland, traduction nouvelle, avec une Introduction et des Notes, Paris, 1865, note 2, page 186).
  17. Comme dans l'Antiquité, le « Pyrenei saltus » mentionné par Eginhard (« Pyrenei saltum ingressus est ») désigne les Pyrénées Orientales, pour Rita Lejeune Charlemagne serait rentré par le col du Perthus (Rita Lejeune, « Localisation de la défaite de Charlemagne en 778, d'après les chroniqueurs carolingiens », Coloquios de Roncevalles, Zaragoza, 1956, p. 73-103, cité par Robert-Henri Bautier, Recherches sur l’histoire de la France médiévale : des Mérovingiens aux premiers Capétiens, Variorum, 1991, p.ii).
  18. Marcel Baïche (« Roncesvalles-Recesvals II », Les Langues Néo-Latines 74. 12-24 (1980, no 235), cité par Jean Favier, Charlemagne, Fayard, 1999, p. 235) remarque que la toponymie de la Chanson n'est pas basque mais catalane : le porz de Sizer serait alors le port de Siguer.
  19. « Pourquoi Roncevaux est-il en France ? », sur roncevaux.com (consulté le 9 juin 2017)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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Liens externesModifier

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