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Bataille de Karameh

Informations générales
Date
Lieu Karameh, Jordanie
Issue Victoire tactique israélienne
Victoire stratégique du Fatah
Belligérants
Drapeau d’Israël IsraëlDrapeau de la Jordanie Jordanie
Flag of Palestine.svg OLP
Commandants
Flag of Israel.svg Uzi NarkissFlag of Jordan.svg Asad Ghanma
Flag of Jordan.svg Mashhour Haditha
Flag of Palestine.svg Yasser Arafat
Forces en présence
Flag of Israel.svg
inconnu
Flag of Jordan.svg
15 000 hommes

Flag of Palestine.svg
1 000 hommes
Pertes
Flag of Israel.svg
33 morts
161 blessés
4 chars perdus
1 avion
Flag of Jordan.svg
40 à 84 morts
108 à 250 blessés
13 chars détruits

Flag of Palestine.svg
100 à 200 morts
100 à 150 blessés
100 à 150 capturés

Guerre d'usure

Coordonnées 31° 57′ 06″ nord, 35° 34′ 49″ est

Géolocalisation sur la carte : Jordanie

(Voir situation sur carte : Jordanie)
Bataille de Karameh

La bataille de Karameh fait référence à l'attaque par l'armée israélienne le 20 mars 1968 du camp palestinien de Karameh situé en Jordanie.

Sommaire

Bataille de KaramehModifier

 
Plan de la bataille de Karameh. En bleu, les positions israéliennes; en vert, les positions jordaniennes.

En février 1968, Moshe Dayan, alors ministre de la Défense d'Israël, déclare que la ville de Karameh est « un repaire du Fatah »[1].

Le 18 mars 1968, une mine placée sur une route près d'Eilat tue un médecin et blesse une dizaine d'enfants. Le Front populaire de libération de la Palestine revendique l'attentat.

Le soir du , les Israéliens attaquent par surprise, ne laissant pas mettre en place le plan palestinien établi quelques heures plus tôt. La bataille durera 15 heures.

Selon Benny Morris, la Légion arabe avait été prévenue par la CIA de l'opération.

Bilan de la batailleModifier

Les bilans du combat divergent selon les sources.

Israël : Benny Morris estime en 2001 les pertes israéliennes à 33 tués et 161 blessés et indique la perte de 4 chars de combat, 3 half-tracks, 2 voitures blindées ainsi qu'un avion[2]. Selon la propagande palestinienne et l'armée jordanienne, on annonce 200 tués israéliens et plus de 45 chars abandonnés par Tsahal, dont 18 en état de marche[1]. Yasser Arafat était présent dans le camp.

OLP : Concernant le Fatah, Chaim Herzog estime ses pertes à 200 tués et 150 capturés, Benny Morris déclare 156 morts et 141 capturés et Kenneth Michael Pollack (ancien analyste de la CIA) les estime à 100 tués, 100 blessés, et 120–150 capturés, soit un tiers des combattants engagés sont tués ou blessés.

Jordanie : Herzog : 40 morts ; Morris : 84 morts et 250 blessés ; Merlans jaunes : 61 morts, 108 blessés. Les Jordaniens ont également eu treize chars détruits, vingt chars endommagés et trente-neuf autres véhicules endommagés ou détruits[3].

Cette bataille sera considérée comme légendaire dans le Monde arabe. Le Fatah gagne en popularité, et le nombre de ses partisans se multiplie.

RéférencesModifier

  1. a et b Palestine De Jérusalem à Munich, Abou Daoud, p.189
  2. Morris, Benny. Righteous Victims: A History of the Zionist-Arab Conflict, 1881–2001. Vintage. (ISBN 0679744754)
  3. Pollack, Kenneth M. Arabs at War: Military Effectiveness, 1948–1991. Bison Books., 2004. (ISBN 0803287836)

Liens externesModifier