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La Bataille de Gisors est une escarmouche entre les armées française et anglaise à Courcelles-lès-Gisors, dans le département de l'Oise en Picardie, survenue le 27 septembre 1198 lors de la campagne militaire qui a opposé Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste, de 1194 à la mort de Richard en avril 1199[1]. Le conflit entre les deux rois avait redémarré suite à l'expiration d'une première trêve qui n'avait pas été respectée. Les deux rois avaient envahi et pillé le territoire de l'autre, ce dont avaient souffert les populations locales.

BatailleModifier

En 1198, Richard s'enfonce au cœur du territoire français et capture plusieurs châteaux, dont le château de Courcelles et la forteresse de Burris. Philippe Auguste réagit et se met en marche pour reconquérir Courcelles. Il prend la route depuis Mante avec une armée de 300 chevaliers auxquels se joignent des soldats à pieds et des paysans. Lorsque l'armée française, supérieure en nombre, change de direction et se dirige vers Gisors, elle tombe nez à nez sur l'armée anglaise. Une bataille féroce s'engage. Philippe Auguste manque de se faire tuer. Chargeant à la tête d'un régiment de cavalerie, il aurait déclaré : « Non, je ne fuirai pas devant mon vassal »[2].

L'armée de Richard défait celle de Philippe, capturant de nombreux chevaliers et chevaux[1],[3]. Les Français prennent la fuite par le pont qui mène à la ville de Gisors. Celui-ci s'effondre sous leur poids. Le roi de France est parmi ceux qui tombent dans la rivière. Alors que le roi lutte pour sa vie, ses troupes parviennent à le tirer hors de l'eau.

ConséquencesModifier

Malgré leur victoire, les Anglais ne parviennent pas ensuite exploiter leur avantage. La forteresse de Gisors, notamment, reste aux mains des français. Après la bataille, la guerre s'enlise. Les deux souverains concluent finalement une nouvelle trêve temporaire à Vernon en 1199.

PostéritéModifier

Avant la bataille de Gisors, Richard aurait adopté comme devise, "Dieu et mon droit", ce qui permettait de distinguer les amis des adversaires et démontrait son refus de prêter serment au roi de France. Par ce slogan, il s'affirmait comme le souverain légitime devant Dieu de la Normandie, de l'Aquitaine et de l'Anjou.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean-Charles-Léonard Simonde de Sismondi, Histoire des Français, Bruxelles, H. Dumont, 1836, tome 4, pp. 173-174 et 183-189.
  2. http://www.histoire-france.net/moyen/philippe-auguste
  3. Pierre-François-Dominique Hersan, Histoire de la ville de Gisors, Imprimerie et librairie de Lapierre, 1858, p. 98-108.

BibliographieModifier

  • Jean-Charles-Léonard Simonde de Sismondi, Histoire des Français, H. Dumont, 1836
  • Pierre-François-Dominique Hersan, Histoire de la ville de Gisors, Imprimerie et librairie de Lapierre, 1858

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