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Bataille de Garnett's & Golding's Farm

Bataille de Garnett's & Golding's Farm
Description de cette image, également commentée ci-après
Le brigadier-général Robert Toombs qui tente par deux fois de briser la ligne de l'Union à Garnett's & Golding's Farm (photo entre 1870 et 1880).
Informations générales
Date 27 -
Lieu Comté de Henrico, Virginie.
Issue Indécise
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-UnisDrapeau des États confédérés d'Amérique États confédérés
Commandants
William Farrar Smith
Winfield Scott Hancock
John B. Magruder
Robert Toombs
George T. Anderson
Forces en présence
1 brigade1 à 2 brigades
Pertes
189 morts, blessés ou prisonniers438 morts, blessés ou prisonniers

Guerre de Sécession

Batailles

Campagne de la Péninsule


Bataille de Sept Jours Coordonnées 37° 33′ 12″ nord, 77° 18′ 52″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Virginie

(Voir situation sur carte : Virginie)
Bataille de Garnett's & Golding's Farm

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

(Voir situation sur carte : États-Unis)
Bataille de Garnett's & Golding's Farm

La bataille de Garnett's & Golding's Farm se déroule les 27 et 28 juin 1862, dans le comté de Henrico en Virginie, dans le cadre de la bataille des Sept Jours de la campagne de la Péninsule pendant la guerre de Sécession. Alors que la bataille de Gaines's Mill fait rage au nord de la rivière Chickahominy, les forces du général confédéré John B. Magruder effectuent une reconnaissance en force qui se transforme en bataille contre la ligne sud de l’Union. Les confédérés attaquent à nouveau, le matin du 28 juin, mais dans les deux cas, ils sont facilement repoussés. La bataille de Garnett's & Golding's Farm n'a que peu de conséquences en dehors de convaincre McClellan qu'il est attaqué des deux côtés de la Chickahominy.

ContexteModifier

Richmond en Virginie, en tant que capitale de la Confédération, est une ville d'importance stratégique évidente pour les deux partis de la guerre civile américaine. Dans ce contexte, le général George McClellan et son armée du Potomac organise une campagne sur la péninsule de Virginie pour prendre la ville. Ses premières tentatives sont couronnées de succès. En fait, sur presque tous les fronts, les soldats du Nord prennent l'avantage sur les Confédérés[1]. Cependant, à la fin du mois de , l'armée de McClellan est divisée en deux sur les rives de la rivière Chickahominy, avec une aile, englobant deux corps de l'Union, au sud et l'autre avec trois corps fédéraux au nord[2].

Le , Joseph E. Johnston, général en chef de l'armée confédérée de Virginie du Nord, cherche à capitaliser sur cette division et mène trois colonnes de soldats vers la position de l'Union au sud de la rivière. Le combat qui en résulte, appelé la bataille de Seven Pines (ou Fair Oaks), n'est pas concluant. Le plan de Johnston s'effondre et l'armée du Potomac ne perd pas de terrain. Johnston lui-même est blessé, et le lendemain, le , Jefferson Davis, le président des États confédérés, nomme son conseiller militaire, le général Robert E. Lee, pour diriger les armées confédérées[2].

Il y a une accalmie dans les combats sur la péninsule dans les semaines suivantes, se terminant avec une offensive de l'Union à Oak Grove le . Les hommes de Lee réussissent à arrêter les troupes de l'Union et le lendemain les Confédérés engagent l'offensive à la bataille de Beaver Dam Creek. La bataille se termine par un repli et de lourdes pertes pour les Confédérés[3]. Néanmoins, les fédéraux victorieux, sous les ordres du général McClellan, se retirent au marais de Boatswain au sud de Chickahominy et établissent une formidable ligne de bataille. Là, le , les armées confédérées lancent une attaque à Gaines's Mill, qui devient l'une des batailles les plus sanglantes de la campagne péninsulaire[3]. Pendant que les combats à Gaines's Mill font rage, un autre conflit se prépare à proximité de deux fermes au sud, la bataille de Garnett's & Golding's Farm[4],[3].

La batailleModifier

 
Carte du champ de bataille de Garnett's & Golding's Farm par le programme américain de protection des champs de bataille.

La ferme de James M. Garnett, près d'Old Tavern, est située au bord des falaises sur les rives de la rivière Chickahominy. Près de la ferme de Garnett se trouve la plaine de Golding, appartenant à Simon Gouldin. Entre les deux fermes, il y a un ravin escarpé, un ruisseau et une colline nommée Garnett's Hill. Des soldats de l'Union de la brigade du général William T. H. Brooks, du 6e corps de William Farrar Smith, commencent à placer des pièces d'artillerie sur la colline de Garnett la veille de la bataille. Cette activité est reprise par la brigade du général Winfield Scott Hancock du même corps le lendemain matin, soit le . Six batteries d'artillerie de réserve sont montées en tout[5],[6].

Pendant que les fédéraux travaillent, les soldats confédérés de la division du major-général David R. Jones commencent à prendre des positions dans la zone. La brigade du brigadier-général Robert Toombs se positionne du côté ouest du ravin tandis que la brigade du colonel George T. Anderson prend position au nord-ouest de la zone, à moins d'un kilomètre de la maison de Garnett[5]. Les artilleurs d'Anderson et de Toombs reçoivent l'ordre de tirer sur les soldats de l'Union chaque fois que l'occasion se présente. Les fédéraux, se préparant maintenant pour un engagement général, sont contraints d'éviter un affrontement avec les Confédérés[5]. Le résultat est un bombardement rapide qui dure environ une heure et se termine par un retrait confédéré. Les vingt-trois canons bien positionnés de l'Union résistent aux dix canons des Confédérés, situés dans un champ ouvert[7].

Plus tard vers 16 heures, quelques-uns des hommes du major-général Lafayette McLaws avancent vers la ligne de l'Union à la ferme Garnett, mais se retirent après dix minutes sous un feu nourri. Il y a une accalmie durant quelques heures avant l'attaque de Toombs sur la ligne de l'Union vers 19 heures[8]. Toombs reçoit l'ordre d'établir une reconnaissance de l'ennemi. Au lieu de cela, il engage les fédéraux dans un combat acharné et soutenu. À la tombée de la nuit, après environ une heure et demie de combat, Toombs est finalement repoussé par la brigade de Winfield Hancock[9],[10]. Les confédérés décomptent quelque 271 victimes à la suite de cette journée d'action[10],[7]. Les combats autour de la ferme de Garnett n'ont au final que peu d'incidence sur la position des lignes ennemies[10].

Le lendemain, le , des soldats de l'Union et des Confédérés s'affrontent à nouveau près de la maison Golding[11]. Jones soupçonne que les fédéraux près de la maison sont en train de se retirer et autorise Toombs à effectuer une reconnaissance en force pour vérifier si c'est bien le cas. Cependant, Toombs transforme l'opération de reconnaissance en un engagement complet et avance avec certains des hommes d'Anderson. Avant que l’opération ne puisse être annulé, les Confédérés ont déjà été repoussés par le 6e corps[12].

ConséquencesModifier

Lors des deux jours de combats autour des fermes Garnett et Golding, les Confédérés subissent 438 victimes, tandis que les fédéraux souffrent de 189 victimes[13]. Les hommes d'Anderson, qui ont subi le choc de la contre-attaque fédérale, décomptent 156 pertes le deuxième jour de combat[13],[12]. Cette bataille a peu de conséquences tactiques, mais elle permet de convaincre McClellan qu'il est attaqué des deux côtés de la Chickahominy[13].

Dans la soirée du 28 juin, McClellan convoque une réunion avec ses généraux. Il annonce qu'il est prêt à poursuivre avec une attaque sur Richmond, mais une telle attaque pourrait avoir pour conséquence la défaite et la destruction de l'armée du Potomac. Le résultat de la réunion est que les fédéraux décident d'entamer une retraite. « Le général commandant nous a annoncé son intention de commencer un mouvement vers la rivière James le jour suivant », note le général William B. Franklin[14]. La décision de McClellan de se retirer vers la James prépare le terrain pour la bataille de Savage's Station[13].

Notes et référencesModifier

  1. Burton 2010, p. 1–3
  2. a et b Salmon 2001, p. 63
  3. a b et c Salmon 2001, p. 64
  4. Kennedy 1998, p. 97
  5. a b et c Burton 2010, p. 142
  6. Salmon 2001, p. 108
  7. a et b Burton 2010, p. 143
  8. Burton 2010, p. 144
  9. Burton 2010, p. 145–146
  10. a b et c Sears 1992, p. 247
  11. Burton 2010, p. 169
  12. a et b Sears 1992, p. 258
  13. a b c et d Salmon 2001, p. 109
  14. Snell 2002, p. 126

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Brian K. Burton, Extraordinary Circumstances: The Seven Days Battles, Indiana University Press, , 544 p. (ISBN 0253108446).  
  • (en) Gary W. Gallagher, The Richmond Campaign of 1862 : the Peninsula & the Seven Days, Chapel Hill, University of North Carolina Press, , 288 p. (ISBN 0-8078-2552-2).
  • (en) Frances H. Kennedy, The Civil War Battlefield Guide, Houghton Mifflin Harcourt, , 528 p. (ISBN 0395740126).  
  • (en) John S. Salmon, The Official Virginia Civil War Battlefield Guide, Stackpole Books, , 416 p. (ISBN 0811728684).  
  • (en) Stephen W. Sears, To the Gates of Richmond: The Peninsula Campaign, Ticknor & Fields, , 468 p. (ISBN 0899197906).  
  • (en) Mark A. Snell, From First to Last: The Life of Major General William B. Franklin, Fordham University Press, , 392 p. (ISBN 0823221490).  

Voir aussiModifier