Bataille de Dettingen

Bataille de Dettingen
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George II à la bataille de Dettingen.
Informations générales
Date
Lieu Dettingen (Bavière)
Issue Victoire décisive des alliés
Belligérants
Drapeau du royaume de France Royaume de FranceDrapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Drapeau de l'Électorat de Hanovre Électorat de Brunswick-Lunebourg
Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Commandants
Adrien Maurice de NoaillesGeorge II
Forces en présence
26 000 hommes
56 canons
25 000 hommes
90 canons
Pertes
4 000 morts, blessés ou prisonniers2 500 morts, blessés ou prisonniers

Guerre de Succession d'Autriche

Batailles

Campagnes italiennes
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Coordonnées 50° 02′ 56″ nord, 9° 01′ 06″ est
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Bataille de Dettingen

La bataille de Dettingen oppose le 27 juin 1743, pendant la guerre de Succession d'Autriche, l'armée française du maréchal de Noailles à une armée anglo-hanovrienne commandée par George II, qui remporte une victoire inattendue.

Le champ de bataille est situé près du village de Dettingen, qui se trouve dans l'actuelle commune de Karlstein am Main, au nord de la Bavière, à 10 km au sud-est de Francfort.

ContexteModifier

Après la défaite subie par les Franco-bavarois à Prague en 1742, le duc de Broglie bat en retraite et les Autrichiens lancent une offensive en Bavière sous le commandement du prince Charles de Lorraine, beau-frère de Marie-Thérèse. Les places fortes de Bavière capitulent les unes après les autres. Le , l'armée bavaroise (général Minuzzi) subit une défaite à Simbach, près de Braunau.

D'autre part, une armée alliée d'environ 50 000 hommes (Britanniques, Hanovriens et Autrichiens), dite pragmatique, commandée par le roi George II a été formée sur le Rhin inférieur après le départ vers la Bohême du maréchal de Maillebois et, au début de 1743, s'avance vers le sud.

Une armée française d'environ 70 000 soldats sous les ordres du maréchal de Noailles a été rassemblée sur le cours moyen du Rhin pour contrer cette intervention. Elle traverse le Rhin à Spire le 24 avril et s'avance vers le nord-est.

Manoeuvres avant la rencontreModifier

 
Configuration du champ de bataille.

Le , à la suite de mouvements savamment combinés, l'armée française réussit à bloquer celle du roi d'Angleterre entre Dettingen et Aschaffenbourg, de telle façon qu'il était presque impossible à cette dernière de s'échapper.

Georges II, dominé dans la manœuvre par des adversaires plus aguerris, se trouve en effet en grand danger entre Aschaffenbourg et Hanau, dans le défilé formé par les collines du Spessart et la rivière Main, n'ayant pas eu de ravitaillement depuis une semaine.

Déroulement de la batailleModifier

Dans la nuit, les Anglais essaient de s'échapper par un chemin étroit, passant entre le Main et une montagne[Laquelle ?].

Le maréchal de Noailles, informé de ce mouvement, place sur leur chemin le régiment des Gardes françaises dans le village de Dettingen, avec ordre de se maintenir. Il a expressément recommandé à son neveu le duc de Gramont d'attendre dans cette position que l'ennemi vienne lui-même se livrer.

Les plans du maréchal vont être perturbés par un acte d'indiscipline du duc de Gramont qui, malgré les avis de tous ceux qui l'entourent, quitte sa position et s'avance avec son régiment et le régiment de Noailles[1] pour attaquer l'ennemi dans une plaine appelée le « Champ des Coqs ». Il est suivi à regret par quatre autres brigades.

De cette façon, ces troupes se retrouvent seules face à 50 000 hommes, dont l'énergie est redoublée par l'imminence du péril ; de plus, l'artillerie française établie sur l'autre rive du Main est obligée de cesser le feu.

Le régiment des Gardes françaises qui vient le premier au contact est en peu de temps mis en déroute. Trouvant le défilé par lequel il est venu obstrué par les brigades qui le suivent, ces soldats se jettent dans le Main pour rejoindre le gros de l'armée sur l'autre rive[2]. 200 Gardes françaises sont tués et 220 blessés. La compagnie des chevau-légers de la Garde royale française est anéantie.

SuitesModifier

L'honneur de la victoire alliée revient principalement au général Léopold-Philippe d'Arenberg[3], qui est blessé dans l’action. Georges II, témoin de sa bravoure, de l’habileté dont il a fait preuve, lui remet le commandement de l'armée quand il la quitte le 1er octobre pour se rendre dans ses États de Hanovre.

La campagne se termine peu après : le duc de Noailles, ayant fait repasser le Rhin à ses troupes, leur assigne des quartiers d’hiver.

Mémoire de cette batailleModifier

C'est la dernière fois qu'un roi d'Angleterre a mené lui-même ses troupes dans la bataille, dont le souvenir est encore célébré, particulièrement à l’Académie royale militaire de Sandhurst.

En honneur de cette victoire, Haendel a composé son Te Deum de Dettingen.

L'écrivain français Vauvenargues a participé à cette bataille en tant que capitaine au régiment du Roi.

Lien externeModifier

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Notes et référencesModifier