Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour la bataille de 1945, voir Bataille de Corregidor (1945).
Bataille de Corregidor
Description de cette image, également commentée ci-après
Soldats japonais victorieux, sur un canon de batterie américain.
Informations générales
Date (bombardements) et
5 mai (débarquement japonais) au
Lieu Bataan, Philippines
Issue Victoire japonaise
Belligérants
Drapeau : États-Unis États-Unis
Flag of the Philippines.svg Commonwealth des Philippines
Drapeau : Japon Empire du Japon
Commandants
Flag of the United States (1912-1959).svg Jonathan Wainwright
Flag of the United States (1912-1959).svg George F. Moore
Flag of the United States (1912-1959).svg Samuel L. Howard
Flag of the United States (1912-1959).svg Edward P. King
Flag of the United States (1912-1959).svg Douglas MacArthur (évacué le 22 mars)
Flag of the Philippines.svg Manuel L. Quezon (idem)
Drapeau : Japon Masaharu Homma
Drapeau : Japon Kureo Tanaguchi
Drapeau : Japon Kizon Mikami
Forces en présence
13 000 hommes75 000 hommes
Pertes
800 tués
1 000 blessés
11 000 prisonniers
900 tués
1 200 blessés

Seconde Guerre mondiale

Batailles

Batailles et opérations de la Guerre du Pacifique
Japon :

Pacifique central :

Pacifique du sud-ouest :

Asie du sud-est :


Guerre sino-japonaise


Front d'Europe de l’Ouest


Front d'Europe de l’Est


Bataille de l'Atlantique


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Théâtre américain

Coordonnées 14° 40′ 00″ nord, 120° 25′ 01″ est

Géolocalisation sur la carte : Philippines

(Voir situation sur carte : Philippines)
Bataille de Corregidor

La bataille de Corregidor fut, en 1942, le dernier combat de la première Campagne des Philippines, l'Empire du Japon établissant un contrôle total sur le territoire philippin.

ContexteModifier

Après la fuite du gouvernement philippin et la fin le 9 avril de la bataille de Bataan, les Japonais contrôlaient tout le nord de l'archipel philippin, à l'exception de l'île de Corregidor où le quartier-général du général Douglas MacArthur s'était replié depuis le et qui servait de refuge au président Manuel L. Quezon. La prise de l'île était également pour les Japonais la condition pour s'assurer le contrôle de la baie de Manille. MacArthur quitta l'île pour l'Australie dans la nuit du 12 mars sur ordre du président Roosevelt et confia le commandement à Wainwright.

Wainwright dispose de 15 000 hommes en majorité des administratifs, dont 1 130 marines du 4e régiment ramenés de Shanghaï avant le . Aucun secours n'est attendu[1].

BombardementsModifier

La forteresse de Fort Mills sur Corregidor était dotée d'un système de tunnels souterrains et de défense d'artillerie. Les plages étaient défendues par 800 soldats américains équipés d'armes antiaériennes et de mortiers. Les places fortes de Fort Drum, sur l'île de Fraile, et de Fort Frank, sur l'île de Carabao, venaient encore renforcer le système de défense.

Le , les Japonais effectuèrent un bombardement stratégique sur Corregidor, détruisant l'hôpital. Jusqu'à la fin avril, les défenseurs philippins et américains de l'île résistèrent aux attaques de l'aviation japonaise, qui leur infligea 614 bombardements, pour un total de 365 tonnes d'explosifs.

À partir du 28 avril, les bombardements redoublèrent d'intensité. À partir du 1er mai, l'artillerie japonaise commença également ses tirs depuis Bataan.

Débarquement japonaisModifier

Dans la nuit du 5 mai au 6 mai, les bataillons du 61e régiment d'infanterie japonais débarquèrent au nord-est de l'île, sur les plages de Corregidor, précédés d'une nouvelle campagne de bombardements. La résistance féroce des soldats philippins et américains fut bientôt submergée par le nombre des troupes ennemies, qui bénéficiaient de renforts continuels.

À h 30 du matin, trois tanks japonais furent débarqués sur la plage et prirent part à la bataille; les défenseurs durent se retirer vers Malinta Hill et trouver abri dans le tunnel, où se trouvaient déjà 1000 soldats blessés.

Souhaitant éviter l'invasion du tunnel qui n'aurait pu que se conclure par un massacre, le général Wainwright annonça son intention de se rendre par un message radiophonique au président Franklin D. Roosevelt. À 13 h 30, deux officiers munis d'un drapeau blanc furent envoyés annoncer la reddition aux Japonais.

ConséquencesModifier

Le général japonais Homma exige que la reddition porte sur l'ensemble des troupes placées sous le commandement de Wainwright, y compris Mindanao où le général Sharp poursuit la lutte. Le 8, Wainwright fait transmettre aux forces de Mindanao l'ordre de se rendre.

La prise de Corregidor marqua la victoire finale des Japonais aux Philippines, mais contribua, comme la bataille de Bataan, à leur faire perdre un temps précieux, handicapant leur stratégie dans la région de l'océan Pacifique.

 
Poster de propagande américain opposant un soldat japonais aux traits caricaturés à des infirmières détenues à Corregidor, sur le modèle de la demoiselle en détresse. Source : NARA

4 000 des 11 000 prisonniers philippins et américains furent ensuite exhibés par les Japonais lors d'une parade dans les rues de Manille. Plusieurs milliers furent envoyés dans des camps de travail. Le général Wainwright fut emprisonné en Mandchourie.

Un certain nombre de soldats philippins et américains, ayant échappé à la capture et rejoints par des rescapés de la bataille de Bataan, entrèrent en résistance et entamèrent des actions de guérilla anti-japonaise sur le sol philippin.

Corregidor fut reprise en 1945 dans une nouvelle bataille, lors de la libération des Philippines.

PostéritéModifier

Un mémorial de la Guerre du Pacifique fut plus tard construit sur Corregidor, commémorant la résistance des soldats américains et philippins.

Aux États-Unis, un pont traversant la rivière Chicago porte le nom de Bataan-Corregidor Memorial Bridge.

Notes et référencesModifier