Ouvrir le menu principal

Bassem Braïki

blogueur franco-tunisien
(Redirigé depuis Bassem Braiki)
Bassem Braïki
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Bassem Braïki.
Biographie
Naissance
Période d'activité
Depuis 2015
Nationalité
Activité
Autres informations
Site web

Bassem Braïki, né le à Vénissieux, dans l'agglomération lyonnaise, est un blogueur franco-tunisien. Actif sur les réseaux sociaux, anciennement sous le pseudonyme « Chronic 2 Bass », il publie de courtes vidéos où il commente l'actualité tout en prenant position sur divers sujets de société. Il bénéficie, en 2015, d'une certaine exposition médiatique en raison de sa dénonciation farouche des attentats du 13 novembre perpétrés par l'État islamique.

Issu d'une famille originaire de Tunisie, Bassem Braïki est un communautariste maghrébin revendiqué. Promouvant l'endogamie et un retour aux valeurs traditionnelles, sa critique du progressisme et ses propos virulents contre le métissage suscitent la controverse et sont souvent dénoncés comme étant racistes, homophobes, antisémites, misogynes ou encore réactionnaires[réf. souhaitée].

En 2018, plusieurs associations de défense des droits des LGBT entreprennent des actions en justice contre Bassem Braïki[1],[2] pour incitation au meurtre.

En 2019, il annonce par l'intermédiaire d'une vidéo postée sur son compte Snapchat, qu'il est incarcéré pour des faits (qui ne sont pas précisés) remontant à plusieurs années[3].

Sommaire

Biographie

Origine et jeunesse

Bassem Braïki est le fils d'un électricien d'origine tunisienne , arrivé à Lyon, en France, en 1967[4]. Il fait sa scolarité dans la ville de Vénissieux, à l'école Léo Lagrange, au collège Paul Éluard, puis au lycée Jacques-Brel[5].

Attentats du 13 novembre 2015

Le 18 novembre 2015, jour de l'assaut du Raid à Saint Denis contre les terroristes du 13 novembre, Bassem Braïki publie une courte vidéo sur le réseau social Facebook incitant la communauté musulmane de France à se mobiliser contre l'embrigadement islamiste. Sa vidéo sera vue plus de 5 millions de fois en moins de 24 heures. Ainsi, il explique sur la chaîne de télévision BFM TV : « Protégeons notre belle religion (...) allons traquer ces imposteurs qui se font passer pour des musulmans en tuant des gens »[6],[7]. La vidéo est également diffusée sur la chaîne américaine Fox News[8].

Radio Hlib

En juillet 2018, Bassem lance sa radio officielle, publiée en forme de direct live sur YouTube. La radio soulève souvent de nombreux débats variés.

Objectif

Avec comme arrière plan le maillot du Maroc de l'Algérie, de la Tunisie, de la Palestine et le drapeau amazighe, la radio a pour objectif l'entraide au sein de la communauté maghrébine de France. Basée sur le partage d'expériences, de témoignages, elle constitue un foyer riche en débats autour de nombreux sujets : us et coutumes de la communauté, sciences et techniques, faits de société... Le média, initialement créé à destination de la communauté maghrébine, mobilise en réalité une audience plus large, il permet ainsi de dynamiser les échanges inter-communautaires[réf. nécessaire]. Au-delà de l’émission Bassem Braïki Official Street, l'entraide prend également forme par le biais de cagnottes à destination de personnes dans le besoin, fragilisées par des événements de vie.

Données

L’audience de l'émission oscille entre 3 000 et 6 000 personnes chaque soir. La durée moyenne des lives est de 2 heures et demie, scindées en deux parties entrecoupées d'une pause de 20 minutes.

La Culture « TH »

La devise de la communauté est « Force et Honneur, Gloire et Splendeur ».

La mascotte de l'émission, une peluche à l'effigie de Gizmo du film Gremlins, est prénommée Bassmo.

Les membres de la communauté constituent la « TH » : Team Hlib. Ils interviennent par téléphone et à travers le tchat en live dénommé « la room ».

Les expressions régulièrement usitées sont : « Bordel de Bordeaux », « Frère mais pas beau-frère », ou encore « Cimetière des éléphants ».

Militantisme et polémiques

Le 25 mars 2016, Bassem Braïki fait annuler le concert du rappeur Booba à Lyon via un trouble à l'ordre public en organisant un rassemblement devant la discothèque. Il accuse celui-ci de dénigrer l'image des femmes maghrébines dans ses paroles telles que « Ma pute me fait du couscous »[9].

Suite à cette polémique, Gregory Chelli, un hackeur franco-israélien qui apprécie Booba lance plusieurs attaques contre Bassem Braïki et contre les membres de sa famille, notamment via des techniques de swatting. Suite à ce bras de fer, le blogueur est accusé d'antisémitisme après avoir dit « on va refaire une Ilan Halimi, appelez moi Youssouf Fofana » en référence à l'affaire criminelle lors de laquelle un jeune juif a été enlevé et assassiné en 2006[10],[11]. Il est par la suite entendu dans le cadre de violences volontaires sur personne handicapée après une vidéo diffusée sur Periscope, dans plusieurs affaires d'escroqueries, de violence sur de faux pédophiles, de menaces de mort notamment contre l'ancienne gendarme Seaad Besbiss[12],[13],[14],[15]. Il est finalement condamné en 2016 à 5 mois de prison ferme pour « insulte à caractère raciste » sur une affaire remontant à août 2015[16].

Durant les années 2016 et 2017, Bassem Braïki appelle à faire interdire les spectacles de plusieurs autres rappeurs tel que La Fouine, Rohff, Gradur, Maître Gims pour les mêmes raisons que Booba.

Fin janvier 2018, suite à l'occupation par des Roms de la maison d'une personne âgée dans le Val-d'Oise, il organise leur expulsion à l'aide de plusieurs jeunes de la région. Le propriétaire s'était plaint sur une vidéo du Parisien de l'inaction des autorités face à l'occupation de sa résidence[17].

En août 2018, il est visé par des plaintes pour incitation au meurtre, après avoir affirmé dans une vidéo : « Les homosexuels, il faut vous soigner. (...) Tu prends un Efferalgan, tu mélanges avec du cyanure puis ça va vous soigner, je pense que c’est ça. Faut éradiquer ce phénomène »[18]. En décembre, il reçoit de la justice un rappel à la loi.

Références

  1. Anaïs Condomines, « "Un Efferalgan avec du cyanure" : des associations LGBT déposent plainte contre Bassem Braïki », LCI, (consulté le 15 janvier 2019).
  2. « Lyon: Mélanger «Efferalgan et cyanure», des associations LGBT portent plainte contre le blogueur Bassem Braiki », 20 minutes, (consulté le 15 janvier 2019).
  3. « Bassem Braiki annonce son incarcération sur Snapchat », sur RAPRNB, (consulté le 20 avril 2019).
  4. Hatem Bourial, « Bassem, blogueur tunisien : Un million de vues pour sa réaction aux attentats de Paris », sur Tunis Webdo, (consulté le 3 septembre 2018).
  5. « Bassem BRAIKI », sur Copains d'avant (consulté le 3 août 2018).
  6. « Attentats: "J'appelle au rassemblement de tous les citoyens français de confession musulmane, c'est à nous de jouer", Bassem Braiki », sur BFM TV, (consulté le 3 septembre 2018).
  7. Natacha Tatu, « ATTENTATS. À Vénissieux, sur les traces du Youtubeur Chronic 2 Bass », sur L'Obs, (consulté le 3 septembre 2018).
  8. (en) « French Muslim: 'It's Up to Us' to Save Islam and Everyone Else From Radical Terrorists », sur Fox News Insider, (consulté le 3 septembre 2018).
  9. « À Lyon, le conflit dégénère entre Booba et Bassem Braiki », sur Le Figaro, (consulté le 3 septembre 2018).
  10. « Bassem Braiki : « On va refaire une Ilan Halimi, appelez-moi Youssouf Fofana » », sur The Times of Israel, (consulté le 3 septembre 2018).
  11. Justin Boche, « Vénissieux : le blogueur Bassem à nouveau condamné par la justice », sur Lyon Capitale, (consulté le 3 septembre 2018).
  12. L.L.R., « Lyon : le blogueur «anti-daech» mis en examen pour incitation à la violence sur de faux pédophiles », sur Le Parisien, (consulté le 3 septembre 2018).
  13. William Molinié, « "Chronic 2 Bass" visé par une plainte pour "menaces de mort" sur une ex-égérie de la gendarmerie », sur LCI, (consulté le 3 septembre 2018).
  14. Isabelle Gonzalez, « Vénissieux : un blogueur audacieux mais pourtant contestable... », sur France Info, (consulté le 3 septembre 2018).
  15. Richard Schittly, « Bassem Braiki, le blogueur aux deux visages », sur Le Monde, (consulté le 3 septembre 2018).
  16. Y. T., « Le blogueur de Vénissieux condamné », sur Le Progrès, (consulté le 3 septembre 2018).
  17. Robin Korda, « Qui est Bassem, le Lyonnais qui a provoqué l’expulsion des squatteurs du Val-d’Oise ? », sur Le Parisien, (consulté le 3 septembre 2018).
  18. A.R., « Plainte contre un blogueur qui conseille aux homos de "prendre un Efferalgan avec du cyanure" », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018).