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Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge

base aérienne française

ZRT Brétigny-Leudeville
anciennement : Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge
Image illustrative de l’article Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 35′ 46″ nord, 2° 19′ 55″ est
Altitude 82 m (270 ft)

Géolocalisation sur la carte : Essonne

(Voir situation sur carte : Essonne)
ZRT Brétigny-Leudeville anciennement : Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge
ZRT Brétigny-Leudeville
anciennement : Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
ZRT Brétigny-Leudeville anciennement : Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge
ZRT Brétigny-Leudeville
anciennement : Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge
Pistes
Direction Longueur Surface
05/23 3 000 m (9 843 ft) béton
11/29 2 200 m (7 218 ft) béton
Informations aéronautiques
Code OACI LFPY
Gestionnaire Cœur d'Essonne Agglomération

La base aérienne Brétigny-sur-Orge est une ancienne base aérienne de l'Armée de l'air française, située au sud de Paris sur les communes de Brétigny-sur-Orge et du Plessis-Pâté, dans le département de l'Essonne. Elle est intégrée aujourd'hui au « Cluster drones Paris-Région », un espace dédié aux drones professionnels. Il accueille le Salon Drone Paris Région à partir de septembre 2018. Elle est référencée par la direction générale de l'aviation civile sous le nom de ZRT Brétigny-Leudeville (FIR : Paris code OACI : LFFF[1].

HistoriqueModifier

Les premières fondations de la base aérienne 217 sont posées en 1938[2],[3]. Cette année-là, les autorités décident de construire un camp d'aviation militaire à Brétigny-sur-Orge. Pendant l'occupation, les soldats allemands réalisent les premières infrastructures aéronautiques dont deux pistes en béton, la plus courte étant encore visible de nos jours. Constituant une cible stratégique, elle est sévèrement bombardée par les Alliés.

La guerre à peine achevée, le Centre d'Essais en Vol s'implante sur l'aérodrome en octobre 1945, il sera à l'origine du rayonnement international de Brétigny-sur-Orge. En 1949 débute la construction de la plus grande piste d'Europe : 3000 mètres de long sur 100 mètres de large. Elle sera le tremplin d'exploits d'aviateurs qui marquèrent le site de leur empreinte : René Leduc, Constantin Rozanoff, Maryse Bastié, Jacqueline Auriol...

En 1962, le CNES (Centre national d'études spatiales) y installe ses services techniques. Le site reçoit la visite du Général De Gaulle en 1965. En 1966, le Centre Spatial de Brétigny est créé pour gérer les satellites dès leur lancement et assurer leur suivi sur orbite. Parallèlement à ces activités, le CEV prend de l'ampleur : un laboratoire de médecine aérospatiale y est implanté. Il est équipé d'un caisson d'altitude et d'une centrifugeuse qui permettent d'effectuer des tests physiologiques sur les pilotes d'essais. Le site s'étend alors sur 750 hectares.

Eurocontrol, l'agence de contrôle aérien s'installe ensuite à proximité tout comme l'Institut National de Recherche Agronomique. Le site prend donc de l'ampleur et emploie 2 000 personnes, ce qui en fait le premier employeur local.

C'est en 1976 que l'Armée de l'Air crée la Base aérienne 217 sur l'emplacement laissé libre par le CNES. Cette base, qui ne couvre que 25 hectares, abrite des services variés, mais pas d'activité aérienne. Elle demeurera distincte du Centre d'Essais en Vol jusqu'à l'arrêt des activités aériennes de celui-ci puis prendra la responsabilité de la totalité du site.

En juillet 2008, le gouvernement a décidé de la fermeture à partir de 2011 de cette base (2009 pour le CEV)[4] et de n'y maintenir que le service de santé qui sera renforcé.

Le 26 juin 2012, la cérémonie de dissolution de la Base Aérienne 217 Colonel Félix Brunet s'est tenue sous la direction du général Jean-Paul Paloméros, chef d'état-major de l'armée de l'air.

La base aérienne sert notamment aux entraînements militaires de l'armée pour le défilé du 14 juillet.

À partir de 2017, elle devient une zone réglementée temporaire, qui en fait un espace double pour les aéronefs dédiés à la sécurité civile et aux drones (modélisme)[1]. Ceci est confirmé dans l'arrêté du 16 février 2018[5].

Les records de la base aérienne de Brétigny-sur-OrgeModifier

  • 1946 : Vol du premier avion français à réaction.
  • 1948 : Première éjection en plein vol.
  • 1949 : Essai du premier hélicoptère français[réf. nécessaire] (Un SNCASE SE.3100 français avait déjà volé le 23 octobre 1948 à la base aérienne 107 Villacoublay).
  • 1952 : Le mur du son est franchi pour la première fois avec un avion français.

ReconversionModifier

À la suite de la fermeture de la base, 300 des 750 hectares du site sont cédés à l'euro symbolique aux collectivités territoriales qui prévoient d'y développer des activités économiques. Le reste du terrain demeure la propriété de l'État qui y maintient une zone de vie, y développe le centre de l'Institut de recherche biomédicale des armées et conserve une piste comme espace logistique destiné à répondre aux exigences du plan Neptune [6] (organisation des secours en cas de crue de la Seine à Paris)[7],[8].

En juin 2014 s'installe une école de pilotage de drones[9],[10]. En effet, le pilotage de ces appareils nécessite à la fois des connaissances techniques et réglementaires[11].

Depuis novembre 2015, la base accueille également le 2e régiment du service militaire volontaire.

Du 9 au 11 juin 2017, la BA 217 accueille la deuxième édition française du Download Festival, festival de rock et de heavy metal[12].

Du 30 juin au 2 juillet 2017 est censé s'y dérouler le festival AREA 217, avant d'être annulé pour raisons de sécurité par la Préfecture de l'Essonne[13],[14].

Entre octobre et novembre 2017, la base accueille le tournage du film d'époque L'Empereur de Paris de Jean-François Richet, sorti en 2018[15].

En 2019, Maître Gims a profité du décor de l’ancienne base aérienne pour tourner son clip vidéo - Miami Vice[16].

Depuis 2019 20 hectares sont dédiés à la production de film français, le lieu étant communément appelé Hollywood sur Seine.

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Création d’une zone réglementée temporaire (Z RT) « BRETIGNY LEUDEVILLE » (FIR : Paris LFFF) », sur www.sia.aviation-civile.gouv.fr
  2. Livret d'accueil de la BA 217 http://www.anciens-aerodromes.com/upload/livret_accueil_2009_3r.pdf
  3. Historique BA 217 http://ba217.free.fr/article.php3?id_article=51
  4. http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/legacy/24_07_Modernisation_de_la_Defense_nouveau_dispostifif_territorial.pdf
  5. « Arrêté du 16 février 2018 portant création d'une zone réglementée identifiée LF-R 333 Brétigny Leudeville, dans la région de Leudeville (Essonne), dans la région d'information de vol de Paris », sur Legifrance.gouv.fr
  6. Inondations : qu’est-ce que le Plan Neptune ? sur Radio VL, 3 juin 2016. Consulté le 26 janvier 2018.
  7. « 1025. 15 mars 2012 : signature du CRSD de la base aérienne de BRETIGNY-SUR-ORGE (Essonne) », sur Restructurations de défense (consulté le 8 avril 2013)
  8. Carte sur le site de la préfecture de l'Essonne.
  9. « BA 217 : Les projets prennent leur envol ! », Vivre à l'agglo, no 70,‎ , p. 10 à 13 (lire en ligne).
  10. « Site officiel de Drones-center, centre de formation de pilotage de drones »
  11. Laurent Denis, « Game of Drones : condamné pour vol. », sur www.village-justice.com, (consulté le 5 septembre 2014).
  12. « System of a down, Green day, Epica... le festival de metal Download a mis le feu », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  13. « PARIS : L’ÉNORME RAVE SUR LA BASE MILITAIRE AREA 217 LÂCHE LA PROG’ DE SES 6 SCÈNES TECHNO, HOUSE, HARDCORE, PSYTRANCE, BASS ET CHILL », Traxmag,‎ (lire en ligne)
  14. Lucas Javelle, « Alerte : le festival géant AREA 217 annulé par arrêté préfectoral une semaine avant son ouverture », Trax magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 15 avril 2018)
  15. « La Base accueille le tournage de "L'empereur de Paris (Vidocq)", le nouveau film de Jean-François Richet ! », sur Communauté d'agglomération Cœur d'Essonne Agglomération, (consulté le 10 octobre 2017)
  16. « Maître Gims en Ford Mustang pour Miami Vice [Clip] », sur RAPRNB, (consulté le 1er juin 2019)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier