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Ne doit pas être confondu avec Barrois non mouvant.
Hommage de Charles IV à Louis XIV pour le Barrois mouvant, au Louvre en 1661.

Le Barrois mouvant alias le Barrois royal, est la partie (occidentale) du Barrois dans la mouvance du royaume français[1].

Suzeraineté françaiseModifier

Traité de BrugesModifier

Le [2], l'empereur Albert de Habsbourg abandonna à Philippe IV le Bel, par le traité de Bruges, à la suite de la célèbre entrevue des Quatre-Vaux, à l'été 1299, dans ce lieu-dit situé sur la commune de Rigny-Saint-Martin, toutes prétentions du Saint-Empire romain germanique sur cette partie du Barrois.

ContexteModifier

Le comte Henri III de Bar, prisonnier du comte de Flandres depuis 1297, est libéré et se voit contraint de se reconnaître vassal du roi de France pour ses terres situées à l'ouest de la Meuse ; il se fait ainsi homme lige du roi de France « pour tout ce qu'il possède et tient en franc-alleu, par deçà la Meuse vers le royaume de France »[3]. « Désormais [après le traité de Bruges], la frontière du royaume est marquée sur le sol ; elle se confond avec le cours de la Meuse »[4].

Partitions du BarroisModifier

Une partie du village de Domrémy – village natal de Jeanne d'Arc situé sur la rive gauche de la Meuse – dépendait de la châtellenie de Gondrecourt en Barrois mouvant, tandis que l'autre partie relevait du comté de Champagne.

Cas particuliers, le Clermontois (région de Clermont-en-Argonne) et le Viennois (région de Vienne-le-Château) étaient détenus par le comte de Bar en fief de l'évêque de Verdun relevant de l'empereur. Leurs habitants utilisèrent souvent cette situation pour jouir d'une quasi-indépendance, entre le royaume de France et l'Empire.

Divisions administrativesModifier

Le Barrois mouvant était, avant l'édit de juin 1751, divisé en deux bailliages : celui de Bar-le-Duc et celui de Bassigny.

Le bailliage de Bar-le-Duc était subdivisé en deux prévôtés : celle de Bar et celui de Souilly.

Le bailliage de Bassigny comprenait six châtellenies ou prévôtés : Gondrecourt, La Mothe, Bourmont, La Marche, Conflans et Châtillon.

Après l'édit de juin 1751, il se composait du Bailliage de Bar et du Bailliage de La Marche.

Notes et référencesModifier

  1. « Mouvant », dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur Centre national de ressources textuelles et lexicales (sens 1, Barrois mouvant).
  2. Zeller 1926, p. 27.
  3. Les différentes dispositions du traité de Bruges, pp.  456-458
  4. Michel Bur, Lorraine-Champagne : osmose et confrontation in Lorraine et Champagne, mille ans d'histoire, sous la direction de Michel Bur et François Roth. Comité d'histoire régionale - Annales de l'Est. 6° série - 59° année - Numéro spécial - 2009. (ISSN 0365-2017). p. 11

Voir aussiModifier

BibliographieModifier