Baronnage anglo-normand

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Le baronnage anglo-normand (« baronage » en anglais) correspond principalement à la noblesse du duché de Normandie qui a reçu des terres en Angleterre à partir du temps de Guillaume le Conquérant après la bataille d'Hastings en .

Les possessions normandes au XIIe siècle

Comme les Varègues dans la Russie kiévienne des IXe au XIe siècles, il s'agit d’une noblesse d’origine étrangère vis-à-vis d’une population autochtone largement majoritaire, anglo-saxonne et danoise notamment en ce qui concerne l’Angleterre.

Ses membres ont pour origines, essentiellement les tenants-en-chef de la principauté normande, et souvent des Normands issus de la famille ducale (Rollonides) mais également des nobles issus des contingents de mercenaires extérieurs. En effet, en plus des Normands, quelques troupes de mercenaires arrivant de pays divers participent à la conquête normande de l'Angleterre, notamment des Bretons et des Flamands (qui constituent près de la moitié des effectifs à Hastings), ainsi que des Français (Île-de-France), Picards, des Manceaux, des Normands du sud de l'Italie, essentiellement, attirés par l'appât du gain, à la recherche de butin et, pourquoi pas, même de terres pour rester définitivement en pays conquis.

La réalisation en 1086 du Domesday Book (ou le Livre du Jugement Dernier) permet de localiser avec précision l'implantation en Angleterre conquise et soumise de cette nouvelle noblesse qui érige rapidement forteresses, donjons et châteaux (constructions jusque-là inexistantes chez les Anglo-Saxons) pour garantir sa sécurité et montrer surtout son autorité envers la population autochtone. Cependant, assez vite, cette nouvelle classe dirigeante du pays conquis tend à se rendre de plus en plus rebelle et indépendante vis-à-vis du pouvoir royal.

Dans le royaume anglo-normand, le premier donjon roman est la tour Saint-Léonard à West Malling (Kent), édifiée vers 1080, par Gondulfe du Bec[1].

Principales familles anglo-normandesModifier

Ces puissantes familles du Moyen Âge anglo-normand, parmi tant d'autres, par leurs possessions partagées entre le continent et l'Angleterre, doivent fréquemment faire des choix lors des nombreux conflits qui opposent les héritiers du Conquérant.

Repères chronologiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 125.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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