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Baraqueville

commune française du département de l'Aveyron

Baraqueville
Baraqueville
Étang de Carcenac-Peyralès
Blason de Baraqueville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Ceor-Ségala
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Pays Ségali
(siège)
Maire
Mandat
Jacques Barbezange
2014-2020
Code postal 12160
Code commune 12056
Démographie
Gentilé Baraquevillois
Population
municipale
3 146 hab. (2016 en augmentation de 2,78 % par rapport à 2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 40″ nord, 2° 26′ 01″ est
Altitude Min. 470 m
Max. 813 m
Superficie 34,01 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Baraqueville, en occitan La Barraca (de Fraisse), est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

  Boussac Moyrazès Luc-la-Primaube  
Gramond N Calmont
O    Baraqueville    E
S
Quins Camboulazet Manhac

SiteModifier

La commune est située dans le Ségala sur la route nationale 88 entre Rodez et Carmaux.

HistoireModifier

HéraldiqueModifier

De gueules à la bifurcation de routes au naturel figurée par un pairle d'argent abaissé en chef, accompagné en chef de deux annelets d'or entrelacés en fasce et en flancs de deux épis du même, de seigle à dextre et de blé à senestre.

PréambuleModifier

Officiellement, Baraqueville est née le 1er janvier 1973, de la fusion entre les anciennes communes de Carcenac-Peyralès et de Vors. Le 4 août de la même année, on voit apparaître pour la première fois le nouveau canton de Baraqueville-Sauveterre.

AntiquitéModifier

Avant 1810 : Rien, ou presque. De l'époque romaine, on retient la fontaine de Vors (709 m d'altitude) qui alimente Rodez en eau par un ingénieux système d'aqueduc de 30 km de longueur, souterrain d'abord, aérien ensuite. À vol d'oiseau, la distance n'est que de 12 km. En fait, l'aqueduc est très sinueux, compte tenu du relief. On retient aussi que la voie romaine empruntait déjà la crête dorsale du Ségala. Les chars et les cavaliers faisaient étape au Lac - La Mothe - et au Pont de Tanus.

Époque moderneModifier

Du milieu du XVIIIe siècle, on retient l'étape de Carcenac-Peyralès, située sur la route royale no 5 qui relie Toulouse à Lyon. En fait cette route était peu fréquentée et présentait probablement un intérêt stratégique. Carcenac-Peyralès se trouvait également sur la route royale no 3 qui reliait Montauban à Montpellier, via Millau.

Époque contemporaineModifier

1810 : construction de la Baraque de Fraysse. Les routes no 3 et no 5 conçues par Lescalopier furent construites sans enthousiasme par les riverains, car elles étaient exigées sous forme de corvée. Les Ségalis furent lents au travail, car, légèrement xénophobes, ils n'éprouvaient pas le besoin de communiquer avec l'extérieur. Mais enfin, les routes royales furent construites. En fait, elles furent utilisées par les cavaliers (les motos de l'époque), les tilburies (les automobiles), les chars à bœufs (les camions) et les diligences (les cars). Au cours de leur trajet, ces gens avaient besoin de se reposer, de se restaurer, et de changer de monture. C'est pour répondre à ce besoin que le sieur Fraysse décida de construire sa « baraque » à l'emplacement de l'hôtel-restaurant Palous actuel. L'expansion de la Baraque de Fraysse fut très lente puisqu'en 1866, il n'y avait que 15 habitants (alors que Moyrazès en comptait 2 300).

1903 : construction du chemin de fer entre Carmaux et Rodez. La terre du Ségala est une terre acide. Il est donc nécessaire de lui apporter du calcaire, plus exactement : de la chaux. Avant le chemin de fer, la chaux était transportée sur les chars à bœufs. Dès que la liaison ferroviaire Carmaux-Rodez a été réalisée, la chaux pouvait arriver soit par Rodez soit par Carmaux (le Ségala est entouré de causses à l'est et à l'ouest). À partir de 1906, les foires deviennent mensuelles. Quelques artisans s'installent au bord de la route. L'administration des postes demande d'identifier le hameau. Le maire de Vors choisit « Baraqueville ».

Entre 1920 et 1931, Baraqueville flirte avec la prospérité, grâce à la pomme de terre. Qu'on en juge : de la gare de Baraqueville - Carcenac-Peyralès partent tous les jours de 30 à 40 wagons. Le krach boursier de 1929, à Wall Street, a des conséquences catastrophiques sur le monde entier en général, et sur le Ségala en particulier. La crise économique de 1931-1935 reste encore gravée dans la mémoire des anciens. C'est pourtant pendant cette période qu'est construit le silo en bordure de la route nationale 88.

1973 : création le la commune de Baraqueville.

Jacques Boubal (maire de Vors) et Joseph Lutran (maire de Carcenac-Peyralès) réunissent les deux communes et Jacques Boubal, devient le premier maire de la commune de Baraqueville. Quatre ans après, c’est Denys Jaudon qui prend la succession et en 2002, Jean-Louis Calviac est élu maire. La fusion des ex-communes de Vors et de Carcenac-Peyralès ne s'est pas faite sans difficultés. Des tensions, des craintes, des intérêts contradictoires se sont manifestés. Avec passion, avec opiniâtreté, avec fougue parfois, les maires successifs ont injecté un sang rouge vif au terroir. Le résultat est que depuis les années 1960, Baraqueville connaît une expansion considérable.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1973 1977 Jacques Boubal    
1977 2001 Denys Jaudon PS Conseiller général
2001 mars 2008 Jean Louis Calviac UMP Conseiller général
mars 2008 mars 2011 Jean Albinet    
mars 2011 mars 2014 Marie-José Marty    
mars 2014 En cours Jacques Barbezange UDI Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2].

En 2016, la commune comptait 3 146 habitants[Note 1], en augmentation de 2,78 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
142493537598602681635626659
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
654696698794708857795873907
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
8669008989409739501 0061 1021 814
1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - -
2 1192 4582 5692 8383 0613 146---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Marché aux puces (le 2e dimanche de chaque mois).

SportsModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

  • Bruno Granier, Professeur des Universités, spécialiste de la sédimentologie des carbonates et de micropaléontologie, il a découvert plusieurs taxons nouveaux d'algues fossiles (par ailleurs des confrères lui ont dédié des noms de genre et d'espèces). En 2002, il fonde une revue scientifique électronique[5], une publication en accès libre dont les thématiques principales sont la sédimentologie, la stratigraphie et la paléontologie.
  • Roger Béteille (1921-2019) né à Vors, ingénieur aéronautique initiateur du programme Airbus.
  • Raymond Lacombe (1929-2002), maire de Camboulazet, syndicaliste paysan français, éleveur sur une exploitation laitière de 35 hectares à Baraqueville.

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  •   : Henri Enjalbert, Ainsi naquit Baraqueville, Baraqueville, La Commune, , 77 p., ill. ; 24 cm (notice BnF no FRBNF34641401)
  •   : Henri Enjalbert (Directeur de publication), Roger Béteille, Jacques Bousquet, Gérard Cholvy, Jean Delmas, Michel Labrousse, Nicole Lemaitre et Pierre Loubière, Histoire du Rouergue, Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones » (no 44), , 508 p., ill. ; 24 cm (ISBN 2-7089-1689-0, notice BnF no FRBNF34727041)
  •   : Daniel Crozes, Sur les chemins du Ségala, Fédération interdépartementale des Sentiers de Pays,
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Denys Jaudon), La Barraca Sauvatèrra : Bossac, Cambolaset, Castanet, Colombièrs, Gramont, Manhac, Moirasés, Pradinàs / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de La Barraca-Sauvatèrra, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 271 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-36-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36988794)

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier