Ouvrir le menu principal
La bannière suivie par le traditionnel monôme de sortie de loge dans la cour d'honneur de l'école en 1889[1].
La bannière des Beaux-Arts de Paris en 1889[1].

Les étudiants des Beaux-Arts de Paris possédaient jadis une bannière emblématique. Elle participait du célèbre folklore de l'école, précédée lors de défilés par des musiciens embauchés pour l'occasion et que l'on ne peut assimiler aux fameuses fanfare des Beaux-Arts qui apparaitront bien plus tard, après la Seconde Guerre mondiale.

Cette bannière nous est connue par le livre d'Alexis Lemaistre, L'École des Beaux-Arts dessinée et racontée, paru en 1889[1] :

… « une haute bannière rouge, ornée d'une oie en toile blanche, l'oie du Capitole; au-dessus du volatile sacré tremblent des médailles de carton de différents modules, blanches ou dorées, et pareilles à celles qu'arborent les orphéons.
Derrière la bannière, la fanfare, plusieurs rangs d'instruments en carton, plus ou moins étranges, saxophones ventrus qu'on tient à deux mains, trombones à coulisse ou à pistons, altos et bugles. Tout cela gémit, grince, siffle, rugit sur des rythmes divers, sans souci du chef, qui bat la mesure consciencieusement. »

Des inscriptions sont visibles sur l'image de la bannière : « Orphéon » et « André », ce dernier mot désignant peut-être l'atelier de Jules André, qui enseignait à l'époque à l'école des beaux-Arts.

C'est dans son atelier que l'élève angevin Defaye introduisit en 1885 l'hymne des Beaux-Arts, Le Pompier.

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Alexis Lemaistre, L'École des Beaux-Arts dessinée et racontée, Firmin-Didot éditeur, Paris 1889 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9375862.image lire en ligne)

Voir aussiModifier