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Bandes françaises

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Bandes françaises
Création 1480
Dissolution 27 octobre 1567
Pays Drapeau du royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Branche Infanterie
Guerres Guerres d'Italie
Batailles Révolte de Gand en 1537
Siège de Boulogne (1544)
Siège de Saint-Dizier (1544)
Siège de Metz (1552)
Bataille de Saint-Quentin (1557)
Siège de Calais (1558)
Bataille de Gravelines (1558)

Les bandes françaises, également appelées bandes de Picardie, bandes picardes ou bandes en deçà des monts, sont, en France, les premières unités militaires permanentes et soldées de fantassins créées en 1479 par Louis XI, copiées sur le modèle des bandes suisses.

ColonelsModifier

HistoriqueModifier

En 1480, des trêves venaient d'être signées avec Édouard IV, roi d'Angleterre, avec François II, duc de Bretagne, et avec Maximilien qui avait épousé Marie de Bourgogne l'héritière de Charles le Téméraire duc de Bourgogne. Le moment étant favorable, Louis XI réunit, au printemps de 1480, en Picardie 10 000 aventuriers et 2 500 pionniers, destinés à remplacer la milice des francs-archers et à être entretenus d'une manière permanente.

Cette nouvelle infanterie est envoyée au camp du Pont-de-l'Arche, ou le roi traite avec les cantons pour une levée de 6 000 hommes des bandes suisses, commandés par Guillaume de Diesbach afin de servir de modèles aux bandes françaises.

Philippe de Crèvecœur, sire d'Esquerdes, est chargé par lettres du 9 octobre 1480 du commandement et de la formation de la nouvelle milice de hallebardiers et de piquiers.

Les Suisses formèrent les hommes de pied français qui apprirent les mouvements, les formations usités dans la seule infanterie qu'il y avait en Europe, à cette époque. Ils apprirent à combiner leur tactique avec celle de la cavalerie et de l'artillerie et à observer la discipline avec autant de rigueur que s'ils étaient en campagne.

La même année, François de Montgommery, seigneur de Lorges, capitaine-général des bandes deçà les monts, est envoyé avec une partie de ces bandes, qui formeront les bandes de Piémont, au secours de Gênes. Arrivées en Italie ces bandes y restent.

Sous les règnes de François Ier et de Henri II les bandes de Picardie et bandes en deçà des monts deviennent de plus en plus importantes. Les bandes de Picardie sont alors subdivisées en plusieurs bandes telles que bandes de Champagne, bandes de Normandie, bandes de Bretagne, bandes de Boulogne, bandes d’Écosse, etc., prenant le nom des provinces-frontières où elles ont leurs quartiers.

Cette incorporation ne s'achèvera totalement qu'au milieu du XVIIe siècle.

BibliographieModifier

  • Louis Susane, Histoire de l'ancienne infanterie française.

Notes, sources et référencesModifier

  • La source provient exclusivement de l'Histoire de l'ancienne infanterie française par le général Louis Susane, volume 8, pages 2 à 4. Cet ouvrage est repris par les sites cité dans liens externes.
  1. 1 bande également appelée enseigne comporte 500 hommes.

Voir aussiModifier