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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'événement. Pour le roman du même nom, voir Le Bal des débutantes.

Le Bal des débutantes, dit le Bal est un événement caritatif d'envergure internationale qui réunit chaque année 20 jeunes filles et garçons, de 16 à 22 ans, originaires d'une douzaine de pays. Classée par Forbes dès 2005 comme l'une des 10 soirées les plus prestigieuses au monde[1], le Bal se tient chaque année à Paris, à l'automne, lors des fêtes Américaines de Thanksgiving.

Créé par Ophélie Renouard en 1994, il marque l'entrée de jeunes filles cosmopolites dans le monde de la Couture et des média, auxquels elles ont souvent accès pour la première fois. Ces jeunes filles arborent des robes des Maisons de Haute Couture et de la haute joaillerie[2]. Bien que le Bal possède une identité résolument contemporaine, il s'inscrit malgré lui dans la lignée des « Bal des Débutantes » traditionnels. Les débutantes sont dans la majorité des cas issues de familles privilégiées, mais elles doivent posséder des qualités qui leur sont propres [3] : elles sont aussi invitées à participer pour ce qu'elles font et ce à quoi elles se destinent. Certaines sont remarquées pour ce qu'elles ont déjà accompli, malgré leur jeune âge. Par exemple, la débutante Chinoise Yu Hang était déjà au Bal 2016 une star de la danse. En 2018, elle a intégré la prestigieuse troupe du Royal ballet à Londres .

Il existe d'autres bals des Débutantes dans le monde mais le Bal, à Paris, est le plus célèbre, et le plus sélectif, car il est le seul auquel on accède uniquement sur invitation. Pour y participer, l'argent n'est pas un critère [3],[4] : on ne peut pas acheter de places ni pour y participer, ni pour y assister.

Grâce à la présence de personnalités de pays différents le Bal fait chaque année la «une» des magazines, quotidiens et télévisions du monde entier. Il participe ainsi au rayonnement d'un savoir vivre à la française. Par exemple, la débutante Philippine fait chaque année la couverture du Philippines Tatler. En 2014, ce fut la débutante Emily Madrigal et le Bal fît la une du quotidien chinois Southern Weekly[5]. En 2015, 2016 et 2018, ce fut le tour de Dominique Cojuangco, Monica Concepcion et Kayla Uytengsu. En 2017, la vidéo livestreaming sur Alice Ho chez Christian Dior Haute Couture a été vues par 1.5 Million de personnes.

En novembre 2018, le Bal eu lieu pour la première fois à l’hôtel Shangri La Hotel, Paris. Il a accueilli la débutante chinoise Annabel Yao, fille du fondateur de Huawei Ren Zhengfei, l’un des hommes les plus importants de Chine. Pour sa première apparition en public, Annabel a passionné les media du monde entier : français[6], américains[7] et chinois[8] !


Sommaire

HistoireModifier

Origine du BalModifier

L'origine historique du Bal des débutantes se trouve à la cour britannique du XVIIIe siècle. Le Bal des débutantes était un rituel qui permettait d'intégrer les jeunes filles « bien nées » à la cour, en leur permettant d'affirmer leur respectabilité et celle de leurs familles. On rassurait ainsi les jeunes prétendants sur le fait que ces débutantes étaient du « même monde », alors que « la pression sociale pour se marier dans son milieu était considérable »[9]. Ces jeunes filles étaient présentées à la reine en robes blanches, gants blancs et diadèmes. « L'entrée dans le monde » des débutantes marquait le début de « The Season » : le calendrier mondain qui permettait aux élites anglaises de se retrouver à l'occasion de fêtes et d’événements très codifiés[10].

En 1780, le « Queen Charlotte's Ball » fut organisé à l'initiative du roi George III, à l'occasion de l'anniversaire de sa femme, la reine Charlotte. Ce bal permit également de financer la maternité de l'hôpital Queen's Charlotte[11]. Cette tradition britannique fut soutenue par les aristocrates français exilés en Grande-Bretagne pendant la Révolution. Ils contribuèrent au succès « The Season », qui leur rappelait les plaisirs de la Cour de Versailles [12].

Le Bal des débutantes se répandit dans plusieurs parties du monde. En Angleterre, la tradition perdura jusqu'en 1953, année où elle fut abolie par la reine Élisabeth II, approuvée par sa sœur, la princesse Margaret.

Aujourd'hui, les bals des débutantes traditionnels les plus connus du monde sont « l'International Debutante Ball » du Waldorf Astoria à New York ou en Europe, le Bal de Vienne.

C'est en 1957 que la France renoua avec la tradition britannique. Les débutantes en robes blanches, gants blancs et diadèmes, étaient présentées à la princesse d'Orléans Bragance[13] par le danseur Jacques Chazot sur la scène de l'Opéra Garnier ou à Versailles en 1959[14]. Si cette soirée réunissait le « tout-Paris » de l'époque, le dernier Bal de débutantes traditionnel français eut lieu en 1973[15].

Histoire du BalModifier

Le 27 septembre 1992, Ophélie Renouard (au départ attachée en relations publiques du groupe d'hôtels Concorde, auquel appartient le Crillon[16], où est originellement organisé le bal) renoua avec la tradition, tout en lui apportant une tournure contemporaine[17] et personnelle[18]. Au départ, l'idée était de rassembler des jeunes filles françaises et étrangères, à l'occasion d'un défilé de Haute Couture[19]. Au cours des années, Ophélie Renouard insuffla au Bal un esprit qui reste le même aujourd'hui : un événement couture dont le but est de récolter des fonds pour une ou plusieurs associations caritatives[20], qui invite à participer des jeunes filles et des garçons choisis avec soin, en célébrant l'art de vivre à la française.

Les débutantes des défilés couture de 1992 et 1993 étaient presque exclusivement européennes[21] et tous les créateurs étaient français, à l'exception de Oscar de la Renta.

En 1994, le défilé devient pour la première fois un Bal et les débutantes étaient accompagnées d'un cavalier. Il continua à recevoir le soutien des maisons de couture française [22] : Chanel, Christian Dior, Gaultier Paris etc. et certaines Maisons étrangères: Elie Saab, Alexander McQueen, Oscar de la Renta et Vivienne Westwood.

En novembre 2000, le Bal acquit une renommée internationale[23], grâce à la première apparition de Lauren Bush[24], en Christian Dior, pendant l'élection de son oncle, Georges W. Bush, à la présidence des États-Unis[25]. Son cavalier était SAR le prince Louis de Bourbon. Les médias du monde entier traitèrent de l'événement[26].

En 2003, le Bal accueillit les deux premières débutantes chinoises : Bao Bao Wang, la petite-fille de l'ancien président du Congrès du Peuple et vice Premier ministre adjoint, en Lanvin, et Pénelope Pei-Tang, la nièce de l'architecte de la pyramide du Louvre, en Zac Posen[27]. Elles sont suivies en 2006 par Xiaodan Chen en Oscar de la Renta et en 2009 par Jasmine Li en Carolina Herrera.

Les débutantes de Hong-Kong sont elles aussi issues de dynasties célèbres. En 2009, Ariel Ho-Kjaer est la petite-fille de Stanley Ho, fondateur de Macao. Lara Fok-Lau est la petite-fille de Henry Fok. Les cousines Alison Lee et Alexandra Louey sont les petites filles de Christina Lee, la femme la plus élégante de Hong-Kong.

En 2006, Elizabeth Senghor, l'arrière petite-nièce du président-poète Léopold Sédar Senghor fut la première débutante africaine, en Gaultier Paris[28].

Le Bal 2010 n'eut pas lieu, en raison de la vente de l'hôtel de Crillon. En 2011 et 2012, l'hôtel fut de nouveau le cadre du Bal, avant sa fermeture pour d'importants travaux de rénovation. En 2013, le Bal eut lieu à l'Automobile Club de France, puis, en 2014 et 2015, au palais de Chaillot[29], et en 2016 et 2017 à l'hôtel Peninsula Paris. Depuis 2018, le Bal a lieu dans les salons du prince Roland Bonaparte, au Shangri-La Hotel Paris.

Les œuvres caritativesModifier

Tout comme la première fois, en 1992, l'objet du Bal est de réunir des fonds pour une ou plusieurs associations caritatives[30] en faveur des femmes démunies[31]. Depuis 2009, il soutient « Enfants d'Asie » une association qui pourvoie à la scolarisation de jeunes filles en Asie du Sud-Est[32][source insuffisante]. Chaque année, 1 100 jeunes filles du Laos, Vietnam, Cambodge et des Philippines ont accès à l’école, grâce aux fonds réunis au Bal, qui ont également permis de financer la construction d'un centre éducatif. Les débutantes du Bal peuvent, si elles le désirent, agir comme bénévoles pour «Enfants d'Asie». Ce fut le cas pour Milana Brunel, Marie- Victoire de Kergolais, Julia Piaton de Turckeim, et la débutante philippine, Natalia Zobel de Ayala.

Certaines débutantes du Bal font carrière dans le monde associatif ou caritatif, telle Lauren Bush, fondatrice du projet Feed, qui fut soutenu par le Bal et qui milite contre la faim dans le monde

Depuis 2015, le Bal soutient également l'association caritative américaine Seleni, qui vient en aide aux mères adolescentes en leur procurant un soutien matériel et psychologique, dans les situations de détresse et de pauvreté qu'elles traversent.

Parrainage et haute coutureModifier

Maisons de haute coutureModifier

La couture est l'un des éléments essentiels du Bal. D'ailleurs, lors du premier bal, les grands couturiers finançaient l’événement[33] et habillaient déjà les débutantes[34].

Suzy Menkes, qui couvrait l’événement dans les années 1990, précise alors : « Ce défilé donne une véritable idée de ce qu'est la haute couture à Paris, des chignons réalisés par Carita, un maquillage compact et des jeunes filles qui marchent péniblement dans des robes du soir divines. » [35]

Le Bal est l'un des rares événements au cours duquel les modèles de haute couture ne sont pas présentés par des mannequins professionnels. Le plus souvent, les jeunes filles portent la robe de soirée d'un grand couturier pour la première fois [36].

 
Stephane Bern et les débutantes, 2011

La robe des débutantes est choisie avec l’équipe du Bal et prêtée par les maisons de haute couture françaises et étrangères [37],[38]. Les robes sont choisies selon leur personnalité « il faut avoir plusieurs options à proposer aux jeunes filles » dit le créateur hollandais Jan Taminiau[39].

Les débutantes considèrent ces robes comme l'un des grands attraits de la soirée, comme le précisa, en 2013, Lady Amélia Windsor à propos de sa robe Elie Saab : « Je n'ai jamais porté une telle robe de ma vie, et je ne suis pas sûre que cela se reproduise. »[40] La fille de l’acteur français Jean Rochefort, Clémence, en Nina Ricci, confia que c'était son premier rendez-vous avec la haute couture[41].

Les maisons de couture concourent à la renommée internationale du Bal. Elles réalisent parfois une robe spécialement pour leur débutante, comme le fit Carolina Herrera en 2003 pour Diana Mellon ou, en 2014, le couturier danois Jesper Hovring pour Viola Mikkelsen[42] et la Maison belge Natan pour Alexandra, la fille de SAR la Princesse Esmeralda de Belgique[43].

L'année 2014 marqua la première apparition d'une maison de couture chinoise : Guo Pei, qui réalisa la robe de la débutante Italo-brésilienne Ginevra Fontes Williams.

ParrainsModifier

La singularité du Bal : les débutantes et les cavaliers y accèdent uniquement sur invitation car il est financé par trois parrains. L'hôtel, la voiture et le joaillier du Bal, comme l'hôtel de Crillon ou Renault et Payal New York.

Cette caractéristique donne au Bal toute indépendance vis-à-vis des familles et des débutantes, jeunes ambassadrices de la haute joaillerie, de la couture, et du monde du luxe, plus particulièrement français.

Hôtel du BalModifier

L'hôtel du Crillon fut l'hôtel du Bal de 1992 à 2012 mettant à disposition un lieu et ainsi qu'une logistique. Le lieu du Bal est désormais le Shangri-La Hotel Paris. Il accueille à la fois les préparatifs, répétitions, séances photos et le Bal lui-même. Les familles étrangères y sont logées[44].


Partenaire automobileModifier

Renault est le partenaire automobile du Bal depuis 2009. Débutantes et cavaliers utilisent des Renault pour se rendre à la soirée. Les modèles mis en avant sont des voitures citadines, respectueuses de l'environnement. En associant son image à celle du Bal, Renault se place dans la ligne du savoir-faire français, à la pointe de la technologie et de l'écologie[45].

L'événementModifier

PréparatifsModifier

 
Photo Vanity Fair US des débutantes de 2011

L'organisation et les préparatifs de l’événement durent toute l'année. Ceci comprend les invitations des débutantes et des cavaliers, les rendez-vous avec les jeunes filles et leurs familles, le choix de leurs robes dans les maisons de Haute Couture, la réalisation des bijoux et la préparation des multiples aspects du Bal, dans leurs moindres détails, y compris la coiffure et le maquillage.

Les Débutantes passent les fêtes Américaines de Thanksgiving à Paris.

L’hôtel du Bal reste le lieu des préparatifs, répétitions, séances photos et interviews pour les media du monde entier[46].

VendrediModifier

Le vendredi, veille du bal, les débutantes sont réunies pour la première fois. Les séances de maquillage et de coiffure par By Terry et Alexandre de Paris commencent à 9 heures. Puis les débutantes enfilent leurs robes, leurs souliers et leurs bijoux, et les séances photos, seule ou en groupe, durent toute la journée.

Le vendredi soir, les cavaliers et les pères des débutantes participent à la répétition de valse avec 2 professeurs.

Pendant le weekend du Bal, la plupart des débutantes étrangères et leurs familles résident à l'hôtel du Bal[47].

SamediModifier

La journée du samedi commence à 11 heures par les répétitions dans le lieu du Bal. Le reste de la journée est consacré, comme la veille, aux seances de photos et aux interviews pour les média français et internationaux.

Le BalModifier

La soirée débute par un cocktail, le temps que les invités arrivent et prennent place aux tables assignées.

Les débutantes sont présentées, par ordre alphabétique, au bras de leur cavalier, alors que le journaliste et auteur français Stéphane Bern évoque, en anglais et en français, chaque jeune fille, ses goûts, son caractère et ses aspirations.

À l'issue du dîner, les débutantes les plus appréciées des média ouvrent le Bal. Elles sont suivies par tous les pères et leurs filles. En 2006, la débutante chinoise Xiaodan Chen en Oscar de la Renta, a ouvert le Bal. En 2008, Bruce Willis et Alain Delon se sont lancés ensemble, sur la valse du «guépard» de Luchino Visconti, avec Scout Larue Willis en Christian Lacroix et Anouchka Delon, en Elie Saab Haute Couture.

En 2012, ce fut Sylvester Stallone et sa fille Sophia-Rose, en Elie Saab Haute Couture, en 2013, Robert Kennedy Jr et sa fille Kyra, en Christian Dior Haute Couture. et en 2014, le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon Parme et la princesse Elisabeth, en Alexis Mabille Haute Couture. En 2017, ce fut le tour d’Ava Phillippe accompagnée du S.M. Maharaja Sawai Padmanabh Singh de Jaipur et en 2018, de True Whitaker et son père Forest Whitaker.

Sur la piste de danse, les pères laissent la place aux cavaliers et la valse est remplacée par de la musique contemporaine, au son d'un orchestre qui joue jusqu'à 2h du matin environ. Les jeunes filles rendent alors leurs robes et leurs bijoux. Débutantes et cavaliers terminent la soirée en boite de nuit, loin du regard parental[48].

Les débutantesModifier

À l'origine, les débutantes ou « debs » étaient des jeunes filles issues de l'aristocratie ou des classes aisées anglaises, qui faisaient leur « entrée dans le monde », à la sortie du couvent. Ceci signifiait que la jeune fille était en âge de trouver un époux, participer à la vie de la cour[49], et devenir adulte. Le concept de débutante est essentiellement britannique mais il s'est répandu et l'on retrouve dès le XIXe siècle des débutantes un peu partout dans le monde.

Il est question de débutantes dans plusieurs romans de Francis Scott Ftizgerald et Leon Tolstoi y fait référence dans Anna Karenine.

Les débutantes célèbres sont nombreuses : au Royaume-Uni, la duchesse Georgiana du Devonshire[50] a fait l'objet de plusieurs articles et ouvrages.

Zelda Sayre, fut une célèbre débutante du Sud des États-Unis, avant d'épouser Francis Scott Fitzgerald.

À New York, Cornelia Guest fut nommée « débutante de la décennie. » Sa cousine, Daisy Prince a participé à un Bal des débutantes en France en 1995.

Invitation à participer au BalModifier

Le fait que les débutantes ne soient pas plus de 20 chaque année, venues d'environ 12 pays, et que l'on ne puisse pas acheter sa place, distingue le Bal de tous les autres bals. Il arrive fréquemment que des jeunes filles aussi célèbres soient-elles, comme Paris Hilton, ne soient pas retenues[51].

« L'argent n’est pas un critère de sélection. C’est d’abord une histoire de tenue, d’éducation, de valeurs communes qui déterminent les affinités, les amitiés qui se noueront au cours de la soirée. On ne prend pas les enfants gâtés[52] ».

Le Bal étant aussi un événement couture, les robes sont les robes des défilés et l'équipe du Bal aide chacune des « jeunes filles à définir celle qui lui convient[53] ».

Les critères pour être invitée sont « apparence, charme excellence et parents célèbres ». C'est aussi la personnalité de chacune et ce qui ferait d'elle une « débutante exceptionnelle[52] ».

Les jeunes filles sont issues de milieux privilégiés. Certaines appartiennent à des familles royales ou aristocratiques, des familles d'artistes, d'écrivains, d'entrepreneurs ou de politiciens. D'autres filles sont présentes grâce à ce qu'elles ont déjà réalisé, malgré leur jeune âge ; bloggeuses, danseuses, sportives de haut niveau[54]. De 2000 à 2003, le Bal a accueilli chaque année la gagnante du concours du magazine français Jalouse. Elle était élue par le magazine à partir de son dossier de présentation[55]. En 2013 Lauren Marbe, étudiante britannique de 17 ans, membre de la Mensa Association, fut remarquée par le Bal, grâce à son QI de 161[56] et débuta en Anne-Valérie Hash. En 2016, la ballerine chinoise Yu Hang débuta au Bal en Alexander McQueen.

La transformationModifier

La grande majorité des participantes doit s'adapter à l'événement afin de porter au mieux des robes haute couture. Selon Rory Ross du Daily Telegraph, la débutante « échange ses jeans effilochés branchés, ses baskets et son gloss parfumé aux fruits pour des talons, des diadèmes et des robes du soir Haute Couture, qui coûtent souvent plus de 30 000 euros. Ces jeunes filles subissent une transformation semblable à celle de Cendrillon (« semblable » car la plupart des débutantes ont déjà pris de l’avance sur Cendrillon. » )

Mais si les débutantes « rêvent évidemment de porter des robes Couture, elles apprécient de rencontrer des jeunes filles de pays différents. Elles ont beaucoup de points communs : elles travaillent, font des études et s'entendent immédiatement. »[57]

Les débutantes manifestent leur gratitude d'avoir pu vivre cette expérience. Elles mettent en avant l'aspect caritatif de l’événement, mais aussi les liens d'amitié qui se créent entre elles et avec les cavaliers venus également de plusieurs pays étrangers[58]. Ainsi que l'exprime Scout LaRue, débutante 2008, la fille des acteurs Demi Moore et Bruce Willis : « C'est une expérience unique au monde, être habillée comme une princesse à Paris, avec toute ma famille réunie autour de moi, ce qui est très rare. »[59]

Les débutantes, leur carrières après le BalModifier

Harumi Klossowski de Rola, débutante 1993, en Hanae Mori, Wan BaoBao, débutante 2003, en Lanvin et Théodora Warre, débutante 2005, en Neil Cunningham et Nadine Ghosn, débutante 2005, en Didier Ludot sont créatrices de bijoux.

Lady Sophia Hamilton, débutante 1992 en Givenchy est créatrice de chemisiers, portés par Claudia Schiffer et Samantha Cameron.

Découverte au Bal 2000 en Christian Dior, Lauren Bush fut mannequin pendant ses études à Princeton. Elle apparu en couverture de Vogue et posa pour Tommy Hilfiger et Abercombrie & Fitch avant de créer le projet Feed.

Lily Collins, débutante 2007 en Chanel, déclarait au Telegraph : « Je m'apprête à étudier le journalisme et voulais avoir le scoop sur ce qu'est l'expérience du Bal des débutantes. » L'année suivante, Lily a couvert la campagne présidentielle américaine pour l'émission Kids Pick the President, sur la chaîne Nickelodeon[60].

En 2008, elle fut désignée « mannequin international de l'année » par l'édition espagnole du magazine Glamour, avant de poser en couverture de ce magazine en août 2009 et de commencer une carrière d'actrice.

Dree Hemingway, l'arrière petite-fille d'Ernest Hemingway, débutante 2003 en Christian Dior, est devenue mannequin et paru en couverture de Vogue et Elle.

Certaines débutantes sont devenues chefs d'entreprises, comme Delphine Delafon, débutante 1998 en Olivier Lapidus, créatrice d'une ligne de sacs qui portent son nom ou Cordelia de Castellane, débutante 1997 en Emanuel Ungaro, qui commercialise une ligne de vêtements d'enfants.

La débutante française 1994 Hortense du Rouret a un poste important chez Richemont. Plusieurs d'entre elles comme la débutante de 2001 Julia Restoin Roitfeld sont des influenceuses.

Réaction des médiasModifier

Le Bal illustre diverses valeurs : la famille, le cosmopolitisme, l'attachement au savoir-faire français et international et à la cause des plus défavorisés. Le Bal reste un événement à l'ambiance bon-enfant[réf. nécessaire], dont le but est caritatif. Il est aussi une vitrine du savoir-vivre à la française : « En période de crise, ce Bal peut apparaître singulier, mais sa finalité est humanitaire, il ne faut pas l'oublier. C'est aussi une jolie occasion de célébrer des traditions qui font rêver nombre de jeunes filles et de participer au rayonnement de Paris et de la Haute couture. »

Chaque année, le Bal fait la une[réf. nécessaire] des quotidiens, magazines et télévisions à travers le monde, pas seulement dans les rubriques mode et société.

Il sera le sujet d'un long métrage, produit par HBO[réf. souhaitée] et il est au cœur d'un roman policier français : « le Bal des débutantes » de Philippe Colin-Olivier, éditions Le Passage.

Il est décrit comme « l'un des événements les plus branchés de la jet set ». L'écrivain et historienne Natasha Fraser-Cavassoni a déclaré : « le Bal a su maintenir son exclusivité, tous les grands créateurs y ont participé, et il n'y a jamais eu de mauvaises photos des débutantes. »[61].

Le travail d'Ophélie Renouard, en tant que créatrice du Bal pour maintenir la qualité de son événement, est aussi un sujet abordé fréquemment par les média.

Charlotte Methven l’a évoqué dans le magazine britannique You:

«Une Française chargée de relations publiques extrêmement déterminée, très habile dans la constitution de ses réseaux, au carnet d’adresses bien rempli, qui a organisé le Bal après l'avoir créé en 1992, en réinventant l’ancien concept du bal des débutantes ». « Pourvue d'un flair infaillible pour détecter les personnalités intéressantes, elle est assez sûre d’elle pour ne pas se laisser intimider ni fléchir face aux pressions et tentatives d'intimidation de toutes sortes.» [62]

Notes et référencesModifier

  1. (en) « World's Hottest Parties », sur www.forbes.com,
  2. « Le bal des débutantes 2009 », sur www.vogue.fr,
  3. a et b « Le bal des débutantes comme si vous y étiez », sur www.challenges.fr,
  4. « Social Safari », sur www.newyorksocialdiary.com,
  5. « 豪门有女初长成巴黎名媛舞会背后的故事 », Southern Weekly,‎
  6. « Bal des debs : Une fille du ciel dans la Ville lumière », sur www.parismatch.com,
  7. « Inside Le Bal, the World’s Most Exclusive Debutante Ball », sur www.vogue.com,
  8. « Annabel Yao:完美少女诞生记 », sur www.lifestyle.bazaar.com,‎
  9. (en) BECKETT J.V., The aristocracy in England, 1660-1914, Oxford, Basil Blackwell,
  10. « Debrett's », sur www.debretts.com
  11. « The London season », sur www.thelondonseason.org
  12. « Le bal des débutantes comme si vous y étiez », sur www.challenges.fr
  13. « La perle des debs », sur www.rts.ch,
  14. « Le bal des débutantes... de 1959 », sur L'Express
  15. « Comment se faire inviter au bal des débutantes », sur francetvinfo.fr
  16. Marie-France Chatrier, « Le monde s'invite au Bal des debs », Paris Match, semaine du 17 au 23 novembre 2016, pages 88-93.
  17. « Le Premier Défilé des Débutantes », Point de Vue,‎ , p. 26
  18. « Behind The Scenes: Having A Ball », sur Hong Kong Tatler
  19. Jean-Claude Zan, « Les Plus Belles Débutantes du Monde », Paris Match,‎
  20. « Kyra Kennedy. Une américaine à Paris », sur Paris Match,
  21. « le Bal 1992 », sur www.lebal.paris
  22. Jean-Claude Zana, « Les plus belles débutantes du monde », Paris Match,‎
  23. (en) Adam Sage, « Pearl stud for belle of the ball », The Times,‎
  24. (en) « Fairy godmother to the new debs », sur fashion.telegaph.co.uk
  25. « Élection de George W. Bush à la présidence des États-Unis », sur perspective.usherbrooke.ca
  26. (nl) Door Elise Francks, « Elegante schoonheid », Royals,‎
  27. « Suzy: A Lily Safra Night…The Crillon Haute Couture Ball Scoop », sur wwd.com
  28. « Bal des débutantes, la crème de la crème au rendez-vous », sur lci.tf1.fr
  29. « Le Bal des débutantes comme si vous y étiez », sur challenges.fr
  30. « Frous-frous et talons Louboutin au Bal des débutantes », sur www.lexpress.fr
  31. « Froufrou au bal des débutantes », sur lepoint.fr
  32. « Enfants d’Asie », sur www.lebal.paris
  33. « Le bal des débutantes... de 1959 », sur LExpress.fr, (consulté le 13 décembre 2018)
  34. Madame Figaro, « Dans les coulisses du premier Bal des débutantes en 1958 », sur Madame Figaro, (consulté le 13 décembre 2018)
  35. (en) Suzy Menkes, « Haute Couture and the Upper Crust », International Herald Tribune,‎
  36. http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/diaporama/le-bal-des-debutantes-2014/6256#le-bal-des-debutantes-2014-9
  37. https://www.francetvinfo.fr/culture/people/comment-se-faire-inviter-au-bal-des-debutantes_468522.html
  38. http://www.lexpress.fr/styles/diapo-photo/styles/mode/frous-frous-et-talons-louboutin-au-bal-des-debutantes-2012_1191881.html?p=4
  39. « Rencontre entre la jeune vietnamienne lan vy tran et le créateur Jan Taminiau », sur parismodes.tv,
  40. JT France 2, 13h, 1er décembre 2013, Lady Amélia Windsor
  41. « Le grand retour du Bal des débutantes », sur Le Figaro
  42. « En coulisses du Bal des débutantes », sur www.lofficiel.com,
  43. « Alexandra reine de la fête », sur Paris Match,
  44. « Le Bal des débutantes comme si vous y étiez », sur challenges.fr,
  45. « La Petite Citadine Fun Et Ultra-Maniable. Véhicule officiel du Bal des Débutantes depuis 2009 »
  46. « Bal des débutantes - Le premier pas », sur www.parismatch.com,
  47. Eugénie Adda et Karen Rouach, « En coulisse du Bal des débutantes », L'officiel de la mode,‎
  48. Marion Galy-Ramounot, « Bal des débutantes : J'y étais », Figaro madame,‎
  49. « The Court Presentation », sur www.edwardianpromenade.com
  50. « Georgiana, Duchess of Devonshire », sur www.amanda-foreman.com
  51. « Les bals des prétendants », sur L'Express
  52. a et b « Bal des débutantes - 25 jeunes filles du monde qui font rêver », sur Paris Match
  53. (en) « Fairy godmother to the new debs », sur fashion.telegraph.co.uk
  54. « Jane Aldridge, blogueuse débutante », sur L'Express
  55. « Jalouse - n°52 de 2002 - page 1 - Cendrillon sans les larmes un deux trois participez au bal des », sur patrimoine.editionsjalou.com
  56. « Bal des Débutantes : "Sans mon QI, je n'aurais pas été invitée", dit une participante », sur RTL
  57. « Froufrou au Bal des débutantes », sur Le Point
  58. (en) « Vogue Flash Moment: Having a Ball », Vogue,‎
  59. Eric Bureau, « Le Bal des Débutantes les fait tous rêver », Aujourd'hui en France,‎
  60. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://www.broadcastingcable.com/article/115079Nickelodeon_Gets_Political_with_Election_Programming.php
  61. Natasha Fraser-Cavassoni, « The Ball Issue : Having a Ball », Philippines Tatler,‎
  62. Charlotte Metven, « The Woman Who Has Reshaped High Society », You Magazine,‎

Voir aussiModifier

PresseModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier