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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Habibi.

Bacharuddin Jusuf Habibie
Illustration.
Bacharuddin Jusuf Habibie en 1998.
Fonctions
Président de la République d'Indonésie

(1 an, 4 mois et 29 jours)
Prédécesseur Soeharto
Successeur Abdurrahman Wahid
Vice-président de la République d'Indonésie

(2 mois et 11 jours)
Président Soeharto
Prédécesseur Try Sutrisno
Successeur Megawati Soekarnoputri
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Pare-Pare, Sulawesi du Sud (Indes orientales néerlandaises)
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Jakarta (Indonésie)
Nationalité Indonésienne
Parti politique Golkar
Conjoint Hasri Ainun Habibie
Religion Islam

Bacharuddin Jusuf Habibie Bacharuddin Jusuf Habibie
Vice-présidents de la République d'Indonésie
Présidents de la République d'Indonésie

Bacharuddin Jusuf Habibie (généralement présenté comme B. J. Habibie ou Rudy Habibie), né le à Pare-Pare (Sulawesi du Sud, Indonésie) et mort le à Jakarta (Indonésie), est un homme politique indonésien, membre du Golkar.

Il est le troisième président de la République d'Indonésie du au .

BiographieModifier

Bacharuddin Jusuf Habibie est né en 1936 dans la ville de Pare-Pare, au sud de l’île de Célèbes. En 1954, il envisage d'étudier les techniques aérospatiales et la construction aéronautique à l'Université de technologie de Delft, aux Pays Bas. Mais suite au conflit entre les Pays-Bas et l'Indonésie en Nouvelle Guinée occidentale, il privilégie l'Allemagne de l'Ouest, pour mener ses études supérieures, avec une bourse, et étudie à la RWTH Aachen Aerospace Engineering. Il obtient un diplôme d'ingénieur en 1960, puis un doctorat au même endroit en 1965 avec la mention summa cum laude. Il travaille ensuite au sein de Messerschmitt-Bölkow-Blohm[1].

Après son retour en Indonésie en 1974, il dirige la société publique aéronautique Industri Pesawat Terbang Nusantaraa puis est nommé ministre d'État à la Recherche et à la Technologie par Suharto en 1978. Le 10 mars 1998, il devient vice-président et, après la démission de Suharto le 21 mai 1998, troisième président de l'Indonésie depuis l'indépendance[1]. Il organise la transition vers un régime démocratique, stabilise l'économie. La principale crise à laquelle il est confronté est le désir d'indépendance du Timor-Oriental. Après avoir proposé sans succès un « statut spécial », que les dirigeants timorais refusent, il organise, avec l'ONU, un référendum, le 30 août 1999, sur le devenir de ce territoire[1].

Les Timorais choisissent l'indépendance lors de ce référendum sur l'indépendance du Timor oriental[2]. Aussitôt, la province est mise à feu et à sang par des milices pro-indonésiennes ne dépendant pas du gouvernement, mais jouissant d'une impunité totale et refusant de reconnaître l'écrasante victoire au référendum en faveur de l'indépendance. Ces milices indonésiennes s'emparent de Dili, la capitale, et lancent une répression sanglante dans les rangs indépendantistes. Après plusieurs jours de tueries, de déportations et de pillages, l’ONU se décide à envoyer une force internationale pour le Timor oriental sous commandement australien (Interfet) afin d’imposer la paix. Le , le Timor oriental devient un territoire sous administration provisoire des Nations unies[3],[4].

Bacharuddin Jusuf Habibie avait peu de soutien dans le peuple et dans l'armée. Ses réformes - y compris les syndicats libres et les élections libres - n’ont pas accru sa popularité. Il a donc volontairement renoncé en 1999 à une nouvelle candidature. Abdurrahman Wahid est élu pour lui succéder[1].

Il meurt le 11 septembre 2019, à l’âge de 83 ans, à l'hôpital militaire de Djakarta, suite à des problèmes cardiaques[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e « L’ancien président indonésien Habibie est mort à 83 ans », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. Tigrane Yégavian, « Timor oriental. La Cendrillon de l'Asie du Sud-Est », Conflits,‎ , p. 25-27
  3. Jean-Baptiste Naudet, « L'Indonésie accepte l'envoi de « casques bleus » au Timor-Oriental », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. « L'ONU accélère la mise en place d'une administration provisoire au Timor-Oriental », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier