Ouvrir le menu principal

Bafoussam
Bafoussam
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Ouest
Département Mifi
Démographie
Population 347 517 hab. (2008)
Densité 3 819 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 28′ nord, 10° 25′ est
Altitude Min. 1 310 m
Max. 1 470 m
Superficie 9 100 ha = 91 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Cameroun

Voir sur la carte administrative du Cameroun
City locator 14.svg
Bafoussam

Géolocalisation sur la carte : Région de l'Ouest (Cameroun)

Voir sur la carte administrative d'Ouest (Cameroun)
City locator 14.svg
Bafoussam

Géolocalisation sur la carte : Cameroun

Voir la carte administrative du Cameroun
City locator 14.svg
Bafoussam

Géolocalisation sur la carte : Cameroun

Voir la carte topographique du Cameroun
City locator 14.svg
Bafoussam

Bafoussam est une ville du Cameroun, le chef-lieu de la région de l'Ouest, le chef-lieu du département de la Mifi et l'un des trois arrondissements du département de la Mifi. Elle a été érigée en Communauté urbaine de Bafoussam en 2008[1]. Située en pays Bamiléké, Bafoussam est à la fois ville et village du peuple du même nom.

Sommaire

PopulationModifier

Lors du recensement de 2005 (RGPH3) – soit avant la création de la communauté urbaine de Bafoussam en 2008 –, la population de Bafoussam était la suivante[2] :

  • Bafoussam Ier : 98 339 habitants dont 81 611 pour Bafoussam Ier Ville
  • Bafoussam IIe : 121 282 habitants dont 99 524 pour Bafoussam IIe Ville
  • Bafoussam IIIe : 81 835 habitants dont 58 152 pour Bafoussam IIIe Ville

Histoire du village de BafoussamModifier

 
Chefferie Bafoussam - Case à palabres

L'histoire du Royaume Bafoussam est plutôt complexe et tumultueuse. Il faut remonter au Royaume Tikar qui, à l'unanimité, constitue le centre de dispersion des royaumes Bamilékés . On devrait, en toute vraisemblance, situer la naissance du Royaume Bafoussam à la même période que celle du Sultanat Bamoun. Il est communément admis que le Roi Yendé Ier et le Nfon Nchare avaient tous pour géniteur un Grand Roi Tikar. Déchu par les invasions musulmanes qui ont sévi dans L'Afrique centrale et occidentale de la fin du Moyen Âge, la grande dynastie des Rois Tikar a dû laisser la place au développement des Lamidats dont celui de Yola était et demeure le plus puissant. Le groupement bafoussam est le premier groupement bamiléké né après la division du peuple bamiléké au XIVe siècle dans la région Tikar. Après Bafoussam, vint le groupement Bamoun, dont le fondateur, Ncharé, n'était autre que le cadet de Yendé 1er, fondateur de Bafoussam. Les Bamiléké sont un peuple nilo-égyptien atypique, parti de Nubie au IXe siècle de notre ère. La dynastie bafoussam a connu plusieurs dizaines de chefs depuis les années 1360, les plus notables étant Yendé 1er, Sa'guep I et II, et surtout, Taghe (dont le règne dura plus d'un siècle)[3].

Le 10 juillet 1959, cinq chefs rebelles sont fusillés sur la place du marché[4].

ChefferieModifier

 
Njitack Ngompé Pélé, chef Bafoussam
Article détaillé : Chefferie de Bafoussam.

Sur le trône depuis le [5] à la suite de la mort de son père Ngompé Tchoumtchoua Elie, Njitack Ngompé Pélé est le 97e chef du village Bafoussam.

Njitack Ngompé Pélé est né à Bafoussam le  ; il accède au trône le 10 décembre 1988 comme 97e roi[6]. Après neuf semaines passées au Laakam (moment d'initiation), il est intronisé roi des Fussep le au cours d'une cérémonie officielle en présence des différentes autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que tout le peuple Bafoussam.

Avant lui, plusieurs chefs se sont succédé à l'instar des plus célèbres comme : Ta’a Teh-Ngouong, Tagheu, Mambou, Tchomtchoua...

Le chef actuel du groupement bafoussam est Njitack Ngompé Pélé [7]

LangueModifier

Le bafoussam est la langue parlée par le peuple Bafoussam[8],[9].

TraditionModifier

Peuple assez organisé et dynamique à l'instar de son chef Njitack Ngompé Pélé, le peuple Fussep (Bafoussam) est doté d'une constitution[10] qui est une annale qui instruit tout Bafoussam dans sa vie au quotidien.

 
Les jours de la semaine et leur signification

On y retrouve par exemple :

  • Au nombre de huit, les jours de la semaine ont chacun une signification particulière, une origine.
    • Lecfo'o
    • Shienku'u
    • Ndze Dze
    • Tamdze
    • Seinchou
    • Gossaha
    • Dzemteh
    • Dza'à Long
  • Les différentes réunions secrètes se tenant ces jours. Elles ont pour objectifs généraux : jugement des litiges ou palabres, débats sur les us et coutumes, réflexion sur la vie du village, le fonctionnement, la gestion des affaires courantes... on peut citer :
    • Leck fefe, Ngne Pofo
    • Leck-Dze'e, Leck Kwemtong
    • Leck-Tsep, Leck Dzing
    • Leck fefeh
    • Leck siem
    • Leck Houbem
    • Leck Méédjouong
    • Packhekieng
    • Leck Koumdze
    • Koumlah
    • Leck-Koussi (Kam & Quie)
    • ...
  • On y retrouve aussi, les différents jours de marché (saisonnier chez les Bafoussam), les différentes activités pratiquées, les activités interdites suivant les différents de la semaine...

Rites & fêtesModifier

  • Le festival Nyang Nyang[11]
  • ...

DansesModifier

Le peuple Bafoussam se démarque par une multitude de danses ayant chacune une signification et une importance particulière; découvrons-en quelques unes:

  • Pack Medjouong (danse guerrière)

Il s'agit d'une caste de société secrète représentée par des jeunes fils fussep. Autrefois, elle était réservée aux soldats ou guerriers du groupement bafoussam. De nos jours, le Medjouong est dansé par les acteurs du développement et qui ont à charge certaines activités communnautaires pour le village. La particularité de cette danse est qu'au cours de son expression, les acteurs, au rythme des sons de tam-tam, brandissent des cornes d'animaux en guise de trophée de guerre.

  • Kwemtong (danse de la fraternité)

Cette caste regroupe des jeunes danseurs de deux groupements notamment les Bafoussam et les Baleng. Ceux-ci se meuvent au rythme des sons de tam-tam pour célébrer la fraternité et l'amour car selon l'histoire, ils étaient àl'origine un seul et même peuple.

  • Koumdze ( danse de la noblesse)

Elle est également connue sous le nom de Kabem et n'est réservée qu'aux hommes nobles de la communauté fussep. Ces derniers se differencient alors des autres danseurs par les tenues qu'ils arborent ; il s'agit souvent des peaus d'animaux comme la panthère... Les danses exécutent ici une danse mythique et symbolique passant par là même des messages à leurs ancêtres.

  • Tah Khoum

Cette danse est exécuté par un seul danseur de la caste de la société sécrète. Elle traduit l'unité dans la diversité de la culture Fussep.

  • Koussi

Il s'agit d'une danse typique réservée aux fondateurs du royaume Fussep.

  • Menkhoum

Danse exécutée par les princes du royaume[12].

Bafoussam (Chef-lieu de la région de l'Ouest)Modifier

 
Entrée principale marché - Bafoussam

La commune urbaine de Bafoussam fut fondée en 1926. Le département de Bafoussam fut créé par la loi n° 60/70 du 30 novembre 1960. Il reçut ensuite le 3 février 1961 (décret n°61-8) le nom de département Mifi. Progressivement l'usage le transformera en département de la Mifi[13].

Cependant, il convient de noter que la Communauté Urbaine de Bafoussam (Ville de Bafoussam)[14] a vu le jour à partir du décret présidentiel n°2008/022 du 17 janvier 2008. Comme stipulé à l'article 2 (alinéa 1) de ce décret, la Communauté Urbaine de Bafoussam est composée de 3 communes, à savoir :

La ville de Bafoussam possède un aéroport situé à Bamougoum. Un nouveau stade omnisports construis a Kouekong a vu le jour en 2015. L'ancien stade jadis abandonné au quartier Toket est en cours de renovation.

Principaux quartiersModifier

 
Bafoussam - Monument Wanko

Bamendzi , Banengo , Djeleng , Demsiem , Évêché , Famla , Gouache , Haoussa , Hélak , Houmkahaa , Kamkop , Kena , Keuleu , Kouogouo , Metto , Mewehee , Ndianso , Ndianbou , Ndiandam , Nylon , Sachiè , Tamdja , Toket , Toungang , Touhenyee , Touhekououp , Tyo , Yanmbah


Formations sanitairesModifier

Liste des formations sanitaires publiques et privées de Bafoussam :

DESIGNATION LOCALISATION
HOPITAL REGIONAL DE L’OUEST TYO-VILLE (en haut du marché "B")
CENTRE MEDICAL D’ARRONDISEMENT DE DJELENG DJELENG II
SERVICE DE SANTE DE DISTRICT DE LA MIFI DJELENG I B(à côté ENEO)
CENTRE MEDICAL D’ARRONDISEMENT DE LAFE LAFE (Léproserie)
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE BAPI (chefferie)
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE DJIETCHA DJIETCHA (face école publique)
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE BADENG BADENG (face école publique)
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE TCHADA TCHADA (avant le lycée technique)
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE BAYE BAYE (face école publique)
CENTRE MEDICAL D’ARRONDISEMENT DE TYO TYO-VILLE (entrée Hôtel NACHEB)
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE FAMTCHOUET MARCHE
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE BANEFO BANEFO (école publique)
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE DJASSA DJASSA (école publique)
CENTRE DE SANTE INTEGRE DE KONTI KONTI ( école publique)
  • Mairie de Bafoussam 3e


ReligionModifier

Bafoussam est un évêché de l'Église catholique et possède une cathédrale.

EnseignementModifier

Liste des lycées et collèges :

  • Complexe Polytechnique Bilingue Privé Laïc Bilingue TAMA(COPOBIT) de Bafoussam
  • Lycée classique de Bafoussam
  • Lycée bilingue de Bafoussam
  • Lycée bilingue de Ngouache
  • Lycée technique de Bafoussam
  • Lycée technique de Banengo
  • Lycée de Bafoussam rural Kena Bamougoum
  • Lycée bilingue de Baleng
  • Lycée de Ndiangdam
  • Collège la Confiance (Colaco) Bafoussam
  • Collège privé Voltaire
  • Collège Polyvalent Bilingue Martin Luther King
  • Collège saint Thomas d`Aquin de Bafoussam
  • Collège privé de la Réunification
  • Collège privé Nelson Mandela
  • Collège privé de la Cité
  • Collège privé la noblesse
  • Collège évangélique
  • Collège Socrate
  • Collège Tcheutchoua
  • Collège Privé de l'Ouest
  • College Bilingue Maak Paulo

Centre de formation dans la ville de BafoussamModifier

PhilatélieModifier

En 1983, la République unie du Cameroun a émis un timbre de 60 F représentant l'hôtel de ville de Bafoussam[19].

Personnalités liées à BafoussamModifier

Commerce à BafoussamModifier

  • Le marché A, le Plus Populaire et plus visité
  • Le marché B.
  • Le marché C.
  • Le marché Socada.
  • Le marché Casablanca (communément appelé "marché Caza" )
  • ...

Notes et référencesModifier

  1. Décret no 2008/025 du 17 janvier 2008 portant création de la communauté urbaine de Bafoussam, in Cameroon Tribune, no 9018 du vendredi 18 janvier 2008, p. 5
  2. Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.
  3. Ouvrages de Dieudonné Toukam (chez L'Harmattan notamment)
  4. Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, Kamerun !, La Découverte, , p. 470
  5. http://www.bafoussam.fr/bafoussam_chefferie.htm
  6. Keh Ngouong Fussep : La constitution de Bafoussam » de Sa majesté Njitack Ngompé Pelé, (ISBN 9956-412-09-0), Édition COGNITO, septembre 2008 [extraits en ligne]
  7. Site d'informations sur le village Bafoussam
  8. Parlons Bamiléké, langue et culture de Bafoussam de Dieudonné Toukam, (ISBN 978-2-296-07441-5)
  9. Parlons bamiléké. Langue et culture de Bafoussam Par Dieudonné Toukam, [1]
  10. Keh Ngouong Fussep : La constitution de Bafoussam » de Sa majesté Njitack Ngompé Pelé, (ISBN 9956-412-09-0), Édition COGNITO, septembre 2008 extraits en ligne
  11. http://cameroun.unblog.fr/2011/03/14/festival-nyang-nyang/#more-389
  12. Jean de Dieu Koagne, « Découvertes », Nekieng.Magazine d'information culturelle,‎
  13. Dictionnaire des villages de la Mifi
  14. Décret de création de la Communauté Urbaine de Bafoussam
  15. Mapanet [2]
  16. Mapanet [3]
  17. Mapanet [4]
  18. Site du AMIC Universal Computer
  19. Catalogue Yvert&Tellier, no 713

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Goustan Le Bayon, Les Prêtres du Sacré-Cœur et la naissance de l'Église au Cameroun : Kumbo, Foumban, Nkongsamba, Bafoussam, Procure des Missions SCJ, Paris, 1988, 156 p. + pl.
  • Anne Lebel (et Emmanuelle Pontié), « Bafoussam », in Le Cameroun aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011, p. 107-111 (ISBN 978-2-86950-464-6)
  • Dieudonné Toukam, Parlons bamiléké : langue et culture de Bafoussam, l'Harmattan, Paris, 2008, 255 p. (ISBN 978-2-296-07441-5)

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :