Bacille de Döderlein

espèce de bactéries

Lactobacillus acidophilus vaginalis

Le Bacille de Döderlein, Limosilactobacillus vaginalis, est une espèce de bactéries de la famille des Lactobacillaceae.

Les Bacilles de Döderlein étaient un ensemble de bactéries présentes naturellement dans la flore vaginale. Elles ont un effet protecteur contre la vaginose. Initialement, l'expression ne désignait que Lactobacillus vaginalis, mais des études ont mis en évidence la présence de nombreux autres Lactobacillus : L. fermentum, L. plantarum, L. brevis, L. jensenii, L. casei, L. cellobiosus, L. leichmanii, L. delbrueckii et L. salivarius[3].

Elle porte le nom du gynécologue allemand Albert Döderlein qui l'a découverte en 1892.

Le bacille de Döderlein est une bactérie saprophyte — qui se nourrit aux dépens des cellules mortes — de la cavité vaginale. Sa présence est signe de bonne santé. Son absence ouvre la porte à des infections opportunistes en particulier les mycoses.

Notes et référencesModifier

  1. (en) T. Martin Embley, Nazir Faquir, Walter Bossart et Matthew D. Collins, « Lactobacillus vaginalis sp. nov. from the Human Vagina », International Journal of Systematic Bacteriology, vol. 39, no 3,‎ , p. 368–370 (ISSN 0020-7713 et 1465-2102, DOI 10.1099/00207713-39-3-368, lire en ligne, consulté le )
  2. (en) Jinshui Zheng, Stijn Wittouck, Elisa Salvetti, Charles M.A.P. Franz, Hugh M.B. Harris, Paola Mattarelli, Paul W. O’Toole, Bruno Pot, Peter Vandamme, Jens Walter, Koichi Watanabe, Sander Wuyts, Giovanna E. Felis, Michael G. Gänzle et Sarah Lebeer, « A taxonomic note on the genus Lactobacillus: Description of 23 novel genera, emended description of the genus Lactobacillus Beijerinck 1901, and union of Lactobacillaceae and Leuconostocaceae », International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology, vol. 70, no 4,‎ , p. 2782–2858 (ISSN 1466-5026 et 1466-5034, DOI 10.1099/ijsem.0.004107, lire en ligne, consulté le )
  3. J.-P. Lepargneur et V. Rousseau, « Rôle protecteur de la flore de Doderleïn », Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, Vol 31, N° 5 - septembre 2002, pp. 485-494, DOI JGYN-09-2002-31-5-0368-2315-101019-ART7