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Bacchantes

femme célébrant les mystères de Dionysos
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Bacchante. Copie d'un original du IVe siècle av. J.-C.. Rome. Musée du Capitole

Les Bacchantes étaient des femmes qui célébraient les mystères de Dionysos-Bacchos. Les premières qui portèrent ce nom furent les nymphes nourrices de Bacchos qui le suivirent à la conquête des Indes[réf. nécessaire]. Elles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l'air de cris discordants. Elles se répétaient fréquemment le cri « Évohé »[1], comme pour rappeler les triomphes de Bacchos sur les Géants. La version masculine de la bacchante était appelée « bacchant »[2].

Leur fête, appelée bacchanales, se célébrait autrefois principalement à Rome, mais aussi en Grèce et en Égypte. Euripide, dans la tragédie des Bacchantes[3], a laissé une description détaillée des servantes de Dionysos, au moment où elles vont célébrer les mystères de ce dieu, en proie à l'extase furieuse qu'il leur inspire. À la fin de cette pièce, Penthée est puni pour avoir résisté à Dionysos : les Bacchantes le déchirent avec un acharnement sauvage, y compris Agavé, la propre mère du jeune homme, qui dans son délire, brandit la tête de son fils qu'elle prend pour une tête de lion[4].

Évocations artistiquesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Lucien de Samosate 2015, p. 52, note 1.
  2. Romeyer-Dherbey 2001, p. 299
  3. Bacchantes, 677 et suiv.
  4. Bacchantes, 1043 et suiv.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier