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Vue de Bab El Fellah en 1890
Brèche dans les remparts

Bab El Fellah (arabe : باب الفلة) est l'une des portes de la médina de Tunis (Tunisie).

Surnommée « Porte de la Brèche », elle fait partie des portes situées sur la deuxième enceinte des faubourgs sud de Tunis. Édifiée vers 1350, elle joue un rôle économique important en ouvrant la ville sur une plaine agricole, d'où son nom de « Porte du paysan », et sur les routes de Zaghouan et Kairouan.

Selon une tradition ancienne, il y eut, à côté de cette porte, une large brèche qui permit la fuite des Tunisois lors de la bataille de Tunis en 1535.

TémoignageModifier

Charles Lallemand, qui visite la Tunisie à la fin du XIXe siècle, livre un témoignage sur cette porte :

« Tout à côté de Bab-Alioua se trouve une porte très curieuse : de son bastion s'élance un palmier qui lui fait un super panache. Mais cette porte a moins d'importance, ne donnant pas accès, comme sa voisine, à l'une des grandes artères de la ville. Son nom, Bab-el-Fellah, signifie « porte des agriculteurs » ou de l'agriculture. C'est par elle que l'on débouche sur les superbes collines cultivées qui entourent Tunis au sud[1]. »

Notes et référencesModifier

  1. Charles Lallemand (adapté par Jean Gall), Hier, la Tunisie, Paris, Molière, , 211 p. (ISBN 2-84790-102-7), p. 21