Baâlons

commune française du département des Ardennes

Baâlons
Baâlons
Blason de Baâlons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Intercommunalité Communauté de communes des Crêtes Préardennaises
Maire
Mandat
Raoul Charbonneaux
2020-2026
Code postal 08430
Code commune 08041
Démographie
Gentilé Baâlonnais
Population
municipale
206 hab. (2019 en diminution de 13,81 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 42″ nord, 4° 40′ 16″ est
Altitude 220 m
Superficie 14,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Charleville-Mézières
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nouvion-sur-Meuse
Législatives Première circonscription
Localisation
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Baâlons

Baâlons est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

GéographieModifier

 
Baâlons et ses environs.



Baâlons se situe dans une légère dépression (alt. 238 mètres à l'église), à proximité nord de la ligne ardennaise de partage des eaux. Deuxième étage du terrain jurassique : marnes et calcaires argilo-siliceux durs, exploitables pour moellons.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Baâlons est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,2 %), prairies (41 %), terres arables (13,9 %), zones urbanisées (1,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

HistoireModifier

(Archives MAE)[8]

Le Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, de Cl. Marin Saugrain[9], en 1726, indique :

« BAALON, dans la Champagne, Diocèse de Reims, Parlement de Paris, Intendance de Châlons, Élection de Rhetel, a 419 habitans. La Cure vaut neuf cens livres. »

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Ludovic Dasnois DVD  
mars 2008 mars 2012 Henri Charpentier    
avril 2012 juin 2020 Pascal Nihotte    
juin 2020 En cours Raoul Charbonneaux[10]   Ancien agriculteur

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2019, la commune comptait 206 habitants[Note 3], en diminution de 13,81 % par rapport à 2013 (Ardennes : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660751795902925947920907862
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
682633609553528476415377392
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
346301288259232251204173169
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2019
163147160170195199235207206
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Rémi de Baâlons. Remarquable église des XIIIe et XIVe siècles, de style roman tardif, doté d'un tympan de porte du Xe siècle, représentant un homme avec une crosse et un livre ouvert, entouré de deux anges.
  • Chapelle Sainte-Anne[15], érigée en 1911 sur l'emplacement d'une chapelle datant de 1807, près de la source de sainte Anne, lieu de pèlerinage. La procession de Sainte-Anne se tient le de chaque année.
 
Environs de Baâlons en 1935 ; on y note que la voie ferroviaire métrique y est présente.


Les hameaux et lieux-ditsModifier

Commanderie hospitalière de Sainte-CroixModifier

Les hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem tenaient un établissement nommé Sainte-Croix[16],[17], déjà au commencement du XIIIe siècle, qui se composait d'une maison avec plus de 400 arpents de terre. C'était un ancien fief amorti où la commanderie avait la haute, moyenne et basse justice. Cette maison se trouvait sur le chemin de Mézières à Attigny.

Au mois d', Salomon de Baâlons, chevalier, par devant l'archevêque de Reims, renonce aux revendications qu'il soulevait au sujet de l'usage d'un bois au dit Baâlons : il en laisse aux religieux, habitant la maison de Sainte-Croix, l'usage pour leur chauffage et la construction, en ne conservant que des hêtres et des chênes, et ajoute le pâturage moyennant un cens de deux septiers d'avoine.

La maison avait été en partie rebâtie, d’après un marché dressé le , pour la construction d'un corps de logis de 48 pas de long sur 30 de large.

La cense comprenait 112 arpents ; elle était louée en 1497 pour 4 livres tournois, pour 130 livres en 1698 ; pour 200 livres tournois, 15 livres de chanvre et 30 livres de beurre, en 1732 ; 400 livres en 1788. Il y avait en outre 32 arpents de bois exploités à part.

Il n'en reste, aujourd'hui, rien d'autre que le toponyme.

La Folie et la GrangetteModifier

La Folie est un ancien fief. Son seigneur féodal, Definfe, demeurant en sa terre de Bussy-lès-Séchault, le proposa à la vente, le , dans Les Affiches de Reims [18]:

« A vendre les terres et seigneuries de la Grangette et de la Folie, qui tiennent ensemble, avec haute, moyenne et basse justice. Elles sont situées entre Omont et Balon, à 3 lieues de Mézières, 4 de Sedan et 5 de Rethel dont elles ressortissent. Celle de la Grangette consiste en un tiers des droits seigneuriaux, terres, prés, bois. Celle de la Folie en un château bâti en pierre de taille, entouré de grange, écuries et murs, jardin et fossés, terres, prés, bois, etc. ».

La mise en vente dut être infructueuse, car le , il réitère l'offre par la même gazette.

Il n'en reste, aujourd'hui, rien d'autre que le toponyme.

GéraumontModifier

 
Le château de Géraumont.

Ancien fief.

S'y dresse encore un château, aujourd'hui exploitation agricole.

Les PuiseletsModifier

Écart en deux parties, vers la limite du ban de Mazerny. Il est aujourd'hui fort peu peuplé. Le Dictionnaire général des villes bourgs, villages, hameaux et fermes de la France, de Duclos[19], indique, en 1846, 70 habitants. On peut y visiter les vieux chênes dans le chemin creux et l'ancien lavoir.

BeauvoisModifier

Hameau peuplé.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Eugène Houssière, émigré en Louisiane, États-Unis, en 1883 et y fait fortune dans le pétrole, donateur de la chapelle Sainte-Anne en 1911[20],[21],[22].

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Baâlons se blasonnent ainsi :

Parti : au 1er d'or au lion de sable, au 2e d'argent à trois fasces de sable ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de trois étoiles d'or.

Création Jean-Jacques Baron. Adopté le 19 décembre 2008.


Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. GA0107 FR MAESA GA 55/1
  9. Cl. Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, Paris, 1726, t.1, p. 271 [1]
  10. « Municipales 2020. Enjeux et résultats. Baâlons », sur Le Monde
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. L'on peut voir quelques photographies de l'édifice dans Commons = Category:Sainte Anne à Baâlons.
  16. Eugène Mannier, Ordre de Malte: les commanderies du grand prieuré de France, Paris : Auguste Aubry & Dumoulin, 1872, pp.288-289 [2]
  17. Édouard de Barthélemy, Notes sur les établissements des ordres religieux & militaires du Temple de Saint-Jean de Jérusalem & de Saint-Antoine de Viennois, dans l'ancien archi-diocèse de Reims, dans les Travaux de l'Académie nationale de Reims, Reims : imprimerie de l'Académie, 1880-1881, vol.70, n°2&3, p.38 [3].
  18. Topographie ardennaise, dans la Revue de Champagne et de Brie, Paris : H. Menu & Arcis-sur-Aube : L. Frémont, 1894, 2e série, tome 6, p. 830 [4]
  19. Duclos, Dictionnaire général des villes bourgs, villages, hameaux et fermes de la France, 4e éd., Paris & Limoges : Martial Ardent frères, p. 387 [5]
  20. Caroline Jouret, « De l'ardoise à l'or noir: leur aïeul Ardennais fait fortune en Amérique, ils reviennent au bercail », France 3,‎ (lire en ligne)
  21. (en) « Eugene Houssiere », sur findagrave.com
  22. (en) Tonja Koob Marking et Jennifer Snape, Louisiana's Oil Heritage, Arcadia Publishing, (lire en ligne), p. 22

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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