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B 82500

élément automoteur bimode bicourant de la SNCF
B 82500
Description de cette image, également commentée ci-après
Rame B 82500 en livrée Transilien à Provins.
Identification
Exploitant(s) SNCF
Surnom AGC, BGC, Bibi
Type automotrice
Motorisation bimode
Composition 4 caisses articulées
Couplage UM 3 entre eux et avec tous les autres AGC
Construction de 2004 à 2011
Constructeur(s) Bombardier
No  de série B 82501/02 à 82791/92
Nombre 141
Effectif 140 (au 27/07/2016)
Capacité 206 à 238 pl[réf. nécessaire]
Utilisation TER
TransilienLigne P du Transilien
Motorisation
nbre Moteurs type puissance
2
MAN
D2842 LE 606
Diesel 1324 kW
4
asynchrone électrique 1900 kW
caractéristiques techniques motrices et voitures
Type Motrices Voitures intermédiaires
Longueur:
Largeur:
Hauteur:
Empattement:
Empattement du bogie:
21,000 m
2,950 m
4,020m
16,400 m

2,300 m
15,400 m
2,950 m
4,020 m
15,400 m

2,800 m
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Bo'+2'+2'+2'+Bo'
Écartement standard
Carburant gazole
Alimentation Bicourant :
1,5 kV continu
25 kV 50 Hz
Pantographes 2 sur remorques
Transmission électrique
Capacité en carburant 2 x 1500 L
Masse en service 165 t
Longueur 72,800 m
Largeur 2,950 m
Hauteur 4,020 m
Portes louvoyantes
2 vantaux
Vitesse maximale 160 km/h

[1],[2],[3]

Les B 82500 sont des automoteurs de la SNCF, spécialisés au trafic TER. Ces matériels constituent la version bi-mode (électrique et diesel) et bi-courant (1,5 kV continu et 25 kV 50 Hz) de l'autorail grande capacité (AGC) de Bombardier, aussi nommée BGC ou Bibi (pour bimode-bicourant). Ils ont été construits dans l'usine de Crespin.

DescriptionModifier

Comme tout engin diesel, les B 82500 ont la capacité de circuler sur toutes les lignes du réseau ferré français à écartement standard, qu'elles soient électrifiées ou non. Cependant, par rapport à un engin diesel, ils ont l'avantage de pouvoir utiliser le mode de traction électrique sur les lignes électrifiées en 1 500 V continu, comme les B 81500. Ils ont également l'avantage par rapport aux B 81500 de pouvoir également utiliser le mode de traction électrique sur les lignes électrifiées en 25 kV 50 Hz alternatif monophasé.
L'ajout d'un transformateur par rapport au B 81500 a été nécessaire pour pouvoir utiliser le courant monophasé. La place nécessaire à ce transformateur supplémentaire (placé sur le toit de la remorque paire) impose une composition à quatre caisses. Il n’existe donc pas de B 82500 à trois caisses.

 
toiture d'une motrice impaire, en gare d'Amiens, depuis la passerelle piétonne.

La réglementation a évolué pour définir des règles de changement de mode : les conducteurs ne sont pas libres de passer du mode thermique vers le mode électrique et vice versa à leur gré. Les lieux de transition définis par le règlement sont soit indiqués par une signalisation repérant les points de changement de mode de traction, soit fixés dans une gare où un arrêt normal est prévu et au cours duquel le conducteur change de mode de traction. Le conducteur peut changer de mode de traction en dehors de ces lieux, mais sous certaines conditions assez restrictives.

Entre la gare d'Émerainville - Pontault-Combault et la gare de Roissy-en-Brie sur la ligne Paris - Mulhouse, le passage du mode électrique au mode thermique et inversement tout en roulant est autorisé, la ligne étant équipée en conséquence. C'est une première mondiale. A contrario, sur la ligne du sillon alpin en région Rhône-Alpes, le changement du mode thermique en mode électrique (et vice versa) se fait à l'arrêt en gares de Chambéry et Aix-les-Bains. Pour le service annuel 2014, lors de l'électrification intégrale du sillon alpin, ces véhicules pourront fonctionner intégralement en mode électrique bi-courant (excepté lors de travaux caténaires nécessitant la coupure de courant sur la section concernée). Ils sont couplables avec des Z 27500 ZGC et des X 76500 XGC.

Les premières relations à bénéficier de ce matériel ont été Paris/Troyes/Chalindrey et Chalindrey/Saint-Dizier/Vitry-le-François depuis le mardi [4]. Sur le réseau Transilien, la ligne de Paris-Est à Provins (branche sud de la ligne P) a vu circuler sa première rame Bibi le 2 février 2008[5].

Le a eu lieu la présentation à la Presse d'une rame B 82500, la B 82567/568 de la région Rhône-Alpes, sur le parcours de Chambéry à Grenoble. Cette rame quadricaisse a circulé en 1 500 V continu de Chambéry à Montmélian, en traction thermique de Montmélian à Grenoble-Universités-Gières et en 25 kV 50 Hz de Grenoble-Universités-Gières à Grenoble. Les B 82500 « Rhône-Alpes » sont entrés en service commercial le 6 septembre 2009 sur la ligne du sillon alpin, Valence - Grenoble - Chambéry - Annecy/Genève où ils remplacent avantageusement les X 72500 peu fiables.

L'avantage de ces véhicules est de pouvoir simplifier les roulements et la logistique. Par exemple, pour la ligne du Sillon Alpin, avec le passage au nouveau « service annuel 2014 » et la mise en service commerciale de l'électrification de cette artère ferroviaire, les roulements et la logistique seront inchangés. La seule modification se situe au niveau du mode de traction. Les parcours assurés jusqu'à présent en mode thermique (puissance réduite de la chaine de traction), entre Chambéry et Valence, se feront désormais entièrement en mode électrique (chaine de traction fonctionnant à pleine puissance). Il en résultera un gain de productivité et une amélioration de la régularité. En cas de léger retard, la pleine puissance permettra de combler beaucoup plus aisément le retard qu'en mode thermique.

Ce type de matériel rend les rames plus lourdes.

Relations effectuéesModifier

TER Grand EstModifier

TER AlsaceModifier

Les rames Bibi ont été réceptionnées courant 2010 et début 2011 par la région Alsace. Elles desservent les relations TER Alsace suivantes[6] (liste non exhaustive) :

  • en mode électrique :
    • Strasbourg – Mulhouse-Ville
    • Strasbourg – Metz-Ville
    • Mulhouse-Ville – Belfort,
    • Mulhouse-Ville – Colmar ;
  • en mode thermique :
    • Strasbourg – Haguenau – Wissembourg,
    • Strasbourg – Lauterbourg,
    • Strasbourg – Sélestat via Molsheim,
    • Strasbourg – Molsheim – Rothau – Saint-Dié-des-Vosges
    • Colmar – Metzeral[7];
  • en mode électrique et thermique :
    • Strasbourg – Mommenheim en électrique, puis Mommenheim - Sarreguemines en thermique (changement de mode à l'arrêt en gare).

TER Champagne-ArdenneModifier

TER NormandieModifier

TER Hauts-de-FranceModifier

 
B 82687/88 - va se mettre à quai dans la gare d'Amiens (Somme).

TER BretagneModifier

Les engins appartenant au réseau TER Bretagne effectuent notamment l'aller-retour Brest – Nantes via Quimper et Redon en utilisant le mode électrique monophasé sur tout le trajet à l'exception de la partie située entre Landernau et Quimper où les voies ne sont pas électrifiées et où le mode thermique est donc utilisé. Ils effectuent également quelques trajets entre Rennes et Brest, entre Morlaix ou Lannion et Brest et la plupart des relations entre Quimper et Brest.

TER Nouvelle-AquitaineModifier

Les engins appartenant au réseau TER Poitou-Charentes circulent sur les axes suivants :

Les B 82500 sont en priorité engagés sur l'axe Tours - Poitiers - La Rochelle, en raison de leur capacité à circuler sous caténaire 1 500 puis 25 000 volts. Leur aptitude à rouler sur ligne non électrifiée permet également de les acheminer sur leur site d'entretien, le Technicentre de Saintes, en empruntant la ligne de Nantes-Orléans à Saintes, entre La Rochelle et Saintes. Ils sont au nombre de dix et voisinent avec les B 81500 qui circulent principalement sur les autres relations électrifiées ou non de la région. Il peut cependant arriver, à titre exceptionnel, que ces engins se retrouvent sur les autres lignes assurées normalement par les B 81500.

TER Auvergne-Rhône-AlpesModifier

 
Passage d'un Bibi 82500 avec le pelliculage « Sillon alpin » à la sortie de Chambéry sur la liaison Grenoble-Annecy en 2013.
Depuis le 26 novembre 2013, les Bibi 82500 sont autorisés en mode électrique sur la ligne de Grenoble à Montmélian, dont les installations fixes ont été validées par l'Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) et le GIE Eurailtest.
Depuis février 2014, les B 82500 sont autorisés à fonctionner en mode électrique sur l'intégralité de la ligne Valence - Moirans. Les TER Valence - Annecy et Valence - Genève assurés avec ces véhicules circulent donc totalement en mode électrique de bout en bout. De ce fait, des Z 27500 circulent désormais aussi sur le sillon alpin, en exploitation mélangée.

Le , le technicentre (dépôt) de Lyon-Vaise a pris livraison des B 82567/68 et B 82569/70 qui ont été transférés à Grenoble et à Chambéry pour la formation des conducteurs avant leur mise en service progressive à l'été 2009 sur la ligne du sillon alpin entre Valence, Grenoble, Chambéry et Genève ou Annecy, en remplacement des X 72500 transférés sur Lyon – Roanne et Roanne – Saint-Étienne.

Une présentation à la presse a eu lieu le avec une marche spéciale entre Chambéry et Grenoble avec marche sous courant 1 500 V entre Chambéry et Montmélian, avec marche thermique entre Montmélian et Gières et avec marche sous courant 25 kV 50 Hz entre Gières et Grenoble.

La région Rhône-Alpes prend livraison de 28 rames de la série B 82500. Ces rames fonctionnent en traction électrique de Valence à Genève/Annecy. La desserte de Genève, en Suisse, est actuellement la seule relation internationale assurée par les B 82500. Ces véhicules doivent impérativement rouler en mode électrique à Genève (hormis interruption exceptionnelle du tunnel de Châtelaine, nécessitant la déviation des trains SNCF par les voies CFF, joignant Genève-Aéroport). Des sections de séparation entre 1 500 V continu et 15 kV sont prévues ; cependant, lors de la mise en service du projet de liaison CEVA (« Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse »), il n'y aura plus de ligne équipée en courant 1 500 Volts continu à Genève, car la section Genève – Bellegarde sera réélectrifiée en 25 kV 50 Hz. En mode thermique, les moteurs Diesel sont conformes aux nouvelles normes anti-pollution. Depuis le , ces rames sont utilisées, en période de pointe hebdomadaire, sur la relation Grenoble - Veynes - Dévoluy - Gap - Briançon.

Transilien ligne PModifier

 
Des B 82500 à Longueville

ParcModifier

Article connexe : Liste des B 82500.

PropriétairesModifier

Au , les 140 B 82500 sont détenus par 7 propriétaires répartis de la façon suivante :

Propriétaire Effectif total STF Observation
Auvergne-Rhône-Alpes 28 STF Rhône-Alpes
Bretagne 8 STF Bretagne
Grand Est 15 STF Champagne-Ardenne : 8
STF Alsace : 5
STF IDF lignes E - P et T4 : 2
Les rames affectées à la STF IDF lignes E - P et T4 sont louées à la région Île-de-France[11].
Hauts-de-France 46 STF Nord - Pas-de-Calais : 30
STF Picardie : 16
Île-de-France 24 STF IDF lignes E - P et T4
Normandie 9 STF Normandie
Nouvelle-Aquitaine 10 STF Aquitaine

Dépôts titulairesModifier

Au , les 140 exemplaires de B 82500 en service sont gérés par 9 supervisions techniques de flotte (STF) répartis de la façon suivante :

STF Effectif total Propriétaires Observation
STF Aquitaine 10 Nouvelle-Aquitaine
STF Bretagne 8 Bretagne
STF Champagne-Ardenne 8 Grand Est
STF Alsace 5
STF Normandie 9 Normandie
STF Nord - Pas-de-Calais 30 Hauts-de-France
STF Picardie 16
STF STF IDF lignes E - P et T4 24 Île-de-France
2 Grand Est Rames louées à Île-de-France Mobilités[11]
STF Rhône-Alpes 28 Auvergne-Rhône-Alpes

CoûtModifier

Les vingt-quatre rames AGC hybrides commandées en 2006 par le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) et par la SNCF ayant donné lieu à un financement d'un total de 136 millions d'euros, le prix d'un B 82500 est approximativement de 5 700 000 euros[12].

ModélismeModifier

  • La firme LS Models reproduit en HO cette automotrice.

Galerie de photographiesModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et référencesModifier

  1. Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, page 301, La Vie du Rail, 2007 (ISBN 978-2-915034-65-3)
  2. Revue bimestrielle Voies Ferrées, Le matériel moteur de la SNCF, en plusieurs articles sur plusieurs numéros par année
  3. Revue mensuelle Rail Passion, État trimestriel du matériel moteur SNCF, un article par trimestre
  4. [PDF] Conseil régional Champagne-Ardenne - Plan d'un AGC
  5. [PDF] Transilien - Dossier du 2 février 2008 : Inauguration du train AGC Hybride sur la ligne Paris - Provins
  6. [PDF]Présentation du livre AGC, Le train des régions, consulté le 26 février 2010
  7. « Arrivée de l'AGC et Enquête de l'APCM - Association des Usagers du Train Régional d'Alsace d'Intérêt Naturel », sur autrain.canalblog.com, (consulté le 14 novembre 2016).
  8. Selon le site de la région Île-de-France
  9. Les nouveaux trains hybrides de la ligne P Meaux - La Ferté-Milon, vidéo du STIF mise en ligne le 8 octobre 2010, sur le site « youtube.com », consulté le 8 novembre 2014. Les trains hybrides circulent de Paris-Est à Trilport en traction électrique et de Trilport à La Ferté-Milon en traction diesel.
  10. [PDF] Transilien - Un nouveau train sur la ligne Meaux - La Ferté-Milon, dossier de presse du 18 septembre 2010.
  11. a et b « Île-de-France Mobilités loue deux nouvelles rames AGC pour améliorer les conditions de voyage sur la ligne P », IDF Mobilités,‎ (lire en ligne, consulté le 13 janvier 2018).
  12. [PDF] Transilien - Dossier du 2 février 2008 : Inauguration du train AGC Hybride sur la ligne Paris - Provins, p. 2. Consulté le 28 octobre 2012.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, La Vie du Rail, (ISBN 978-2-915034-65-3)
  • Denis Redoutey, Le matériel moteur SNCF en 2012, Saint-Étienne, La Vie du Rail, (ISBN 978-2-918758-60-0)
  • « 450 AGC déjà en service », Rail Passion, no 137,‎
  • « État annuel du matériel moteur SNCF », Rail Passion, no 137,‎
  • Présentation à la Presse des B 82500 de la Région Rhône-Alpes, dans Le Dauphiné Libéré (éditions Isère et Savoie), 22 mai 2009

Articles connexesModifier