Azé (Saône-et-Loire)

commune française du département de Saône-et-Loire
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Azé
Azé (Saône-et-Loire)
L'église en partie romane Saint-Étienne.
Blason de Azé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Communauté d'agglomération Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Monin
2014-2020
Code postal 71260
Code commune 71016
Démographie
Gentilé Azéens
Population
municipale
1 046 hab. (2017 en stagnation par rapport à 2012)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 25′ 55″ nord, 4° 45′ 37″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 550 m
Superficie 14,97 km2
Localisation
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Azé
Liens
Site web aze.fr

Azé est une commune française située en Haut-Mâconnais dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle relève désormais du canton d'Hurigny, après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015.

GéographieModifier

Azé est la deuxième des communes à se trouver implantée sur le parcours de la Mouge (après Donzy-le-Perthuis, où cette rivière a sa source).

Azé, village du Haut-Mâconnais, se situe au point de rencontre de plusieurs voies de passage naturelles. Village viticole du vignoble du Mâconnais.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

 
Panneau d'entrée dans le village.

Nom latin : Aziacum. Ce toponyme apparaît pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de Cluny, qui mentionne l'existence d'une villa (domaine rural) de ce nom . Il s'agit d'un archétype toponymique fréquent en France recensé par Albert Dauzat et Charles Rostaing à l'article Aisey[1], composé avec le suffixe bien connu -acum qui marque la propriété et précédé du nom de personne *Asius, non attesté[2].

HistoireModifier

L'agglomération principale actuelle, le bourg (cela se remarque sur les vues aériennes), lieu toujours destiné à être traversé en raison de sa position géographique signalée plus haut, est du type village-rue. Son origine est ancienne. Sinon gauloise, au moins gallo-romaine, avec une villa du bas-empire. Le lieu est resté fréquenté au haut Moyen Âge puisqu'on y a trouvé des sarcophages mérovingiens dans la propriété qui jouxte l'église au sud et dans le jardin de l'ancien presbytère. Puis il a été très tôt le siège d'une petite seigneurie sans importance qui a perduré jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

Certains hameaux tout proches sont très anciens : le hameau de Rizerolles, avec la rivière Mouge, est d'origine gauloise ; le hameau de Conflans est d'origine burgonde, etc. La toponymie révèle l'existence d'autres implantations burgondes aujourd'hui abandonnées.

La commune actuelle est le résultat du rapprochement des paroisses d'Azé et d'Aîne.

À compter du 11 novembre 1900, Azé fut desservi par le train, suite à l'inauguration ce jour-là de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny (ligne qui fonctionna, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[3])[4].

1993 : fondation de la communauté de communes de la Haute-Mouge (avec Saint-Maurice-de-Satonnay, Péronne et Clessé). A cette première communauté de communes a succédé, le 1er janvier 2003, la Communauté de communes du Mâconnais - Val de Saône, ayant son siège à Lugny et résultant de la fusion de trois intercommunalités (celles du Haut-Mâconnais, de la Haute-Mouge et du Mâconnais-Val de Saône).

Politique et administrationModifier

 
Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Claudius Bressand    
? ? Jean Gagnard    
juin 1989 mars 2001 Simone Mariotte    
mars 2001 mars 2008 Daniel Bouchard   Informaticien
mars 2008 en cours Patrick Monin DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2017, la commune comptait 1 046 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2012 (Saône-et-Loire : -0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1001 1551 1921 2371 3031 2711 3141 2891 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2701 2921 3901 3581 4401 4221 2089931 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0031 0251 003876796756693662601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5705485536498079409811 0341 015
2017 - - - - - - - -
1 046--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Selon les estimations, 3069 personnes portent le patronyme Azé aujourd'hui en France.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Château d'Aine.
  • L'église [1] placée sous le vocable de saint Étienne, dont le clocher abrite une cloche unique fondue chez Bricard, fondeur à Mâcon. Y sont notamment visibles depuis l'automne 2018[9] plusieurs œuvres de l'artiste Michel Bouillot, à savoir un devant d'autel fait de carreaux de faïence sortis de l'atelier du céramiste Jean-Paul Betton (figurant la Cène) et deux croix (également faites de carreaux de faïence, représentant, l'une, le Christ souffrant du Vendredi saint et, l'autre, le Christ dans toute la gloire du Ressuscité au jour de Pâques)[10]. Au cours de l'été 1970, cette église fut le lieu d'une importante exposition, consacrée à une série d'affiches publicitaires conçues à partir de toiles de l'artiste Georges Mathieu pour promouvoir la compagnie aéronautique Air France, à l'initiative du père Gabriel Duru, membre de la communauté de prêtres de Lugny[11].
  • Les grottes préhistoriques d'Azé[12]. Stalactites et stalagmites se détachent de la roche argileuse et laissent apparaître des griffades d'ours vieilles de 360 000 ans. Dans les grottes d'Azé, des animaux préhistoriques ont laissé leurs empreintes. Au sol, des ossements fossilisés d'hyènes et de cerfs, des squelettes d'ours et un des rares crânes de lion des cavernes retrouvés en France[13].
  • Le château d'Aine et son parc avec un arboretum.
  • Le château de Vaux-sur-Aine.
  • Dans le hall de la mairie : médaillon représentant Gabriel Jeanton, sculpté par l'artiste mâconnais Maxime Descombin[Note 2].
  • Le monument élevé à la mémoire des maquisards tués lors des combats qui eurent lieu à Azé les 21 juin et 2 juillet 1944.
  • Le site de Rizerolles (entrée des grottes, cèdres et buis centenaires), classé en 1933 au titre de la loi sur les monuments naturels et les sites[14].
 
Le monument élevé à la mémoire des maquisards.

CulteModifier

Azé appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny (avec le père Bernard Blondaux pour curé) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

C'est en 1958, avec le départ de l'abbé Henri Joly[15] (qui y avait été nommé fin 1913), que la paroisse d'Azé fut définitivement rattachée à celle de Lugny pour le culte (Lugny étant le siège d'une communauté pastorale fondée à l'initiative de monseigneur Joseph Robert)[16].

En 1974, mère Winfrida Philippe (1915-2005), moniale de Notre-Dame-de-Wisques (Pas-de-Calais) et ancienne prieure du monastère du Mont des Oliviers à Jérusalem, fonda à Azé la communauté des Bénédictines de Notre-Dame-de-la-Compassion, avec l’accord de monseigneur Armand Le Bourgeois, évêque d'Autun.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Claude Guichard (1861-1924), mathématicien, professeur à La Sorbonne.
  • Engène Danjou, docteur en médecine, qui fut conseiller général du canton de Lugny de 1901 à 1922.
  • Michel Szkolnikoff (1895-1945), un des principaux trafiquants et collaborateurs économiques sous l'Occupation, qui possédait le château d'Aine pendant cette période.
  • Jean-Pol Betton (1944-2005), artisan d'art qui eut son atelier de poterie à Azé[17].
  • Mère Winfrida Philippe[18] (1915-2005), moniale de Notre-Dame-de-Wisques (Pas-de-Calais) et ancienne prieure du monastère du Mont des Oliviers à Jérusalem, qui fonda la communauté des Bénédictines de Notre-Dame-de-la-Compassion à Azé en 1974, avec l’accord de monseigneur Armand Le Bourgeois, évêque d'Autun.

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à trois annelets d'argent ; au chef tiercé en pal au 1er d'azur au tonneau couché d'or, au 2e d'argent au cèdre de sinople, au 3e d'azur au crâne d'animal préhistorique d'or.
Détails
Les annelets en champ de gueules rappellent Mâcon. Le chef représente les caractéristiques d'Azé : le vin, la forêt, et les grottes préhistoriques.
Adopté par la municipalité le 1er janvier 1987.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Raymond Oursel, Anne-Marie Oursel : « Canton de Lugny - Val d'Azé : communes d'Azé, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille, Saint-Gengoux-de-Scissé », collection Histoire et monuments de Saône-et-Loire (n° 24), Archives départementales de Saône-et-Loire, Mâcon, 1998, 229 p.
  • « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Offert à l'historien en mai 1939 par les tailleurs de pierre du département pour son précieux soutien dans les domaines historique et archéologique.

RéférencesModifier

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978.
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. Article Aizier, p. 50.
  3. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  4. Cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne, lire : « Le Tacot de Fleurville », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 92 (hiver 1992-1993), pp. 9-15.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. Cérémonie d'inauguration organisée le 24 novembre 2018. Source : « Deux œuvres de Michel Bouillot installées dans l'église », Le Journal de Saône-et-Loire du mardi 27 novembre 2018.
  10. Source : « Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud », livret édité par la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus » (FAPPAH), juin 2018 (ISBN 978-2-9556826-1-6).
  11. Une mise en scène qui satisfit l'artiste, qui écrivit : « Cette exposition de mes affiches dans votre église et l'intérêt que vous manifestez à l'endroit de mon œuvre – intérêt que vous avez fait partager aux visiteurs – me touchent infiniment plus que si l'inauguration de ces mêmes affiches avait eu lieu au Metropolitan Museum de New York ou quelque lieu plus prestigieux encore ! ». Source : Vacances culturelles, article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 6 d'octobre 1970, pp. 28-29.
  12. Les grottes préhistoriques d'Azé
  13. GEO no 403 de septembre 2012 p. 132
  14. Site figurant parmi les ensembles boisés remarquables de « L’inventaire des arbres remarquables de Bourgogne ». Source : Alain Desbrosse, Arbres et arbustes remarquables de Bourgogne : un inventaire en marche depuis 26 ans…, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 199-200 de novembre 2019, pp. 9-17.
  15. « Né le 20 octobre 1881 à Saint-Symphorien-des-Bois, il avait été ordonné prêtre le 29 juin 1907 et nommé curé d’Azé fin 1913, après avoir été vicaire à Digoin. Il mourut le 21 janvier 1970. à Pont-de-Veyle (Ain). Grièvement blessé à la tête à Verdun le 8 août 1916, il souffrait d'une surdité totale. » (Source : Frédéric Lafarge, Monseigneur Joseph Robert (1898-1987), Une communauté missionnaire en Mâconnais : Lugny, Les Foyers communautaires et l'Amicale des anciens élèves de l'école « La Source », Lugny, 2019).
  16. Frédéric Lafarge, Monseigneur Joseph Robert (1898-1987), Une communauté missionnaire en Mâconnais : Lugny, Les Foyers communautaires et l'Amicale des anciens élèves de l'école « La Source », Lugny, 2019 (ISBN 978-2-9570533-0-8).
  17. « [Artisan] aussi habile à travailler des terres chamottées aux formes pleines, solides et lourdes, qu'à donner des lignes nouvelles aux tisanières et aux assiettes d'antan. » Source : Groupe des ateliers de la Grosne, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 17 (mars 1973), pp. 12-13.
  18. Née Henriette Philippe.