Ayse

commune française du département de la Haute-Savoie
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Ayse
Ayze
Ayse
Centre d'Ayse.
Blason de Ayse Ayze
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Intercommunalité Communauté de communes Faucigny-Glières
Maire
Mandat
Jean-Pierre Mermin
2020-2026
Code postal 74130
Code commune 74024
Démographie
Population
municipale
2 220 hab. (2018 en augmentation de 6,07 % par rapport à 2013)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 00″ nord, 6° 26′ 15″ est
Altitude Min. 444 m
Max. 1 843 m
Superficie 10,48 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Cluses
(banlieue)
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bonneville
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Ayze

Ayse [a.iz], parfois nommée localement Ayze, est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

Ayse est une commune de la vallée de l'Arve située à l'est de Bonneville. Elle s'étend sur la base sud du Môle[1], montagne de 1 863 mètres qui permet de visualiser quasiment tout le département depuis son sommet par beau temps. Elle a donné son nom à un vin mousseux (AOC « Vin de Savoie Ayze ») produit sur les coteaux bien exposés.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Ayse est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Cluses, une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes[5] et 90 111 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (54,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,6 %), zones agricoles hétérogènes (29,4 %), zones urbanisées (17,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

 
Entrée d'Ayse depuis la route de l'Éponnet.

Ayse est l'orthographe retenue par le Code officiel géographique français[11]. Localement, on utilise le toponyme Ayze[12], notamment sur les panneaux du village ou dans l'appellation (AOC) des vins locaux ou encore dans la littérature locale. Dans l'ouvrage Histoire des communes savoyardes, l'utilisation faite est celle d'Ayse, pour laquelle les auteurs indiquent que l'usage avec un z est plus tardif que celui avec un s[1]. De l'autre côté de la vallée, la commune de Brison se voit orthographiée Brizon pour des raisons similaires. Les auteurs de Histoire des communes savoyardes ou encore le site sabaudia.org, le site de mutualisation des archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie, relèvent qu'il existe six formes d'écriture possible, « avec un s ou un z, avec un i ou un y, avec ou sans tréma »[12],[1].

Les formes anciennes du nom sont Acisia (1012), Aesia, Aisia (1150), Aysi (1281), Aysia (1344)[13]. Ces toponymes dériveraient du mot germanique hais, qui donne en bas-latin heisa, aisia, désignant un buisson ou de la broussaille[13].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Aïze, selon la graphie de Conflans[14].

HistoireModifier

Les premières mentions d'Ayse datent du XIe siècle, notamment dans une charte du comte de Genève qui donne cette terre au prieuré de Peillonnex[1]. La paroisse de Ayse serait apparue vers cette période[1].

Vers le XVe siècle, deux châteaux sont établis sur la paroisse, celui de la Motte[15] et celui de Tours[16],[17]. Les deux châteaux sont cités dans le Theatrum Sabaudiæ (1682)[16].

L'église paroissiale placée sous le patronage de saint Pierre serait édifiée vers le XVIIe siècle[1].

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 3], dont 84 dans le village[20],[21]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[22].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1890 1906 Louis Chardon[23] (1856-1911)   Cultivateur propriétaire
Les données manquantes sont à compléter.
1953 ? Justin Vuarchex    
mars 2001 février 2004
(décès)
Guy Chatel[24] (1935-2004) SE Chef d'entreprise de réseaux électriques
avril 2004 mars 2008 René Rosset[25] (1929-2020)   Chef d'entreprise retraité
Chevalier de l'Ordre national du Mérite (2005)
Chevalier de la Légion d'honneur (2008)
mars 2008 En cours
(au 18 mai 2020[26])
Jean-Pierre Mermin DVD Artisan
1er vice-président de la CC Faucigny-Glières
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Ses habitants sont les Ayzois[12]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[28].

En 2018, la commune comptait 2 220 habitants[Note 4], en augmentation de 6,07 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
553646656703810785760750780
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
839842860940856832777772686
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
579545535554575523535628926
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2018 -
1 2621 5321 8171 9281 9442 0392 1452 220-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

TourismeModifier

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 15 931 lits touristiques répartis dans 2 728 structures[Note 5]. Les hébergements se répartissent comme suit : 10 meublés ; un hôtel et un refuge ou gîte d'étape[31].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Château des Tours : ancienne forteresse, possession au XVe siècle de la famille de Montvuagnard et détruite du XVIIIe siècle et sur laquelle un nouveau château, Château Blanc, a été édifié au XIXe siècle[32],[33]. Il fut la possession des familles Montvuagnard et Rochette ; quant à Château Blanc, celle des Blanc puis des Bard.
  • Maison forte de la Motte (remonterait XVe siècle-inhabité au XVIIIe siècle), en ruine, dominant le chef-lieu[16],[17].
  • Église Saint-Pierre[34], vers le XVIIe siècle, remaniée vers 1750 et 1842[1]. Classé au titre objet : cloche[35].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Émile Delavenay (1905–2003), angliciste et haut fonctionnaire international français.

HéraldiqueModifier

Les armes d'Ayze se blasonnent ainsi :

Échiqueté d'argent et d'or, au lion naissant de gueules brochant sur l'écartelé ; le tout sommé d'un chef tiercé en pal au premier palé de gueules et d'or, au deuxième d'argent au mot AYZE en lettres capitales de gueules et au troisième de gueules à la croix d'argent.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[18],[19].
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  5. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[31].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g Faucigny 1980, p. 51.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Cluses », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Genève - Annemasse (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. Code officiel géographique de Ayse sur le site de l'Insee, consulté le 19 septembre 2015.
  12. a b et c « Ayze », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
  13. a et b Gilbert Künzi, Lieux-dits entre Dranse et Arve : Chablais savoyard et Faucigny, Éditions Cabédita, , 201 p. (ISBN 978-2-88295-203-5), p. 30, section « Ayse ».
  14. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  15. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita, , 193 p. (ISBN 978-2-88295-117-5), p. 30.
  16. a b et c Faucigny 1980, p. 52-53, « Châteaux ».
  17. a et b Michel Germain, Jean-Louis Hebrard, Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éd. Horvath, p.118.
  18. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98.
  19. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-7171-0235-2), p. 163.
  20. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne).
  21. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-7171-0235-2), p. 167.
  22. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  23. Fiche généalogique Louis Marie CHARDON, sur Geneanet
  24. « Un hommage poignant a été rendu à l’ancien maire et chef d’entreprise Guy Chatel », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  25. « Coronavirus: l’ancien maire d’Ayze, René Rosset est décédé », Le Messager,‎ (lire en ligne).
  26. Gilbert Pellier, « Un 3e mandat consécutif pour le maire Jean-Pierre Mermin », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en ) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  32. Faucigny 1980, p. 53.
  33. Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny - Château de Tours (section) », Mémoires & documents, vol. 47,‎ , p. 154-156 (lire en ligne).
  34. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, Montmélian, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-84206-350-4, lire en ligne), p. 37.
  35. Notice no PM74000106, base Palissy, ministère français de la Culture.