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Awa Thiam

féministe sénégalaise
Awa Thiam
Description de cette image, également commentée ci-après
Awa Thiam, lors d'une conférence.
Naissance (69 ans)
Dakar
Nationalité sénégalaise
Pays de résidence Senegal
Profession
écrivaine, philosophe, politicienne, anthropologue
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

  • "La Parole aux Negresses"
  • "Continent noir"

Awa Thiam, née au Sénégal en avril 1950, est une écrivaine, anthropologue et personnalité politique féministe sénégalaise. Elle est l'auteure de La Parole aux négresses, publié en 1978 et premier texte africain dans lequel sont ouvertement dénoncées des pratiques comme la polygamie, la dot ou les mutilations génitales. Elle est présidente de la CAMS (Commission pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles) fondée en 1982.

ParcoursModifier

Elle dirige en 2004 le Centre Social des Femmes de Dakar, où elle organise des cours d'alphabétisation pour femmes, ainsi que des cours d'hygiène, de puériculture et donne des techniques de formation.

Elle est anthropologue à l'Institut fondamental d'Afrique noire Cheikh-Anta-Diop (IFAN) de Dakar.

En 1978, elle publie La Parole aux négresses, un livre dans lequel des femmes du Mali, du Sénégal et de Guinée témoignent de la vie des femmes dans leurs pays et de la manière dont elles font face aux mutilations génitales, aux tortures traditionnelles, à la polygamie institutionnalisée et à l'initiation sexuelle. À partir de ces problématiques sont analysées d'une part, la situation des femmes noires, et d'autre part la spécificité de leur lutte, marquée par leurs origines culturelles, religieuses et sociologiques[1]. C'est la première femme africaine à dénoncer les mutilations subies par les femmes et les pratiques telles que la polygamie, la dot[2],[3].

Awa Thiam est aussi la première à mettre à jour les trois systèmes d'oppression qui s'exercent sur les femmes africaines : le sexisme, le racisme et le classisme, discrimination basée sur l'appartenance à une classe sociale. Elle analyse également comment le racisme et la discrimination sociale inhérente à la colonisation, ajoutée au sexisme affectent la situation des femmes africaines[4]. Son travail, avec celui de Nawal Saadawi, a mis en lumière la pratique des mutilations génitales longtemps demeurée dans l'ombre.

Elle est aussi présidente de la Commission de la santé, de la population et des affaires sociales et de la solidarité nationale[5].

PublicationsModifier

  • La Parole aux négresses (1978)[6]
  • Speak Out, Black Sisters (1986), Pluto Press
  • Continents noirs (1987), Collection Femmes et sociétés
  • La Sexualité féminine africaine en mutation, l'exemple du Sénégal (2015), L'Harmattan[7]

BibliographieModifier

  • Mouralis, Bernard, Une parole autre : Aoua Keïta, Mariama Bâ et Awa Thiam (1994), Notre Librairie

RéférencesModifier

  1. Hervieu-Léger Danièle, « Thiam (Awa) La Parole aux négresses [compte-rendu] », Archives de sciences sociales des religions,‎ (lire en ligne)
  2. (es) Elena Cuasante Fernández, El personaje femenino en la obra de Myriam Warner-Vieyra, Servicio Publicaciones UCA, (ISBN 9788498280043, lire en ligne)
  3. Axelle Jah Njiké, « L’Afrique intime. Femme noire, femme blanche, ensemble contre l’excision », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Reading Awa Thiam’s La parole aux Négresses through the Lens of Feminisms and English Language Hegemony »
  5. « Le député Awa Dia Thiam sur l’épidémie Ebola : «Le plan de riposte du gouvernement du Sénégal est excellent» »
  6. (en) « Awa Thiam », Oxford reference,‎ (DOI 10.1093/oi/authority.20110803103923315, lire en ligne)
  7. « La sexualité féminine africaine en mutation, l'exemple du Sénégal. », Les voix du monde,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier