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Avrieux

commune française du département de la Savoie
Ne doit pas être confondu avec Arvieux.

Avrieux
Avrieux
Entrée d'Avrieux depuis Modane avec la pointe de Longe Côte (3 104 m) en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Modane
Intercommunalité Communauté de communes Haute Maurienne Vanoise
Maire
Mandat
Jean-Marc Buttard
2014-2020
Code postal 73500
Code commune 73026
Démographie
Gentilé Avrionlins
Population
municipale
387 hab. (2016 en diminution de 8,94 % par rapport à 2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 55″ nord, 6° 43′ 21″ est
Altitude Min. 1 094 m
Max. 3 506 m
Superficie 37,85 km2
Localisation

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Liens
Site web avrieux.com

Avrieux est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Village situé en haute Maurienne, au bord de l'Arc, aux portes du parc national de la Vanoise à 5 kilomètres au nord-est de Modane.

Communes limitrophes d’Avrieux
Aussois
Villarodin-Bourget   Val-Cenis
Modane Bardonnèche
(Italie)

ToponymieModifier

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Avrou, selon la graphie de Conflans[1].

HistoireModifier

Le roi de Francie occidentale et Empereur d'Occident Charles II le Chauve y fut peut-être empoisonné à son retour d'Italie (le village portait alors le nom de « Brios »), où il était allé porter secours au pape Jean VIII en lutte contre les Sarrasins, et y mourut le 6 octobre 877.

En 1805, un poste de la ligne de télégraphe Chappe Paris — Milan est construit à Avrieux, au Courberon[2].

Sur la commune s'élevait, en dehors des monuments visibles encore aujourd'hui, le château des seigneurs de La Chambre.

Politique et administrationModifier

Avrieux est une des 20 communes du canton de Modane.

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Roland Fiandino DVD  
1995 2001 Chantal Grenat DVG  
mars 2001 mars 2014 Antoine Pla UMP  
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Jean-Marc Buttard    

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 387 habitants[Note 1], en diminution de 8,94 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
192224246218247274291305305
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
306248247224221220211222208
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
195171158145149308261387267
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 - -
285310340353400401387--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Soufflerie de l'ONERAModifier

Soufflerie expérimentale de l’ONERA[8] : cette installation comporte en 2011 cinq souffleries de tailles diverses destinées à étudier l'aérodynamisme de divers aéronefs (missiles, avions, etc.), plus ponctuellement d'autres engins : remontées mécaniques, ponts à haubans, etc. Elle emploie près de 150 personnes, cadres et techniciens.

La plus grosse soufflerie et la plus ancienne, dénommée S1MA, est transsonique ; c'était au départ une création que les Allemands avaient commencé à construire dans la vallée du Zillertal pendant la Seconde Guerre mondiale. Récupérée à titre de dommages de guerre par la France, elle fut installée à Avrieux car il fallait une très haute chute d’eau pour la faire tourner, aucune centrale électrique ne délivrant à l'époque la puissance nécessaire ; cette soufflerie fut en effet conçue pour un fonctionnement sur turbine hydraulique. Elle fonctionne aujourd'hui encore à l'aide de turbines alimentées par l'eau de conduites forcées provenant des lacs de barrages artificiels de la vallée du Fond d'Aussois (Vanoise).

Le déménagement de cette soufflerie a conduit après guerre à prolonger de quelques kilomètres, le long de l'Arc, la ligne ferroviaire de Modane, extension depuis laissée à l'abandon.

Verrerie d'artModifier

Un souffleur de verre de France est installé à Avrieux, dans une verrerie artisanale.

TourismeModifier

 
Vue de la commune au premier plan, et de l’ONERA plus loin.

La commune bénéficie des retombées de la station de ski de La Norma, située sur l'autre versant de l'Arc.

Elle est également propriétaire d'un hôtel-restaurant[9] dont la gestion est déléguée à des restaurateurs privés.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Portail de l'église Saint-Thomas-Becket, fresques murales.
 
Les forts de l'Esseillon : au premier plan, la redoute Marie-Thérèse, et en arrière-plan, le fort Victor-Emmanuel.

Espaces verts et fleurissementModifier

En 2014, la commune d'Avrieux a été récompensée par le « Concours des villes et villages fleuris » avec « deux fleurs »[20].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Vanessa Demange, « Avrieux », dans Collectif, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne, Évian-les-Bains, Cléopas, , 852 p. (ISBN 2-9522-4597-5), p. 425-433
  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5, lire en ligne), p. 195-200. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 23
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. Alain Peynichou, « Écrire dans l’air », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p 72
  3. Gemellaggio di Avrieux con Piedicavallo, site de la commune de Piedicavallo l www.piedicavallo.com
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Centre Onera de Modane-Avrieux
  9. hôtel de la Cascade à Avrieux
  10. « Église Saint-Thomas-Becket », notice no PA00118191, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. a et b Demange, 1000 ans d'histoire de la Savoie 2008, p. 431-432
  12. Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, vol. 3, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-84206-169-2, lire en ligne), p. 145-156.
  13. « Chapelle Notre-Dame-des-Neiges », notice no PA00118190, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, vol. 3, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-84206-169-2, lire en ligne), p. 157-164.
  15. « Chapelle Saint-Benoit », notice no PA00118189, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, vol. 3, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-84206-169-2, lire en ligne), p. 165-168.
  17. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 158.
  18. Notice no PA00118192, base Mérimée, ministère français de la Culture : Forts de l'Esseillon : Redoute Marie-Thérèse
  19. http://www.ltf-sas.com/upload/File/DUP/LTFDUPCh7To7f.pdf
  20. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  21. Jean-Joseph Julaud, L'Histoire de France pour les nuls, 2009, p. 35
  22. Janet Nelson, La mort de Charles, 1996, Médiévales, volume 15, n°31, p. 53 à 66.