Avispado est un taureau de combat de la ganadería de Sayalero y Bandres. Il porte le nom d'un catégorie de taureaux connus pour leur dangerosité : les avispados désignés encore comme taureaux avisados[1]. ou sentidos (qui ont la connaissance)[2].

Né au mois de mars 1980, c'est un taureau noir marqué du chiffre 9. Il est d'assez petite taille (236 kg)[3], mais c'est un animal avisado, donc fort dangereux.

Il est à l'origine de la mort d'un matador qu'il a mortellement encorné: Francisco Rivera Paquirri le , dans les arènes de Pozoblanco (Espagne, province de Cordoue)[4]. Il était le deuxième toro du maestro ce jour-là[4].

Les témoins de la scène décrivent son hachazo (coup de tête violent) au moment où le matador le passe par véroniques en regardant le public : « le taureau soulève l'homme comme une feuille de papier[5]. »

Sa tête est exposée chez Juan Carlos Lora, aficionado de Gelves, province de Séville de la communauté autonome d’Andalousie[6], à côté de celle de « Mosquetero », le premier taureau de combat de la même corrida de ce jour[5].

L'exposition des taureaux meurtriers est une coutume décrite par Marc Lambron dans son livre L'Impromptu de Madrid publié en aux éditions Flammarion et qui a reçu le Prix des Deux Magots l'année suivante. Avispado y est cité en même temps qu'Islero et Burlero, qui tua El Yiyo un an plus tard[7]. Il y est cité comme issu d'un élevage Miura.

BibliographieModifier

  • Paul Casanova Pierre Dupuy, Dictionnaire tauromachique, Marseille, Jeanne Laffitte, , 189 p. (ISBN 2-86276-043-9)
  • Robert Bérard, Histoire et dictionnaire de la Tauromachie, Paris, Bouquins Laffont, , 1056 p. (ISBN 978-2-221-09246-0)
  • Claude Popelin et Yves Harté (préf. Jean Lacouture et François Zumbiehl), La Tauromachie, Paris, Seuil, , 311 p. (ISBN 2-02-021433-4)

Notes et référencesModifier