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Avenue Philippe-Auguste

avenue de Paris, France

11e arrt
Avenue Philippe-Auguste
Image illustrative de l’article Avenue Philippe-Auguste
Avenue Philippe-Auguste vue en direction de la place de la Nation.
Situation
Arrondissement 11e
Quartier Sainte-Marguerite
Roquette
Début 5, place de la Nation
Fin 149, boulevard de Charonne
Morphologie
Longueur 1 040 m
Largeur 30 m
Historique
Création Antérieure au XVIIe siècle
Dénomination Décret du
Géocodification
Ville de Paris 7341
DGI 7380

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Avenue Philippe-Auguste
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L’avenue Philippe-Auguste est une avenue du 11e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

Elle relie la place de la Nation à l’intersection des boulevards de Ménilmontant et de Charonne à proximité du cimetière du Père-Lachaise. Elle se situe au cœur du quartier « Nation-Alexandre Dumas », au sud-est du 11e arrondissement. Administrativement, elle est principalement localisée dans le quartier Sainte-Marguerite, à l'exception de sa partie nord qui est sur le territoire du quartier de la Roquette.

Elle est desservie par la ligne 71 aux arrêts Nation-Philippe Auguste, Philippe Auguste-Dumas, Charonne-Philippe Auguste et Philippe Auguste.

Elle est aussi desservie par la ligne 2 au nord à la station Philippe Auguste , par la ligne 76 à la station Charonne-Philippe Auguste, par les lignes 1, 2, 6 et 9 ainsi que le RER A au sud à la station Nation, par les lignes de bus 56, 57, 26, 86 et 351 aux arrêts desservant la place de la Nation, ainsi que par la ligne    à la station Rue des Boulets et par la ligne de bus RATP 56 à l'arrêt Rue des Boulets.

Origine du nomModifier

Cette voie porte le nom de Philippe Auguste, roi de France (1180-1223), dont la statue est érigée sur l’une des colonnes de la barrière du Trône.

HistoriqueModifier

Cette voie est dénommée par décret du avant son ouverture entre la rue de Montreuil et le boulevard de Charonne autorisé par décret du 5 mai 1866.

Au XIXe siècle, une grande fabrique, la maison Mongin Aîné, fondée en 1814, était située aux nos 34 à 40 de l’avenue.

 
Entreprise L. Corpet (années 1870).

En 1870, installation de l’atelier de construction de locomotives à vapeur Corpet-Louvet. Lucien Corpet transfère la production puis les bureaux, dans une usine plus vaste qu’il a fait construire sur un terrain jouxtant la maison bourgeoise, récemment construite, où il est domicilié[1], sur les collines de Charonne, avenue Philippe-Auguste. Cette nouvelle usine borde les larges trottoirs de l'avenue, proche de son croisement avec la rue de Charonne, la chaudronnerie étant située de l'autre côté de l'avenue. L'entête du papier à lettres de la nouvelle entreprise indique : « Anciennement Maison Anjubault L. Corpet, Ingénieur mécanicien. Successeur. 117, avenue Philippe-Auguste ».

En 1919 et 1920, l’architecte Gustave Perret réalise un bâtiment d'architecture contemporaine pour abriter les ateliers de confection de la société parisienne d'habillement Henri et A. Esders, au numéro 77 de l'avenue. Ce travail repose sur l'agrandissement d'un bâtiment industriel construit en 1906[2]. Perret a mis en place de grands arcs de béton armé en plein cintre pour soutenir la structure de couverture du grand vide central[3]. Le bâtiment a été détruit en 1960.

Depuis, l'avenue est devenue davantage bourgeoise et résidentielle, prisée des Parisiens car située à proximité de la place de la Nation.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • Le premier magasin Surcouf (spécialisé en informatique) a ouvert en 1992 au 73, avenue Philippe-Auguste, sur l'emplacement d'un ancien magasin Conforama (qui est revenu à sa place initiale depuis).
  • Le lycée Dorian est situé au 74, avenue Philippe-Auguste. L'avenue accueille également l'école de management MBA ESG Business School et un des plus vastes magasins bio de la rive droite.

Notes et référencesModifier

  1. L'ensemble usine, maison, et jardin correspond aux immeubles actuels (construits en 1965 et 1970), nos 103-113 et 115-117 de l’avenue Philippe-Auguste.
  2. Fiche sur le projet Esders de Gustave Perret, sur archiwebture.citechaillot.fr de la Cité de l'architecture et du patrimoine.
  3. Giovanni Fanelli et Roberto Gargiani, Histoire de l'architecture moderne. Structure et revêtement, traduit par Martine Colombet et Agostina Pinon, PPUR Presses polytechniques, 2008, 468 p. (ISBN 2880747031 et 9782880747039), p. 248, quelques extraits consultables en ligne sur Google Books.

Voir aussiModifier