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Autoroute Est-Ouest

Autoroute est-ouest 
 
Image illustrative de l’article Autoroute Est-Ouest
Carte de la route dénommée Autoroute est-ouest 
Historique
Ouverture En construction depuis 2006
Caractéristiques
Longueur 1 216 km km
Direction est/ouest
Extrémité Est Frontière algéro-tunisienne
Extrémité Ouest Frontière algéro-marocaine
Villes principales Constantine, Sétif,Bordj Bou Arreridj,Bouira, Alger, Blida, Médéa, Aïn Defla, Chlef, Sidi Bel Abbes, Tlemcen
Réseau Agence nationale des autoroutes

L’autoroute est-ouest est un projet autoroutier traversant toute l'Algérie parallèlement aux côtes méditerranéennes. L'autoroute doit relier la frontière tunisienne près de la ville d'El Kala à la frontière marocaine près de celle de Maghnia en passant près des grandes villes algériennes du nord tel que Annaba, Skikda, Constantine, Setif, Alger, Chlef, Oran et Tlemcen, sur une distance de 1 216 km (1 720 km en comptant les routes annexes et les bretelles).

À la fin des années 1960, des études de planification ont mis en évidence la nécessité d’une liaison autoroutière traversant la frange nord du pays d’est en ouest[1].

Débuté difficilement dans les années 1990 et dépendants de financements extérieurs, il est dynamisé et totalement payé par les deniers publics en 2005.

Sa construction est achevée à 85 % depuis 2013. Une partie du lot dévolue au groupement japonais Cojaal connait des difficultés ou reste inachevée.

Avec 11,4 milliards de dollars, c'est un des plus grands projets de travaux publics de l'histoire[2].

Le dernier tronçon de 84 km entre Annaba et la frontière sera livré en 2020.[3]

L'autoroute Est-Ouest et les principales agglomérations de plus de 100 000 habitants du nord du pays.

HistoriqueModifier

Le projet d'autoroute reliant les grandes villes du nord est envisagé dès les années 1970 par le ministère du plan. Par la suite, les différents schémas directeurs routiers nationaux (1975-1995 et 1995-2015) vont l'inclure dans leurs projections.

Les études préliminaires ont été réalisées en 1983. Elles ont porté sur le choix du couloir du tracé, les prévisions du trafic, l’évolution des indicateurs économiques et les différentes incidences du projet, elles ont donné lieu, au cours de leur réalisation, à de nombreuses concertations et ont abouti au choix du couloir, approuvé en Conseil des Ministres au mois de .

Les études d’avant projet sommaires (APS) sur environ 1 100 km entre Annaba et Tlemcen ont été engagées en 1988 et terminées en 1994[4].

Années 1990, financement compliquéModifier

Le financement du projet par les pouvoirs publics dans un contexte d'endettement est très compliqué. Durant les années 1990 et 2000, les premiers tronçons sont financés par des prêts européens, arabes et africains dans le cadre du développement.

Le , la Banque européenne d'investissement (BEI) accorde un prêt de 40 millions d'euros pour un premier tronçon de 30 km entre Blida et El Affroun[5]. Un an plus tard en 1991, la même institution prête 31 millions d'€ pour le contournement de la ville de Bouira[6]. En 1993 et 1994, c'est un total de 100 millions d'euros qui sont débloqués pour le tronçon Lakhdaria - Bouira[7]. De nouveau 140 millions d'€ en 2000[8] et 70 millions d'€ en 2002[9] sont investis pour terminer ces deux tronçons est et ouest d'un total 80 km. Leur réalisation par des entreprises algériennes ne sera achevée qu'entre 2004 et 2006.

Le , un nouveau tronçon de 30 km entre El Affroun (Blida) et Hoceinia (Ain Defla) est déclaré d'utilité public et une enveloppe de 266 millions de dinars est dégagée pour les expropriations[10]. Ce n'est qu'en 2002 que le Fond Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES) accorde un prêt de 86 millions de dollars, qui ne sera consommé qu'à 30% pour sa réalisation[11],[12].

Entre 1996 et 2002, la Banque Africaine de Développement (BAD) a accordé un prêt de 161 millions de dollars pour le tronçon de contournement de la ville de Constantine sur 29 km entre Ain Smara et El Meridj[13],[14],[15].

2005, financement publicModifier

Avec le retour des équilibres et la bonne santé des finances publiques, le président Abdelaziz Bouteflika décide en , près d'un an après sa réélection de financer l'intégralité des tronçons restants par le trésor public, contre l'avis de son ministre des finances[16].

Le , un décret exécutif est publié pour déclarer d'utilité publique l'opération portant réalisation de l'autoroute Est-Ouest sur l'ensemble de son tracé[17].

Lancement et attributionModifier

L'appel d'offres international limité, sur la base d'un cahier des charges précis, pour le projet de l'autoroute Est-Ouest fut lancé le . Plusieurs réponses furent enregistrées (américaine, française, allemande et portugaise). C'est finalement deux consortiums qui ont été sélectionnés : le chinois CITIC-CRCC et le japonais COJAAL. Les résultats furent annoncés le et les contrats de réalisation signés le .

Bureaux d'étudesModifier

Les missions de contrôle et de suivi du projet est passée par un autre appel d'offres qui a vu la sélection :

  • du bureau d'études canadien "Dessau Soprane" pour le contrôle et le suivi
  • du bureau d'études français "Egis-Route" pour la tranche ouest
  • du bureau d'études canadien "SNC Lavalin" pour la tranche centre
  • du groupement italien "ANAS Italconsult" pour la tranche est

ChronologieModifier

Si le projet de l'autoroute est-ouest a démarré en 2006, plusieurs tronçons existaient déjà. Les nouveaux tronçons ont commencé à être livrés petit à petit depuis 2008.

Les tronçons ouest et centre, réalisés par le groupement chinois CITIC-CRCC, ont été livrés à la circulation, mais les travaux ne seront pas achevés avant 2016 sur la section est, réalisés par le groupement japonais Cojaal. Des problèmes techniques ainsi que l'incapacité de Cojaal à réaliser ce type d'infrastructures pourraient expliquer ce retard. Un scandale de corruption avait déjà éclaboussé le projet en 2010 et la qualité des travaux réalisés par CITIC-CRCC ne serait pas conforme aux normes internationales et des travaux de réfection ont déjà été nécessaires[18].

Tronçons livrésModifier

En travauxModifier

Échangeurs et airesModifier

Ouvrages d'artModifier

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. De la voie romaine à l’autoroute algérienne Est-Ouest
  2. Algeria Claims Largest Public Works Project, By Mary Reed constructionequipmentguide.com
  3. « Mohamed-Salem Kafi. Directeur régional Est de l’Agence des autoroutes : «La réception du dernier tronçon de l’autoroute prévue pour avril 2020» »
  4. Agence Nationale des Autoroutes - Historique de l'Autoroute Est - Ouest
  5. http://www.eib.org/projects/loans/1990/19902002.htm
  6. http://www.eib.org/projects/loans/1991/19912032.htm
  7. http://www.eib.org/projects/loans/1993/19935001.htm
  8. http://www.eib.org/projects/loans/1999/19990485.htm
  9. http://www.eib.org/projects/loans/2001/20010460.htm
  10. Arrêté inter. du 03 octobre 1995 MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE JO N° 8 du 31 janvier 1996, page 15 Portant déclaration d'utilité publique de l'opération relative à la réalisation de l'autoroute "Est-Ouest tronçon El Afroun-Hoceinia" reliant la wilaya de Blida à la wilaya d'Aïn Defla
  11. - Arab Fund for Economic & Social Development Annual Report 2011 - page 80
  12. - Décret présidentiel n° 02-202 du 22 Rabie El Aouel 1423 correspondant au 4 juin 2002 portant approbation de l'accord de prêt signé le 3 Safar 1423 correspondant au 16 avril 2002 à Alger, entre la République algérienne démocratique et populaire et le Fonds arabe pour le développement économique et social pour participer au financement du projet de l’autoroute - Bordj Bou Arréridj - Khemis Miliana (tronçon El Affroun - El Hoceinia)
  13. La BAD et l’Algérie 40 ans de partenariat - page 36
  14. [Détail Décret Présidentiel n° 96-315 du 25 septembre 1996 MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE JO N° 56 du 29 septembre 1996, page 8 Portant approbation de l'accord de prêt n° B/ALG/RTE/96/22 signé le 15 mai 1996 à Abidjan entre la République algérienne démocratique et populaire et la banque africaine de développement pour le financement du projet de contournement autoroutier de la ville de Constantine (tronçon Aïn Smara - Aïn El Bey)]
  15. Décret Présidentiel n° 03-328 du 06 octobre 2003 MINISTERE DES FINANCES JO N° 60 du 08 octobre 2003, Page 4 Portant approbation de l'accord de prêt n° 2000 110000013 signé le 2 juin 2003 à Addis Abeba entre la République algérienne démocratique et populaire et la Banque africaine de développement pour le financement du projet de contournement autoroutier de Constantine - Phase II (Tronçon Aïn El Bey - CW 133)
  16. Extrait, "Il annonce, après avoir écouté un point de la situation, sa décision de faire financer par le Trésor public la totalité des 900 km restants de l'autoroute Est-Ouest" - Abdelatif Benachenhou Retour sur un destin brisé - El Kadi Ihsane - dans El Watan le 09-05-2005
  17. Décret exécutif n° 05-271 du 18 Joumada Ethania 1426 correspondant au 25 juillet 2005 portant déclaration d’utilité publique l'opération portant réalisation de l’autoroute Est- Ouest.
  18. Ali Idir, « La livraison de la totalité de l’autoroute Est-Ouest pas avant 2016 », sur tsa-algerie.com. Consulté le 15 septembre 2013.

AnnexesModifier