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Aurélie Nemours

artiste et peintre française
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Aurélie Nemours
Aurélie Nemours (1995).png
Aurélie Nemours en 1995 (Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Œuvres principales

Aurélie Nemours, née Marcelle Baron (Paris, - Paris, ) est une artiste et peintre française.

BiographieModifier

Aurelie Nemours s’inscrit en 1921 à l’école du Louvre pour étudier les arts égyptien et byzantin. En 1937, elle s'inscrit à l'atelier du graphiste Paul Colin. Elle choisit de s’inscrire, en 1941, à l’académie d’André Lhote[1]. Parallèlement, elle travaille le modèle vivant chez elle et découvre dans le corps le rythme qui la pousse à peindre[réf. nécessaire].

Dès 1945, elle commence à écrire de la poésie et en 1946, elle expose pour la première fois au Salon d’art sacré (elle y expose jusqu’en 1979) et se passionne pour le vitrail. Elle fréquente l'atelier de Fernand Léger entre 1948 et 1951.

1953 : Première exposition personnelle, chez Colette Allendy, grâce à Michel Seuphor qui préface son catalogue et lui fait découvrir Mondrian.

Elle adhère au groupe "ESPACE" créé par André Bloc en 1957 et inaugure en 1959 la série Au commencement, puis en 1960 les séries « Romantiques » Échiquiers, Rosaces et Diptyques. La même année, elle noue ses premiers liens avec l’Allemagne grâce au groupe Mesure, auquel elle participe jusqu’en 1965. Elle rencontre Gottfried Honegger, qui est l’un de ses premiers collectionneurs.

A partir des années 1960, elle met la forme carrée au centre de ses créations et considère l'abstraction géométrique comme l’expression capitale du 20e siècle[1]. En 1976 et 1977, elle crée Sériels, Rythme du millimètre et Point pluriel dans lesquels elle explore la vibration du noir et blanc. Ce travail se retrouve dans sa série Structure du silence.

En 1988, elle débute des séries Polychrome, monochrome, quatuor et Colonne. En 1989, Nemours présente près de Stuttgart le Long chemin, série de 64 toiles carrées monochromes, rouges, bleues, jaunes, blanches et noires alignées sur plus de 50 mètres.

1990 : Musée des beaux-arts de Mulhouse, collections privées d’Art contemporain (avec Adami, Atlan, Jean-Michel Basquiat, Gaston Chaissac, Charchoune, Clave, Olivier Debré, Goetz, Lanskoy, Alkis Pierrakos, Pignon, Martial Raysse, Schneider, Wesselman...). Réalisation de Stèle, une superposition de plaques carrées d'épaisseurs variables en porcelaine, peintes de couleurs de petit feu: rouge, bleu, jaune et blanc, en collaboration avec la Manufacture nationale de Sèvres. Cette pièce unique fait aujourd'hui partie des collections nationales. En 1991, elle lance sa série Nombre et hasard.

En 1998, elle conçoit les vitraux du Prieuré Notre-Dame de Salagon, à Mane (Alpes-de-Haute-Provence)[2].

En 2001, elle créé le prix Aurélie Nemours a été créé par l'artiste qui récompense chaque année un créateur dans l'art. Le prix est aujourd'hui toujours décerné par la fondation au nom de l'artiste[3]. Elle arrête de peindre en 2002. En 2004, le centre Georges-Pompidou, à Paris, propose une rétrospective de son œuvre sous le titre « Rythme, nombre, couleur » qui attire 110 000 visiteurs[1].

Nemours meurt le 27 janvier 2005 à Paris, à l'âge de 94 ans[1]. Peu après sa mort en 2005, la Ville de Rennes investit 1,6 million d'euros dans son œuvre post-mortem : "Alignement du XXIe siècle" ("soixante-douze colonnes de granit gris clair, hautes de 4,50 mètres et placées à intervalles réguliers")[4].

BibliographieModifier

FilmographieModifier

  • 1986 : Meryem de Lagarde, « Abstraites boulevard », 42 minutes. Production : DAP, Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Ivoire.
  • 1988 : Chantal Soyer, « Série Mémoires :Aurélie Nemours », 52 minutes. Production : DAP, Grand Canal.
  • 1999 : Claude Guibert, « Aurélie Nemours », 13 minutes. Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain, production Imago.
  • 2004 : Charles de Lartigue, « Aurélie Nemours, le silence de la peinture », 52 minutes. Production : Alpha Fuilm International.

HommageModifier

Une place Aurélie-Nemours existe à Paris. Une rue porte également son nom à Rennes dans le quartier Villejean - Beauregard de Rennes, à proximité de son œuvre posthume, Alignement du XXIe siècle.

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c et d « Décès de l'artiste peintre Aurélie Nemours », sur Le Monde, .
  2. Musée de Salagon, Musée départemental ethnologique - Alpes de Haute-Provence
  3. « Fondation Aurelie Nemours », sur Institut de France.
  4. « L'alignement du XXIe siècle à Rennes », sur Ouest-France, .