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Aube dorée (Grèce)

parti politique grec
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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aube dorée et XA.

Aube dorée
(el) Χρυσή Αυγή
Image illustrative de l’article Aube dorée (Grèce)
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire général Nikólaos Michaloliákos
Fondation , reconnu le [1]
Siège Athènes (Grèce)
Porte-parole Ilías Kassidiáris
Fondateur Nikólaos Michaloliákos
Journal Χρυσή Αυγή (Chrysi Avgi)
Organisation de jeunesse Front de la jeunesse
Slogan « Sang, honneur, Aube dorée »
Αίμα, Τιμή, Χρυσή Αυγή
Hymne Ύμνος Χρυσής Αυγής
Hymne de l'Aube dorée
Religion Église de Grèce
Positionnement Extrême droite[2],[3],[4],[5],[6]
Idéologie Ultranationalisme[7],[8],[9]
Néonazisme[10]
Néofascisme[11],[12],[13]
Grande Idée[14]
Euroscepticisme[15],[16],[17],[18]
Metaxisme[19],[20],[21],[22],[23]
Conservatisme social[24]
National-conservatisme[25]
Nationalisme économique[26]
Populisme de droite[27]
Antimondialisme[28]
Anticommunisme[29]
Islamophobie[30]
Antisémitisme[31],[32]
Turcophobie[33]
Opposition à l'immigration[34]
Groupe au Parlement européen Non-inscrits
Couleurs Noir, rouge, blanc
Site web xrisiavgi.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Représentation
Députés européens
1 / 21
Périphéries de la Grèce
22 / 703

Aube dorée (en grec Χρυσή Αυγή (Chrysí Avgí), abrégé en ΧΑ) et de son nom complet Association populaire – Aube dorée (Λαϊκός Σύνδεσμος Χρυσή Αυγή (Laïkós Sýndesmos Chrysí Avgí)) est un parti politique grec d'extrême droite, classé par ses opposants comme néo-nazi[10],[35],[36],[37],[38],[39],[40], — le parti en revanche ne s'est jamais défini ainsi et rejette explicitement cette appellation[41],[42].

Initialement nom d'une revue, le parti est dirigé par Nikólaos Michaloliákos qui le fonda en 1992. Réactivé en 2007, il fait son entrée à la Vouli lors des législatives de mai 2012[43], et conserve sa délégation lors de celles de juin 2012.

Son discours s'articule notamment autour de thèmes irrédentistes (Épire du Nord, Chypre, conflit de la mer Égée), xénophobes, souverainistes, natalistes, partisans du « droit du sang », avec entre autres pour slogan « Pour une Grèce qui appartiendra aux Grecs »[44] (Για μια Ελλάδα που θα ανήκει στους Έλληνες). Le parti a été membre du Front national européen[40] et a été membre de 2015 à 2017 de l'Alliance pour la paix et la liberté.

OriginesModifier

FondationModifier

L’histoire de cette organisation débute en décembre 1980 avec la diffusion du premier numéro d’un petit magazine nommé Χρυσή Αυγή (Aube dorée), publié par de jeunes nationaux-socialistes, des jeunes de l’ancienne organisation fasciste Parti du 4-Août et par Nikólaos Michaloliákos. La revue, quelques numéros portant le sous-titre Revue nationale-socialiste, publie des articles parlant entre autres de nazis comme Magda Goebbels, Alfred Rosenberg, le juriste Roland Freisler, de néonazis comme Colin Jordan ou d’organisations liées au régime nazi comme les SS, avec de nombreuses photographies et images tirées du Troisième Reich[45].

Ce magazine à partir duquel fut créée, en 1981, Laikos syndesmos (la Ligue populaire), le premier nom de l’Aube dorée cessait sa publication en avril 1984. Nikólaos Michaloliákos devient alors chef de la section jeunesse de l’Union politique nationale. En janvier 1985, Michaloliakos quitte l’Union politique nationale et fonde le mouvement national populaire – Aube dorée.

Un groupe marginal (1985-2012)Modifier

Pendant quelques années, Aube dorée reste une petite organisation marginale semi clandestine de quelques centaines de membres.En 1990, I. Perdikaris, le numéro 2, et une quinzaine de responsables clairement néonazis, quittent Aube dorée pour désaccord sur la stratégie et l’organisation organise son premier congrès. Lors de son deuxième congrès, deux ans plus tard, Aube dorée décide de se développer plus ouvertement via des activités publiques. Devenu officiellement un parti politique en 1993, ils participent un an plus tard aux élections européennes et recueille 7 264 voix (0,11 %). En 1999, ils font alliance avec la section grecque du Front national européen et obtiennent 48 532 voix (0,75 %). Dix ans plus tard, en mai 2009, Aube dorée obtient 23 564 votes (0,46 %).

En 1996, ils participent pour la première fois aux élections législatives et recueillent 4 487 voix (0,07 %) et 19 636 (0,3 %) en 2009.

En 1998, Yannopoulos et plusieurs autres membres quittent pour désaccord politique[46].

En 2005, à la suite d'affrontements avec des anarchistes, Aube dorée cesse ses activités politiques et rejoint Alliance patriotique (en), une alliance qui cesse de fonctionner au printemps 2007. En mars 2007, Aube dorée tient son sixième congrès où la reprise de l’activisme politique est décidée. La publication du magazine reprend et les sites web sont de nouveau tenus à jour.

En 2010, Nikólaos Michaloliákos se présente aux élections municipales d’Athènes. Il obtient 5,3 % des voix (près de 20 % dans certains quartiers pauvres) et siège depuis comme conseiller municipal indépendant.

Succès électoraux (2012-2015)Modifier

Entrée au Parlement grecModifier

 
Militants d'Aube dorée en décembre 2010.

La crise de la dette publique grecque débute fin 2009. Le gouvernement Papandréou révèle les véritables comptes de l'État. Sous la pression des règles européennes, le gouvernement enchaîne les plans d'austérité et doit s'adresser au FMI, qui n'intervient qu'en échange de privatisations nombreuses.

La scène politique grecque est complètement bouleversée : les deux grands partis de gouvernement, PASOK et ND, recueillant autrefois plus des trois quarts des voix, s'effondrent et ne représentent plus qu'à peine le tiers à eux deux (une prime à la pluralité permettant une coalition).

Surtout, en novembre 2011, le gouvernement Papadímos prend ses fonctions, soutenu par le parti d'extrême droite LAOS, qui fait son entrée au gouvernement. Pour Flora Genoux du Monde[47], cela change la donne à l'extrême droite : Aube dorée, plus radical encore, peut alors s'opposer au gouvernement.

Les néo-nazis, crédités de 1,5 % des voix en avril 2011[48], passent à 2,5 fin janvier 2012[49], et dépassent le seuil de représentativité (3 %) durant la campagne, montant même à 6,5 %.

À la fin du scrutin, Aube dorée devient le sixième parti en nombre de voix : derrière ND, la gauche radicale « anti-austérité » (SYRIZA), le PASOK, les Grecs indépendants (AN.EL.) et le Parti communiste de Grèce (KKE), mais devant la Gauche démocrate. Selon les résultats officiels, il obtient 440 894 voix, soit 6,97 % de l'électorat, et 21 députés sur les 300 que compte le parlement grec. Le dirigeant du parti, Nikólaos Michaloliákos, déclare à la suite de ces élections : « L'heure de la peur a sonné pour les traîtres à la patrie[50] ».

De nouvelles élections ayant été prévues pour juin en raison de l'incapacité à constituer un gouvernement, Aube dorée confirme sa percée en réalisant 6,92 % des suffrages exprimés (425 981 voix, -0,05 %) et obtient 18 sièges (-3)[51],[52], devenant ainsi le cinquième parti de Grèce.

En juin 2013, un député du parti a été expulsé de l'hémicycle pour « insulte »[53]. Une violente altercation verbale l'a opposé au président de la séance, Ioánnis Dragasákis, un membre de SYRIZA, parti de la gauche radicale. Panagiotis Iliopoulos a entre autres qualifié de « gang » le parti SYRIZA et de « troupeau de chèvres », ses députés[54]. Ajoutant à la confusion, le cri de « Heil Hitler » a ensuite résonné trois fois[55]. Début 2014, neuf députés d'Aube dorée, dont Nikólaos Michaloliákos, étaient inculpés pour participation à une « organisation criminelle »[56].

Lors des élections municipales de 2014, Aube dorée réalise une importante percée dans de nombreuses municipalités, par exemple à Athènes où il récolte 16,12 % des voix et obtient 4 élus (ce qui en fait la quatrième force de la capitale avec un nombre d'élus égal à celui du parti au pouvoir). Dans la région de l'Attique, Aube dorée réalise 11,13 % des suffrages et devient la quatrième force politique de la région. Au niveau national, le vote Aube dorée représente 8,10 % des suffrages.

Lors des élections européennes de mai 2014, en obtenant 9,40 % des voix, Aube dorée devient le troisième parti de Grèce devant les socialistes du PASOK ou encore les communistes du KKE, alors que les sondages quelques jours avant les élections estimaient son score entre 5,70 % et 8,70 %[réf. nécessaire]. À l'issue de ces élections, Aube dorée obtient trois eurodéputés[57].

Aube dorée réalise le score de 6,28 % des voix lors des élections législatives de janvier 2015. Devenus la troisième force politique du pays, ils obtiennent 17 sièges au parlement soit seulement un de moins par rapport aux Élections législatives grecques de juin 2012.

Lors des élections législatives de septembre 2015, Aube dorée décroche 18 sièges (soit un de plus par rapport aux élections de janvier de la même année) avec un score de 6,99 %. Les élections législatives de 2019 sont en revanche une déconvenue pour Aube dorée qui échoue à atteindre le seuil d'éligibilité de 3 % et perd tous ses députés.

Facteurs de succèsModifier

Effondrement de l'Alerte populaire orthodoxeModifier

Le , l'Alerte populaire orthodoxe (LAOS) participe à une coalition gouvernementale faisant entrer deux ministres de ses rangs dans le gouvernement Papadímos. Ainsi le ministère des Transports et des Infrastructures revient à Mavroudís Vorídis et le secrétariat d'État au Développement, de la Compétitivité et des Affaires maritimes à Spyrídon-Ádonis Georgiádis. Le LAOS s'est cependant retiré du gouvernement le 10 février 2012 par opposition au plan d'austérité présenté par Loukás Papadímos.

À l'occasion des élections législatives anticipées de mai 2012, il perd tous ses élus au Parlement hellénique, n'obtenant que 2,9 % des suffrages exprimés.

Impact de la crise grecqueModifier

Dans son programme[44], Aube dorée veut rejeter les plans de sauvetage économique de la Grèce, effacer la dette du pays et expulser les immigrés. Le parti propose d'ailleurs de miner la frontière avec la Turquie pour empêcher l'arrivée de ceux-ci[58].

Stratégie sur le terrainModifier

 
Manifestation d'Aube dorée en décembre 2010.

D'après des témoignages recueillis par Le Monde[47], Aube dorée est très active sur le terrain auprès de son électorat cible :

  • rondes dans les quartiers à forte criminalité ressentie ;
  • accompagnement des personnes âgées ;
  • distribution de nourriture aux familles grecques « de souche » les plus pauvres[59].

Ses militants se font également remarquer pour :

Le parti distribue régulièrement de la nourriture et des habits aux Grecs dans le besoin. Des députés de l’Aube dorée utilisent une partie de l’argent de leur salaire afin de venir en aide à leurs compatriotes[63].

Depuis le , le parti organise des cours d'« éveil national » aux enfants de 6-10 ans, accompagnés de leurs parents[64] ; le , le site Internet d’une section locale d’Aube dorée avait publié un texte de l’auteur George Georgalas, initialement publié en 1967, sur la valeur et l’importance d’endoctriner les enfants[64].

IdéologieModifier

Un groupe néo-nazi ?Modifier

Les différentes publications du parti, ses membres et les structures affiliées, font fréquemment usage d'une symbolique plus ou moins ouvertement néonazie[1],[65] (croix gammées stylisées[66]). Des publications sur papier et des sites en ligne privés et non officiels comportent de nombreux articles et photographies concernant des organisations ou des personnalités liées au Troisième Reich, comme la SS ou Magda Goebbels[67] par exemple. Mais sur les documents légaux du mouvement, rien de toute cette imagerie et documentation ne figure et il n'est pas avéré que le parti Aube dorée soutienne de telles démarches individuelles.

Nikólaos Michaloliákos, fondateur du parti, s'est fait vu reprocher un salut nazi au conseil municipal d'Athènes, où il a été élu en novembre 2010[58]. Mais le caractère nazi du geste est remis en cause par certains proches du mouvement qui affirment que le salut par le bras droit a été repris de la culture grecque par les Italiens et les Allemands, et que par conséquent, il serait originellement un geste culturel grec[68].

L'électorat du parti se partage en un électoral fasciste, un autre d'extrême droite et enfin un vote contestataire[69].

Antisémitisme et négationnismeModifier

En mars 2013, la police transmet au Parquet un enregistrement vidéo [70] raciste et antisémite mais peu vu en Grèce[71] montrant le candidat d'Aube dorée Alexandros Plomaritis faisant campagne à Athènes en déclarant sur le ton de la plaisanterie à ses amis le sort réservé aux militants de gauche et aux immigrés : « Nous sommes prêts à ouvrir les fours (...), nous en ferons des savons pour laver les voitures et les trottoirs (...), on fabriquera des abat-jour avec leur peau », lance-t-il notamment. Il a été pour cela condamné en 2014 à de la prison avec sursis[71].

Le 14 mai 2012, Nikólaos Michaloliákos, le chef du parti, a remis en cause la mort des six millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale au cours d'une interview accordée à une chaîne de télévision, niant l'existence des chambres à gaz et des fours crématoires dans les camps d'extermination nazis[72].

Relations avec l'extrême droite européenneModifier

Ilías Kassidiáris, député et porte parole du mouvement, réfute le qualificatif de « néo-nazi » et classe politiquement Aube dorée comme l'équivalent du Front national français en Grèce[73]. Jean-Yves Camus relevait en 1997 que « lors de la fête des BBR [Bleu Blanc Rouge] en septembre 1995, le stand du FNJ [Front national de la Jeunesse] exposait trois revues grecques Ellopia et Ellénismos, à caractère plutôt culturel, ainsi que Chrysi Avghi (L'aube dorée), mensuel du mouvement néo-nazi et négationniste du même nom qui s'est présenté sans succès aux élections législatives de 1997[74] ». Cependant, cet auteur distingue fortement ces deux mouvements : à la différence du Front national français des années 2010, Aube dorée est un parti ouvertement néo-nazi et relève, au sein d'une extrême droite traditionnelle se rattachant encore au fascisme, des « formations de témoignage qui s’opposent clairement à la démocratie[75] ». Dans le même ordre d'idées, pour Magali Balent, spécialiste des extrémismes et des nationalismes en Europe, Aube dorée serait plutôt comparable, en France, au mouvement du Bloc identitaire[76]. Plusieurs organisations d'extrême droite française sont proches du mouvement : ainsi, pour France 3 Rhône-Alpes[77], les Jeunesses nationalistes « considèrent les néo-nazis grecs d'Aube dorée comme leurs camarades », ce que revendiquent Alexandre Gabriac, ex-président des Jeunesses, mais également Yvan Benedetti[78], ex-président de L'Œuvre française (groupuscule dont les Jeunesses sont la branche activiste). Le parti entretient des liens très fort avec le mouvement chypriote Front populaire national[79].

Plan nationalModifier

La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations concernant la typographie, les liens internes, etc. (septembre 2019). Découvrez comment la « wikifier ».

En 2015, Aube dorée a présenté son «plan national» pour la sortie de crise de la Grèce[80].

•Augmenter la production agricole et la fabrication.

•Récompenser le travail acharné et mettre en œuvre une "méritocratie".

•Exploitez les réserves de pétrole, de gaz et de métaux précieux de la Grèce.

•Auditionner et effacer une partie de la dette publique qu'ils jugent illégale.

•Exigez que le gouvernement allemand rembourse un emprunt imposé à la Grèce pendant l'occupation de la Grèce par les Allemands durant la Seconde guerre mondiale.

•Conclure des accords de libre-échange avec la Russie, l’Iran et la Chine; et enlevez les formalités administratives bloquant le commerce.

•Proclamer la zone économique exclusive de la Grèce.

•Étendre les eaux territoriales de la Grèce à 12 milles marins, comme convenu par l'UNCLOS.

•Abroger l'immunité des parlementaires aux poursuites pénales, aux arrestations et aux mises en détention dans l'exercice de leurs fonctions.

•Supprimez le financement des partis provenant des taxes et utilisez plutôt les dons.

•Réduire la taille du Parlement hellénique à 180 membres.

•Dissolution de ce qu'ils appellent "ploutocratie".

•Accorder des allégements fiscaux aux investisseurs, hommes d'affaires et armateurs qui n'emploient que des travailleurs grecs et transfèrent leur capital dans des banques nationales. (c'est donc une discrimination sur l'appartenance ethnique).

•Rejeter les personnes recrutées dans le secteur public à la suite d'un supposé copinage.

•Expulsion de tous les immigrants entrés illégalement en Grèce.

•Subventionner les maternités et offrir des allégements fiscaux aux jeunes parents et aux familles nombreuses. Nationalisation des banques ayant reçu des prêts de l'Etat.

•Nationalisation des ressources naturelles

Politique étrangèreModifier

Aube dorée se définit comme eurosceptique, s'opposant à la participation de la Grèce à l'Union européenne et dans la zone euro[81],[82]. Le parti est membre de l'Alliance pour la paix et la liberté, mouvement néofasciste européen rassemblant des partis ultranationalistes.

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (octobre 2018)

Chrístos Pappás, le numéro 2 du parti aurait déclaré Israël « ennemi éternel de la Grèce et de l'orthodoxie »[83],[84] et juge inacceptable la décision de Donald Trump de reconnaitre Jérusalem capitale d'Israël[85]. Par ailleurs, le parti considére Istanbul comme ville grecque et l'appelle Constantinople[33]. Sur son site en anglais, le parti dénonce une supposée coalition turco-sioniste[86]. Des membres de l'Aube Dorée ont également brûlés des drapeaux des États-Unis et le drapeau d'Israël témoignant que l'idéologie du parti est antisioniste et anti-américain[87].

L'Aube Dorée soutient Bachar el-Assad lors de la guerre civile syrienne[88].

Rapports avec les médiasModifier

Le 8 mai 2012, à la suite de son entrée au Parlement hellénique, Aube dorée a organisé une conférence de presse dans un « style musclé qui rappelle un peu la période de la montée du nazisme » ; les journalistes présents ont été contraints de se lever « en marque de respect pour le dirigeant de ce parti »[89],[90]. Le 12 avril 2012, la journaliste Xenia Kounalaki avait fait l’objet de menaces sur le site Internet du parti[91].

Problèmes judiciairesModifier

Le porte-parole du mouvement et député, Ilías Kassidiáris, est jugé à partir du 11 juin 2012 pour son implication dans un vol avec violence en 2007. Il est soupçonné d'avoir été au volant de la voiture qui transportait les cinq hommes qui ont attaqué, poignardé et dévalisé un étudiant. Il nie tout lien avec l'affaire. Il est aussi recherché pour avoir frappé au cours d'un débat télévisé en direct deux femmes politiques : Rena Dourou de la SYRIZA (Gauche radicale) et Liana Kanelli du Parti communiste de Grèce (KKE). Puisque le Parlement hellénique a été dissous, Kasidiaris n'est plus protégé par son immunité parlementaire[92],[93].

Le 30 juin 2014, avec l'inculpation d'Artémios Matthaiópoulos, tous les députés du mouvement sont à cette date sous le coup de poursuites judiciaires pour « appartenance à une organisation criminelle »[57].

En 2018, dans le cadre d'un procès de 69 membres d’Aube dorée accusés d’avoir dirigé une organisation criminelle, des enregistrements téléphoniques dévoilent la connivence de policiers, notamment des membres des unités antiterroristes et anti-émeutes, avec Aube dorée[94].

Assassinat de Pávlos FýssasModifier

Le , un militant d'Aube dorée poignarde à mort un militant antifasciste de 34 ans, le rappeur Pávlos Fýssas, à la sortie d'un bar dans la banlieue d'Athènes. Il est arrêté et reconnaît les faits. L'émotion populaire est forte et plusieurs milliers de manifestants se rassemblent pour protester contre cet assassinat politique. Le parti a nié toute implication dans les faits expliquant une « exploitation politique »[95].

Le , Nikólaos Michaloliákos et quatre autres députés sont arrêtés par la police dans le cadre de cette enquête[96],[97].

Le , deux membres du parti (Emmanuel Kapelonis, 22 ans, et Giorgos Foudoulis, 27 ans) sont assassinés par un groupe d'extrême gauche « les Pouvoirs révolutionnaires combattants du peuple », en représailles de cet assassinat[98].

Le 17 septembre 2015, Nikólaos Michaloliákos admet au nom d'Aube dorée « la responsabilité politique » de l'assassinat tout en le condamnant[99].

Résultats électorauxModifier

Élections parlementairesModifier

Année Voix % Sièges Rang Gouvernement
1996 4 537 0,1
0 / 300
14e Extra-parlementaire
2009 19 636 0,3
0 / 300
10e Extra-parlementaire
mai 2012 440 966 7,0
21 / 300
6e Opposition
juin 2012 426 025 6,9
18 / 300
5e Opposition
janvier 2015 388 447 6,3
17 / 300
3e Opposition
septembre 2015 379 581 7,0
18 / 300
3e Opposition
2019 165 709 2,9
0 / 300
7e Extra-parlementaire

Élections européennesModifier

Année Voix % Sièges Rang Groupe
1994 7 242 0,1
0 / 22
19e
2009 23 566 0,5
0 / 22
12e
2014 536 442 9,4
3 / 21
3e Non-inscrits
2019 275 821 4,9
2 / 21
5e Non-inscrits

Notes et référencesModifier

  1. a et b (el) « ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΑΚΡΟΔΕΞΙΑ. Το κλούβιο “αβγό του φιδιού” », sur Το Βήμα,‎ .
  2. (en) Antonis A. Ellinas, « The Rise of Golden Dawn: The New Face of the Far Right in Greece », South European Society and Politics, Routledge Taylor & Francis Group,‎ , p. 543-565 (ISSN 1360-8746, lire en ligne).
  3. (en) Wolfram Nordsieck, « Greece », sur Parties and Elections in Europe,
  4. (en) Alice Cuddy, « Twitter blocks account of Greece’s far-right Golden Dawn party », sur Euronews, .
  5. (en) Lizzie Dearden, « Golden Dawn: Greek far-right party's headquarters attacked with sledgehammers », sur The Independent, .
  6. (en) Halima Kazem-Stojanovic, « How Lesbos residents drove the far-right Golden Dawn party off the island », sur Public Radio International, .
  7. (en) Emmanouil Tsatsanis, « Hellenism under siege: the national-populist logic of antiglobalization rhetoric in Greece », Journal of Political Ideologies, vol. 16, no 1,‎ , p. 11–31 (DOI 10.1080/13569317.2011.540939)« ...and far right-wing newspapers such as Alpha Ena, Eleytheros Kosmos, Eleytheri Ora and Stohos (the mouthpiece of ultra-nationalist group Chrysi Avgi) ».
  8. (en) Elisabeth Ivarsflaten, « Reputational Shields: Why Most Anti-Immigrant Parties Failed in Western Europe, 1980–2005 », Nuffield College, University of Oxford, , p. 15.
  9. (en) « On the Road with Golden Dawn, Greece’s Ultra-Nationalist Party », sur Time, .
  10. a et b « Le parti néo-nazi Aube dorée va entrer au Parlement » », sur lci.tf1.fr, .
  11. (en) « Calls for coup, firing squads: Greek far right angry at name deal », Al Jazeera,‎ (lire en ligne)
  12. (en) « Golden Dawn tarnished », Politico,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « Neo-fascist Greek party takes third place in wave of voter fury », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  14. Modèle:Ien news
  15. Antonis Galanopoulos: Greek right-wing populist parties and Euroscepticism(PDF), p.2 "Golden Dawn is also Eurosceptical and it is opposing Greece's participation in the European Union and the Eurozone"
  16. France24: A look at the European Parliament's eurosceptic parties, Golden Dawn, Greece
  17. The Guardian: Greek election 2015: Golden Dawn rises on austerity-driven despair, "In successive opinion surveys, the virulently [...] anti-EU party has emerged as Greece's third-biggest political force"
  18. Financial Times: Anti-EU parties celebrate election success, 26 May 2014
  19. Evdoxios Doxiadis, Aimee Placas as ed. Living Under Austerity: Greek Society in Crisis, Berghahn Books, 2018, (ISBN 1785339346), p. 83.
  20. Erik Sjöberg, The Making of the Greek Genocide: Contested Memories of the Ottoman Greek Catastrophe, Berghahn Books, 2016, (ISBN 1785333267), p. 143.
  21. (en) Sofia Vasilopolou, The Golden Dawn's 'Nationalist Solution': Explaining the Rise of the Far Right in Greece, Springer,
  22. *Renee Maltezou, Agence France-Presse, « Greece: Secretive far-right party taps into Greeks' anger, fear » [archive du ],  : « Set up in 1992 and relaunched in 2007, the party admires Greek dictator Ioannis Metaxas, who refused to surrender to the Axis powers in 1940. It calls itself nationalist and insists its logo is the ancient Greek meander symbolizing bravery and endless struggle." »*Nikos Chasapopoulos, « Οι φύρερ της διπλανής πόρτας », Step,‎ (lire en ligne) :

    « "Ο φασισμός είναι δαιμονολογία. Φασισμός στην Ιταλία σήμαινε ότι πίσω απ' αυτόν βρίσκεται το κράτος. Εμείς εδώ στην Ελλάδα πιστεύουμε στο Εθνος, στο εθνικό κράτος. Αλλωστε δεν χαιρετούσαν και Ελληνες του Μεταξά έτσι; Δεν χαιρετούσε έτσι και ο σερ Οσβαλντ Μόσλεϊ, ηγέτης της Βρετανικής Ενωσης Φασιστών, που όμως πολέμησε τους Γερμανούς;" »

  23. (en) « A guide to Greece's political parties », Al Jazeera,‎ (lire en ligne)
  24. (en) Panagiotis Sotiris, Crisis, Movement, Strategy: The Greek Experience, BRILL, , p. 196
  25. (en) Gerry O'Reilly, Aligning Geopolitics, Humanitarian Action and Geography in Times of Conflict, Springer, , p. 47
  26. (en) William Rose, « Thirties Throwbacks: Explaining the Electoral Breakthroughs of Jobbik and Golden Dawn », Université Tufts,‎ (lire en ligne)
  27. (en) Mats Ekström, « Right-wing populism and the dynamics of style: a discourse-analytic perspective on mediated political performances », Palgrave Communications, vol. 4, no 83,‎
  28. Independent: The Golden Dawn: A love of power and a hatred of difference on the rise in the cradle of democracy, "The economic ethos of European neo-fascism, from the Golden Dawn to the British National Party, has historically been anti-neoliberal and anti-globalization", 14 October 2012
  29. (el) « Χυδαίος αντικομμουνισμός από τη ναζιστική Χρυσή Αυγή στη Βουλή – 902.gr » (consulté le 15 août 2017)
  30. (en) « Traversing ideological boundaries: Islamophobia in Greece : Counter-Islamophobia Kit », sur cik.leeds.ac.uk
  31. (en) « Antisemitism in Greece today - Executive Summary », sur Heinrich Böll Stiftung Greece (consulté le 8 juillet 2019)
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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Film documentaireModifier

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